« J’attends avec impatience l’invitation de 2025 ! »
Mon affirmation a été… prémonitoire.
La rencontre du 1er décembre 2025 a revêtu un caractère exceptionnel !
Que l’on a trouvé dès la réception du carton d’invitation qui disait :
INVITATION
À l’occasion du 1er décembre, nous célébrons les remarquables réussites de la diaspora roumaine en France !
L’Ambassade de Roumanie en République française, la Confédération nationale pour l’entrepreneuriat féminin (CONAF), la Délégation permanente de Roumanie auprès de l’UNESCO, le Consulat général de Roumanie à Paris et l’Institut culturel roumain à Paris
ont l’honneur de vous inviter au
Gala franco-roumain « Women in Economy 2025 ».
Cet événement mettra à l’honneur la vision, l’ambition et la détermination des femmes entrepreneures qui contribuent au renforcement des liens franco-roumains.
Le Gala est organisé en collaboration avec le Cercle des professionnels roumains en France et CONAF France.
Lundi 1er décembre 2025, 18h30, à l’Hôtel de Ville de Paris
HÔTEL DE VILLE DE PARIS – Salle des Fêtes
Dress Code : Business Attire (Tenue de ville) ou Costume National
* * *
« Un caractère exceptionnel »… à plusieurs titres :
« L’événement a rendu hommage aux succès de la diaspora roumaine en France, dans l’année marquant le 145ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Roumanie et la France. »,
comme l’indique le communiqué de l’Institut Culturel Roumain de Paris
Exceptionnel, aussi, par la présence de plus de 700 participants, dont un nombre impressionnant de femmes distinguées par des prix, matérialisés par les statuettes rappelant des œuvres artistiques réputées du cinéma international !
Il est impossible d’énumérer ne serait qu’une petite partie parmi celles ou ceux qui ont été invités à monter sur la scène du Gala !
Je me contenterai de vous montrer la « photo officielle » avec les près d’une trentaine de participants, représentant les mondes de la culture, de l’économie, de la politique, du commerce, de la santé… que sais-je ?
Je tenterai de synthétiser en quelques montages-photo les présences « chères à mon cœur » parmi ceux rencontrés sous les voûtes de la Salle des Fêtes de la Mairie de Paris.
- « Women in Economy »
- Moments festifs
- Personnalités présentes
- Le folklore roumain
- Près du buffet (sarmale)
- , etc.
Mais, cette « énumération à la Prévert » ne doit pas ignorer l’un des éléments-clé de la soirée : l’architecture, la décoration et la fonction officielle de la Mairie de Paris ! Et, en particulier, la « Salle des Fêtes », où nous avons été reçus à cette occasion.
Selon l’un des guides qui la font visiter :
« La salle des fêtes
C’est la plus grande salle de réception de l’Hôtel de Ville de Paris.
Ici sont reçus tous les chefs d’état étrangers en visite officielle en France pour une réception officielle au cours de leur séjour.Elle est copiée sur la Galerie des glaces du Château de Versailles. Comme au château, les fenêtres se reflètent dans les glaces. La république aurait bien voulu la faire plus longue que la galerie des glaces de Versailles qui mesure 76m de long. Ici, il y a 50 mètres seulement. Comme ce n’était pas possible de la faire plus longue, on l’a faite plus haute, plus large, ainsi quelque part la république est plus grande que le roi.
C’est la plus vaste des salles de réception, mais aussi la plus richement décorée : la feuille d ‘or est à profusion, les lustres sont en cristal de Baccarat…
Les peintures du plafond sont de Henri Gervex et Aimé Morot, elles représentent l’histoire de la danse et de la musique à travers les âges. »
Là, je dois faire appel à un souvenir personnel.
Je ne veux pas parler de ma précédente visite dans cette salle, au début des années ’90, à l’occasion de la réception des participants au « Congrès des fabricants de pâte à papier », alors que nous étions l’un des fournisseurs majeurs de cette « spécialité » de la chimie française.
Non ! Je veux parler d’un lien… plutôt inattendu entre cet endroit et… la Roumanie !
Que, je dois l’avouer, j’ai hésité longtemps avant de décider de le mentionner !
