Il mio primo giorno a Roma… (I)

Rome, 07/06/2022 

2 ans, 4 mois et 7 jours !

Voici le laps de temps depuis mon dernier passage à Rome !

Comment pouvais-je imaginer, à la fin du mois de janvier 2020, qu’un si long « arrêt » s’écoulerait entre ces deux visites ? 

Surtout que je sortais d’une année si brillante, pendant laquelle j’avais voyagé autour du monde, parcourant 4 continents et quelques 10 pays. 

C’est vrai que je n’ai pas été le seul au monde à être surpris par la pandémie déclenchée sur un obscur marché de Chine ! Mais, le savoir ne me console pas.

Enfin, voici le moment venu de reprendre quelques bonnes habitudes de voyage. Pour un premier essai, seulement en Europe. Nous verrons par la suite ! 

Bien sûr, l’étape « Rome » était un « must ». Non seulement parce qu’en 2020 ce fût mon dernier jour de voyage avant « une si longue absence », mais aussi pour « exorciser » un événement (prémonitoire ?) arrivé ce jour-là : le vol de mon portefeuille dans le métro de Rome !

On ne peut pas rester sur une défaite, même si cette « mésaventure » s’est (plutôt !) bien terminée. Mais, « du passé faisons table rase », comme dit une bien connue chanson révolutionnaire.  Continue reading

Connaissez-vous Boby ?

Feuilles de journal

Boulogne, le 28/04/2022

 

CONNAISSEZ-VOUS BOBY?

Le 18/04/2022

Le 16 avril 1922, naissait Boby Lapointe…

En 1984, quand j’ai demandé à l’Office de tourisme de Pézenas où se trouvait la tombe de Boby, on m’a répondu : “Boby… qui ?”

Aujourd’hui, Boby fait de l’ombre à un certain Molière, dans la bonne ville de Pézenas !

Il faut 100 ans pour être reconnu !

Depuis quelques années, quand je passe par Pézenas (à mi-chemin entre Capestang et Clermont – l’Hérault), je m’amuse à prendre la liste des chansons de Boby et (re) vérifier si je n’ai pas oublié certaines de ses œuvres. Je suis très fier : je peux réciter/fredonner au moins quelques vers de la moitié de ses titres ! Quand ce n’est pas le texte (presque) intégral comme pour “Ta Katie t’a quitté”, “Aragon et Castille” ou “La Maman des poissons”…

Je compte entretenir ce niveau… si le docteur Alzheimer me le permet !

On parle d’un chanteur…

Dont l’esprit flotte dans l’Hérault à flanc de colline nous dit le Figaro, dans un coin de garrigue au bout d’un chemin balisé de poissons en bois peint, là nous attend un camp de hippie, il en est encore, avec yourte et caravane, on y médite mais on y chante aussi, et c’est dans ce sanctuaire qu’aujourd’hui lundi de Pâques se donnera “un concert mémorable, où tout le monde est le bienvenu” nous dit Ticha Lapointe qui a inventé ce lieu et l’a baptisé Poisson Fa, du nom d’une chanson de son père, car à 74 ans Ticha se définit toujours comme la fille de Boby Lapointe, mais nous sommes nombreux, musiciens ou mélomanes enfants à être la progéniture de Bobby qu’on célèbre ce jour dans la colline et qui samedi aurait eu 100 ans… Et pour ceux qui ignorent le doux barbu auteur d’“Avanie et Framboises”, le Figaro retrace dans une belle page la carrière d’un homme qui fut de son vivant mathématicien, vendeur de culottes, réparateur d’antennes de télévision et scaphandrier à la Ciotat, et puis chanteur rive gauche de fantaisie échevelée, de calembours et d’allusions coquines “La joie de ton chat se lit dans tes prunelles je sais bien qu’il n’est pas repu d’si peu”, et cette chanson “embrouille minet” ne passait pas à la radio avant minuit. Lapointe fut aimé de Joe Dassin, de Bourvil, de Brassens, mais bien qu’aimé, il ne fut pas célèbre ni populaire, en avance sur son temps et puis mourut à 50 ans en 1972…

