Delano-South Beach… même combat! (II)

Boulogne, le 6/05/2026

Ce n’est qu’il y a une dizaine d’années, que j’ai découvert, dans un livre touristique de la Collection Club Méditerranée, édité en 1994 et portant le titre « Majestueuse Floride », l’existence dans ces lieux d’un personnage « baroque » avec qui je partage… une origine commune : Monyo Mihăilescu !

Dans ce livre, acheté pour la somme pharamineuse de…4 Euro, on peut y lire : « …le prince Monyo Mihailescu préfère vivre à l’année au Colony Hotel. Amateur de belles voitures, il possède la plus vieille Rolls de Palm Beach : un cabriolet décapotable 1935 qui lui a coûté 500 000 dollars, reconstruction incluse.

Elle est repeinte en jaune canari, une couleur qui irrite les 3450 autres propriétaires de Rolls-Royce, plus classiques. D’une nature charitable, le prince assure la scolarité de 1500 enfants au Bangladesh. Continue reading

Delano-South Beach… même combat! (I)

Boulogne, le 6/05/2026

Ce 6 mai, en ouvrant le quotidien « Le Figaro », je suis tombé à la page 37, dans la rubrique « Voyages », sur un article qui m’a fait un énorme plaisir !

L’article s’intitule : « La saga du Delano, icône de South Beach à Miami ».

On peut y lire :

« Le Delano à l’élégante silhouette Art déco, inauguré au terme de la Seconde Guerre mondiale, a réouvert ses portes le 1er mai après six ans de fermeture… Rares sont les villes dont le destin se confond à ce point avec celui d’un hôtel. Le Delano raconte 80 ans de l’épopée de Miami Beach et les montagnes russes d’une destination qui connaît la gloire puis les aléas liés aux différentes crises financières et aux conséquences du Covid. En ce début mai, la réouverture de l’établissement relance le jeu de la station balnéaire de la baie de Biscayne, en Floride, alors que de nouvelles adresses de prestige sont annoncées en 2027… »

Si je suis si content d’apprendre cette (bonne) nouvelle, c’est parce que je connais cet endroit depuis… un demi-siècle !

Reprenons dès le début !

* * *

Vers la fin des années ’70 du siècle dernier, quand je suis arrivé pour la première fois à Miami, je venais avec, en tête, l’image de carte postale de la Floride des années ’30. J’imaginais l’endroit, un peu comme du temps des Flagler ou Vanderbilt, ceux qui ont fait la fortune de la Floride, près d’un siècle auparavant. Continue reading

A la recherche de… Cuzco ! (II)

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2026

Rappelons, en quelque mots, ce qu’est l’ « escuela cusqueña » :

« L’École de Cuzco (escuela cusqueña) est un mouvement artistique catholique qui s’est développé dans le vice-royaume du Pérou au cours des XVIe et XVIIIe siècles, et notamment à Cuzco (ancienne capitale de l’Empire inca), mais également dans d’autres villes des Andes, en Bolivie et en Équateur.

Ce mouvement se développa après la conquête espagnole de l’Empire inca en 1535. Pour la première fois, des techniques artistiques européennes furent enseignées aux Amériques, entre autres par le frère jésuite italien Bernardo Bitti.

Les peintures de l’école de Cuzco sont une forme d’art religieux dont le but principal est catéchétique. Dans le but de convertir les Incas au catholicisme, les missionnaires firent venir plusieurs artistes religieux à Cuzco. Ils créèrent une école pour les Quechuas et les mestizos (descendants à la fois des Espagnols et des Amérindiens), enseignant le dessin et la peinture à l’huile. La dénomination cusqueña n’est pas limitée à la ville de Cuzco, ni aux artistes indigènes : des créoles espagnols y participèrent également.

Les anges arquebusiers sont un motif populaire dans les peintures de l’école de Cuzco. »

Ou, comme je l’affirmais dans le même texte (premier épisode) :

« De quoi s’agit-il ? Simple !

« Un Ángel arcabucero (ange arquebusier ) est un ange représenté avec un arquebus (une première arme à feu chargée par la bouche) au lieu de l’épée traditionnelle pour les anges martiaux, vêtue de vêtements inspirés de ceux des nobles et aristocrates andins.  Le style est apparu dans la vice– royauté du Pérou dans la seconde moitié du XVIIe siècle et était particulièrement répandu à l’école de Cuzco. »

Ce qui m’amusait à la vue de ces « ángeles arcabuceros » c’était non seulement leur accoutrement, mais aussi les couleurs chatoyantes, la multitude de fleurs ou de motifs décoratifs qui les entouraient, l’imagination débordante des peintres naïfs qui les avaient imaginés, en partant des seuls exemples qu’ils connaissaient : les nobles espagnols du XVIIe siècle ! Continue reading

A la recherche de… Cuzco ! (I)

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2026

Quand, le 23/04/2026, j’ai découvert dans « Le Figaro », à la section « Culture », un article intitulé « Au Musée Jacquemart-André, un rêve d’Espagne venu du nord de Manhattan », je me suis dit : « … ça c’est une affaire pour moi !  Et…doublement !»

Je m’explique !  

Le Musée Jacquemart-André est un de mes musées favoris à Paris ! Et ça, depuis plus de quarante ans ! Malgré tout, j’y retourne deux ou trois fois par an.

Précisons, d’abord :

« Le musée Jacquemart-André est un musée de beaux-arts et d’arts décoratifs situé au 158, boulevard Haussmann, dans le 8e arrondissement de Paris. Il ouvre au public en 1913. Propriété de l’Institut de France, il est géré par la société Culturespaces depuis 1996.

