“Les clés du Paradis…” in Vaticano!

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” nel numero 103 – 104, di giugno 2021. 

Di certo non avrei mai scoperto cosa sia un “clavigero” se non avessi letto l’articolo pubblicato sulla rivista “Point de vue” del luglio 2020. In questo testo ci si spiega, con molti dettagli, che in Vaticano esiste un personaggio unico al mondo: è il funzionario che detiene le 2.797 chiavi che aprono “le porte dei maggiori tesori della storia dell’arte mondiale”. In questo momento, e a partire dal 2012, il posto di clavigero è occupato da Giovanni Crea, un ex carabiniere, orgoglioso del posto che detiene.

Ogni mattina, provo una sensazione unica”, dice Giovanni. “Un’impressione straordinaria, mai la stessa, come respirassi un’aria magica nel momento in cui apro la porta della Cappella Sistina e ammiro l’affresco di Michelangelo, solo e immerso della più totale quiete. Come potrei annoiarmi di una cosa simile?  Continue reading

«Traduttore, traditore ! »*

La Bastide Vieille, 12/07/2021

« Le don des langues (est) le mystérieux présent de la Pentecôte. L’épisode est célèbre. Lors de la Pentecôte, les apôtres se mirent à parler dans toutes les langues. Ce don du Saint-Esprit n’a pas fini d’intriguer. »

J’avoue que j’ai toujours rêvé de comprendre toutes les langues du monde !

Mais, pas les mots dits dans chacune de ces langues.

Moi, j’aimerais comprendre ce que suggèrent à chaque destinataire les affirmations et  histoires racontées par ses interlocuteurs. Parce que, chaque phrase prononcée déclenche dans l’esprit de celui qui l’écoute d’innombrables connections, souvenirs, références ! Tout comme dans l’esprit de celui qui parle !

Comme j’ai la grande chance de pratiquer une petite dizaine de langues, je me suis rendu compte qu’en vérité, l’important n’est pas de comprendre ce que signifient les mots de votre interlocuteur, mais ce que vos affirmations lui font remonter du fond de sa mémoire, culture, souvenirs…

Ainsi, quand j’ai reçu un texte, écrit il y a presque un siècle, de la part d’un ami Roumain, je me suis demandé si quelqu’un qui ne comprend ni la langue, ni les arrière-pensées de l’auteur, ni le contexte de sa création, peut être sensible à sa signification ! Continue reading

Les nouvelles fenêtres démurées… (III)

La Bastide Vieille, 29/05/2021

Entretemps, les mois d’été de l’année 2020, s’étaient écoulés. Avec ses lots de « confinements », « déconfinements », « mesures sanitaires », « décisions gouvernementales pour ou contre », « affirmations péremptoires des médecins » (dans un sens ou le contraire !) etc. 

Pendant une courte « fenêtre de tir » de « semi-déconfinement », la « Féria de Béziers » a pu se dérouler. Pas selon la formule habituelle, mais… tout de même ! La « Féria de Béziers » est le top des manifestations annuelles de la ville ! 

« La feria de Béziers, qui se tient à la mi-août, est l’un des plus grands évènements de l’été en Occitanie. Près d’un million de personnes s’y donnent rendez-vous chaque année. Fondée en 1968, elle est l’héritière des premières novilladas et corridas qui se sont déroulées dans les arènes de Béziers depuis 1897.

La feria a bâti sa réputation grâce aux différentes fêtes qui se déroulent dans le centre-ville autour des bodegas et des casitas. Les airs joués d’une multitude de musiques de rues (peñas et bandas), scandent de leurs rythmes une multitude d’animations. chaque été depuis des lustres, (se) réunissent dans tous les quartiers de Béziers des centaines de milliers de personnes venues du Languedoc et d’ailleurs. Le soir venu, dans les rues de la ville, autour des bodegas, les spectacles et les animations, toutes les musiques et toutes les danses du monde, entraînent les festivaliers dans un grand tourbillon qui retrouve les magnificences des réjouissances populaires antiques. La feria reste un moment hors du temps partagé par tous, tout en étant liée à l’identité biterroise et à la notoriété de la ville. »

Nous participons, année après année, depuis près de deux décennies, à ces manifestations populaires.

