Tropa, tropa, tropa, trop’… (I)

La Bastide Vieille, 4/04/2021

 

                                                         …când la trap, când la galop !

Acum câteva săptămâni, când am văzut pe un raft, în prăvălia unui « giorsar » din Béziers, un căluţ de piatră, m-am întrebat : « Să-l iau sau să nu-l iau ? »

Un « giorsar », după cum spunea tatăl meu, este un vânzător de « gioarse » ! Cu alte cuvinte, vechituri de tot felul. 

« Giorsarul » meu are o astfel de prăvălie. Pe câteva sute de metri pătraţi, el propune, tot atât de bine, mobile vechi, haine « second hand », bucătării de ocazie, tablouri pictate sau scanate, discuri CD, sticle de vin din regiune etc., etc.

Trec, în mod regulat, pe la prăvălia lui. Mai ales, pentru a verifica apariţia unor discuri CD de ocazie de toate felurile : clasic, folk, pop, regionale etc. 

Avantajul acestor discuri este că, preţul de vânzare la aceste « ocazii » fiind ridicol de scăzut -1 sau 1,5 Euro !- îmi pot permite  să cumpăr orice fel de muzică, despre care am auzit vorbindu-se, dar n-am ascultat-o niciodată !

De mulţi ani, consider că nu merită să arunc pe geam 20 sau 25 Euro pentru un disc pe care-l voi asculta, de cele mai multe ori… o singură dată. Ba chiar nici măcar în întregime ! De cele mai multe ori, constat că muzica pentru care am auzit la TV sau despre care am citit în ziare cronici ditirambice… nu face doi bani (pentru mine !).  Continue reading

A la guerre, comme à la guerre !

La Bastide Vieille, le 4/04/2021  

La Place Vendôme était vide,
On ne reconnaissait plus Paris!
Ils ont tous peur du COVID.
Quelle folie !
(D’après Gilbert Bécaud – « Nathalie »)

Comment pouvais-je imaginer que les canards de Boulogne… regardent la télé ? Et pourtant !

Quand j’ai vu arriver, pour la première fois, les trois canards sur la pelouse à Boulogne-Billancourt, devant notre résidence, c’était au mois de mars 2020, juste après le début du premier confinement.

En regardant de près, nous avons constaté qu’il s’agissait d’ « une Daisy et de deux Donald » !

Drôle de famille ! Comme affirmaient les critiques de théâtre dans la Roumanie communiste de ma jeunesse, « le traditionnel triangle bourgeois : elle, lui et… l’ami de la famille ». 

J’ai écrit alors, dans un texte (en roumain !) intitulé,

Post Covidum homo triste est !* (I) : 

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« L’heure bleue » la Skagen

La Bastide Vieille, 25/03/2021

In octombrie 2001, am plecat pentru câteva zile în Danemarca.

Cunoşteam această ţară de mai bine de un sfert de secol: am lucrat câţiva ani cu diferite industrii din « regatul lui Hamlet ».

Insă, de această dată, scopul voiajului era diferit : mă duceam să-l întâlnesc pe editorul revistei la care colaboram de numai un an.

Dan Romaşcanu, editorul revistei « Dorul », care a existat aproape două decenii, a avut încredere în mine şi mi-a încredinţat un spaţiu de publicare lunar, deşi eu nu scrisesem în nicio revistă până atunci.

De altfel, el este cel care a ales numele rubricii sub al cărui titlu scriu şi astăzi, după 20 ani : « Secante româneşti ».

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« Les clés du Paradis »… la Vatican!

La Bastide Vieille, 15/03/2021

 

Cu siguranţă că n-aş fi aflat niciodată ce este un « clavigero » dacă n-aş fi citit un articol publicat în revista « Point de vue » din luna iulie 2020 !

In acest text, ni se spune, cu multe detalii, că la Vatican există un personaj unic în lume : este funcţionarul care deţine cele 2797 de chei ce deschid « porţile celor mai frumoase comori ale istoriei şi artei mondiale ». 

In acest moment, şi din anul 2012, postul de « clavigero » este ocupat de Giovanni Crea, un fost « carabinier », mândru de responsabilităţile pe care le deţine. 

