S.P.A.D.E.M.? Quèsaco*?

La Bastide Vieille, 15/01/2022

 

C’était un soir de novembre de l’année dernière. Plus précisément, un mercredi ! « Ça a une certaine importance ! », comme chantait Serge Reggiani.

Parce que, dans notre ville, c’est le mercredi soir que l’on doit déposer « les encombrants » sur les trottoirs, en vue du ramassage effectué par la Municipalité pour débarrasser les objets dont on ne sait que faire.

Les trottoirs étaient encombrés de vieilles cuisinières, de canapés défoncés, d’armoires à glaces… sans glaces, de piles de classeurs élimés ou de chaises bancales. Un capharnaüm sans nom !

Parmi toutes ses horreurs, un tableau de fleurs a attiré mon attention. Dans la pénombre des réverbères borgnes, il était difficile de juger de la qualité de la peinture. Et, de toute façon, que peut-on attendre d’un tableau jeté aux ordures ?

J’ai failli suivre ma route. D’autant plus qu’il était 23h, je sortais, un peu éméché, d’un restaurant et qu’il faisait un froid de gueux !

Mais, dans un moment de lucidité, je me suis rappelle que j’ai besoin d’un cadre pour accrocher un poster au mur, dans un hangar.  Et le cadre en bois noir, avec un liseré doré, pourrait faire parfaitement l’affaire !

Pour ce genre de cadre, on vous demande dans les ateliers spécialisés de France et de Navarre, entre 60 et 100Euro, et l’on vous fait attendre, au moins, dix jours !

« Nous sommes débordés ! Vous comprenez… le COVID ! »

Tout ça est faux, mais il faut justifier les prix « d’oufs ! ».

Et, dans la foulée, les « artisans » vous conseillent aimablement : « Vous pouvez le faire vous-mêmes ! Nous vendons des cadres au mètre. »

« Ah, bon ! Et quel est le prix du cadre ? »

« Ça dépend ! Entre 60Euro et 120Euro le mètre linéaire ! »

En voyant votre visage qui blêmit, il ajoute : « C’est à vous de voir ! »

Et il s’en va, à la recherche d’un autre pigeon ! 

Je me suis dit, en regardant le tableau abandonné dans la rue, que « c’est une carte à jouer » !

Je l’ai laissé, tranquillement, accroché sur une porte blanche, dans mon appartement. Puis, quelques jours plus tard, en rentrant à la maison, le tableau de fleurs a accroché mon regard. Le hasard faisait que la lumière du soleil le mettait en valeur.   Tout autant que sa taille : 0,75m X 0,60m. 

Alors, j’ai pris le temps de l’analyser… sous toutes les coutures ! 

Visiblement, il s’agit d’un tableau de fleurs dans le style et avec la facture des peintres flamands du XVIIe siècle. Il y avait une grande variété de fleurs multicolores, des insectes qui circulent sur les feuilles ou le socle, une branche cassée et un papillon minuscule posé sur une feuille tombée du  bouquet, le tout installé dans un vase de facture antique, mai dont on peut difficilement déchiffrer le visage des personnages… Tous les « lieux communs » des natures mortes des peintres flamands… ou de ceux qui les ont choisis comme modèle à reproduire, depuis trois siècles ! 

Pour tout amateur des « tableaux de fleurs » flamands, la similitude saute aux yeux : c’est un Brueghel !

Il se trouve que je « mijote » cette affaire depuis… plus de 30 ans ! 

A l’époque, mon meilleur ami, Michel Boulangeat, rêvait d’avoir un tableau de fleurs flamand. Nous avons passé des week-ends entiers à écumer les salons des antiquaires à Paris, à Londres  ou à Bruxelles à la recherche de « la perle rare » ! Nous ne l’avons pas trouvé ! Mais, j’ai appris plein de choses à ce sujet, que ce soit sur la technique, les prix, les styles, les détails récurrents, les matières employés… tout un art !  

Par la suite, une coïncidence heureuse m’a fait tomber à Anvers sur le tableau de mes rêves : peint sur cuivre, entouré d’une Marie-Louise en écaille de tortue, avec un cadre en bois « vieil argent »… et, qui plus est, proposé à un prix plus qu’abordable ! 

Je pensais le sujet clos ! Et, voilà que je me retrouve devant une nouvelle énigme ! Qui ne fait que commencer ! 