Et, Dieu sait que, pendant les cinq jours de « réjouissances collectives » qui se déroulent autour du 15 Août, il y en a… pour tous les goûts ! Continue reading

Les nouvelles fenêtres démurées… (II)

La Bastide Vieille, 29/05/2021

Après avoir installé la photo de Jerash, j’ai continué mes réflexions concernant  «les images essentielles du monde »!

«Quoique l’on pense, on ne peux pas oublier l’Italie! »

Là, c’est beaucoup plus simple (pour moi) : le choix doit se porter sur Rome ou sur Venise !

Comme je vais tous les ans à Rome, c’est « la Ville éternelle » qui fût « l’objet de mon choix ».

Mais, un autre choix s’est avéré encore plus difficile : quel monument choisir ? Encore une fois, c’est le voyage sur place qui allait départager les gagnants. J’ai hésité longtemps entre différents endroits possibles, pour choisir, finalement, le Château Saint-Ange. Pourquoi ? Simple !

C’est l’image que je compte  admirer pendant l’éternité !

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Les nouvelles fenêtres démurées… (I)

La Bastide Vieille, 29/05/2021

 

« Quand la réalité restait en deçà de leurs espérances, leur imagination prenait le relais, substituant à une authenticité décevante des aventures hautes en couleur dont ils se persuadaient avec le temps qu’ils les avaient vécues…

Pas question de blâmer ces raconteurs d’histoires exotiques pour leurs affabulations ou leurs entorses à la vérité, puisque au fil de leur plume ils nous transmettent la fièvre qui les gagne. »                                        

Laurent Maréchaux – Ecrivains voyageurs

 

En 2017, j’écrivais, dans un texte intitulé  « Les fenêtres démurées» : 

„Je ne suis pas un prince indien et je n’habite pas un palais.

Mais, nous avons plusieurs fenêtres murées dans une grange qui a plus d’un siècle d’existence. Alors, j’ai décidé de voir ce qu’il y a derrière les fenêtres.

J’ai ouvert la première fenêtre et j’ai trouvé une vue sur le Bassin d’Arcachon et la dune du Pyla.

Geam Pyla 001_resize

La deuxième fenêtre s’ouvrait sur une église en bois du nord de la Roumanie, la région du Maramures.

La fenêtre suivante donne sur un hôtel de l’île de Taboga, au Panama, dans l’Océan Pacifique, là où Gauguin avait passé quelques mois il y a plus d’un siècle.

Enfin, une autre fenêtre cachait la vue de la cathédrale de Carthagène, en Colombie, sur les bords de la mer des Caraïbes.

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Il reste encore une fenêtre murée. J’ai décidé de ne pas l’ouvrir afin de donner libre cours à ma fantaisie en imaginant la multitude de paysages qu’elle peut cacher. C’est la part du rêve !

Geam murée 001_resize

Si Bouddha n’avait pas eu la curiosité de regarder à travers les fenêtres de son palais, il aurait vécu heureux, jusqu’à la fin de sa vie.

Mais peut-être qu’il se serait ennuyé copieusement !”

Geam Fenêtres 001_resize

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Il y a « mouton » et « mouton »…

La Bastide Vieille, 15/06/2021

Quand j’ai appris que les moutons de Lalanne seront installés dans les jardins de Versailles, je me suis dit : « Pourquoi pas chez nous ? ».

D’autant plus que, il y a quelques années, j’avais trouvé, chez un antiquaire de Pézenas, un superbe mouton… rouge. Je voulais l’acheter pour l’installer au fond de notre jardin. Je trouvais qu’une tâche rouge, au milieu du vert (avec toutes les nuances !) du jardin, serait du plus bel effet !

