Amintiri cu Nea Mitică Tramvai…(I)

La Bastide Vieille, 12/11/2021

Între 1926 şi 1930, tatăl meu, Ionel, şi fratele lui geamăn, Aurel, au locuit în Franţa, în oraşul Saint Etienne.

În această perioadă, ei au pregătit examenul de intrare, pe care l-au reuşit cu brio, şi, mai apoi, au fost elevi la renumita « Ecole des Mines de Saint-Etienne ».

Tatăl meu a avut ocazia de a descrie această perioadă « binecuvântată de Dumnezeu » în memoriile sale, scrise după mai bine de 70 ani, pe când ajunsese la vârsta memorabilă de peste 90 ani.

Însă azi, îmi vine în minte o « aventură » a cărei final el nu l-a cunoscut. Pentru că ea a continuat… până în zilele noastre, la 10 ani după ce Ionel ne-a părăsit, la vârsta de 102 ani ! 

Mă grăbesc s-o povestesc azi, pentru că nu sunt sigur că voi ajunge la vârsta la care tatăl meu îşi scria memoriile ! 

*   *   *

Într-o zi, mergând pe stradă la Saint Etienne, cei doi fraţi vorbeau româneşte, ca de obicei.

Deodată, se apropie de ei un individ, cam tuciuriu, care purta un covor pe umăr.  Continue reading

La nostra generazione ha sbagliato…* (II)

Paris, le 24/09/2021

« Notre génération s’est trompée ! »

C’est l’affirmation courageuse d’un grand de la chanson italienne.

Giorgio Gaberščik, connu sous le nom de scène de Giorgio Gaber (né le 25 janvier 1939 à Milan et mort le 1er janvier 2003 à Camaiore), est un chanteur, compositeur, acteur et ramaturge italien. Il était aussi un guitariste accompli, ainsi que l’auteur de l’une des premières hansons rock en italien. Cependant Gaber était attiré par la chanson française. Avec Sandro Luporini, il fut le pionnier du genre musical connu sous l’appellation « teatro canzone » (théâtre – chanson). 

J’ai découvert l’existence de Giorgio Gaber vers la fin des années ’70, grâce à un collègue de bureau d’origine italienne. Ses parents étaient des réfugiés politiques de l’époque mussolinienne et il était très fier des positions militantes de ce chanteur.

Moi, j’ai apprécié, dès la découverte de ses chansons, non seulement leur mélodicité et leur rythme, mais aussi le « bon sens » des affirmations de la vedette italienne ! C’était autre chose que « Belle, belle ! ».  Continue reading

La nostra generazione ha sbagliato…* (I)

Paris, le 24/09/2021

…ou « L’Histoire n’est pas encore finie! » ?

Ce soir, je n’ai pas tellement le moral !

Avec, en prévision, une année de campagne pré et post électorale pour des présidentielles et des législatives, des semaines de « combinazioni » pour pousser tel ou tel candidat,  des invectives et de fausses amitiés dans les médias, je n’ai pas l’humeur à rigoler ! 

Et pourtant ! Il y a dans l’air parisien une joie de vivre, un sentiment de liberté retrouvée, après une année et demi de pandémie qui me donnent envie de sortir et de profiter justement de cette liberté si chèrement gagnée. 

Alors, j’ai décidé d’aller dans le quartier de l’Opéra.

Pourquoi ce quartier ? Simple ! 

J’ai lu, dans un numéro de la revue « Point de vue », un article qui annonce l’ouverture d’un nouvel hôtel dans ce quartier : « Hôtel Kimpton St Honoré ».

« L’adresse va aimanter le Tout-Paris dès son ouverture à la fin du mois d’août. A deux pas de l’Opéra, ce nouvel hôtel cinq-étoiles a investi un bâtiment Art nouveau, autrefois propriété de la famille Cognacq-Jay et inauguré en 1917 comme succursale de luxe de la Samaritaine. » 

Ça tombe bien ! Non seulement que j’aime énormément le style « Art nouveau », mais les hôtels de luxe, que j’ai fréquenté à l’époque où je voyageais pour mon travail, m’ont habitué à cette ambiance. 

Qui plus est, je me souviens de cet endroit du temps où il abritait le Musée Cognacq-Jay, qui, depuis une trentaine d’années, a déménagé dans le Marais.

« Le musée Cognacq-Jay est inauguré le 4 juin 1929 par le président de la République Gaston Doumergue.

Le 27 juin 1988, le musée ferme ses portes et ses collections sont transférées dans le Marais, à l’hôtel de Donon entièrement restauré pour l’occasion. Le musée rouvre au public le 18 décembre 1990 dans ses nouveaux locaux. »

Je me souviens assez bien des anciens locaux du musée, que je visitais régulièrement à l’époque où il occupait l’édifice sis Blvd. des Capucines. Continue reading

Back to the civilization…

Paris, vendredi, 22/10/2021

… ou “une journée dans la vie d’un exilé culturel !”

