La nostra generazione ha sbagliato…* (II)

Paris, le 24/09/2021

« Notre génération s’est trompée ! »

C’est l’affirmation courageuse d’un grand de la chanson italienne.

Giorgio Gaberščik, connu sous le nom de scène de Giorgio Gaber (né le 25 janvier 1939 à Milan et mort le 1er janvier 2003 à Camaiore), est un chanteur, compositeur, acteur et ramaturge italien. Il était aussi un guitariste accompli, ainsi que l’auteur de l’une des premières hansons rock en italien. Cependant Gaber était attiré par la chanson française. Avec Sandro Luporini, il fut le pionnier du genre musical connu sous l’appellation « teatro canzone » (théâtre – chanson). 

J’ai découvert l’existence de Giorgio Gaber vers la fin des années ’70, grâce à un collègue de bureau d’origine italienne. Ses parents étaient des réfugiés politiques de l’époque mussolinienne et il était très fier des positions militantes de ce chanteur.

Moi, j’ai apprécié, dès la découverte de ses chansons, non seulement leur mélodicité et leur rythme, mais aussi le « bon sens » des affirmations de la vedette italienne ! C’était autre chose que « Belle, belle ! ».  Continue reading

La nostra generazione ha sbagliato…* (I)

Paris, le 24/09/2021

…ou « L’Histoire n’est pas encore finie! » ?

Ce soir, je n’ai pas tellement le moral !

Avec, en prévision, une année de campagne pré et post électorale pour des présidentielles et des législatives, des semaines de « combinazioni » pour pousser tel ou tel candidat,  des invectives et de fausses amitiés dans les médias, je n’ai pas l’humeur à rigoler ! 

Et pourtant ! Il y a dans l’air parisien une joie de vivre, un sentiment de liberté retrouvée, après une année et demi de pandémie qui me donnent envie de sortir et de profiter justement de cette liberté si chèrement gagnée. 

Alors, j’ai décidé d’aller dans le quartier de l’Opéra.

Pourquoi ce quartier ? Simple ! 

J’ai lu, dans un numéro de la revue « Point de vue », un article qui annonce l’ouverture d’un nouvel hôtel dans ce quartier : « Hôtel Kimpton St Honoré ».

« L’adresse va aimanter le Tout-Paris dès son ouverture à la fin du mois d’août. A deux pas de l’Opéra, ce nouvel hôtel cinq-étoiles a investi un bâtiment Art nouveau, autrefois propriété de la famille Cognacq-Jay et inauguré en 1917 comme succursale de luxe de la Samaritaine. » 

Ça tombe bien ! Non seulement que j’aime énormément le style « Art nouveau », mais les hôtels de luxe, que j’ai fréquenté à l’époque où je voyageais pour mon travail, m’ont habitué à cette ambiance. 

Qui plus est, je me souviens de cet endroit du temps où il abritait le Musée Cognacq-Jay, qui, depuis une trentaine d’années, a déménagé dans le Marais.

« Le musée Cognacq-Jay est inauguré le 4 juin 1929 par le président de la République Gaston Doumergue.

Le 27 juin 1988, le musée ferme ses portes et ses collections sont transférées dans le Marais, à l’hôtel de Donon entièrement restauré pour l’occasion. Le musée rouvre au public le 18 décembre 1990 dans ses nouveaux locaux. »

Je me souviens assez bien des anciens locaux du musée, que je visitais régulièrement à l’époque où il occupait l’édifice sis Blvd. des Capucines. Continue reading

Back to the civilization…

Paris, vendredi, 22/10/2021

… ou “une journée dans la vie d’un exilé culturel !”

J’ai survécu aux 16 mois de “l’exil culturel” ! Maintenant, de retour à Paris pour 20 jours, je dois me venger !

Vendredi, j’ai profité d’une belle journée de “l’été indien” et… je me suis enfui de chez moi.

11h30 : Déjeuner « Campagnard » aux abords de la maison à Boulogne. Avec les canards dans le bassin du parc voisin, surmonté par la récente salle de spectacle “La Seine musicale” et les érables d’automne colorés.