En regardant le cadre en bois du tableau, j’ai remarqué deux choses :

-un chiffre (927) écrit à la main. C’est le genre d’annotation que l’on trouve sur les objets faisant partie d’une succession ou qui sont passés dans une salle de vente.

-une mention qui dit « Ambrosius Brueghel » et, un peu plus loin « Fleurs ».

Voici un début de piste ! 

J’ai sauté, tout de suite sur le texte de « l’Oncle Wiki », qui sait tout !

Et, j’ai trouvé :

« Ambrosius Brueghel ( prononcé [ɑmˈbroːzijɵs ˈbrøːɣəl] ); baptisé le 10 août 1617, Anvers – 9 février 1675) était un peintre flamand de la célèbre famille d’artistes Brueghel. Moins prolifique et moins connu qu’un certain nombre de membres de sa famille, son œuvre n’est pas très bien comprise et comprendrait des natures mortes baroques, des peintures de guirlandes ainsi que des paysages . »

Bien ! C’est un bon début ! Sauf que mon affaire… se complique, par la suite !

« Ambrosius Brueghel est né à Anvers en tant que fils de Jan Brueghel l’Ancien et de Catharina van Marienburg. Son père était l’un des principaux peintres d’Anvers et le fils du célèbre peintre de la Renaissance Pieter Brueghel l’Ancien . 

Son (demi)-frère aîné Jan Brueghel le Jeune était également peintre et a repris l’atelier de leur père à sa mort en 1625. Sa sœur Anna a épousé l’éminent peintre de la cour David Teniers le Jeune en 1637. 

Ambrosius est connu pour avoir collaboré avec son beau-frère sur quelques paysages avec des scènes de genre. Sa sœur Paschasia a épousé le peintre Hieronymous van Kessel le Jeune.  Une autre soeur Catharina s’est mariée avec le peintre Jan Baptist Borrekens . 

Comme son père mourut alors qu’Ambrosius n’avait que sept ans, il fut placé sous la tutelle des peintres éminents Hendrick van BalenCornelis Schut et Pieter de Jode l’Ancien . Hendrick van Balen a encouragé sa formation artistique.  Il est possible qu’Ambrosius se soit entraîné avec son frère Jan. 

On pense qu’Ambrosius avait prévu de voyager à l’étranger après le 10 septembre 1639, car il a rédigé un testament à cette date. La rédaction d’un testament était d’usage à l’époque pour les personnes qui s’apprêtaient à entreprendre un long voyage. 

Il n’est pas clair s’il a jamais fait ce voyage ou s’il a été très court car quelques mois après cette date, il est toujours enregistré à Anvers et en août 1641, il est à Anvers pour faire un règlement avec son frère Jan et son beau-frère, David Teniers qui étaient ses nouveaux tuteurs.

Ambrosius Brueghel devint membre de la guilde anversoise de Saint-Luc en 1645. En 1649, il devint membre de la Cambre rhétorique De Violieren .

Le 21 février de la même année, il épousa Anna Clara van Triest, issue d’une famille aisée. Le couple aurait quatre enfants. L’artiste était très respecté dans la communauté et a été nommé ‘wijkmeester’ (gardien) de son district. En 1650, Ambrosius Brueghel a rendu visite à son frère Jan à Paris. 

 Il a servi comme diacre de la Guilde en 1653, 1665, 1671 et 1673. »

Merveilleux ! Rien que du beau linge !

Mais, la suite fût une douche froide :

«  Le travail d’Ambrosius Brueghel a été décrit comme étant dans le même style que celui de son père.  Le problème est que très peu d’œuvres ont été attribuées à cet artiste et que de nombreuses attributions ont été contestées. Régulièrement des natures mortes ont été attribuées à Ambrosius Brueghel, mais aucune de ces attributions n’est ferme. Une nature morte à la vanité découverte en 1966 d’un grand vase de fleurs marqué AB a été attribuée à Ambrosius mais elle est aujourd’hui donnée à Adriaen van Nieulandt.

 Le seul tableau qui a été attribué à l’artiste avec un certain niveau de certitude est la Sainte Vierge et l’Enfant dans une guirlande de fleurs (Église Saint-Jacques, Anvers). 

Ce tableau relève du genre des tableaux de guirlandes, un type particulier de nature morte développé à Anvers par des artistes dont son père Jan Brueghel l’Ancien , son tuteur Hendrick van BalenFrans Francken le JeunePeter Paul Rubens et Daniel Seghers . 

