Ho rivisto Siracusa!

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista « Siamo di nuovo insieme », n. 139-140 ottubre – dicembre 2025, curata dall’Associazione degli Italiani in Romania RO.AS.IT di Bucarest.

« J’aimerais tant voir Syracuse
L’île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s’amusent
A glisser l’aile sous le vent.

Avant que ma jeunesse s’use
Et que mes printemps soient partis
J’aimerais tant voir Syracuse
Pour m’en souvenir à Paris ! »

Vidéos Bing Syracuse Henri Salvador

Per circa mezzo secolo, ho sognato di raggiungere Siracusa, in Sicilia.

Non so perché. Forse perché ho ascoltato e amato la melodia «Syracuse», una canzone francese del 1962, scritta da Bernard Dimey e composta da Henri Salvador, in cui sono evocati luoghi esotici da sogno in un viaggio intorno al mondo, compresa Siracusa, nello spirito malinconico del parigino sedentario, autore della canzone.

Racconta la storia immaginaria di un cambiamento esotico di paesaggio in luoghi dove Dimey, alla fine, non arriverà mai.

Io però sono arrivato per la prima volta in Sicilia nel 1970. E, da allora, ci sono tornato innumerevoli volte.

Nonostante questo, ho visto Siracusa solo nel 2018! Continue reading

La neige est tombée partout…

Ce texte a été écrit (en roumain) et posté sur mon site en 2009.

Neaua peste tot s-a pus… | ADRIAN ROZEI

J’ai pensé qu’une reprise (accompagnée d’une actualisation !), présenterait un caractère instructif… après un laps de temps de quelques 17 ans depuis sa rédaction. Je laisse l’appréciation… au bon soin des lecteurs !

*   *   *

Publié le 14/02/2009

Cela fait des années que je n’ai pas vu de grosses chutes de neige à Paris.

De temps à autre, quelques flocons tombent, surtout la nuit. Quelques centimètres de neige se déposent sur les vitres et les capots des voitures en périphérie de la ville, là où la température est inférieure de deux ou trois degrés à celle du centre. Mais le lendemain, les rues ont séché, on ne voit plus un seul flocon, et tout est redevenu…  comme d’habitude ! En réalité, la plupart du temps, il a déjà plu ou il y a une bruine ou un brouillard si épais que l’on ne voit pas à quelques mètres !

Ah, il y a une vingtaine ou une trentaine d’années, l’hiver était vraiment froid !

Les lacs de la périphérie parisienne étaient si gelés qu’on pouvait même patiner dans le bois de Boulogne ou à Vincennes. La neige, pas plus de cinq ou dix centimètres, recouvrait les pelouses, les places et même les ruelles bordant les autoroutes et les grands axes routiers.

Et soudain, comme sortis de nulle part, des enfants en luge (d’où sortaient-ils donc ces luges ?), et même des adultes en tenue de ski, les « planches » sous le bras, sillonnaient les allées du bois de Boulogne ou les pelouses des grands parcs, véritables poumons verts de la capitale. Continue reading

Am revăzut Siracuza !

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » no. 139 – 140, datat octobrie- decembrie 2025, publicată de Asociația Italienilor din România RO.AS.IT. din București.

« J’aimerais tant voir Syracuse
L’île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s’amusent
A glisser l’aile sous le vent.

Avant que ma jeunesse s’use
Et que mes printemps soient partis
J’aimerais tant voir Syracuse
Pour m’en souvenir à Paris !
 »

Vidéos Bing Syracuse Henri Salvador

Timp de aproape jumătate de secol, am visat să ajung la Siracuza, în Sicilia ! Nu știu de ce! Poate pentru că am auzit și îndrăgit melodia « Syracuse »?

« Syracuse » este un cântec francez din 1962, scris de Bernard Dimey și compus de Henri Salvador, care evocă localizări de vis. Melodia sugerează o călătorie în jurul lumii, cu destinații exotice, inclusiv « Syracuse » etc., în spiritul melancolic al parizianului sedentar, autorul textului. El spune povestea imaginară a unei schimbări exotice de peisaj în locuri unde Dimey, în cele din urmă, nu va ajunge niciodată! Continue reading

Un 1er décembre mémorable…(II)

« J’attends avec impatience l’invitation de 2025 ! »

Mon affirmation a été… prémonitoire.