 « In fiecare dimineaţă, simt o senzaţie unică. », spune Giovanni. « O impresie extraordinară, niciodată aceeaşi, ca şi cum aş respira un aer magic când deschid poarta Capelei Sixtine şi admir fresca lui Michelangelo, singur şi în liniştea cea mai totală. Cum aş putea să mă plictisesc de aşa ceva ? ». 

Sunt mai bine de 20 ani, de când Giovanni Crea lucrează în « Cità del Vaticano ». Pe atunci, el era un simplu student, care dorea să devină magistrat, şi avea nevoie de un loc de muncă provizoriu pentru a-şi finanţa studiilede drept. Continue reading

Il avait tort Cloclo !

La Bastide Vieille, jeudi le 11/02/2021

Le jeudi au soleil
C’est une chose qu’on ne rate jamais !
Chaque fois c’est pareil
Au lieu d’rester derrière les carreaux
On va aux champs, quand le ciel est beau…

Le jeudi au soleil !

C’est une journée idéale
Pour marcher dans la forêt
Et l’on trouve plus normal
D’aller se coucher
Seuls dans les genêts !

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La finta giardiniera … (VI)

ou „Die Gärtnerin aus Liebe” *

 

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Et puis, il y a mon préféré : le plaqueminier !

J’ai découvert l’existence des kakis, il y a quelques 30 ans, à… Venise !

J’étais de passage à l’Hôtel Bellini,  arrivé tard, le soir, depuis Villach en Autriche. Tôt, le lendemain, je devais rejoindre mon agent italien à Mestre, pour commencer notre tournée de la clientèle.  C’est pour cette raison que j’avais choisi un hôtel à Cannaregio, près de la « Stazione Santa Lucia ».

D’ailleurs, aujourd’hui « l’Hôtel Bellini **** » s’appelle « NH Venezia Santa Lucia ».

« Vous cherchez un hôtel romantique à Venise ? Bienvenue au Bellini, un établissement de choix pour les voyageurs comme vous.

Vous profiterez de chambres relaxantes équipées d’une télévision à écran plat, d’une climatisation et d’un minibar… .Situé à quelques pas des monuments les plus populaires de Venise, comme Cannaregio (0,7 km) et Ponte di Rialto (1,1 km), le Bellini est une destination de choix pour les touristes. »

Mais moi, je n’étais même pas intéressé par la vue vers le Grand Canal ou par l’église « San Simeon Piccolo » ou « Santi Simone e Giuda Apostoli », juste en face du balcon de ma chambre « al piano nobile ».  J’étais mort de faim et il était trop tard pour chercher un restaurant !

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La finta giardiniera … (V)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Un autre « coin de nature», un peu  moins habituel dans nos contrées, est le « jardin des cactus » !

Il y a 60 ans déjà, à Bucarest, je rêvais d’avoir un jardin… de cactus ! Bien sûr, ni l’espace, ni le climat ne s’y prêtait guère !

J’ai fait, quand même, une tentative, en installant plusieurs pots avec des « mini-cactus » entre les deux volets de la fenêtre de notre cuisine En Roumanie, vu les grands écarts de température entre l’été et l’hiver, toutes les fenêtres sont « doublées », à savoir que, sur un même support, il y a deux cardes vitrés. Ceci permet d’obtenir plusieurs niveaux d’isolation, en fonction du nombre de volets ouverts ou fermés, tout en préservant un éclairage intégral de la pièce d’habitation.

Moi, j’ai décidé d’installer mes cactus, dans des pots, entre les deux pans de la fenêtre de notre cuisine. J’espérais, ainsi, les préserver, grâce à la vapeur d’eau, dégagée par la cuisson des plats, pendant l’hiver. Mon calcul s’est avéré correct ! Sauf que, certains cactus ayant prospéré, pendant l’été, ils ont touché la vitre extérieure et, après le premier cop de froid, ils ont gelé, au moins en partie !

Je m’imaginais qu’à 20 Km, seulement, des rives de la Méditerranée, je ne rencontrerai pas ce problème ! Vue de l’esprit !