12h30 : trajet en bus 42, traversant Paris (Seine, Champs de Mars, Tour Eiffel, Alma, Avenue Franklin Roosevelt, Rond-point des Champs-Elysées)

13h30 : Profitant d’une invitation « personnalisée » à la FIAC (Foire Internationale d’Art Moderne en cours), j’ai visité deux splendides appartements de style haussmannien, remplis d’« œuvres d’art contemporain » de très grande valeur (comme prix !). Parfois “décoratives”, parfois… “étonnantes” ! Continue reading

1, 2, 3… Octobre ! *

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 7/10/2021

Après 16 mois de pandémie, passés pratiquement sans sortir du département de l’Hérault, voici que le moment était venu de faire un tour « à la Grande Ville » ! J’ai nommé Paris, comme chacun a pu le comprendre.

Deux semaines de promenades dans la grande cité, des visites d’expositions et musées, des découvertes liées aux Grands magasins et nouveaux hôtels de luxe ouverts pendant cette triste période… Parce que les confinements et fermetures à répétitions ont donné l’occasion à pas mal d’établissements parisiens de revoir leur décoration, de repenser leur service, de s’adapter aux nouvelles conditions de travail… 

Voici le moment venu de retourner dans le Sud ! 

Je me demandais, comme la Marquise de la bien-connue chanson : 

« Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.

Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise, etc., etc… »

Mais, n’ayant pas de « valet fidèle », j’ai dû faire  l’enquête par moi-même !

Et, voici les premières impressions. Continue reading

Une piqure de rappel ! (II)

Agde, 01/09/2021

Nous voilà le 1er septembre !

C’est le premier jour où l’on nous a autorisés à pratiquer la « piqure de rappel » contre le Covid-19.

Je n’ai pas hésité un seul moment et je suis allé « me faire piquouser » !

Une fois cette tâche accomplie, de manière tout aussi efficace que les fois précédentes,  même si le « vaccinodrome » avait changé d’adresse, se rapprochant de l’endroit où, en été, se trouve la foule des vacanciers, au Cap d’Agde, nous avions tout le temps souhaité pour profiter des avantages de l’endroit.

Cette fois-ci, alors que la foule des « 200 000 vacanciers » (Wikipedia dixit !) avait, en grande partie, quitté les lieux, nous avons pu profiter vraiment de l’ambiance du port, mise en valeur par la lumière tamisée du début d’automne.

Il nous restait à trouver un endroit pour déjeuner !  Je ne me faisais pas un grand souci pour cet aspect, ayant vu le nombre de restaurants au bord de l’Hérault.

C’était sans compter avec la présence des « Brescoudos » !

« En un peu plus de 30 ans, le Brescoudos est devenu le plus grand rassemblement de bikers du Sud de la France. Tous les ans, des milliers de passionnés de Harley Davidson et autres Goldwing et Trikes se retrouvent au Cap d’Agde, siège du club de motards Les Brescoudos, pour participer à des balades et à des animations durant une semaine.

La Bike Week des Brescoudos est née à la fin des années 80 par une grillade improvisée. Quelques années plus tard, la grillade est toujours là, mais désormais elle se prolonge durant 8 jours. Entre les pauses gourmandes, les motards parcourent les beaux paysages de la région, encadrés par des convois sécurisés, et se retrouvent le soir autour de concerts et d’animations diverses. Le club de moto Les Brescoudos avait accueilli lors de la dernière édition près de 3 000 bikers venus de toute la France. »

Mais,

«…nouveauté cette année, les participants devront avoir le pass sanitaire. » !

Parmi les « points de chute » des Brescoudos, en 2021, on peut mentionner : Puisserguier, La Salvetat-sur-Agout, le Lac de la Raviège, Riols, Vias Plage, Marseillan Plage, Lamalou-les-Bains, Le Poujol-sur-Orb, La Tour-sur-Orb, Bédarieux, Nézignan-l’Evêque, Agde, Le Grau-d’Agde, Colombiers, Narbonne plage, Maraussan, Servian, Narbonne, Sète, Béziers…  Continue reading

Une piqure de rappel ! (I)

Agde, 01/09/2021

 

« Ultima noapte de dragoste, întâia noapte de război. »

C’est le titre d’un roman des années ‘30, l’œuvre de l’écrivain roumain Camil Petrescu, bien connu par tout lycéen en Roumanie, qui l’étudie et l’analyse… à satiété.