Ils montrent généralement une guirlande de fleurs autour d’une image ou d’un portrait de dévotion. Ce genre a été inspiré par le culte de vénération et de dévotion à Marie répandu à la cour des Habsbourg (alors les dirigeants des Pays-Bas du Sud) et à Anvers en général. 

Des paysages d’Ambrosius ont été enregistrés dans le domaine de la famille de son tuteur Hendrick van Balen.

Un paysage signé et daté Ambrosius Brueghel fecit 1653 se trouvait en 1876 dans la collection J. Lenglart à Lille, tandis qu’un autre Paysage, prétendument avec des figures de son beau-frère David Teniers le Jeune, signé Ambrosius Broeghel, se trouvait en le Fahnenburg près de Düsseldorf en 1894. L’emplacement de ces peintures est aujourd’hui inconnu. »

Eh, bien ! Il ne me reste qu’à prendre, un par un, tous les tableaux de fleurs flamands, attribués à Ambrosius ou à ses contemporains, à la recherche de celui qui ressemblerait au mien ! Un travail de Sisyphe ! 

A ce moment là, un ami « qui me veut du bien » me dit :

« A quoi bon de perdre ton temps ? Ce n’est qu’une chromolithographie qui ne vaut rien ! Tu tapes dans un bec de gaz et il en tombe… dix !  Et puis, un garçon cultivé comme toi, ne va pas accrocher dans son salon… une chromo !» 

Cette remarque semble « de bon sens » !

Comme toutes les affirmations de ceux qui ne connaissent pas un sujet, mais émettent des jugements sans appel !

On ne peut pas leur en vouloir ! Tant et tant d’experts internationaux, avec pignon sur rue, ont affirmé, haut et fort, ces derniers temps, que telle ou telle œuvre a été réalisée (ou pas !) par un grand, très grand !, artiste, pour se rétracter par la suite et, le plus souvent, sans prononcer le moindre mot d’excuse. Donc, un simple « amateur d’art » est… pardonné d’avance ! 

Il suffit de rappeler la récente « affaire  Caravage », escamotée sans suite, ou « l’affaire  Salvator Mundi », en cours « d’évolution », ces derniers jours à Madrid, pour avoir une (très petite) idée de ce qui est le monde de l’art de nos jours ! 

Mais, moi je n’ai pas de tels soucis ! Tout ce qui m’intéresse, est de m’amuser avec une « énigme artistique ». Sans espérer m’enrichir du jour au lendemain !

Si ! M’enrichir de connaissances qui  sont (à ce jour et pour moi !) des secrets à découvrir ! Ce qui vaut bien plus que « les  cent et les mille » auxquels rêvent les collectionneurs actuels !  

 *   *   *

Toujours sur l’envers de ma toile qui arbore fièrement le bouquet de fleurs, je remarque un cachet.

Il indique :

« REPRODUCTION RESERVEE  S.P.A.D.E.M. »

Dans un cercle, on peut lire (difficilement !) l’inscription:

« Reproduction », suivie d’un numéro indéchiffrable, et « TREMOIS DU MUNTER » 

Voici un autre début de piste !

Commençons d’abord par le « SPADEM » !

« La Société de la propriété artistique des dessins et modèles (SPADEM) était une Société de gestion des droits d’auteur.

Fondation : 1914

À la suite de nombreuses difficultés et du départ de la succession Picasso, elle est dissoute en 1995.

La plupart des auteurs ou des successions se sont alors retournés vers sa concurrente l’ADAGP qui avait été fondée dès 1953 par René Iché et Marc Chagall notamment. »

Voilà, déjà, une information intéressante : mon tableau date d’au moins une trentaine d’années !

Et, en principe, il suffirait d’aller au Archives Nationales pour consulter : les papiers de l’association… conservés… sous la cote 123 AS,  pour découvrir son origine !

Mais, la deuxième indication est encore plus intéressante ! Je parle de « Tremois et Munter » !

Cette fois-ci, il a fallu fouiller un peu plus. Parce que ces deux noms n’apparaissent que dans un article publié par le journal « Le Monde », daté du… 11 janvier 1957 ! 

Il s’intitule « Quatre procédés modernes de reproduction ».

Et voila ce que l’on peut y lire :

« Quand le conservateur du musée de l’Ermitage est tenté de crier au vol en apercevant dans un magasin de Paris l’Etreinte, tableau de Picasso, et que Picasso lui-même, dans une autre galerie, murmure devant la Casserole émaillée, schéma de nature morte qu’il croyait solidement accroché aux murs du Musée d’art moderne :

” Mais comment Jean Cassou a-t-il laissé sortir ma toile ? “, on trouve quelques excuses à ces douaniers suisses qui arrêtèrent comme faussaires des voyageurs ayant simplement le goût des bonnes reproductions.

