« Murales », « fresques »… l’aventure continue ! (III)

Boulogne, le 20/04/2024

 

Mais, en arrivant à la Gare de l’Est, un autre souvenir a ressurgi de ma mémoire.

Après notre départ de Roumanie, mon père avait gardé le contact avec ses anciens collègues de travail. Il les informait par écrit de ses activités et eux le tenait au courant de la vie de son ancien département et de ses membres.

Un jour, nous avons reçu une lettre d’une dessinatrice technique, ancienne adjointe de mon père, qui nous annonçait son prochain passage à Paris, en route… vers le Maroc ! Elle nous priait de l’aider pour le changement de gare à Paris. Bien sûr que nous avons accepté et au jour et à l’heure indiqué dans la lettre, j’étais présent sur le quai de la Gare de l’Est.

Je ne me souviens pas comment j’ai fait pour reconnaître Gabriela !

Je ne l’avais jamais vue ! Très probablement, elle nous avait envoyé une photo. Continue reading

« Murales », « fresques »… l’aventure continue ! (II)

Boulogne, le 20/04/2024

 

Parti en si bon chemin, je n’allais pas abandonner mes recherches « Street-Art » !

Il faut dire que, il y a déjà un bon moment, j’ai acheté le « livre de chevet » de l’amateur de « Street-Art » à Paris :  « Guide du STREET ART à Paris ».

Dans ce livre, et je possède la « Nouvelle édition » de 2022, sont listés « 8 itinéraires + cartes » que l’on peut suivre en flânant dans la Ville-lumière.

Dès la page 11, les auteurs du livre nous avertissent :

« …il est possible qu’au moment de votre visite peu d’œuvres soient visibles. L’art urbain est un art éphémère en renouvellement constant, et beaucoup des créations photographiées dans ces pages auront immanquablement disparu – effacées ou remplacées par d’autres. N’hésitez pas à refaire les parcours plusieurs fois, à des saisons différentes – les artistes préfèrent peindre et coller au printemps et en été. »

Me voilà donc devant un dilemme kafkaïen :

-dois-je courir vite, vite… pour ne pas rater un seul des « chef-d’ œuvres » listés,

-ou dois-je en profiter « à la longue », tout en sachant que leur durée de vie est limitée et que leur nombre n’est pas extensible ?

Le livre de Thom Thom & Chrixcel nous suggère la réponse : « Enfin, et c’est une promesse, si vous ouvrez l’œil, il y aura toujours quelque chose à voir ! »

J’attends, quelques fois, l’occasion pour courir dans un quartier un peu « hors de mes chemins habituels », d’autres fois, je m’organise ce que j’appelle (et cela depuis 70 ans, à Bucarest, dans la ville de mon enfance) « une promenade d’architecture », qui intègre aussi des étapes « Street-Art ».   Continue reading

« Murales », « fresques »… l’aventure continue ! (I)

Boulogne, le 20/04/2024

 

En juin 2021, j’écrivais dans un texte posté sur mon site :

« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil ? – Reluare | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net) qui a été publié, en roumain, dans la revue suisse « Căminul românesc ».

On peut lire sa version française, en traduction « Google translate » à cette adresse :

« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil ? – Reluare | ADRIAN ROZEI (adrian–rozei-net.translate.goog)

 

« Encore plus !

A Boulogne-Billancourt, la mairie a récemment lancé un concours ouvert à tous les artistes, professionnels ou amateurs, afin de recouvrir d’une fresque la face “aveugle” d’un immeuble du centre-ville.

« Peintures murales », « fresques » ou « trompe-l’œil » ? elles deviennent un véritable “art populaire”… comme en Amérique Latine ! » Continue reading

Întâlniri cu Lenci

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » no. 125 – 126, datat ianuarie – martie 2024, editată de Asociația Italienilor din România (RO. AS. IT) la București.

Sunt mai bine de zece ani de când primesc cu regularitate revista « Antiquariato », editată în Italia, care prezintă, lună de lună, lumea artistică mondială în forma ei expozițională.

In toată această perioadă, dar mai ales în ultimii ani, am remarcat anunțurile unei prăvălii de artă din Rosignano Marittimo (LI). Ele prezentau deseori personaje din ceramică, de obicei tinere îmbrăcate cu straie multicolore, în stilul perioadei « Art Déco », cu dimensiuni în jur de 30 cm. înălțime. Am fost intrigat de alura acestor personaje, care nu aveau nimic în comun cu genul ceramicilor germane (Meissen, Alt Wien…) sau franceze (Sèvres, Limoges) !

De cele mai mule ori, fetele expuse de anticarul italian aveau o ținută mândră sau visătoare, orgolioasă sau modestă… complet diferită de cea a personajelor tradiționale ale stilului. Am căutat să aflu cine erau creatorii acestui gen, puțin practicat în afara Italiei. Continue reading

Incontri con Lenci

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” n. 125 – 126, gennaio – marzo 2024, a cura di RO.AS.IT., Associazione Italiani in Romania.

