Ce texte a été publié dans la revue « Planet Paris Montmartre » no. 21 du 2e trimestre 2026 au mois d’Avril.
Tous les chemins mènent à Rome !
« Le proverbe « Tous les chemins mènent à Rome ! » signifie que, quel que soit le chemin emprunté, on arrive toujours à destination ou, plus généralement, que plusieurs moyens permettent d’atteindre un même but. Il est relié au réseau routier de l’Antiquité. Sous le règne de l’empereur Auguste, l’empire romain a mis en place le premier grand réseau européen. Les 29 routes qui le composaient partaient toutes du « Milliaire d’or », au centre de Rome, un monument qui indiquait le nom et la distance des principales grandes villes. »
Mais, « Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis ! », affirmait Sertorius dans la tragédie, portant le même titre, de Corneille.Continue reading →
Ce texte est dédié à la mémoire de Chico Novarro qui vient de nous quitter. Ses origines étaient, en partie, moldaves, comme celles de mes parents. J’ai eu la chance de l’admirer, à plusieurs reprises, sur des scènes de Buenos-Aires, dont la « Clasica y Moderna ».
Bernardo Mitnik, connu sous son nom de scène Chico Novarro (Santa Fe, 4 septembre1933)-(Buenos Aires, 18 août2023), était un auteur-compositeur-interprèteargentin. Sa renommée initiale était dans le domaine de la musique pop, quand il a rejoint la distribution du Club del Clan (1962-1964), développant plus tard une carrière réussie en tant que chanteur solo et compositeur. Il a écrit près de six cents chansons, pièces de théâtre et musiques pour des spectacles et des films. Il a également été acteur et a réalisé plusieurs films.
Recital con Chico Novarro 2001
Je viens d’apprendre, un peu par hasard, une mauvaise, une très mauvaise nouvelle : la « Clasica y Moderna » vient de fermer définitivement ses portes !
Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Buenos Aires, je précise que « Clasica y Moderna » était un établissement qui annonçait sa fonction sur sa carte de visite comme : « Libros -Café- Restaurant-Bar-Galeria de Arte ».
Je connais cet endroit depuis une trentaine d’années. Ce qui ne représente même pas le tiers de son existence !
En 1916, ouvrait ses portes, dans l’Avenida Callao 713, la «Libreria Académica », fondée par Poblet hermanos y Cia.
En 1938, Francesco Poblet, un de ses fondateurs, abandonne cet endroit et ouvre, quelques maisons plus loin, au no. 892, son propre local similaire, appelé « Clasica y Moderna ».
Don Francisco était espagnol de Madrid, fils de catalans, et avait épousé Rosa Ferreiro. Ils ont eu deux fils, Natu et Paco, qui ont grandi « dans ce monde merveilleux que propose les livres, et dans la fantaisie et les illusions que produit la lecture ». A partir de 1980, après le décès de Don Francisco, les deux frères ont pris la direction du local.Continue reading →
Perioada stranie pe care o traversăm este propice cercetărilor, căutărilor, clasării… documentelor care aşteptau de atâţia ani să fie consultate ! Tot soiul de activităţi pe care le împingeam mai încolo cu un « le las pe mâine ! », acaparaţi fiind de treburile zilnice.
Acum, însă, nu mai avem nicio scuză pentru a evita această corvoadă. Care, de cele mai multe ori, se vădeşte a fi o plăcere !
Câte amintiri, câte momente plăcute, câte trăiri excepţionale ascunse în fundul memoriei, nu ies la suprafaţă !
Printre documentele regăsite cu această ocazie, dau şi peste unu’ pe care-l căutam de vreo 5 ani !
Este vorba de programul unui spectacol de acum… 40 ani !
Un caiet elegant, cu 14 pagini în policromie, format super A4, la care se adaugă un mic « flyer » bicolor cu 4 pagini.
Despre ce spectacol e vorba ? Simplu !
« El Show – Espectàculo de SARA MONTIEL », în luna decembrie a anului 1980, la Teatro Maipo din Buenos Aires.
« Le Museo de Arte Hispanoamericano Isaac Fernández Blanco est un musée d’art situé dans le quartier Retiro de Buenos Aires, Argentine.
Le musée a vu le jour avec une vaste collection d’art espagnol et latino-américain (en particulier de l’Ecole de Cuzco ) amassée par Isaac Fernández Blanco à partir de 1882.
Fernández Blanco était ingénieur de vocation; mais il aimait aussi beaucoup le violon, et la fortune familiale lui permit d’avoir une importante collection d’instruments à cordes. Plus tard, il a étendu son intérêt aux objets de la culture hispano-américaine: argenterie, icônes religieuses, peintures, meubles, livres et documents. Le patrimoine Fernández Blanco, qui compte près de 10 000 œuvres, est considéré comme l’un des plus importants de l’art hispano-américain, principalement dans l’art et l’argenterie du Pérou.
Ce que Wikipedia ne dit pas, c’est que ce musée se trouve au coin de la rue Arroyo, là où j’avais rendez-vous, deux jours plus tard, pour la réception officielle précédemment mentionnée, dans les salons de l’Ambassade de Roumanie.
Je connais aussi ce musée depuis quelques 25 ans.
Qui plus est, mon ami, l’ex-ambassadeur d’Argentine en Roumanie dans les années ’50, Medoro Delfino, qui avait réussi à faire sortir toute une collection d’art roumain à la fin de sa mission, avait commencé une négociation avec la direction du musée pour la lui léguer, après sa mort.
