« Murales », « fresques »… l’aventure continue ! (IV)

Boulogne, le 20/04/2024

 

Cette lettre mérite quelques clarifications !

Tout d’abord : « Pendant l’entracte vous m’avez beaucoup impressionné avec votre connaissance sur l’architecture de l’Opéra. »

Je dois préciser que la vie, les goûts, les initiatives culturelles du roi Gustav III m’ont passionné depuis les années ’70, au moment de ma première visite en Suède. 

Il faut dire que non seulement sa personnalité, par ses goûts et son éducation, est très proche de la culture française, mais aussi que la Suède, qui n’a pas souffert des destructions violentes de la Révolution française, garde encore aujourd’hui des témoignages vivants de cette époque.

Ainsi, j’ai eu l’occasion d’écrire des textes en rapport avec cette époque brillante de l’histoire suédoise.

Mon texte le plus proche de « l’architecture de l’Opéra » de Stockholm a été publié en 2006 et l’on peut le retrouver sur mon site à l’adresse :

Mona Lisa din Stockholm | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net) en roumain et sans illustrations !

« Nobody is perfect ! » Comme chante Renaud « …il faut aimer la vie
L’aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui
Les rires des enfants
Et les Mistral Gagnants
 »… tout comme les illustrations des textes d’il y a 20 ans !

Néanmoins, pour faciliter l’accès au texte mentionné à ceux qui ne maîtrisent pas (encore !) la langue roumaine, j’ai décidé de… faire un effort !

J’ai fait traduire par l’IA en français l’extrait du texte qui concerne le sujet d’aujourd’hui. Continue reading

Le retour de « Genji » (III)

Boulogne, le 24/12/2023

 

Dans tout le fatras abandonné par Sorin Popa, j’ai trouvé aussi quelques estampes japonaises.

Après les avoir gardées dans leurs rouleaux en cuir plus de 20 ans, j’ai décidé de les exposer sur les murs du grenier dans notre maison du Languedoc.

Les estampes japonaises à la Bastide Vieille

Mais, depuis que je les vois et revois aux murs, -plus de 20 ans ! – je me pose les mêmes questions :

  • qui est leur auteur ?
  • de quelle époque datent-t-elles ?
  • quelle est leur valeur marchande (s’il y en a une !) ? 

« Lourde tâche ! », comme disait… qui vous savez !

Il faut trouver un spécialiste de l’art japonais compètent et (surtout !) honnête ! L’énorme majorité des soi-disant « spécialistes », quand ils ne donnent des avis « au doigt mouillé », essayent systématiquement de sous-évaluer votre bien dans l’espoir de vous l’acheter pour « trois sous et demi » afin de le revendre avec un énorme bénéfice.

D’ailleurs, la première question qu’il vous posent, avant même de regarder l’objet en question, est « voulez-vous le vendre ? » Continue reading

Le retour de « Genji » (II)

Boulogne, le 24/12/2023

 

Je dois avouer que, ayant entendu parler (par écrit et en conférence) de cette œuvre, je rêvais de juger par moi-même de son impact. Même si l’on peut feuilleter des livres ou visionner des films documentaires, on ne peut pas se faire une opinion personnelle sans l’avoir vue personnellement.

Comme disait l’un de mes collègues de l’Ecole des Mines, en paraphrasant les vers de Joseph Marie Soulary, dit Joséphin Soulary, (né le 23 février 1815 à Lyon et mort le 28 mars 1891 dans la même ville). : « Toute chose que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve ! »

Ou ce que Jacques Higelin affirme dans une de ses chansons : « Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un leurre ! ».

Et, voilà que j’apprends que le Musée Guimet annonce :

« A la cour du Prince Genji » – 1000 ans d’imaginaire japonais
Exposition du 22 novembre 2023 au 25 mars 2024 

Et, en marge : Hommage à Maître Itaro Yamaguchi

A la première occasion, j’ai couru voir l’exposition avec les images dont je rêvais depuis si longtemps ! Continue reading

Le retour de « Genji » (I)

Boulogne, le 24/12/2023

J’ai découvert l’existence de « Genji Monogatari » il y a quelques six décennies.

En 1969, alors que j’étais en dernière année à l’École des Mines, mes collègues ont décidé que nous devrions aller, en « voyage de promotion », au Japon.

C’était l’époque où le Japon était très à la mode. Le pays du Soleil-Levant était perçu comme « l’avenir de l’humanité », surtout à cause des progrès technologiques qu’il engendrait jour après jour.

En ce temps-là, on découvrait, à chaque moment, un nouveau produit électronique mis sur le marché par le Japon à un prix inégalable et en quantité presque illimitée : des postes de télé, des transistors, des magnétophones, des radios portables etc.

