Le retour de « Genji » (II)

Boulogne, le 24/12/2023

 

Je dois avouer que, ayant entendu parler (par écrit et en conférence) de cette œuvre, je rêvais de juger par moi-même de son impact. Même si l’on peut feuilleter des livres ou visionner des films documentaires, on ne peut pas se faire une opinion personnelle sans l’avoir vue personnellement.

Comme disait l’un de mes collègues de l’Ecole des Mines, en paraphrasant les vers de Joseph Marie Soulary, dit Joséphin Soulary, (né le 23 février 1815 à Lyon et mort le 28 mars 1891 dans la même ville). : « Toute chose que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve ! »

Ou ce que Jacques Higelin affirme dans une de ses chansons : « Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un leurre ! ».

Et, voilà que j’apprends que le Musée Guimet annonce :

« A la cour du Prince Genji » – 1000 ans d’imaginaire japonais
Exposition du 22 novembre 2023 au 25 mars 2024 

Et, en marge : Hommage à Maître Itaro Yamaguchi

A la première occasion, j’ai couru voir l’exposition avec les images dont je rêvais depuis si longtemps ! Continue reading

Le retour de « Genji » (I)

Boulogne, le 24/12/2023

J’ai découvert l’existence de « Genji Monogatari » il y a quelques six décennies.

En 1969, alors que j’étais en dernière année à l’École des Mines, mes collègues ont décidé que nous devrions aller, en « voyage de promotion », au Japon.

C’était l’époque où le Japon était très à la mode. Le pays du Soleil-Levant était perçu comme « l’avenir de l’humanité », surtout à cause des progrès technologiques qu’il engendrait jour après jour.

En ce temps-là, on découvrait, à chaque moment, un nouveau produit électronique mis sur le marché par le Japon à un prix inégalable et en quantité presque illimitée : des postes de télé, des transistors, des magnétophones, des radios portables etc.

D’ailleurs, même dans un pays communiste, comme la Roumanie, cette fascination se faisait sentir. Je me souviens de notre prof d’électronique à l’École Polytechnique de Bucarest, qui avait eu la chance de suivre un stage au Japon, et qui n’arrêtait pas de nous chanter les louanges du système japonais, même si, à l’époque, dans ces contrées, il valait mieux encenser un pays socialiste. Continue reading