https://www.dailymotion.com/video/x8qina

Mais post-mortem, le marginal a conquis la gloire, et autour de ses chansons difficiles à chanter sans prompteur tant la langue frétille et difficiles à jouer tant la rythmique est illogique, un culte est né et encore plus beau, depuis quatre jours Midi Libre en témoigne, sa ville natale, Pézenas, qui ne l’appréciait guère Bobby et préférait Molière pour sa réputation , a compris qu’elle tenait avec lui ce que Narbonne possède avec Charles Trenet et Sète avec Brassens….

Et l’on a fêté le Machou, ce fêtard en occitan, en portant la marinière qu’il affectionnait, en défilant dans la rue, en inaugurant sa statue en alu, et en célébrant sa maison de naissance sa tombe où est écrit en guise d’épitaphe “pon pon pon pon”…

Pardon! J’avais oublié… l’essentiel ! Continue reading

A Boulogne, en goguette…

Boulogne, le 10/04/2022

Ça va faire bientôt 55 ans que j’habite à Boulogne !

Pendant tout ce (long) laps de temps, j’ai  suivi de près l’évolution de mon quartier.

J’ai vu des pans entiers de la carte de la ville changer et s’améliorer, j’ai constaté la modification sa structure démographique, l’évolution du niveau économique de sa population et, surtout, de son profil architectural.

Les grands projets d’urbanisme, où l’on peut suivre les « modes » de notre temps et reconnaître les « tendances » péchées sous d’autres cieux, ont fait l’objet d’innombrables articles, reportages, visites guidées… pendant toute cette période.

Ce serait amusant de se donner la peine de feuilleter les revues locales pour mettre en évidence les textes tonitruants qui encensaient tous ces projets « uniques et irremplaçables » qui auraient dû voir le jour, année après année. Pour analyser, ensuite, ce qu’ils sont devenus, une fois réalisés ou… restés en projet !     

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Un autre message de Hürrem (II)

La Bastide Vieille, le 16/03/2022

Çelik : Tes yeux (1994)
En souvenir de « ma Hürrem »

Il y a trois mois, j’ai découvert, dans le numéro daté Novembre/Décembre 2021 de la revue AramcoWorld, un article fort intéressant.

Je reçois (gratuitement !) la revue AramcoWorld depuis plus de quatre décennies.  Cette revue, émanation du groupe pétrolier Aramco, en Arabie Saoudite, fait connaître le monde islamique par sa présence d’hier et d’aujourd’hui… aux « quatre coins du monde ».

Ayant découvert l’existence de cette revue, qui jouit d’une excellente présentation, dans la salle d’attente de l’un de mes clients libanais, j’ai envoyé une lettre à la rédaction, à la fin des années ’70, mettant en avant mon intérêt pour le Moyen Orient et demandant à recevoir un exemplaire. Depuis, je reçois avec régularité la revue, six fois par an.

L’article mentionné parlait d’un endroit avec une histoire pluri centenaire, qui se trouve dans la Vieille vile de Jérusalem.

Plutôt que de réécrire le texte, avec les approximations de la transcription, j’ai choisi de reproduire des extraits de l’article, signé par Matthieu Teller et accompagnés des photographies prises par Mostafa Alkharouf.  Continue reading

Un autre message de Hürrem (I)

La Bastide Vieille, le 16/03/2022

Il y a un personnage historique féminin que j’apprécie particulièrement. Je pourrais même dire que j’en suis amoureux ! Alors que je ne l’ai jamais rencontré. Et pour cause ! Elle a vécue cinq siècles avant moi !

Je veux parler de la belle rousse Hürrem.

Cela ne vous dit rien ?