D’ailleurs, même dans un pays communiste, comme la Roumanie, cette fascination se faisait sentir. Je me souviens de notre prof d’électronique à l’École Polytechnique de Bucarest, qui avait eu la chance de suivre un stage au Japon, et qui n’arrêtait pas de nous chanter les louanges du système japonais, même si, à l’époque, dans ces contrées, il valait mieux encenser un pays socialiste. Continue reading

Soirées (II) de « Monsieur-le-Prince »…

En sortant de chez « Polidor », nous avons suivi la rue Monsieur-le Prince, en direction du Bd. Saint-Germain, vers la station de métro Odéon. 

Je dois avouer que, tout au long de cette rue, presque chaque maison me rappelle un souvenir… récent ou lointain !

Je revois avec beaucoup de nostalgie la devanture du restaurant « Au Père Louis » où nous avons fêté plusieurs évènements agréables.

Tout comme le portail sculpté, en bois, du no. 14, là où a habité le compositeur Camille Saint-Saëns, que je revois régulièrement sur le mur de Béziers qui rappelle le spectacle avec son Opera « Déjanire », présenté en 1898 à l’occasion de l’inauguration des Arènes.

Plus loin, au numéro 8, une plaque apposée sur le mur marque l’endroit où a habité : Continue reading

Soirées (I) de « Monsieur-le-Prince »…

Paris, le 5 décembre 2023

 

Yves Duteil – Soirées de Prince                                                                

J’ai donné des soirées à étonner les princes
Dans cette chambre usée par trois siècles d’amour
J’ai dans l’oreille encore le vieux parquet qui grince
Et nos chansons d’ivrognes à la pointe du jour…
 

En seulement dix jours, je suis retourné trois fois en soirée dans la rue « Monsieur-le-Prince » !

Pourquoi ça ? Simple !

Mon fils est un « accro » des enregistrements des émissions de radio ou de télévision. Cette activité lui permet de connaître « de visu » les vedettes de la vie culturelle ou politique parisienne, de se tenir au courant des dernières nouvelles de ce monde qu’il est impossible de fréquenter par le « vulgum pecus » et d’apprendre des choses… que l’on a ratées pendant les années de scolarité.  Mais, si cette présence, qui s’accompagne aussi de quelques contraintes, n’est pas rémunérée, elle permet, quand-même, de bénéficier d’invitations gratuites à des spectacles parisiens. Continue reading

Jean Moulin, l’artiste méconnu

Ce texte a été publié dans la revue « Planet Paris Montmartre » du 4e trimestre 2023.

 

Béziers, 20/08/2023

L’année 2023 est un moment clé pour le souvenir de la Résistance française pendant la Deuxième Guerre Mondiale : quatre-vingts ans sont passés depuis la création du Conseil national de la Résistance le 27 mai 1943.

C’est à ce moment-là que se révèle la personnalité historique de Jean Moulin, le chef du CNR, qui réunit les dirigeants de tous les groupes de la Résistance française. Tout le monde connaît son action et son sacrifice, dans les semaines qui ont suivi.

Mais, moins nombreux sont ceux qui connaissent les dons et l’activité artistique de Jean Moulin, ainsi que le lien de celle-ci avec son action dans la Résistance.

Né à Béziers, en 1899, Jean Moulin a montré, dès l’âge de cinq ou six ans, un réel don pour le dessin. Ce qui ne fait pas le bonheur de son père, qui craignait que ce don ne compromette les études de l’enfant. Mais, le petit Jean s’entête et, bientôt, il est capable de faire les caricatures de ses professeurs. Continue reading

De Dortous à Cantemir… (II)

…ou « Golpe a golpe, verso a verso! »

 

La Bastide Vieille, mars 2023 

Texte publié dans la revue « 3R – Rădăcini/Racines/Radici » numéros 61 – 66, janvier – juin 2023, édité par l’Association « Memorie și speranță » à Bucarest (Roumanie).

Une image intéressante, sinon authentique, de l’atmosphère qui régnait dans le salon littéraire tenu par Mme Geoffrin, est reproduite par le tableau “Lecture de la tragédie de Voltaire “L’Orphelin de la Chine”, dans le salon de Mme Geoffrin en 1755″, signé par Anicet Charles Gabriel Lemonnier et que l’on retrouve aujourd’hui au château de Malmaison.

Le célèbre tableau représentant le salon tenu par Mme Geoffrin (Dortous de Mairan, troisième à partir de la droite, au deuxième rang, avec le vêtement marron)

Ce tableau, commandé en 1814 par Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon Ier, est essentiellement une anthologie des philosophes, artistes et savants qui vécurent dans ce “siècle des lumières”. 

En fait, cette composition est un “montage”, car les personnages présentés avaient peu de chances de se rencontrer en ce lieu et à ce moment-là dans le salon de l’hôtel particulier de la rue Saint Honoré à Paris, où Mme Geoffrin recevait chaque semaine.   Continue reading