Certaines reproductions parviennent, en effet, par le relief de leurs couleurs autant que par leur exactitude à créer l’illusion d’un tableau original. Ce sont de ” faux tableaux ” qui se présentent comme tels. Il semble que le papier sur lequel ces répliques sont éditées ait perdu sa platitude, comme si l’imperceptible trame s’était changée en grain de toile.

Mais s’agit-il de toile ou de papier dans les reproductions de MM. Tremois et de Munster** *? On ne distingue plus l’une de ces matières de l’autre. La reproduction sur papier est fixée sur la toile, qui semble l’absorber. Un bain, dont nous ignorons la solution, que les inventeurs veulent garder secrète, permet d’obtenir cette adhésion. Une presse à main achève de la rendre indélébile. Il semble dès lors que le papier, dont les rayons X décèleraient l’existence, se soit fondu dans la toile.

Les reproductions photographiques – dont MM. Tremois et de Munster ne sont pas les auteurs – vont maintenant prendre l’aspect de tableaux. Des jeunes filles, élèves des Beaux-Arts ou d’ateliers connus, s’en saisissent. Elles les placent devant elles, sur des chevalets, et, munies d’un pinceau qu’elles trempent dans un godet plein d’une matière plastique dont la consistance et la couleur évoquent celles de la gouache, elles s’attachent à répéter les ” mouvements ” du peintre. Nous ne connaîtrons pas, là encore, l’exacte composition de cette pâte blanche à base de latex, qui devient translucide en séchant, restitue aux couleurs leur éclat premier et leur confère une nouvelle densité.

Montée sur châssis, la reproduction sur-toile-et-sur-papier est alors recouverte d’un vernis protecteur. Regrette-t-on l’uniforme aspect glacé (analogue à celui de certains tableaux hollandais) que cet enduit donne à la reproduction de Dufy comme à celle de Brueghel le Vieux, les inventeurs de ce procédé, à la fois simple et efficace, rétorquent, en souriant, que les années dissolvent ce vernis. Mais l’illusion de peinture sur toile est saisissante » etc., etc.

Toutefois, la fascination de l’auteur de ce texte ne s’arrête pas à la description du procédé de reproduction des tableaux illustres mentionnés.

« Les reproductions ont permis à des milliers d’hommes de connaître les toiles du Prado, du Palazzo Pitti, du Rijksmuséum, sans aller à Madrid, à Florence ou à Amsterdam.

Il est devenu un lieu commun de rappeler qu’elles constituent un ” musée imaginaire “, plus riche que tout autre. La qualité des reproductions actuelles, leur prix relativement modique (de 5 000 à 25 000 francs), leur permettent de remplacer les copies ou les répliques douteuses. M. André Malraux estime que le XXe siècle verra naître dans des villes aujourd’hui démunies, des musées de reproductions. Pourquoi ne visiterait-on pas en effet bientôt, à Guéret ou à Dôle, le ” musée imaginaire municipal ” ? »

André Malraux avait le droit de se tromper, comme tout un chacun !

A ma connaissance, il n’y a pas beaucoup de « musées de reproductions ».

Peut-être, parce que la démocratisation des transports aériens a donné au « vulgum pecus » la possibilité d’admirer tous ces chefs-d’œuvre « in situ » et, à l’inverse, les œuvres d’art voyagent, de nos jours,… comme des fraises !

Et, comme de toute façon, ne pouvant pas envisager d’avoir un musée qui regroupe  TOUS les chefs d’œuvre de l’art, on peut bien se contenter des albums et des visites virtuelles. Même si leur « rendu » ne se compare pas,  de l’avis des « spécialistes », avec la présence de l’œuvre originale !

Alors, si un Malraux ou un Picasso ne s’offusquaient pas de la qualité des reproductions, tel qu’on l’a vu plus haut, dois-je snober mon « Ambrosius Brueghel » ? D’autant plus que, chez moi, je peux le toucher, éclairer et changer de place… comme il me chante !

Je doute que l’on me permette d’en faire autant avec les Brueghel … du Louvre !

