O nouă verigă pe « Drumul romanităţii »

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme », no. 107 – 108, decembrie 2021, editată de « Asociaţia Italienilor din România, în versiune bilingvă, română/italiană.

„Expresia  Galia Narboneză (Gallia narbonensis în latină) desemnează, pentru anumiți istorici ai secolului al XIX-lea, o provincie romană astfel numită din 118 î.Hr. după întemeierea coloniei romane Narbo Martius, oraşul Narbonne de azi.”

De fapt, provincia a primit succesiv numele de: 

-„Galia transalpină” după cucerirea ei de către Roma,

-„Galia romană” după cucerirea restului Galiei de către Iulius Cezar, pentru a o deosebi de Galia păduroasă (dar expresia „Galia transalpină” a continuat să fie folosită),

-„Narboneza” după reorganizarea galilor de către împăratul Augustus, în același timp cu provinciile Galia Belgia, Galia Lyoneză și Aquitania. În urma reorganizării Imperiului de către Dioclețian (în jurul anului 300), a fost creată provincia „Narboneza”, iar mai apoi, provinciile „Narboneza” și „Vieneza”.

Putem afirma, fără să greşim, că „firul conducător” sau „coloana vertebrală” a acestei regiuni era „Via Domitia” (Calea Domiţiană), construită începând cu anul 118 î. Hr. pentru a lega Italia de Peninsula Iberică traversând „Gallia narbonensis”. Continue reading

Rencontre(s) poétique(s) à Evian

Ce texte a été publié dans la revue « 3R – Rădăcini –Racines -Radici » no. 43 – 48, iulie –decembrie 2021 » éditée à Bucarest (Roumanie) par l’Association « Memorie şi speranţă ».

La Bastide Vieille, 19/07/2021

En décembre 2002, j’écrivais dans un texte, intitulé « Rencontre poétique à Evian » :

« Après les quarante cinq minutes de traversée du lac Léman, entre Lausanne et Evian, le voyageur qui souhaite admirer le paysage enchanteur et quelquefois dramatique de la rive opposée, se dirige en général vers un petit parc qui cache à l’ombre d’un gigantesque pin, le vieux port.

A sa grande surprise, il découvre, au milieu d’une pelouse entretenue, en égale mesure, par l’art des jardiniers et par les pluies répétées avec l’exactitude de l’horloge de la mairie, un monument étrange.  Entre deux colonnes antiques, le buste d’un personnage, portant lavallière et moustache “à la Napoléon III”, surplombé d’un lion portant un blason, semble flotter au-dessus d’une galère en plein élan.

Monument de Grégoire Brancovan sur les bords du Lac Léman, à Evian

C’est le monument de “Grégoire Bassaraba Brancovan”, le président et fondateur de la Société nautique d’Evian, en 1888.

Peux nombreux sont ceux qui savent qu’il s’agit du père d’Anne de Noailles, née Anne Elisabeth de Brancovan. Tout aussi peu nombreux sont ceux qui savent qu’Anne de Noailles a passé une grande partie de son enfance à Evian et que sa dernière volonté était que son cœur repose pour l’éternité au bord du lac Léman.

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Il y a « mouton » et « mouton »…

La Bastide Vieille, 15/06/2021

Quand j’ai appris que les moutons de Lalanne seront installés dans les jardins de Versailles, je me suis dit : « Pourquoi pas chez nous ? ».

D’autant plus que, il y a quelques années, j’avais trouvé, chez un antiquaire de Pézenas, un superbe mouton… rouge. Je voulais l’acheter pour l’installer au fond de notre jardin. Je trouvais qu’une tâche rouge, au milieu du vert (avec toutes les nuances !) du jardin, serait du plus bel effet !

Levée de bouclier  ! « Comment ? Mauvais goût ! Kitch ! … etc., etc. »

J’ai dû abandonner mon projet. A contrecœur !

Mais, en revenant de voyage, quelques semaines plus tard, j’ai trouvé, au fond du jardin, une énorme bassine en étain, qui traînait dans des hangars depuis un siècle, … peinte en rouge !

J’ai félicité ceux ( ?) qui ont pris cette initiative ! Continue reading

« L’heure bleue » la Skagen

La Bastide Vieille, 25/03/2021

In octombrie 2001, am plecat pentru câteva zile în Danemarca.