Levée de bouclier  ! « Comment ? Mauvais goût ! Kitch ! … etc., etc. »

J’ai dû abandonner mon projet. A contrecœur !

Mais, en revenant de voyage, quelques semaines plus tard, j’ai trouvé, au fond du jardin, une énorme bassine en étain, qui traînait dans des hangars depuis un siècle, … peinte en rouge !

J’ai félicité ceux ( ?) qui ont pris cette initiative ! Continue reading

Vaillant – Le Journal le plus captivant !

La Bastide Vieille, 5/03/2021

Acest text a fost publicat în revista « 3R – Rădăcini, Racines, Radici » nr. 37 – 42, datat « ianuarie –iunie 2021 », editată de Asociaţia « Memorie şi speranţă » din Bucureşti (România).

Coperta revistei prezintă o imagine a Soroanei Coroamă.

Sorana Coroamă-Stanca (24 ianuarie 1921Chișinău –   7 ianuarie 2007,  București) a fost o autoare, regizoare și scenaristă română.

Între 1959 și 1965 a fost exclusă din viața publică și din teatru, din motive politice (mai mulți membri ai familiei au fost persecutați de autoritățile comuniste) și a fost nevoită să lucreze la Cooperativa „Arta Aplicată”, unde a confecționat mărgele și nasturi, pentru a-și câștiga existența.

In anii urmatori, a fost decoratà cu Ordinul Meritul Cultural clasa a IV-a (1967) „pentru merite deosebite în domeniul artei dramatice” si cu Ordinul național „Serviciul Credincios” în grad de Cavaler (1 decembrie 2000) „pentru realizări artistice remarcabile și pentru promovarea culturii, de Ziua Națională a României”.

In cursul unei cariere de mai bine de patru decenii,  ea a regizat  peste 190 de spectacole de teatru, prezentate în România, Germania, URSS, Polonia, Maroc…, a fost profesoarà si a scris piese de teatru, s-a implicat în viatza socialà si culturalà a României.

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« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil ? – Reluare

La Bastide Vieille, 10/06/2021 

Acest text a fost republicat în revista « Căminul românesc » – Foaia de legătură a românilor din Elveţia, no. 151 – Martie 2021.

Căminul românesc este o publicaţie trimestrială,  fondată de Ion Broşteanu în anul 1981.

Am avut onoarea de a publica în această revistă începând din anul 2003.

Atunci, Ştefan Racovitză, care era redactorul principal al revistei din 1994, a avut încredere în mine, pe când eram la începutul activităţii publicistice, şi mi-a propus să colaborăm.

Primul meu articol publicat în revistă se intitula « Apunake la 100 de ani ». 

După cum spune actualul redactor al revistei, Radu Eftimie : 

« Stefan Racovitza a fost cel care a dat revistei un aspect ceva mai profesional. 

 De-a lungul timpului revista s-a axat pe doua grupuri tematice principale: opozitia politica la tot ceea ce este comunism, iar în al doilea rând, pentru a nu ne uita traditiile nationale, pe crestinismul ortodox. De prin anii 1992-93 au început sa apara si articole cu orientare mai culturala… 

 Despre Stefan Racovitza ar fi multe de spus, dar nu stiu cât intereseaza cu adevarat pe cei care nu l-au cunoscut.

Iata în câteva cuvinte parcursul lui biografic, dar probabil ca îl cunoasteti si dvs: descendent al unei familii de boieri a avut de suferit din plin de ororile regimului comunist, dar nu a fost nici un moment înfrânt de catre acesta. 

Si-a petrecut copilaria si adolescenta pe la Câmpulung Muscel, familia lui fiind mutata cu forta în acea parte a tarii.

Cu toate piedicile ce i s-au pus, a reusit sa ajunga student la facultatea de Biologie, de unde a fost expulzat în 1959, în ultimul an de studii. A putut sa revina prin 1963 si sa-si obtina diploma prin 1964.

