« Murales », « fresques »… l’aventure continue ! (I)

Boulogne, le 20/04/2024

 

En juin 2021, j’écrivais dans un texte posté sur mon site :

« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil ? – Reluare | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net) qui a été publié, en roumain, dans la revue suisse « Căminul românesc ».

On peut lire sa version française, en traduction « Google translate » à cette adresse :

« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil ? – Reluare | ADRIAN ROZEI (adrian–rozei-net.translate.goog)

 

« Encore plus !

A Boulogne-Billancourt, la mairie a récemment lancé un concours ouvert à tous les artistes, professionnels ou amateurs, afin de recouvrir d’une fresque la face “aveugle” d’un immeuble du centre-ville.

« Peintures murales », « fresques » ou « trompe-l’œil » ? elles deviennent un véritable “art populaire”… comme en Amérique Latine ! » Continue reading

Magnolia for ever !

Boulogne, 14/03/2024

 

Hey ! Magnolia… Claude François

La începutul anilor ’60, pe când eram elev la Liceul « Mihail Sadoveanu », am fost desemnat pentru o misiune specială !

Cum treceam zilnic pe la intersecția dintre Bd. Dacia și str. Polonă, acolo unde se afla un superb magnolia, am fost misionat să urmăresc, la începutul primăverii, zi de zi, evoluția florilor din pom și, când ajungeau la deplină maturitate, s-o semnalez colegilor mei de clasă. Cea care mi-a propus această misiune era una dintre colegele noastre, numită A. B.*, care visa să devină « filosof », dar care a « funcționat » în viața activă ca scriitor și critic literar.

M-am ținut de cuvânt !

Când magnoliile erau în (plină) floare, am sosit cu un grup de vreo 10 sau 15 colegi la intersecția indicată, alături de ambasada Chinei (azi a Irakului) și cea a Egiptului. Pe atunci, al patrulea colț era ocupat de o infamă « coșmelie », azi demolată ! Însă, noi nu ne uitam decât… la florile de magnolia ! Nu-mi amintesc în ce lună era. Probabil martie… sau aprilie ?

Această « operație » s-a repetat… de câteva ori, între 1960 și 1964 ! Continue reading

Lembranças do Brasil (III)

Comme à la Samaritaine !

Rio de Janeiro, 24/03/2018

 

Le Brésil, …c’est comme à la Samaritaine : « A chaque minute, il se passe quelque chose ! »

Je suis arrivé à Rio avec 20 min d’avance sur l’horaire. Tant mieux!

Le « Routard » 2016 annonçait un prix du taxi de 125 Reais pour Copacabana, plus le supplément de nuit (tarif 2).

J’ai refusé le forfait à 98 Reais et j’ai pris le taxi jaune standard. Malgré le contrôle « Blitz » de l’armée, qui nous a ralenti sur la route, à l’arrivée le compteur marquait… 75 Reais. J’ai arrondi à 80. 

Mais, le chauffeur m’a donné la carte de sa société. Pour le retour, je payerai …seulement 50 Reais! C’est déjà ça de gagné !

À l’hôtel « Olinda », j’ai habité dans les premières années de mes séjours à Rio, dans la décennie ’70.

C’est un hôtel dans le style « Art Déco », avec un restaurant donnant sur la plage de Copacabana, avec des meubles et des boiseries en bois précieux, au milieu de la baie.

À l’époque, je l’avais choisi parce que mon oncle habitait juste à côté.

Comme il avait survécu à une crise cardiaque, il avait décidé que, s’il voulait revoir le jour le lendemain, il devait toucher chaque matin deux rochers, à un bout et à l’autre de la plage. Ça lui faisait une dizaine de km. de marche, tous les jours! Continue reading

Si tu vas à Rio…

…n’oublie pas de passer par Boulogne-Billancourt !