Enfin ! Allons-y !
« Dans mon livre « Sécantes roumaines », vous trouverez aux pages 123-124 (en français) ou aux pages 114-115 (en roumain), le texte suivant :
“L’aspect le plus intéressant du personnage construit par Valtesse, devenue „de La Bigne”, d’après le nom d’une vieille famille aristocratique normande ruinée, fut, pourrait-on dire, le côté culturel. Non seulement Valtesse apprit très vite à écrire très correctement, mais elle sut de plus acquérir une culture à la mode en lisant et assimilant les œuvres de Balzac, Baudelaire, Lamartine, et même Nietzsche. Dans sa bibliothèque on pouvait aussi trouver les écrits de Rabelais, George Sand, Shakespeare, Voltaire, Edgar Poe, Machiavel et bien d’autres.
Encore mieux ! En partie pour présenter sa vérité, d’autre part pour satisfaire ses velléités littéraires, Valtesse publie en 1876 un roman autobiographique intitulé „Isola”, qu’elle signe de sa modeste devise : Ego.
L’auto-description est d’autant plus intéressante, que l’héroïne principale, Isola de Fréder est entretenue par un prince… valaque, qu’elle domine et soumet à son bon plaisir. Elle refuse ainsi de sortir accompagnée, car, dit-elle:
„J’ai besoin de ma liberté et ne supporte pas la jalousie”. Il doit, lui, se contenter de partager sa couche.
L’héroïne a évidemment toutes les qualités morales, physiques, et intellectuelles auxquelles peut prétendre un prince valaque, en rapport avec son importante fortune.
Même si cette œuvre n’a pas laissé une trace indélébile dans la littérature mondiale, on peut dire que son auteur a marqué l’art du XIXème siècle, non seulement par son célèbre portrait réalisé par Henri Gervex, autre illustre amant, mais aussi par le roman de Zola intitulé „Nana”, dont Valtesse de La Bigne a été le modèle.”
Une petite précision : «Valtesse de La Bigne — Wikipédia
Émilie-Louise Delabigne, dite Valtesse de La Bigne, est une demi-mondaine française née le 13 juillet 1848 à Paris et morte le 29 juillet 1910 à Ville-d’Avray. Mais, vous me le promettez ? Tout ça… restera entre nous !
* * *
Encore une fois, la conclusion de ce (trop) long texte vient de la part de l’un de mes interlocuteurs privilégiés :
« Organiser une réception dans des lieux prestigieux – notamment dans des espaces officiels du pays hôte et de sa capitale, comme l’Hôtel de Ville de Paris, ou dans un musée – confère un prestige supplémentaire à l’événement (et témoigne également d’une très grande appréciation, localement, pour l’ambassadeur ou les ambassadeurs – car à Paris, il y a aussi l’ambassadeur et chef de délégation auprès de l’UNESCO – du pays célébré). »
A laquelle, je ne peux ajouter que la formule de « nos ancêtres les Romains » :
« Quo altior, eo clarior ! »**
–
** En français : « Plus haut, plus éclatant !»
Adrian Irvin ROZEI
Paris, décembre 2025










C.P. de Bucarest écrit:
“Bravo et merci🤭
Îmi dădusem deja seama – din mesajul tău anterior, cu rezumatul ‘la cald’ al recepției, că explicația mea despre organizarea recepției la Primărie (vs. salonul din Palais de Behague) devenise superflue, căci prestanța, splendoarea și prestigiul sălii pe care o descrii întrece cu mult argumentele de ordin diplomatic care fac oricum dintr-o astfel de găzduire o dovadă de apreciere pentru țara găzduită, pentru reprezentanții săi și oaspeții lor🤗.
*
Și – pentru că abia azi am reușit să închei și să trimit răspunsul la mesajul tău anterior (forward al schimbului de mesaje “între cinefili”):
Parlant de diaspora roumaine [“réalisée” en France], Anamaria Vartolomei o fi fost invitată, o fi venit🧐”
P.S. A.I.R.: Anamaria V. fàcea parte dintre persoanele distinse cu premiul “Women in economy”. Ea apare în montajul “Moments festifs” (cu “col roulé” negru, la microfon).