Roma – Parigi: 70 anni di amicizia

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista « Siamo di nuovo insieme », n. 141-142 gennaio – marzo 2026, curata dall’Associazione degli Italiani in Romania RO.AS.IT di Bucarest.

Pochissimi sanno che nel gennaio 2026 le città di Roma e Parigi hanno festeggiato settant’anni dalla firma del loro gemellaggio. Ho scoperto questa importante informazione proprio la notte di Capodanno, quando l’Arco di Trionfo di Parigi ha sfoggiato i colori franco-italiani con il motto: «70 anni di amicizia».

Quest’informazione può sembrare piuttosto banale: sono innumerevoli le città del mondo, grandi e piccole, a vantare gemellaggi che talvolta arrivano a coinvolgere più di dieci agglomerati urbani in tutto il mondo e che possono variare da capitali a piccoli villaggi. Ma il caso di Roma e Parigi è completamente diverso: entrambe le capitali, fari della latinità, sono gemellate con una sola città. Una scelta giustificata dal motto che le unisce, esposto con immensa fierezza: in francese «Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris» o in italiano «Solo Parigi è degna di Roma, solo Roma è degna di Parigi».  Continue reading

Rome – Paris : 70 ans d’amitié

Ce texte a été publié dans la revue « Siamo di nuovo insieme » n° 141-142, datée de janvier-mars 2026, éditée par l’Association des Italiens de Roumanie à Bucarest.

Peu de gens savent que Rome et Paris célèbrent, en janvier 2026, les soixante-dix ans de leur jumelage !

Nous avons découvert cette information importante le soir du Nouvel An, lorsque l’Arc de Triomphe à Paris s’est paré des couleurs franco-italiennes avec la devise : « 70 ans d’amitié ».

Cette information peut paraître anodine : d’innombrables villes à travers le monde, grandes et petites, sont fières de leur jumelage, comptant parfois plus de dix agglomérations, des capitales aux petits villages ! Continue reading

Roma – Paris : 70 anni di amicizia  

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » nr. 141 –142, datat ianuarie – martie 2026, editată de « Asociația italienilor din România » la București.

Puțin numeroși sunt cei care știu că orașele Roma și Paris sărbătoresc, în luna ianuarie a anului 2026, șapte decenii de la semnarea actului lor de înfrățire !

Am descoperit această importantă informație chiar în noaptea Anului nou, atunci când Arcul de triumf din Paris a afișat culorile franco-italiene cu deviza : « 70 anni di amicizia » 

Această informație poate părea oarecum banală : nenumărate sunt orașele din lume, mari și mici, care se mândresc cu înfrățiri ajungând, uneori, până la mai bine de zece aglomerații din întreaga lume, care pot varia de la capitale până la mici sătulețe !

Însă cazul orașelor Roma și Paris este complet diferit : amândouă capitalele -far ale latinității nu sunt înfrățite decât cu un singur oraș. Alegere justificată prin deviza unirii lor, afișată cu nespusă mândrie.

În franceză : « Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris » sau, în italiană : « Solo Parigi è degna di Roma, solo Roma è degna di Parigi ».

Merită să precizăm că, pe data de 30 ianuarie 1956, când a fost semnat actul de înfrățire între cele două capitale, situația politico-socială a Europei era cu totul diferită de cea de astăzi : continentul nostru ieșise doar de un deceniu dintr-o luptă fraticidă, care lăsase amintirea oribilă a milioane de morți, însă el iniția, cu pași mari, « les Trente glorieuses », o epocă de creștere economică fără egal, chiar dacă o bună parte din continent se afla dincolo de Cortina de fier, deci în afara acestei mișcări extrem de pozitive. Continue reading

Une Cambacérès peut en cacher un autre…

Ce texte a été publié dans la revue « Planet Paris Montmartre » no. 21 du 2e trimestre 2026 au mois d’Avril.

Tous les chemins mènent à Rome !