J’ai survécu aux 16 mois de “l’exil culturel” ! Maintenant, de retour à Paris pour 20 jours, je dois me venger !

Vendredi, j’ai profité d’une belle journée de “l’été indien” et… je me suis enfui de chez moi.

11h30 : Déjeuner « Campagnard » aux abords de la maison à Boulogne. Avec les canards dans le bassin du parc voisin, surmonté par la récente salle de spectacle “La Seine musicale” et les érables d’automne colorés.

12h30 : trajet en bus 42, traversant Paris (Seine, Champs de Mars, Tour Eiffel, Alma, Avenue Franklin Roosevelt, Rond-point des Champs-Elysées)

13h30 : Profitant d’une invitation « personnalisée » à la FIAC (Foire Internationale d’Art Moderne en cours), j’ai visité deux splendides appartements de style haussmannien, remplis d’« œuvres d’art contemporain » de très grande valeur (comme prix !). Parfois “décoratives”, parfois… “étonnantes” ! Continue reading

Back to the civilization!

Paris, vineri 22/10/2021

…sau “o zi din viaţa unui exilat cultural!”

Am supravieţuit celor 16 luni de “exil cultural”! Acum, întors pentru 20 zile la Paris, trebuie să-mi iau revanşa!

Vineri, am profitat de o superbă zi de “indian summer” şi… am fugit de acasă.

11h30: Dejun “campagnard” în vecinătatea casei din Boulogne. Impreună cu raţele de pe bazinul parcului vecin, străjuit de sala de spectacol recent inaugurată  “La Seine musicale” şi de arţarii coloraţi de toamnă.

12h30: voiaj cu autobuzul 42, traversând Parisul (Sena, Champs de Mars, Tour Eiffel, Alma, Ave. Franklin Roosevelt, Rond-point des Champs-Elysées)

13h30: Profitând de o invitaţie “personalizată” la FIAC (Târgul Internaţional de Artă Modernă în curs), am vizitat două splendide apartamente stil Haussmann, umplute cu “opere de artă contemporane” foarte valoroase (ca preţ!). Uneori “decorative”, alte ori… “uimitoare”!

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1, 2, 3… Octobre ! *

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 7/10/2021

Après 16 mois de pandémie, passés pratiquement sans sortir du département de l’Hérault, voici que le moment était venu de faire un tour « à la Grande Ville » ! J’ai nommé Paris, comme chacun a pu le comprendre.

Deux semaines de promenades dans la grande cité, des visites d’expositions et musées, des découvertes liées aux Grands magasins et nouveaux hôtels de luxe ouverts pendant cette triste période… Parce que les confinements et fermetures à répétitions ont donné l’occasion à pas mal d’établissements parisiens de revoir leur décoration, de repenser leur service, de s’adapter aux nouvelles conditions de travail… 

Voici le moment venu de retourner dans le Sud ! 

Je me demandais, comme la Marquise de la bien-connue chanson : 

« Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.

Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise, etc., etc… »

Mais, n’ayant pas de « valet fidèle », j’ai dû faire  l’enquête par moi-même !

Et, voici les premières impressions. Continue reading

Incontri con Alberto Sordi: ieri, oggi, domani

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” nel numero 105 – 106, di setembre 2021, a cura dell’ “Asociaţia italienilor din România” di Bucarest. 

La rivista “Antiquariato”, datata “Agosto 2020”, pubblicava un breve testo riguardante una mostra che sarebbe stata inaugurata a “Villa Sordi”, a Roma. 

“Conosco” Alberto Sordi dalla fine degli anni ’50. 

“Alberto Sordi, nato il 15 giugno 1920 a Roma e deceduto il 24 febbraio 2003 nella stessa città, è un attore, regista e sceneggiatore italiano. Accanto a Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi, Nino Manfredi e Vittorio Gassman, è stato uno dei pilastri della «commedia italiana» ed è, allo stesso tempo, l’archetipo del romano nella cinematografia italiana.” 

Il primo film in cui appare Alberto Sordi sugli schermi della Capitale, s’intitolava “Venezia, la luna e tu”. Tra i 158 film in cui Alberto Sordi ha recitato, nei suoi 60 anni di carriera, non si può dire che “Venezia, la luna e tu” sia un capolavoro… sebbene, il regista del film fosse Dino Risi, un grande maestro della cinematografia italiana del XX secolo. 

L’argomento era piuttosto sdolcinato: un gondoliere di Venezia esita tra la sua fidanzata ufficiale e due turiste americane, prima di decidere con chi si sposerà. C’è da dire che nel cast del film, presentato nell’ottobre del 1958, apparivano diverse stelle del cinema italiano dell’epoca, tra cui una di prima grandezza: Nino Manfredi, che io, a circa 10 anni, non conoscevo nemmeno!  Continue reading

Une piqure de rappel ! (II)

Agde, 01/09/2021

Nous voilà le 1er septembre !

C’est le premier jour où l’on nous a autorisés à pratiquer la « piqure de rappel » contre le Covid-19.

Je n’ai pas hésité un seul moment et je suis allé « me faire piquouser » !