…ça ne m’étonne pas : c’est le nom que lui a donné son époux, le Pādichāh, calife et sultan, « Sultan Suleyman Han, Souverain de la Sublime Maison d’OsmanSultan us-Selatin (Sultan des Sultans), Hakan (Khan des Khans), Commandeur des fidèles et Successeur du Prophète du seigneur de l’UniversGardien des Villes Saintes de La Mecque, Médine et Kouds (Jérusalem), Kayser-i Rum ( César de Rome), Padishah des Trois Villes d’Istanbul ( Constantinople), Edirne (Adrianople) et Bursa, et des Villes de Châm (Damas) et du Caire (Egypte) etc., etc. ».

Eh bien, Hürrem signifie, tout simplement, « la Rieuse ».

Voilà comment je me souvenais d’elle, dans un texte (en roumain) écrit il y a une dizaine d’années :

* * *

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Le tour du monde… en quatre jours ! (III)

La Bastide Vieille, le 14/02/2022

Feuilles de journal

 

Pour le déjeuner, vers 1h00, le choix de l’endroit est évident : le voisinage des Halles de Carlier !

Rien de plus simple !

Depuis des années, à chaque passage à Narbonne, je déjeune au restaurant « CO ».

 « On ne change pas une équipe qui gagne ! » 

 « C’est ma règle et j’y tiens ! », comme chantait Brassens.

Mais, en prenant, à peine, le temps de prendre un café. D’autres activités nous attendent ! 

*   *   *

« Arts de l’Islam » : Un passé pour un présent. Continue reading

Le tour du monde… en quatre jours ! (II)

La Bastide Vieille, le 14/02/2022

Feuilles de journal

 

Béziers, le jeudi 10/02/2022

J’ai réussi à ne pas rater mon train ! Après, seulement, 4 heures de sommeil.

Pas grave ! Le quatre heures de voyage entre Paris et Béziers me permettent de bien me reposer et, même, de lire les journaux et revues en retard. A la condition d’avoir l’espace nécessaire pour répandre mes journaux et poser mes pieds sur la banquette d’en face !

Je vous donne un tuyau, fruit d’une longue expérience des trajets en TGV.

Mais, vous me promettez de le garder pour vous. D’accord ? 

Vous demandez la place 126 ou 128, dans les voitures 8 ou 18. C’est le carré au fond de la dernière voiture, qui est « réservé » pour les employés de la SNCF. Bien sûr, ils ne le reconnaitront jamais ! Mais, une longue pratique démontre que les cheminots viennent s’installer TOUJOURS dans ce carré. Et, même, avec la réservation automatique des sièges, la machine a été « dressée » pour respecter cette règle non-écrite… à condition que le train ne soit pas complet. 

Le plus difficile est de l’obtenir !

Avec la machine, on ne peut pas le demander et l’employée du service des réservations téléphoniques affirme, très souvent, qu’elle « ne sait pas faire ». Il y a une astuce, même dans ce cas. Mais, celle-ci… je la garde pour moi ! Continue reading

Le tour du monde… en quatre jours ! (I)

La Bastide Vieille, le 14/02/2022

Feuilles de journal

 

« Le tour du monde en 80 jours».

C’est le titre d’un bien connu livre de Jules Verne, publié en 1872.

« Le roman raconte la course autour du monde d’un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d’y parvenir en quatre-vingts jours. »

Dans 10 mois, le 22 décembre exactement, nous allons fêter 150 ans depuis la sortie de ce livre, que chacun a lu, dans sa jeunesse. Sans parler des films et séries télévisés, des comédies musicales ou des bandes dessinées, que nous avons visionnés… à tout âge ! 

Mais, un siècle et demi plus tard, au vue des développements technologiques réalisés depuis, faire « Le tour du monde en 80 jours» n’est plus un exploit. Aujourd’hui, un cosmonaute accomplit une révolution autour de notre planète en, seulement, quelques dizaines de minutes. Vous me répondrez, peut-être, qu’un si court laps de temps, vous permet… de ne rien voir ou visiter. Mais, Phileas Fogg a-t-il eu le temps (et le désir ?) de faire du tourisme ? Certainement, pas ! 