« Le proverbe « Tous les chemins mènent à Rome ! » signifie que, quel que soit le chemin emprunté, on arrive toujours à destination ou, plus généralement, que plusieurs moyens permettent d’atteindre un même but. Il est relié au réseau routier de l’Antiquité. Sous le règne de l’empereur Auguste, l’empire romain a mis en place le premier grand réseau européen. Les 29 routes qui le composaient partaient toutes du « Milliaire d’or », au centre de Rome, un monument qui indiquait le nom et la distance des principales grandes villes. »

Mais, « Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis ! », affirmait Sertorius dans la tragédie, portant le même titre, de Corneille. Continue reading

Ces jeunes qui ne savent pas lire l’heure…(II)

Toujours dans le même numéro du « Figaro », à la page 30, (section « Style » !) voici quelques extraits d’un article intitulé :


Des montres pour ces jeunes qui ne savent pas lire l’heure

de Judikael Hirel

Alors que plusieurs enquêtes révèlent qu’une large majorité d’adolescents peine à déchiffrer l’heure analogique, heureusement, les cadrans sans aiguille ou presque ne manquent pas.

Quelle heure est-il ? La réponse à cette question simple l’est de moins en moins pour les plus jeunes générations, dit-on. Combien d’adolescents élevés à l’heure numérique affichée sur l’écran de leur smartphone sont encore en mesure de lire l’heure sur un cadran à aiguilles ? Face à cet affichage ancestral et abstrait, le numérique s’impose partout au quotidien. De quoi décourager de porter une montre classique ? Pas encore, mais éduquer les plus jeunes au lent ballet des aiguilles s’impose de plus en plus alors que la lecture analogique de l’heure compte dans la construction cognitive de l’enfant. En effet, fractionner le temps suppose de le multiplier comme de l’additionner. Une gymnastique intellectuelle et un calcul mental permanent… »

Et, plus loin :

« Pour les plus grands, les aiguilles ne sont pas la seule solution existante pour indiquer l’heure au poignet ! Depuis l’essor du quartz, la montre à affichage digital n’a cessé de se répandre, dans la foulée de la Pulsar présentée par Hamilton à New York en 1970. Un spectacle de science-fiction pour l’époque, avec son boîtier coussin avant-gardiste, son bracelet en or et surtout son affichage des heures et des minutes via des LED rouges.

Au poignet d’Elvis Presley comme de Roger Moore, alias James Bond, dans Vivre et laisser mourir (1973), elle deviendra vite un modèle star. Tout comme la Casiotron à affichage digital, première montre-bracelet de Casio dévoilée en 1974 et rééditée pour ses 50 ans. Aujourd’hui, Hamilton la revisite sous le nom de PSR, avec un affichage hybride, associant un écran à affichage à cristaux et un écran OLED, pour une parfaite lisibilité de jour comme de nuit. Symbole immortel des années 1980, la Casio F-91W à écran LCD séduit toujours autant les plus jeunes, entre look vintage et prix des plus sages (en général moins de 100 €). »

L’indémodable Casio des années 1980, une Digitrend surgie des années 1970 et la nouvelle Lacoste C33 Square à double affichage, analogique et numérique. Casio / Amida / Lacoste Continue reading

Quand on a pas le pied marin…(I)

Boulogne, le 26/02/2026

Lire tous les jours le journal, pour apprendre « les dernières nouvelles » est, pour moi, un devoir, sinon une obligation… depuis bientôt 60 ans !

J’ai pris cette habitude à mon arrivée en France quand, à la cafétéria de la Maison des Elèves de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, je disposais de l’ensemble de la presse quotidienne, nationale et régionale, reçue à la demande de mes collègues. J’ai continué cette (bonne) habitude, en France et à l’étranger… dans la mesure où j’avais accès à la presse locale, dans une langue qui m’est familière. Ce qui ne veut pas dire que je trouve, chaque jour, dans le ou les journaux consultés, des sujets qui me passionnent !