La collection comprenait aussi un salon, ayant appartenu à Marie-Antoinette, qui avait fait un détour, de près d’un siècle, par… la Roumanie !Continue reading →
Au début des années ’70, à l’occasion de mon premier voyage en Turquie, je suis allé, comme chaque touriste à peine arrivé à Istanbul, visiter le Grand Bazar.
J’étais surtout intéressé par la section « vestes en cuir », que je portais très souvent, à cette époque.
J’ai passé un long moment en scrutant les vendeurs dans plusieurs boutiques et en écoutant attentivement leur baratin. L’un d’entre eux m’a particulièrement impressionné par sa rapidité à réagir aux demandes des clients et par son bagout. D’autant plus qu’il était assez jeune. Nous avions, à peu près, le même âge.
J’ai commencé à négocier avec lui l’achat d’une veste en cuir.
A un certain moment, pour lui faire comprendre que j’avais, comme lui, une certaine expérience du marchandage, j’ai dit que j’étais né en Roumanie.Continue reading →
…le Général San Martin, le «Libertador » de l’Argentine, sa patrie, du Chili et du Pérou, le prince de Valachie, Michel le Brave, l’ « Unificateur » des trois provinces roumaines (Valachie, Moldavie, Transylvanie) et le cimetière de Boulogne ? »
Fermez vos livres et vos cahiers, sortez une feuille de papier blanc, inscrivez votre nom entier et correct dans le coin haut, à droite, pliez et collez-le.
Vous disposez de 3 minutes, avant que je ramasse les copies !
Je compte jusqu’à 180 !
1, 2, 3, 4…
* * *
Alors ? Vous-avez trouvé ?
Comment « Non ! » ? Vous-êtes de vrais cancres !
Je vais vous aider. La réponse tient en deux mots : « Carrier-Belleuse » !
Ça ne vous dit rien ? Vous êtes pire que ce que je pensais ! Vous avez séché, certainement, les cours d’histoire et d’arts plastiques toute l’année !
Bon ! Puisque c’est vous, je vais vous expliquer ! Mais, vous promettez de ne pas recommencer l’année prochaine.
Je viens d’apprendre, un peu par hasard, une mauvaise, une très mauvaise nouvelle : la « Clasica y Moderna » vient de fermer définitivement ses portes !
Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Buenos Aires, je précise que « Clasica y Moderna » était un établissement qui annonçait sa fonction sur sa carte de visite comme : « Libros -Café- Restaurant-Bar-Galeria de Arte ».
Je connais cet endroit depuis une trentaine d’années. Ce qui ne représente même pas le tiers de son existence !
En 1916, ouvrait ses portes, dans l’Avenida Callao 713, la «Libreria Académica », fondée par Poblet hermanos y Cia.
En 1938, Francesco Poblet, un de ses fondateurs, abandonne cet endroit et ouvre, quelques maisons plus loin, au no. 892, son propre local similaire, appelé « Clasica y Moderna ».
Don Francisco était espagnol de Madrid, fils de catalans, et avait épousé Rosa Ferreiro. Ils ont eu deux fils, Natu et Paco, qui ont grandi « dans ce monde merveilleux que propose les livres, et dans la fantaisie et les illusions que produit la lecture ». A partir de 1980, après le décès de Don Francisco, les deux frères ont pris la direction du local.Continue reading →
Pe Dl. Ion Mirică l-am cunoscut la Buenos Aires, în anul 2003.
M-am dus atunci, la fel ca şi în celelalte ambasade ale României din America de sud, şi am cerut să vorbesc cu Dl. Ambasador ; i-am pus aceeaşi întrebare ca şi omologilor săi din ţările vecine : « Ce personaje sau personalităţi marcante, legate de « spaţiul mioritic », se găsesc în ţara unde sunteţi în misiune ? »
In majoritatea cazurilor, ambasadorul mi-a recomandat o persoană, fie din oraş, fie din cadrul personalului ambasadei, care cunoştea bine acest subiect.
La Buenos Aires, a fost Dl. Mirică !
Discutând cu el vreo jumătate de oră, am descoperit o mină inepuizabilă de informaţii, nu numai despre personalităţi din lumea argentiniană, ci şi din celelalte ţări vecine : Uruguay, Chile, Brazilia etc.
Cu ocazia vizitelor care au urmat, Dl. Mirică m-a îndemnat să vad cutare sau cutare loc, persoană, edificiu…legat de interesele mele. Şi, foarte repede, am descoperit că erau…interesele noastre comune !
Merită să menţionez, în special, pasiunea lui pentru tangoul argentinian, ca şi pentru muzica simfonică, în general.
Aşa se face că, după ce am părăsit amândoi America Latină, am continuat să ne vedem la Bucureşti. Am profitat, de câteva ori de legăturile strânse pe care Dl. Mirică le-a păstrat cu ambasada argentiniană de la Bucureşti şi astfel am participat la sărbătorirea Zilei lor naţionale.
Dar, cel mai des, am asistat împreună la concerte de tango din oraş sau la serile muzicale de la Ateneul român.
Acum câteva zile, Dl. Mirică mi-a trimis un mesaj ilustrat, foarte interesant, despre : « Ateneul român – Marea Frescă a Neamului ».