Cunoşteam această ţară de mai bine de un sfert de secol: am lucrat câţiva ani cu diferite industrii din « regatul lui Hamlet ».

Insă, de această dată, scopul voiajului era diferit : mă duceam să-l întâlnesc pe editorul revistei la care colaboram de numai un an.

Dan Romaşcanu, editorul revistei « Dorul », care a existat aproape două decenii, a avut încredere în mine şi mi-a încredinţat un spaţiu de publicare lunar, deşi eu nu scrisesem în nicio revistă până atunci.

De altfel, el este cel care a ales numele rubricii sub al cărui titlu scriu şi astăzi, după 20 ani : « Secante româneşti ».

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Laurul magic al lui Virgiliu

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » numărul 99 -100, Octombrie –Decembrie 2020, editată de « RO.AS.IT. – Asociaţia Italienilor din România ».

Urare pentru acest număr – aniversare:

Dafinul (lat. Laurus nobilis), cunoscut și sub numele de laur, este o specie de plante aromatice din familia Lauraceaearbore sau arbust, care ajunge până la 10–18 m înălțime, originar din zona Mediteranei.

Frunzele de dafin sunt folosite pentru aroma lor la prepararea mâncărurilor. De asemenea, au fost folosite în Grecia antică pentru cununile de lauri, de unde și expresia “a se culca pe lauri”. O asemenea cunună de laur era oferită ca premiu la Jocurile pitice. În plus, tot de la laur derivă și cuvântul  bacalaureat (bacă de laur) și cel de laureat ( încununat cu lauri) ; există un premiu cinematografic « Premiul Laurul de aur ».

Aceasta este definiţia plantei aromatice, reputată în lumea Mediteranei, pe care o găsim prin dicţionare. Insă, deşi există acolo şi un paragraf “Utilizări şi simbolism”, nu ni se spune nimic despre legătura ei cu poetul antic Virgiliu!

Insă, vizitatorul iscoditor al oraşului Napoli poate afla aici multe alte detalii despre acest subiect.

Colombariul roman de la Via Percolana, care se află chiar alături de cripta napolitană, a fost din totdeauna asimilată cu mormântul lui Virgiliu. Cei mai faimoşi poeţi din toate vremurile veneau aici ca să se reculeagă. Staţiu, care era el însuşi napolitan, povesteşte că mărmântul poetului era un loc sfânt. Tocmai de aceea, se ducea şi el acolo în pelerinaj. 

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Cornici in asta* (II)

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 14/11/2020

 

En vérité, si je suis si dubitatif en ce qui concerne la vraie valeur des cadres proposés à la vente dans la séance du 17 juin, à Florence, c’est aussi parce que… j’ai été fort mal habitué par le passé. 

Dans les années ’80 –’90, ma belle-mère, Colette, avait trouvé un tuyau fantastique.

Elle était née à Bédarieux, petite ville dans l’arrière pays du Languedoc,  département de l’Hérault. En y allant souvent, elle avait découvert une « Salle de ventes aux enchères » fort intéressante. 

Une dame « commissaire-priseur » très dynamique, s’était installée dans cette ville, « hors des chemins battus » par les antiquaires européens, et proposait à la vente toutes sortes d’objets, souvent en provenance des propriétés et châteaux de la région. Continue reading

Cornici in asta* (I)

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 14/11/2020

 

Je viens de recevoir le no. 472 du mois d’août de la revue « ANTIQUARIATO ».

Comme d’habitude, il contient bons nombres d’articles très intéressants. Mais, l’un d’entre eux a attiré particulièrement mon attention.

Il s’agit d’une vente aux enchères qui a eu lieu à Florence le 17 juin 2020.

Ont été proposés à la vente, à cette occasion, 183 cadres pour tableaux, datés entre le XVe et le XIXe siècle.

Très intéressant !  Continue reading

Je ne verrai pas de sitôt « La Cantatrice chauve » ! (II)

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », « Rădăcini / Racines / Radici », no. 25 – 30, datée janvier – juin 2020, éditée par l’Association « Memorie şi Speranţă » de Bucarest (Roumanie).

Feuilles de journal
Boulogne, le 11/05/2020

 

Une fois arrivé en France, j’ai couru, dés que mes moyens me l’ont permis, rue de la Huchette, pour voir les pièces de Ionesco. Ce genre de théâtre DOIT être vu sur scène ! On ne peut pas imaginer son impact en lisant le texte ! 