Adrian Irvin ROZEI   

La Bastide Vieille, janvier 2022

* « Emprunté à l’occitan qu’es aquò ? (« qu’est-ce que c’est ? »)

Employé pour demander ou annoncer une explication à propos d’un terme ou d’une expression dont le sens n’est pas évident. »

** Nom de famille également orthographié : Breugel, Breughel et Bruegel 

*** Dans l’article du Monde, le nom « Munster » est orthographié, à plusieurs reprises, avec un « s », alors que sur ma toile il apparaît comme « Munter ». Ce ne sont que des instituteurs en mal de reconnaissance qui s’offusqueront de tels ratages, alors que « l’écriture inclusive » gagne, jour après jour même les rangs de l’administration française !  

 –

Service après vente

La réputée maison de ventes aux enchères « ARTMARK » de Bucarest annonce pour le 27 janvier 2022 la dispersion de deux collections d’objets d’art ayant appartenus à des amateurs d’art de Transylvanie. 

Parmi les lots proposés, celui qui porte le no. 26 s’intitule :

26. Curse de cai la Auteuil (Courses de chevaux à Auteuil)

Francisc Gall

1912, Cluj – 1987, Paris

ESTIMARE
€ 150 – 250

DESCRIERE
cromolitografie 35 x 45.5 cm semnat dreapta jos, sub cadru, în creion, ”Gall”; numerotat stânga jos, sub cadru, în creion, ”129/150”

Le tableau a été adjugé pour 250 Euros ! 

Voici, donc, que la « chromo » d’un obscur artiste du XXe siècle, tiré en 150 exemplaires, signé au crayon, peut atteindre plusieurs centaines d’Euros en vente publique !

Que dire alors de l’œuvre d’un Ambrosio Brueghel, artiste d’une grande famille de peintres flamands, dont si peu d’œuvres sont connues ?

Et, qui plus est, ne signait pas ses œuvres ! 

Il ne me reste plus qu’à attendre le passage d’un tel tableau en vente publique pour découvrir sa côte !

2 thoughts on “S.P.A.D.E.M.? Quèsaco*?

  1. C.P. de Bucarest dit :
    Savuroasă poveste!
    Nu-mi vine să cred, la voi “encombrantele” se scot în stradă (și ridică) în FIECARE miercuri?!?

    La Bxl, se întâmpla doar de 2-4 ori pe an, cred că, totuși, eșalonat pe comune. În anii ‘90, când salariile noastre de diplomați (mai ales de rang mic) erau derizorii, iar locuințele puse la dispoziție în “Reședință” sau chiar sediul Ambasadei erau dotate la un nivel ultra-minimal, am învățat și eu, de la colegii și mai precar plătiți din sectorul administrativ, arta “vânării” de ocazii în după amiezele în care se scoteau “encombrantele. Mai important, a învățat-o fiul meu, crescut de la 9 ani în sus aproape exclusiv la Bruxelles – iar când i-am cumpărat apartamentul în care stă și azi a găsit obiecte incredibile cu care a putut înzestra (după mici remedieri care i-au stimulat și spiritul bricoleur) holul, sau mobila sufrageria-salon.
    Procedeul cumpărării (sau “colectării”) de tablouri vechi pentru a refolosi rama (iar a tabloului tău este splendidă!) este practicat pe scară largă de fiul meu, care, împreună cu logodnica devenită soție, a compensat îngrădirile impuse de COVID călătoriilor și altor distracții cu investirea în opere de artă… Deja prea multe (și, unele, prea mari) pt apartamentul lor, totuși destul de generos, din Bruxelles…

    RNS de Boulogne écrit :
    Bravo pour ce travail d’archéologue, de Sherlock Holmes ou plutôt des deux à la fois !
    Je me méfiais lorsque tu m’as raconté l’histoire au téléphone, car je ne l’avais pas vu.
    Maintenant je retire tout ce que j’ai dit, car ton ”Breughel de Velours” est vraiment très beau.

    MBG de Genève écrit :
    Passionnée par votre recherche sur le “tableau” à fleurs. Voilà des enquêtes comme je les aime. Au début, on ne sait pas vraiment où l’on va aboutir et, en cherchant, même à côté de la plaque, l’on apprend tant de choses que l’on ignorait.

  2. Ileana de Bucarest dit :
    Am citit CA un roman politist povestea tabloului cu Flori care este superb cu rama cu tot.
    Numai tie ti se poate intimpla asa ceva ; sa gasesti piatra pretioasa in rahat.
    In Montreal probabil stii sint in weekend “Vente de garage », preturi intre 1-10 dolari si DACA cartierul este de soi, gaseai lucruri incredibile.

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