Mais, il y a des jours où les sujets inattendus, voire passionnants (pour moi !) se bousculent !

Ce fut le cas, le 26 février 2026, quand, le matin, j’ai ouvert « Le Figaro », quotidien auquel je suis abonné depuis… une bonne cinquantaine d’années.

Permettez-moi de vous faire partager quelques-unes de ces « trouvailles » !

 *   *   *

C’est pas parce qu’on est mandarin… !

« C’est pas parce qu’on est mandarin
Qu’il faut vendre des mandarines

Quand on a pas le pied marin
Faut pas s’occuper d’la marine… »

J’ai entendu mon père, plus d’une fois, chantonner ce refrain… avant même d’apprendre le français ! J’avais une dizaine d’années, dans ma Roumanie natale, quand je l’ai appris par cœur, avant même de comprendre les mots. Et, encore moins, leur signification ! Mais, …cela sonnait bien !

Aujourd’hui, ces quatre vers sont sortis du fond de ma mémoire en lisant l’article intitulé :« Orsay, Versailles, Louvre : le grand chelem de Christophe Leribault », qui disait : Continue reading

Un autre moulin de mon cœur ! (VII)

Bon nombre d’années ont passé !

J’ai revu, de temps en temps, « Il molino Stucky ». Après le 2003, avec la façade brûlée et les fenêtres… comme des trous noirs auréolés de fumée !

Quand j’ai appris que l’hôtel hébergé au Moulin Stucky avait ouvert ses portes, je me suis dépêché d’aller le visiter.

Mais, une fois arrivé au bord du Canal de la Giudecca, côté Dorsoduro, j’ai choisi de m’arrêter un moment avant de traverser le canal.

Normal ! J’attendais ce moment depuis tant d’années !

Qui a dit déjà que le meilleur moment de l’amour est “quand on monte l’escalier” ? Clemenceau ? Ou Sacha Guitry ?

Je me suis installé à la table d’un restaurant, tout près du débarcadère d’où j’allais prendre le bateau, et j’ai déjeuné, en admirant la silhouette du Molino Stucky, dorée par le soleil de l’automne sur un fond de ciel bleu… comme en Italie !

« Azzurro,
Azur,
Il pomeriggio è troppo azzurro
L’après-midi est trop azur
E lungo per me.
Et long pour moi… »

Cette fois-ci… je l’ai trouvé beau ! Avec ses murs en briques dorées et le toit en pointe bleuté… ça a de la classe ! Et, en quelque sorte, le symétrique des façades à fenêtres géminées vénitiennes. Continue reading

Un autre moulin de mon cœur ! (VI)

Nous voilà, (enfin !) arrivés au « Molino Stucky », un rendez-vous promis… depuis la première page de ce texte !

J’ai pensé que mes lecteurs pouvaient attendre encore quelques semaines, alors que moi j’ai attendu… quelques décennies avant de faire la connaissance et de découvrir l’histoire de cet endroit !

« Molino Stucky est un palais à Venise, situé à l’extrémité ouest de Giudecca, à côté de l’ancienne usine Fortuny.

Histoire

Le moulin Stucky a été construit entre 1884 et 1895 à l’initiative de Giovanni Stuckyun entrepreneur et financier issu d’une famille noble suisse, dont le père avait déménagé en Vénétie et épousé une Italienne de la famille Forti.

La conception de l’imposant complexe fut confiée à l’architecte Ernst Wullekopf, qui créa l’un des plus grands exemples d’architecture néo-gothique appliquée à un bâtiment industriel. Les pièces du bâtiment conservent encore au plafond les losanges « à pointe inversée » caractéristiques des trémies de l’ancien moulin. 

Le bâtiment se distingue par ses proportions excessives, comparées à celles de l’architecture vénitienne traditionnelle présente sur les deux rives du canal de la Giudecca. Continue reading