Alors, soutenir que l’on a fait « Le tour du monde… en quatre jours ! », en ayant parcouru quelques centaines de kilomètres seulement, n’est pas une affirmation gratuite !

En voici la preuve : 

Paris, le mercredi, le 9/02/2022 

C’est la veille de mon départ pour le Languedoc.

Depuis deux semaines, je ne suis pas sorti de ma maison à Boulogne-Billancourt. Le mauvais temps, des formalités à accomplir, des petites tâches en retard à rattraper, m’ont fait rester dans ma ville, sans m’en éloigner… d’un pas !

Mais, aujourd’hui, le beau temps, les premiers signes du printemps qui approche, le sentiment qu’en quittant la « grande ville » je rate quelque chose que je ne retrouverai guère dans ma « verte campagne »… me poussent  à sortir de ma coquille.

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S.P.A.D.E.M.? Quèsaco*?

La Bastide Vieille, 15/01/2022

 

C’était un soir de novembre de l’année dernière. Plus précisément, un mercredi ! « Ça a une certaine importance ! », comme chantait Serge Reggiani.

Parce que, dans notre ville, c’est le mercredi soir que l’on doit déposer « les encombrants » sur les trottoirs, en vue du ramassage effectué par la Municipalité pour débarrasser les objets dont on ne sait que faire.

Les trottoirs étaient encombrés de vieilles cuisinières, de canapés défoncés, d’armoires à glaces… sans glaces, de piles de classeurs élimés ou de chaises bancales. Un capharnaüm sans nom !

Parmi toutes ses horreurs, un tableau de fleurs a attiré mon attention. Dans la pénombre des réverbères borgnes, il était difficile de juger de la qualité de la peinture. Et, de toute façon, que peut-on attendre d’un tableau jeté aux ordures ?

J’ai failli suivre ma route. D’autant plus qu’il était 23h, je sortais, un peu éméché, d’un restaurant et qu’il faisait un froid de gueux ! Continue reading

De la démocratie en Amérique… (II)

La Bastide Vieille, le 20/01/2022

Rappelons, tout d’abord, qui était Andrew Jackson.

« Andrew Jackson, né le 15 mars 1767 près de Waxhaw (Caroline du Nord) et mort le 8 juin 1845 à Nashville (Tennessee), est un homme d’État américain, septième président des États-Unis de 1829 à 1837.

Gouverneur militaire de la Floride en 1821, après avoir été commandant des forces américaines durant la bataille de La Nouvelle-Orléans en 1815, il est à la base de l’ère démocratique « jacksonienne ». Il a été une figure importante qui domina la politique américaine dans les décennies de 1820 et de 1830.

 Ses ambitions politiques combinées à une participation politique plus grande de la population amenèrent la création des partis politiques tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Son héritage est vu de manière plus contrastée aujourd’hui, comme un protecteur de la démocratie populaire et de la liberté individuelle mais décrié par certains pour son soutien à la déportation des Amérindiens à l’ouest du Mississippi et à l’esclavage.

Renommé pour être impénétrable et dur, il était surnommé Old Hickory (faisant référence à la dureté du bois de noyer).

Basant sa carrière dans le Tennessee naissant, Jackson a été le premier président à être associé à la « frontière américaine ». Son portrait apparaît actuellement sur les billets de vingt dollars. »

Quant j’ai découvert que « l’Hermitage », la retraite et la dernière demeure d’un président des Etats-Unis du XIXe siècle, se trouve à quelques pas (à l’échelle américaine !) de mon hôtel,  j’ai tenu à aller visiter l’endroit.

Dans les années ’90, l’organisation du congrès prévoyait une journée de « socialisation » : un tour organisé dans la ville, avec les participants désireux de connaître une capitale d’Etat.

Par la suite, devant le peu d’enthousiasme des « spécialistes des explosifs » pour ce genre d’activité, la « pause » a été supprimée ! «Efficiency first! »  Continue reading