Da più di dieci anni ricevo regolarmente la rivista Antiquariato, pubblicata in Italia, che mese dopo mese presenta la realtà artistica mondiale nella sua forma espositiva. Per tutto questo tempo, ma soprattutto negli ultimi anni, ho notato gli annunci di una bottega artistica di Rosignano Marittimo (Livorno). Soprattutto erano presentati personaggi in ceramica, di solito ragazze con indosso abiti multicolori, in stile Art Déco, con dimensioni che si aggirano intorno ai 30 cm di altezza. Mi ha incuriosito il portamento di questi personaggi, che non avevano nulla in comune con le ceramiche tedesche (Meissen, Alt Wien…) o francesi (Sèvres, Limoges).

Nella maggior parte dei casi, le ragazze esposte dall’antiquario italiano avevano un atteggiamento fiero o sognante, orgoglioso o modesto… completamente diverso da quello dei personaggi tradizionali di questo stile. Ho cercato di scoprire chi fossero i creatori di questo genere, poco praticato fuori Italia, e ho scoperto il nome della creatrice di tale stile, risalente alla prima metà del XX secolo. Continue reading

Magnolia for ever !

Boulogne, 14/03/2024

 

Hey ! Magnolia… Claude François

La începutul anilor ’60, pe când eram elev la Liceul « Mihail Sadoveanu », am fost desemnat pentru o misiune specială !

Cum treceam zilnic pe la intersecția dintre Bd. Dacia și str. Polonă, acolo unde se afla un superb magnolia, am fost misionat să urmăresc, la începutul primăverii, zi de zi, evoluția florilor din pom și, când ajungeau la deplină maturitate, s-o semnalez colegilor mei de clasă. Cea care mi-a propus această misiune era una dintre colegele noastre, numită A. B.*, care visa să devină « filosof », dar care a « funcționat » în viața activă ca scriitor și critic literar.

M-am ținut de cuvânt !

Când magnoliile erau în (plină) floare, am sosit cu un grup de vreo 10 sau 15 colegi la intersecția indicată, alături de ambasada Chinei (azi a Irakului) și cea a Egiptului. Pe atunci, al patrulea colț era ocupat de o infamă « coșmelie », azi demolată ! Însă, noi nu ne uitam decât… la florile de magnolia ! Nu-mi amintesc în ce lună era. Probabil martie… sau aprilie ?

Această « operație » s-a repetat… de câteva ori, între 1960 și 1964 ! Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (IV)

Service après-vente

Ce texte, qui raconte des « aventures » d’il y a quelques décennies, mérite quelques « compléments d’informations » et actualisations !

Ainsi, je vais ajouter quelques « détails » qui me semblent utiles pour la clarification souhaitée.

1* Dans le texte de Jonathan Siksou, on parle de « patrimoine du quotidien ». Je suis très attaché à cette notion qui, pour moi, est une préoccupation « au jour le jour » ! Surtout, quand je vois le peu de cas qu’on en fait, même par ceux qui sont censés le défendre.

Combien de fois n’ai-je été choqué en constatant la disparition de (petites) perles d’architecture ou d’artisanat que je côtoyais régulièrement.

« Cette « chose » n’était pas inscrite sur la Liste (supplémentaire !) des Monuments historiques ! » Voilà ce que l’on me répond !

Donc, « sans tambour, ni trompettes » on peut la détruire… à la sauvette !

Quelquefois, je me suis demandé s’il ne faudrait pas ajouter une phrase dans le texte de « Notre Père ». Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (III)

Entretemps, à Leningrad, en 1977, à l’hôtel « Astoria », moi j’avais un autre problème !

Tout d’abord, dans ma chambre, j’ai regardé attentivement le pot de fleurs sur la table du salon. Il y avait un panonceau rédigé en russe que je ne comprenais pas. Je me suis dit que l’affirmation que j’avais entendue en Roumanie sur les hôtels pour étrangers d’Union Soviétique devait être vraie : « Dans les chambres, il y a un panneau qui dit : Veuillez ne pas arroser les fleurs ! Les micros rouillent ! »

J’ai cherché partout… mais je n’ai pas trouvé de micro !

Mais, pendant ce temps, je mourais de faim ! C’était trop tard pour changer de l’argent et mes billets de « valuta » n’étaient acceptés nulle part.

Je suis parti à la recherche d’une solution dans l’hôtel. Dans la grande salle de bal, là où aurait dû avoir lieu la fête programmée par Hitler, un groupe de touristes étrangers mangeait et buvait à satiété.

Salle des banquets de l’Astoria

Et moi, avec l’estomac dans les talons !

Alors, j’ai repéré une jeune et jolie guide du groupe de touristes. Je me suis approché et, profitant du brouhaha général, je lui ai exposé mon problème.

J’ai compris, d’après son accent, qu’il s’agissait d’une russe, mais qui parlait parfaitement l’anglais. Elle a hésité un moment, puis m’a susurré : « Attendez-moi dans votre chambre ! »

Encore plus intrigué, je suis remonté dans ma chambre. Un quart d’heure plus tard, j’ai entendu gratter à la porte. C’était mon guide, avec un bout de pain et une plaquette de chocolat à la main !

Elle me faisait, avec l’index sur la bouche, le signe de se taire et, avec son autre main, elle m’a indiquée la table de nuit. Puis, elle est partie sans dire un mot !

J’ai compris que ce n’étaient pas les fleurs que je ne devais pas arroser, mais… la table de nuit ! Continue reading