Au temps de la canicule… (III)

Feuilles de journal

Boulogne, 29/07/2026

En sortant des toilettes du « Grand Comptoir », j’ai entendu un refrain… qui m’a (beaucoup) plu !

J’ai demandé aux serveurs s’ils connaissaient le nom du chanteur ou le titre de la chanson. Trop occupés à compter les pourboires du jour, ils ont haussé les épaules ! Heureusement, j’avais retenu un vers du refrain : « Le temps est bon, le ciel est bleu… »

En me jetant sur Google.com, j’ai découvert une superbe (vieille) chanson, avec une histoire… passionnante !

Je vous la livre… comme je l’ai trouvé :

« Le Temps Est Bon » est un titre de la chanteuse canadienne Isabelle Pierre sorti en 1972. Il connaît à l’époque un succès d’envergure. Une reprise par Degiheugi en 2012 a remis au goût du jour cette chanson. Continue reading →

A Boulogne ?… « Yes ! » (II)

Boulogne, le 6 novembre 2025

Je ne m’attarderai pas trop sur le sujet de l’opérette à laquelle j’ai assisté ce soir !

Il suffit de préciser, avec les présentateurs boulonnais, que : « Le livret de l’opérette Yes !  doit beaucoup au théâtre de boulevard parisien : « un mariage pour rire » qui devient « un mariage pour de bon », des aspirations contrariées, des personnages colorés, irascibles, incontrôlables… ».

Autrement dit, les règles du genre… il y a 100 ans, comme aujourd’hui !

Et affirmer qu’il s’agit d’une « satire sociale », c’est un peu… chercher midi à 14 heures !

Mais, proclamer que « les thèmes jazzy entêtants composés par Maurice Yvain nous entraînent dans ce tourbillon » est tout à fait exact. Et les jeunes interprètes, dont certains démontrent de réelles aptitudes vocales ou un vrai don pour le style bouillonnant du genre, rendent l’exercice fort agréable.

A la fin de la soirée, j’ai rencontré Jean-Noël Poggiali, qui s’est chargé de l’adaptation et de la mise en scène du spectacle. 

Après l’avoir félicité pour la réussite de celui-ci, qui a fait salle comble, je lui ai suggéré de le présenter au Festival de l’Opérette de Lamalou-les-Bains.

A ma grande surprise, le metteur en scène de la soirée m’a appris qu’il connait fort bien cet évènement artistique annuel et qu’il a même joué dans des spectacles présentés dans le théâtre du cœur de l’Hérault précédemment mentionné !   Continue reading →

J’ai deux amours…

…Montmartre et Boulogne !

Ce texte a été publié dans le no. 18 de la revue « Planet Paris Montmartre » daté du 3e trimestre 2025.

Pour moi, ce n’est pas une nouveauté. Pour les lecteurs de Planet Paris Montmartre, non plus !

Il y a 4 ans, déjà, dans le no. 4 de la revue, datée du 4ème trimestre 2021, je signais un texte intitulé : « Ma première nuit à Paris », dans lequel je racontais mes déambulations dans Montmartre, le soir du 10 septembre 1967.

Mais, quelques mois plus tard, au début de 1968, je déménageais à Boulogne-Billancourt où, 58 ans plus tard, se trouve toujours ma résidence officielle. Bien sûr, dans ce long laps de temps, j’ai passé un nombre incalculable de nuits… ailleurs. Je suis retourné, aussi… un nombre incalculable de fois à Montmartre seul, avec ma famille ou avec des amis venus des quatre coins du monde. Alors, je n’ai eu de cesse à chercher un lien entre ces deux « localisations » chères à mon cœur. Et voilà que, depuis peu de temps, je viens de le trouver !

Je sais ! Nombreux sont ceux qui, en lisant ces lignes, diront qu’il s’agit d’un « gadget » journalistique. Pas du tout !

Ou, plutôt, si ! Et je m’explique… dans les lignes qui suivent !

*   *   * Continue reading →

Un après-midi… pas perdu ! (II)

Boulogne, 28/01/2025

Feuilles de journal

 

En sortant du musée, j’étais un peu déboussolé.

J’avais envie d’assouvir ma frustration en me plongeant dans une ambiance « moyen-orientale » !

Comme a chaque fois que cela me prend, je suis allé au restaurant « Samaya », dans la rue de la Saussiére. Ici, je suis sûr de rencontrer quelqu’un avec qui je peux « échanger » des avis où des impressions sur ce sujet. Surtout, à propos du Liban et de la Syrie.

C’est pour ça que je m’installe toujours dans la première salle, près de l’entrée, là où arrivent ceux qui commandent des plats à emporter et qui disposent de quelques minutes d’attente. Mais, aussi, le patron et sa famille, que je connais depuis… pas mal d’années.

Dans ce restaurant, je suis sûr de bien manger ! Toujours, des plats traditionnels, comme ceux que je savourais dans les maisons de mes amis libanais, dans les années ’70 –’80.

Je déjeunais, en ce temps-là, parmi les enfants de la maison et les invités ou les membres de la famille de passage. Il y avait toujours un « invité surprise », qui, quelque fois, ne faisait que picorer un mezze ou deux, entre deux séances de shopping ou deux rendez-vous d’affaires ! 

Et, en écoutant leur conversation, dont je ne comprenais qu’un mot ou deux (ceux prononcés en français !), j’avais l’impression d’être (très) au courant des potins de la ville de Beyrouth. Quelques fois, le déjeuner « s’éternisait » pendant 2 ou 3 heures, en fonction du programme de travail prévu pour l’après-midi. Et, les plats, multiples et variées, se succédaient les uns après les autres.