Comme le musée Nissim-de-Camondo, la Wallace Collection, la Frick Collection ou le Museo Poldi Pezzoli, c’est à l’origine une demeure particulière de grands bourgeois amateurs et collectionneurs d’art, devenue un musée en préservant l’aménagement initial des lieux. Installé depuis 1864 avec sa collection… Édouard André commanda à l’architecte Henri Parent ce second hôtel particulier en 1868

En 1894, André mourut, laissant à Nélie l’achèvement du futur musée. Celle-ci prévoit en effet de léguer l’hôtel à l’Institut de France dans le souci de préserver l’intégrité de sa collection et de la faire découvrir au plus grand nombre, à condition qu’il fût ouvert au public et transformé en musée.

À sa mort en 1912, Nélie Jacquemart légua l’ensemble de ce patrimoine à l’Institut de France. Depuis 1913, date effective du legs, l’Institut de France et la Fondation Jacquemart-André s’efforcent de conserver, protéger et valoriser ce patrimoine, la disposition des lieux n’ayant pas été modifiée. »

Tout comme dans les autres musées mentionnés plus haut, ce que j’apprécie dans cet endroit c’est :

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Roma – Parigi: 70 anni di amicizia

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista « Siamo di nuovo insieme », n. 141-142 gennaio – marzo 2026, curata dall’Associazione degli Italiani in Romania RO.AS.IT di Bucarest.

Pochissimi sanno che nel gennaio 2026 le città di Roma e Parigi hanno festeggiato settant’anni dalla firma del loro gemellaggio. Ho scoperto questa importante informazione proprio la notte di Capodanno, quando l’Arco di Trionfo di Parigi ha sfoggiato i colori franco-italiani con il motto: «70 anni di amicizia».

Quest’informazione può sembrare piuttosto banale: sono innumerevoli le città del mondo, grandi e piccole, a vantare gemellaggi che talvolta arrivano a coinvolgere più di dieci agglomerati urbani in tutto il mondo e che possono variare da capitali a piccoli villaggi. Ma il caso di Roma e Parigi è completamente diverso: entrambe le capitali, fari della latinità, sono gemellate con una sola città. Una scelta giustificata dal motto che le unisce, esposto con immensa fierezza: in francese «Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris» o in italiano «Solo Parigi è degna di Roma, solo Roma è degna di Parigi».  Continue reading

Rome – Paris : 70 ans d’amitié

Ce texte a été publié dans la revue « Siamo di nuovo insieme » n° 141-142, datée de janvier-mars 2026, éditée par l’Association des Italiens de Roumanie à Bucarest.

Peu de gens savent que Rome et Paris célèbrent, en janvier 2026, les soixante-dix ans de leur jumelage !

Nous avons découvert cette information importante le soir du Nouvel An, lorsque l’Arc de Triomphe à Paris s’est paré des couleurs franco-italiennes avec la devise : « 70 ans d’amitié ».

Cette information peut paraître anodine : d’innombrables villes à travers le monde, grandes et petites, sont fières de leur jumelage, comptant parfois plus de dix agglomérations, des capitales aux petits villages ! Continue reading

Roma – Paris : 70 anni di amicizia  

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » nr. 141 –142, datat ianuarie – martie 2026, editată de « Asociația italienilor din România » la București.

Puțin numeroși sunt cei care știu că orașele Roma și Paris sărbătoresc, în luna ianuarie a anului 2026, șapte decenii de la semnarea actului lor de înfrățire !

Am descoperit această importantă informație chiar în noaptea Anului nou, atunci când Arcul de triumf din Paris a afișat culorile franco-italiene cu deviza : « 70 anni di amicizia » 

Această informație poate părea oarecum banală : nenumărate sunt orașele din lume, mari și mici, care se mândresc cu înfrățiri ajungând, uneori, până la mai bine de zece aglomerații din întreaga lume, care pot varia de la capitale până la mici sătulețe !

Însă cazul orașelor Roma și Paris este complet diferit : amândouă capitalele -far ale latinității nu sunt înfrățite decât cu un singur oraș. Alegere justificată prin deviza unirii lor, afișată cu nespusă mândrie.

În franceză : « Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris » sau, în italiană : « Solo Parigi è degna di Roma, solo Roma è degna di Parigi ».

Merită să precizăm că, pe data de 30 ianuarie 1956, când a fost semnat actul de înfrățire între cele două capitale, situația politico-socială a Europei era cu totul diferită de cea de astăzi : continentul nostru ieșise doar de un deceniu dintr-o luptă fraticidă, care lăsase amintirea oribilă a milioane de morți, însă el iniția, cu pași mari, « les Trente glorieuses », o epocă de creștere economică fără egal, chiar dacă o bună parte din continent se afla dincolo de Cortina de fier, deci în afara acestei mișcări extrem de pozitive. Continue reading

Une Cambacérès peut en cacher un autre…

Ce texte a été publié dans la revue « Planet Paris Montmartre » no. 21 du 2e trimestre 2026 au mois d’Avril.

Tous les chemins mènent à Rome !

« Le proverbe « Tous les chemins mènent à Rome ! » signifie que, quel que soit le chemin emprunté, on arrive toujours à destination ou, plus généralement, que plusieurs moyens permettent d’atteindre un même but. Il est relié au réseau routier de l’Antiquité. Sous le règne de l’empereur Auguste, l’empire romain a mis en place le premier grand réseau européen. Les 29 routes qui le composaient partaient toutes du « Milliaire d’or », au centre de Rome, un monument qui indiquait le nom et la distance des principales grandes villes. »

Mais, « Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis ! », affirmait Sertorius dans la tragédie, portant le même titre, de Corneille. Continue reading