Dupa primii pasi în profesia de biolog, a reusit câtiva ani mai târziu sa obtina un post pe la radio si Televiziunea româna, care l-a învatat bazele jurnalismului, iar prin 1978 a ajuns la Geneva, unde a  lucrat la Ministerul Educatiei genevez si, bine înteles, s-a înscris în Comunitatea Românilor din Elvetia, în cadrul careia a avut totdeauna o atitudine politica anti-comunista. 

 A început sa-si exprime opiniile în revista noastra Caminul Românesc, iar ulterior i s-a propus ca sa preia responsbailitatea acestei reviste, de care s-a ocupat cu pricepere si entuziasm pâna la sfârsitul vietii. » 

Pentru mine, în afara aspectului menţionat mai sus, Ştefan Racovitză a jucat un rol important într-un domeniu care poate apare multora ca secundar şi fără importanţă : el mi-a explicat, prin telefon, înainte de a-i trimite primul text, cum se adaugă diacriticele româneşti pe o tastatură franceză ! Continue reading

Fals tratat de primăvară…

La Bastide Vieille, 31/05/2021

 

Alaltăieri s-au împlinit şapte luni de când n-am pus piciorul într-un restaurant !

Aşa ceva nu mi s-a mai întâmplat de vreo jumătate de secol.

Ultima dată când am luat masa la restaurant a fost, dacă-mi amintesc bine, pe 29/10/2020.

La Ultima curda (Ultima beţie!)

In seara acelei zile, am fost « reconfinaţi » şi, în ciuda evoluţiei pandemiei, când în sus şi când în jos, niciun restaurant n-a fost redeschis. Cel mult, puteai cumpăra preparate gătite de ei, bine ambalate, pe care le primeai la uşa restaurantului, ca să poţi pleca cu ele… în lumea mare ! Da’ nu aşezat la vreo masă de-a lor.

Desigur că, de cum am aflat « ştirea cea bună », precum că restaurantele se redeschid, n-am aşteptat decât prima ocazie ca să vizitez un astfel de stabiliment. Chiar dacă, deocamdată, nu suntem autorizaţi să mâncăm…. decât pe terasă !

Sălile restaurantelor nu servesc, pentru început, decât ca… loc de trecere spre toaletă ! Desigur, purtând mască şi cu distanţarea de rigoare.

E bine şi aşa ! Mai ales că, în regiunea noastră, clima este suficient de agreabilă ca să poţi, în acest anotimp, profita de mesele de pe terasă. Iar terasele s-au înmulţit, dintr-o dată « ca ciupercile după ploaie şi vardiştii, după bătaie » !

Nu ne-am repezit la restaurant chiar din prima zi. Ne-am închipuit aglomeraţia previzibilă !

Insă, cu prima ocazie, am rezervat o masă la un restaurant. Desigur, pe terasă şi cu « distanţarea socială » impusă de autorităţi. 

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Le Drac n’est pas si vert !*

La Bastide Vieille, le 18/10/2020

Ce texte a été publié dans le no. 37 – 42 de la revue « 3R – Rădăcini  Racines Radici » éditée par l’Association « Memorie şi speranţă » de Bucarest (Roumanie). 

La couverture de la revue « 3R » reproduit une photo de Sorana Coroamă. 

Sorana Coroamă-Stanca (24 janvier 1921, Chisinau – 7 janvier 2007,  Bucarest) était un auteur, réalisateur et scénariste roumain. 

Entre 1959 et 1965, elle a été exclue de la vie publique et du théâtre pour des raisons politiques (plusieurs membres de sa famille ont été persécutés par les autorités communistes) et a été forcée de travailler à la coopérative “Arts appliqués”, où elle fabriquait des perles et des boutons, pour survivre. 

Dans  les années suivantes, elle a été décorée de l’Ordre du mérite culturel classe IV (1967) “pour des mérites spéciaux dans le domaine de l’art dramatique” et de l’Ordre national “Service fidèle” au rang de chevalier (1er décembre 2000) “pour des réalisations artistiques exceptionnelles et pour la promotion de la culture, à l’occasion de la fête nationale de la Roumanie“. 

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