Comme je complimentais la maîtresse de maison pour leur qualité et variété, elle faisait venir dans la salle à manger la cuisinière, une brave femme de la campagne, auprès de qui je réitérais mes félicitations. Ainsi, au bout d’un moment, elle connaissait mes goûts et mes faiblesses culinaires et essayait de les satisfaire !

Mais, même à 30 ou 35 ans, il arrivait un moment où je ne pouvais plus avaler… une seule bouchée. Alors, la maîtresse de maison, d’un ton faussement naïf, elle qui arborait une taille de guêpe, me demandait : « Monsieur Rozei, vous suivez un régime ? » Continue reading →

Un après-midi… pas perdu ! (I)

Boulogne, 28/01/2025

Feuilles de journal

Depuis trois jours, je ne suis pas sorti de ma maison !

Pourquoi ? Simple !

Dehors, il pleut, il y a du vent, il fait gris… même s’il ne fait pas très froid.

Selon les météorologues : « …La fin du mois a de nouveau été très arrosé, mais aussi très agité avec des épisodes de vent fort au passage des dépressions Eowyn, Herminia et Ivo. »

Et pourtant, je trépigne en attendant « d’être libéré » !

Tout ça, parce que j’ai appris qu’une exposition intéressante (pour moi !) est en cours au Musée départemental Albert-Kahn de Boulogne.

« Pour la troisième édition de sa résidence de création, le musée départemental Albert-Kahn invite la sculptrice Marina Mankarios à investir la salle des Plaques. Pendant près de quatre mois, avec son projet Modèles perdus, la plasticienne explore les collections du musée sous l’angle du patrimoine disparu ou en péril au Proche-Orient. »

« Voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! », comme disait un certain Michel Colucci, dit Coluche.

Vu mon amour et mes expériences avec cette région du monde où j’ai trainé mes guêtres pendant plus d’un demi-siècle, je compte découvrir un pont entre le passé, représenté par les collections du Musée, et le présent, à travers la vision d’une jeune artiste porteuse de l’histoire d’une famille provenant de cette zone. Continue reading →

A Boulogne, en goguette…

Boulogne, le 10/04/2022

Ça va faire bientôt 55 ans que j’habite à Boulogne !

Pendant tout ce (long) laps de temps, j’ai  suivi de près l’évolution de mon quartier.

J’ai vu des pans entiers de la carte de la ville changer et s’améliorer, j’ai constaté la modification sa structure démographique, l’évolution du niveau économique de sa population et, surtout, de son profil architectural.

Les grands projets d’urbanisme, où l’on peut suivre les « modes » de notre temps et reconnaître les « tendances » péchées sous d’autres cieux, ont fait l’objet d’innombrables articles, reportages, visites guidées… pendant toute cette période.

Ce serait amusant de se donner la peine de feuilleter les revues locales pour mettre en évidence les textes tonitruants qui encensaient tous ces projets « uniques et irremplaçables » qui auraient dû voir le jour, année après année. Pour analyser, ensuite, ce qu’ils sont devenus, une fois réalisés ou… restés en projet !     

Continue reading →

Anch’io sono pittore !

Boulogne, 25/05/2020

 

En cette période de confinement forcé, les réseaux sociaux tournent à plein régime. Et l’on reçoit, des quatre coins du monde, les mêmes « marronniers »  (Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.  )

Tout ça, occupe les internautes désœuvrés !

Parmi les messages envoyés, les jardins japonais occupent une place d’honneur.

C’est ainsi que j’ai reçu, plusieurs fois, l’image d’un superbe cerisier en fleur du Japon. 

En la regardant, une idée me vint à l’esprit :

« Anch’io sono pittore ! » 

C’est l’exclamation émise, paraît-il, par  Correggio (1404 – 1534), à Bologne, devant le tableau représentant Sainte Cécile par Raphaël. On peut la modifier en disant : « Anch’io sono poeta ! » ou de toute autre façon, dit mon « Dictionnaire des citations et locutions étrangères »,

édité par B. Marian à Bucarest, il y a plus de cent ans, en 1916. 

J’ai hérité de ce livre en 1960, au moment du départ précipité d’une tante vers la France, qui a dû abandonner tous ses biens.

J’aime tellement ce livre que je l’ai relié moi-même, avec la couverture d’un cahier « pour écoliers » de l’époque. Puis, je l’ai amené en France, à notre départ de Roumanie.  Continue reading →

« Quel est le lien entre…

Boulogne, 02/01/2020

 

…le Général San Martin, le «Libertador » de l’Argentine, sa patrie, du Chili et du Pérou,  le prince de Valachie,  Michel le Brave, l’ « Unificateur » des trois provinces roumaines (Valachie, Moldavie, Transylvanie) et le cimetière de Boulogne ? »

Fermez vos livres et vos cahiers, sortez une feuille de papier blanc, inscrivez votre nom entier et correct dans le coin haut, à droite, pliez et collez-le.

Vous disposez de 3 minutes, avant que je ramasse les copies !

Je compte jusqu’à 180 !

1, 2, 3, 4… 

 *   *   *

Alors ? Vous-avez trouvé ?

Comment « Non ! » ? Vous-êtes de vrais cancres ! 

Je vais vous aider. La réponse tient en deux mots : « Carrier-Belleuse » ! 

Ça ne vous dit rien ? Vous êtes pire que ce que je pensais ! Vous avez séché, certainement, les cours d’histoire et d’arts plastiques toute l’année ! 

Bon ! Puisque c’est vous, je vais vous expliquer ! Mais, vous promettez de ne pas recommencer l’année prochaine. 

Commençons… par la fin !  Continue reading →