Par la suite, il y a eu une grande pause dans mes contacts ionesciens ! 

Mais, vers 1975, j’ai participé, sur le parvis de la « Place du Trocadéro », qui allait dix ans plus tard être renommé «  Parvis des Droits de l’Homme », à la manifestation de soutien pour Ben Corlaciu, un réfugié politique roumain.

Celui-ci avait déserté le « paradis communiste » et les autorités roumaines ont gardé en otage sa femme et son enfant, sous prétexte qu’il avait touché de l’argent pour une traduction qui, maintenant qu’il était resté à l’Ouest, ne pouvait plus être publiée. Et ils exigeaient le remboursement des sommes correspondantes, sachant parfaitement que le pauvre bougre n’avait pas un sou vaillant ! 

Alors, Eugène Ionesco, qui ne pouvait pas voir en peinture les maîtres de Bucarest, a accepté que la somme demandée soit déduite de ses droits d’auteur en Roumanie.

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Je ne verrai pas de sitôt « La Cantatrice chauve » ! (I)

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », « Rădăcini / Racines / Radici », no. 25 – 30, datée janvier – juin 2020, éditée par l’Association « Memorie şi Speranţă » de Bucarest (Roumanie).

 

Feuilles de journal

Boulogne, le 11/05/2020 

 

Le 11 mai 2020 aurait du être un grand jour pour la littérature et le théâtre français ! Et pour la littérature roumaine, aussi ! 

Ce-jour là on aurait dû fêter les 70 ans depuis la première représentation de la « Cantatrice chauve » d’Eugène Ionesco.

En effet, c’est le 11 mai 1950 qu’au Théâtre des Noctambules, aujourd’hui disparu, que Nicolas Bataille a crée la pièce qui bat tous les records de longévité français et, même, mondiaux.

C’est vrai que la « perfide Albion » affirme que le record mondial est détenu par « La Souricière –The Mouse Trap »  d’Agatha Christie ! 

« C’est la pièce qui totalise le plus grand nombre de représentations consécutives au monde depuis sa création dans le West End de Londres en 1952, où elle n’a jamais quitté l’affiche… », dit Wikipedia.

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« Amalfi »… înainte de Război !

Acest text a fost publicat în revista « 3R » no. 25 – 30, datat ianuarie –iunie 2020, editat de asociaţia “Memorie  şi speranţă”  din Bucureşti.

 

Boulogne, 20/05/2020

In anul 2014, scriam într-un text intitulat « Ai alfi? Amalfi! » : 

Era pe la începutul anilor ’60, în casa renumitului actor Jules Cazaban.

In rarele seri când nu juca,  pe la apusul soarelui, Jules se îndrepta spre o vitrină din salon din care scotea niște pahare burtoase de ceramică neagră cu dungi galbene, după care se întorcea către cei prezenți, și mai întotdeauna erau în casă câteva persoane, de cele mai multe ori artiști sau oameni din lumea teatrului, pe care el îi întreba : « Ai alfi ? » Noi, Costin, fiul lui, și cu mine, bine dresați, răspundeam în cor : « Amalfi ! » 

Atunci începea prepararea unei băuturi, compusă dintr-un amestec de țuică și vermut alb, în proporții pe care numai el le știa. Așa că dulceața vermutului ușura tăria în alcool a țuicii și dădea o băutură lesne de consumat, dar cu o aparență înșelătoare, care-ți sucea repede mințile. Și toți cei prezenți o apreciau și repetau : « Ai alfi ? Amalfi ! », de câte ori doreau să mai fie serviți.

In anii următori, după ce Jules ne-a părăsit, Costin a reluat procedeul și formula, rămasă un « sésame » : « Ai alfi ? Amalfi ! »

Mărturisesc că nu mi-am pus niciodată întrebarea dacă « Amalfi » era chiar numele unei băuturi italiene sau numai o invenție a lui Jules, ori un pretext pentru un joc de cuvinte, după cum el avea obiceiul să facă deseori.

AI ALFI ? AMALFI !…CON « IL GRANDE MIMMO »  

 

 *   *   *

 

New York, 10/12/2019 

Probabil că provenienţa denumirii acestei băuturi ar fi rămas pentru mine o întrebare neelucidată, dacă n-aş fi descoperit, la New York, acum câteva zile, o carte.

Este vorba despre: “The Balkan Trilogy”, scrisă de Olivia Manning. 

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