En français : « Dernière nuit d’amour, première nuit de guerre * »

C’est la similitude du titre avec l’actualité, qui me vient à l’esprit en ce jour du 1er septembre !

Avec quelques (petites) différences : si nous avons laissé derrière nous la « dernière nuit de l’été », nous ne vivons pas la « première nuit de guerre » ! Puisque, selon le prince qui nous gouverne, nous sommes en guerre depuis, bientôt, une année et demie! 

Mais, comme dans toute guerre qui se respecte, nous devons livrer plusieurs batailles. Pour moi, il s’agit de ma troisième bataille ! Que j’espère gagner, comme les deux batailles précédentes ! 

De quoi s’agit-il ? Simple !

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Rencontre(s) poétique(s) à Evian

Ce texte a été publié dans la revue « 3R – Rădăcini –Racines -Radici » no. 43 – 48, iulie –decembrie 2021 » éditée à Bucarest (Roumanie) par l’Association « Memorie şi speranţă ».

La Bastide Vieille, 19/07/2021

En décembre 2002, j’écrivais dans un texte, intitulé « Rencontre poétique à Evian » :

« Après les quarante cinq minutes de traversée du lac Léman, entre Lausanne et Evian, le voyageur qui souhaite admirer le paysage enchanteur et quelquefois dramatique de la rive opposée, se dirige en général vers un petit parc qui cache à l’ombre d’un gigantesque pin, le vieux port.

A sa grande surprise, il découvre, au milieu d’une pelouse entretenue, en égale mesure, par l’art des jardiniers et par les pluies répétées avec l’exactitude de l’horloge de la mairie, un monument étrange.  Entre deux colonnes antiques, le buste d’un personnage, portant lavallière et moustache “à la Napoléon III”, surplombé d’un lion portant un blason, semble flotter au-dessus d’une galère en plein élan.

Monument de Grégoire Brancovan sur les bords du Lac Léman, à Evian

C’est le monument de “Grégoire Bassaraba Brancovan”, le président et fondateur de la Société nautique d’Evian, en 1888.

Peux nombreux sont ceux qui savent qu’il s’agit du père d’Anne de Noailles, née Anne Elisabeth de Brancovan. Tout aussi peu nombreux sont ceux qui savent qu’Anne de Noailles a passé une grande partie de son enfance à Evian et que sa dernière volonté était que son cœur repose pour l’éternité au bord du lac Léman.

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Incontri con Donna Franca (III)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

Entre-temps, une autre rencontre avec Donna Franca Florio a eu lieu à Rome !

En mai 2017, j’étais, une fois de plus, de passage à Rome pour quelques jours.

En regardant la liste des expositions en cours, j’ai découvert qu’une rétrospective Boldini était présentée au « Complesso del Vittoriano » entre le 4 mars et le 16 juillet. Ça tombait bien !

Mais, en même temps, entre le 5 mai et le 27 août, on annonçait une exposition Botero. Toujours au « Complesso del Vittoriano » et encore dans « L’Aile Brasini » !

« Connu sous le nom de “Altare della Patria”, l’ensemble monumental du Vittoriano – ou même simplement “Il Vittoriano” -, qui veut célébrer et se souvenir de Vittorio Emanuele II de Savoie, le premier roi d’Italie, est l’un des monuments symboliques de la Ville Eternelle et du Pays, lieu emblématique et institutionnel d’une grande centralité, destination de millions de visiteurs chaque année.

Construit entre 1885 et 1911, il représente l’unité du pays et “l’amour du pays”, puisqu’en novembre 1923 le corps du soldat inconnu a été enterré au cœur du Vittoriano…

L’Aile Brasini du Complexe Monumental Vittoriano – accessible depuis la Via San Pietro en prison, du côté des Forums Impériaux – accueille, en plus de l’Institut et du Musée du Risorgimento, des salles d’exposition utilisées pour accueillir des expositions temporaires consacrées aux grands maîtres de l’art et aux questions d’intérêt historique, sociologique et culturel. La variété de la programmation, la qualité et le nombre d’événements proposés contribuent à faire du Vittoriano l’une des salles d’expositions les plus animées de la capitale.