Une fois cette tâche accomplie, de manière tout aussi efficace que les fois précédentes,  même si le « vaccinodrome » avait changé d’adresse, se rapprochant de l’endroit où, en été, se trouve la foule des vacanciers, au Cap d’Agde, nous avions tout le temps souhaité pour profiter des avantages de l’endroit.

Cette fois-ci, alors que la foule des « 200 000 vacanciers » (Wikipedia dixit !) avait, en grande partie, quitté les lieux, nous avons pu profiter vraiment de l’ambiance du port, mise en valeur par la lumière tamisée du début d’automne.

Il nous restait à trouver un endroit pour déjeuner !  Je ne me faisais pas un grand souci pour cet aspect, ayant vu le nombre de restaurants au bord de l’Hérault.

C’était sans compter avec la présence des « Brescoudos » !

« En un peu plus de 30 ans, le Brescoudos est devenu le plus grand rassemblement de bikers du Sud de la France. Tous les ans, des milliers de passionnés de Harley Davidson et autres Goldwing et Trikes se retrouvent au Cap d’Agde, siège du club de motards Les Brescoudos, pour participer à des balades et à des animations durant une semaine.

La Bike Week des Brescoudos est née à la fin des années 80 par une grillade improvisée. Quelques années plus tard, la grillade est toujours là, mais désormais elle se prolonge durant 8 jours. Entre les pauses gourmandes, les motards parcourent les beaux paysages de la région, encadrés par des convois sécurisés, et se retrouvent le soir autour de concerts et d’animations diverses. Le club de moto Les Brescoudos avait accueilli lors de la dernière édition près de 3 000 bikers venus de toute la France. »

Mais,

«…nouveauté cette année, les participants devront avoir le pass sanitaire. » !

Parmi les « points de chute » des Brescoudos, en 2021, on peut mentionner : Puisserguier, La Salvetat-sur-Agout, le Lac de la Raviège, Riols, Vias Plage, Marseillan Plage, Lamalou-les-Bains, Le Poujol-sur-Orb, La Tour-sur-Orb, Bédarieux, Nézignan-l’Evêque, Agde, Le Grau-d’Agde, Colombiers, Narbonne plage, Maraussan, Servian, Narbonne, Sète, Béziers…  Continue reading

Une piqure de rappel ! (I)

Agde, 01/09/2021

 

« Ultima noapte de dragoste, întâia noapte de război. »

C’est le titre d’un roman des années ‘30, l’œuvre de l’écrivain roumain Camil Petrescu, bien connu par tout lycéen en Roumanie, qui l’étudie et l’analyse… à satiété.

En français : « Dernière nuit d’amour, première nuit de guerre * »

C’est la similitude du titre avec l’actualité, qui me vient à l’esprit en ce jour du 1er septembre !

Avec quelques (petites) différences : si nous avons laissé derrière nous la « dernière nuit de l’été », nous ne vivons pas la « première nuit de guerre » ! Puisque, selon le prince qui nous gouverne, nous sommes en guerre depuis, bientôt, une année et demie! 

Mais, comme dans toute guerre qui se respecte, nous devons livrer plusieurs batailles. Pour moi, il s’agit de ma troisième bataille ! Que j’espère gagner, comme les deux batailles précédentes ! 

De quoi s’agit-il ? Simple !

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Rencontre(s) poétique(s) à Evian

Ce texte a été publié dans la revue « 3R – Rădăcini –Racines -Radici » no. 43 – 48, iulie –decembrie 2021 » éditée à Bucarest (Roumanie) par l’Association « Memorie şi speranţă ».

La Bastide Vieille, 19/07/2021

En décembre 2002, j’écrivais dans un texte, intitulé « Rencontre poétique à Evian » :

« Après les quarante cinq minutes de traversée du lac Léman, entre Lausanne et Evian, le voyageur qui souhaite admirer le paysage enchanteur et quelquefois dramatique de la rive opposée, se dirige en général vers un petit parc qui cache à l’ombre d’un gigantesque pin, le vieux port.

A sa grande surprise, il découvre, au milieu d’une pelouse entretenue, en égale mesure, par l’art des jardiniers et par les pluies répétées avec l’exactitude de l’horloge de la mairie, un monument étrange.  Entre deux colonnes antiques, le buste d’un personnage, portant lavallière et moustache “à la Napoléon III”, surplombé d’un lion portant un blason, semble flotter au-dessus d’une galère en plein élan.

Monument de Grégoire Brancovan sur les bords du Lac Léman, à Evian

C’est le monument de “Grégoire Bassaraba Brancovan”, le président et fondateur de la Société nautique d’Evian, en 1888.

Peux nombreux sont ceux qui savent qu’il s’agit du père d’Anne de Noailles, née Anne Elisabeth de Brancovan. Tout aussi peu nombreux sont ceux qui savent qu’Anne de Noailles a passé une grande partie de son enfance à Evian et que sa dernière volonté était que son cœur repose pour l’éternité au bord du lac Léman.

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