Le premier jardin, avec des cactus plantés en pleine terre, fût un fiasco. Presque tous les cactus ont gelé, dès la première saison froide !

La deuxième année, nous les avons laissé dans leurs pots, déterrés à l’automne et…replantés au printemps ! Lourde tâche ! Bien sûr, nous sommes passés par l’étape du « paillage et voile de protection hivernale ». Résultat mitigé !

Maintenant nous faisons confiance (pas trop !) à la solution « double protection hivernale », même si les cactus ne voient pas la lumière du jour, quelques fois pendant plusieurs semaines, en notre absence. Ça semble fonctionner !

Même si, parfois, nous devons remplacer un ou deux cactus, à l’arrivée du printemps. Et pourtant, à quelques dizaines de kilomètre, au pied des Cévennes, il y a, à Roquebrun, un fameux « Jardin Méditerranéen » où les cactus, de toute taille, prospèrent tout au long de l’année ! Il y a certainement, des secrets réservés aux initiés !*** Continue reading

La finta giardiniera… (IV)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Pour ce qui est de mon projet « azulejos », j’ai eu l’occasion de le décrire en détail dans le texte :

3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

 3 ans, 6 mois et 20 jours… (I)

 Le fait est que, aujourd’hui, trois panneaux de céramiques colorées, fabriqués à Séville, par une maison avec plus d’un siècle d’existence, reprenant des motifs décoratifs de notre choix, embellissent les murs du jardin et génèrent  des  points de vue variés, en fonction de l’angle sous lequel on les regarde.

Ils présentent des motifs qui rappellent, tout aussi bien, le Languedoc, la Roumanie ou le monde latin en général (France, Italie, Espagne etc. …).

Ceci est aussi valable pour le cadran solaire, toujours en « azulejos » fabriqués à Séville, qui nous indique l’heure exacte… si nous faisons la correction imposée par le changement « d’heure légale », deux fois par an.

Son histoire, avec tous ses avatars, a été racontée dans un texte intitulé :   L’heure exacte !

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La finta giardiniera… (III)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Toutes ces expériences, et bien d’autres encore, qui alourdiraient de trop ce récit, m’ont persuadé que le « monde de l’agriculture » peut avoir un côté  passionnant, à la condition de ne pas se cantonner au train-train quotidien du « fabricant de salades », qui se contente de reproduire, année après années des habitudes ancestrales.

Et, à partir des années ’80, quand j’ai commencé à fréquenter au jour-le-jour, dans le Languedoc, des gens dont c’était le métier, j’ai approfondi mes connaissances dans ce domaine.

Ce n’est pas si simple ! Les agriculteurs ne sont pas des bavards ! Ils gardent jalousement leurs secrets !

Pourquoi ? Difficile à dire ! La peur de la concurrence ? La peur… du fisc ?

Tout un chacun se souvient du sketch de Fernand Raynaud : «… ça eut payé ! Mais,… ça paye plus ! » .

Heureusement pour moi, je n’étais pas obligé de me charger d’une activité agricole à plein temps !

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La finta giardiniera … (II)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » * 

 

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

En 2019, à Dubaï, un jeune homme m’a demandé de le prendre en photo, en occupant l’essentiel de l’image avec la superbe pelouse qui couvre une énorme terrasse, devant le bâtiment de l’Opéra, récemment inaugurée.

En parlant avec lui, j’ai découvert qu’il était Slovène de Ljubljana, et que c’est sa société qui avait gagné le concours pour la réalisation de cette pelouse, exigée par l’émir, devant plusieurs autres compétiteurs japonais et nord-américains.

Il revenait maintenant à Dubaï, pour une seule journée, comme invité d’un congrès international, qui lui a demandé de présenter les technologies employées pour la réalisation de cette pelouse et pour son entretien.

J’ai profité de l’occasion pour « rafraîchir » mes connaissances dans le domaine de l’arrosage par « goutte-à-goutte ». Et mon interlocuteur m’a invité à Ljubljana, pour me montrer « le dernier cri de la technologie » dans ce domaine ! Continue reading