 

Rio de Janeiro, le 20/03/2018

J’étais au Brésil, quand j’ai reçu d’un ami boulonnais le message suivant :

« Je te déconseille d’essayer…
Un métier… à risque
Réparation des paratonnerres sur le Christ Rédempteur
à Rio de Janeiro

Cliquez ci après et accrochez-vous fermement: Phobie du vide s’abstenir…………

 Je lui ai répondu :

Je te promets de ne pas monter sur les bras du Christ!

Mais, il y a 12 ans, j’ai commencé à entreprendre une action tout aussi dangereuse!

Nous avons à Boulogne-Billancourt la maison où a vécu et travaillé Landowski, l’auteur du Christ de Corcovado. Continue reading

Dr. Pingusson, I presume ?*

File de jurnal

Paris, 28/02/2018

 

Acum vreo şapte decenii, la Bucureşti, binecunoscutul actor Jules Cazaban, care urma să devină « artist al poporului », director de teatru şi profesor universitar, avea un obicei straniu.

Când trecea pe Calea Victoriei, în faţa elegantului restaurant « Capşa », locul de întâlnire al protipendadei bucureştene, se oprea în faţa uşierului, îmbrăcat cu livrea multicoloră şi ţilindru, şi îl întreba, cu un aer foarte serios : « Nu vă supăraţi ! A sosit Dr. Pingusson ? » 

Uşierul, cu un aer sinistru, plin de importanţa funcţiei lui, nu îndrăznea să recunoască, în mod oficial, că nu auzise niciodată despre cel căutat. Atunci, cu un aer preocupat, arunca o privire circulară în sala restaurantului şi revenea spunând : « Nu ! Nu a sosit încă ! »

« Bine! », spunea Jules. « Când îl veţi vedea, vă rog să-i spuneţi că l-a căutat Dl. X! »

« Cu siguranţă! Contaţi pe mine! », răspundea uşierul, foarte politicos şi mândru de misiunea de încredere care îi fusese încredinţată. 

După care, Jules se îndepărta, cu un surâs discret în colţul buzelor.

Insă, revenea după câteva zile, cu aceeaşi întrebare, şi aceeaşi conversaţie reîncepea. Continue reading

Un siècle avec l’Ecole des Mines  

Quand on m’a demandé de raconter la vie de mon père, Ionel  Rozei, j’ai longuement hésité. Comment peut-on résumer en quelques pages un siècle d’une existence si dramatique, si variée, si riche ? Et peut-on laisser de côté le sort tragique de son frère jumeau, Aurel, lui aussi ancien élève de l’Ecole des Mines ? Et puis, ne doit-on mentionner l’aventure personnelle de son fils, Adrian, auteur de ces lignes, un autre ancien élève de notre école ? Ensuite, je me suis dit, comme me l’avait enseigné un de mes camarades de l’Ecole, il y a près d’un demi –siècle : «Tout ce qui est simple, est faux ; tout ce qui est compliqué, est inutilisable ! »

Essayons donc de faire simple !

                                                    *   *   *

L’histoire de Ionel Rozei, et celle de son frère jumeau Aurel, se confond avec les hauts et les bas du XXe siècle d’un bout à l’autre de l’Europe. Je dirais, en ce qui concerne mon père, qu’il s’agit d’une leçon de survie : comment traverser un siècle et cinq dictatures sans perdre l’espoir, en gardant son esprit jeune, d’innombrables intérêts dans la vie et en pratiquant des activités multiples et variées jusqu’à son dernier jour ?

Parce que Ionel Rozei a subi tour à tour la dictature carliste dans la Roumanie des années ’30, la dictature fasciste pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la dictature du prolétariat dans les années ’50, la dictature de Ceauşescu pendant les années ’60 et, vers la fin de sa vie, en moindre mesure, la dictature du «  politiquement correct ».

Nés le 27 novembre 1907, en Roumanie, les frères jumeaux Aurel et Ionel ont grandi dans une famille d’intellectuels qui a donné à leur pays quatre académiciens, ainsi que des hommes de science, des artistes et des écrivains. Leur père était le directeur d’une imprimerie sise à Galatzi, importante ville portuaire au bord du Danube, en Roumanie. Continue reading