Avec ses 700 mètres carrés d’extension, …c’est l’espace d’exposition le plus grand et le plus prestigieux de l’Ala Brasini. Depuis son ouverture, l’espace a traditionnellement accueilli de grandes expositions d’art. Situé au premier étage du monument, il est accessible par un imposant escalier.

L’élégant escalier qui conduit le visiteur au Hall peut servir d’espace d’introduction à l’exposition et est visible depuis l’entrée du monument. »

A l’entrée du Vittoriano, j’étais comme l’âne de Buridan, ne sachant par où commencer d’abord ! Continue reading

Incontri con Donna Franca (II)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

Rappelons d’abord qui était Giovanni Boldini !

Tout ça, parce que, si les peintures représentant des personnages marquants de la vie sociale, culturelle, voire politique, de la deuxième moitié du XIXe siècle ou de la première moitié du XXe siècle sont vues et présentées très souvent par les médias de notre temps, les noms de leurs auteurs sont régulièrement passés sous silence et donc peu connus du grand public.

C’est le cas d’un Antonio de La Gandara, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla y Bastida, voir d’un Anders Leonard Zorn, Peder Severin Krøyer, Philip de László, Leo Belmonte ou Aladár Körösfői-Kriesch et de tant d’autres artistes de cette époque. Et pourtant, le plus souvent ces artistes ont fait leurs études, ont gagné des prix prestigieux ou développé leur activité artistique en France ! Il faut croire que le dernier venu sur la place artistique de Paris a plus d’importance que les « valeurs confirmées » du passé ! Sic transit gloria mundi !

Mais, revenons à Boldini** !

« Giovanni Boldini, né le 31 décembre 1842 à Ferrare en Italie, et mort le 11 janvier 1931 à Paris, est un peintre et illustrateur italien.
À l’instar de John Singer Sargent, Giovanni Boldini est un portraitiste de réputation internationale, travaillant principalement à Paris et à Londres. Au début du XXe siècle, il est l’un des portraitistes les plus en vue à Paris…
… En 1900, il travaille à Palerme au Portrait de Franca Florio, qui « scandalise le mari du modèle qui impose des corrections moralisatrices draconiennes. »

Mais, comme l’on chante dans la tirade du roi Ménélas dans « La Belle Hélène »… « N’anticipons pas ! ». Continue reading

Incontri con Donna Franca (I)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

 

« On appelle saga un récit en prose (…)
rapportant la vie et les faits et gestes
d’un personnage, digne de mémoire
pour diverses raisons, depuis sa naissance
jusqu’à sa mort, en n’omettant ni
ses  ancêtres ni ses descendants s’ils
ont quelque importance. »

Régis Boyer « L’Islande médiévale » 

 

Décidemment, cette année, les « romans-saga » ont le vent en poupe !

Pas moins de quatre œuvres littéraires de ce genre sont apparues ces dernières semaines dans les vitrines des librairies.  A chaque fois, ces romans-fleuves totalisent des milliers de pages et plusieurs volumes.

Un seul, parmi ces romans, n’affiche qu’un seul volume et à peine 500 pages. Pour l’instant ! Car un deuxième volume, non encore traduit en français, vient de sortir en Italie.

De quoi s’agit-il ?

Le volume, qui s’intitule « Les lions de Sicile », est signé par Stefania Auci et porte en haut de la couverture la mention « La Saga des Florio ». Et la bande publicitaire ajoutée au volume précise: « Le livre phénomène en Italie ».

Probablement que cette couverture n’aurait pas attiré mon attention, dans la vitrine de la « librairie-phare » de Béziers, si elle ne présentait pas un visage qui m’est familier. Et qui me poursuit depuis six ans. Une vraie saga !

Il s’agit de Donna Franca Florio, telle qu’elle apparaît dans un fameux portrait peint par Giovanni Boldini, au début du XX-ème siècle.  Continue reading