La rencontre du 1er décembre 2025 a revêtu un caractère exceptionnel ! 

Que l’on a trouvé dès la réception du carton d’invitation qui disait :


INVITATION

À l’occasion du 1er décembre, nous célébrons les remarquables réussites de la diaspora roumaine en France !

L’Ambassade de Roumanie en République française, la Confédération nationale pour l’entrepreneuriat féminin (CONAF), la Délégation permanente de Roumanie auprès de l’UNESCO, le Consulat général de Roumanie à Paris et l’Institut culturel roumain à Paris

ont l’honneur de vous inviter au 

Gala franco-roumain « Women in Economy 2025 ».  

Cet événement mettra à l’honneur la vision, l’ambition et la détermination des femmes entrepreneures qui contribuent au renforcement des liens franco-roumains.

Le Gala est organisé en collaboration avec le Cercle des professionnels roumains en France et CONAF France.

 Lundi 1er décembre 2025, 18h30, à l’Hôtel de Ville de Paris

HÔTEL DE VILLE DE PARIS – Salle des Fêtes

Dress Code : Business Attire (Tenue de ville) ou Costume National 

  *    *    *

« Un caractère exceptionnel »… à plusieurs titres :

« L’événement a rendu hommage aux succès de la diaspora roumaine en France, dans l’année marquant le 145ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Roumanie et la France. »,

comme l’indique le communiqué de l’Institut Culturel Roumain de Paris Continue reading

Un 1er décembre mémorable… (I)

L’autre jour, dans un restaurant parisien, j’ai entendu sans le vouloir, à cause de la proximité des tables, une conversation entre quatre jeunes filles.

Elles « débattaient » d’un sujet assez banal : « Quel est mon mois préféré dans l’année ? »

En entendant leurs arguments, je me suis posé la même question. Ce n’est pas le moment, ni l’endroit approprié pour lister cette suite d’affirmations ! Mais, étant au mois de décembre, je me suis demandé « comment s’inscrit le mois en cours dans cette liste ? »

Pour moi, décidément, décembre n’est pas un mois que j’aime !

Tout au moins, les premières trois semaines ! Pourquoi ça ? Simple !

A Paris, au mois de décembre, il fait souvent froid et gris ! Quand il ne pleut pas !

Les passants courent à droite et à gauche pour acheter des cadeaux (une dépense difficile à estimer à l’avance !), les restaurants sont, souvent, vides (il faut faire des économies …pour acheter des cadeaux !), même chose pour les salles de spectacles etc., etc.

Et pourtant, depuis 35 ans, j’attends avec impatience l’arrivée du 1er décembre ! L’explication ? Toujours aussi simple !

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec l’histoire récente de la Roumanie, je précise :

« La Fête nationale roumaine a été fixée au 1er décembre par une loi adoptée en 1990, pour commémorer l’Assemblée d’Alba Iulia du 1er décembre 1918 qui proclama l’union de la Transylvanie avec le Royaume de Roumanie. Cet événement est considéré comme le moment fondateur de l’État roumain moderne.

Après la Révolution de décembre 1989 et la chute du régime communiste, le Parlement roumain a voulu rompre avec l’ancienne fête nationale du 23 août (date de l’alliance avec les Alliés en 1944, célébrée sous le régime communiste). En 1990, une loi a été votée pour établir le 1er décembre comme nouvelle fête nationale officielle. »

Certes, la fête nationale roumaine est atypique car elle tombe en plein hiver, ce qui rend les célébrations en extérieur parfois difficiles. Mais, c’est ainsi !

C’est aussi pour cette raison que, pendant 15 ans, à l’époque où je travaillais encore, je m’arrangeais souvent pour me trouver dans un pays chaud, au moment du 1er décembre.

Ainsi, j’ai eu la grande chance de célébrer cette date historique, plus d’une fois, en Amérique du Sud, essentiellement en Argentine, au Chili et au Pérou.

Maintenant, il m’est un peu difficile d’aller, tous les ans, aussi loin !

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A Boulogne ?… « Yes ! » (II)

Boulogne, le 6 novembre 2025

Je ne m’attarderai pas trop sur le sujet de l’opérette à laquelle j’ai assisté ce soir !

Il suffit de préciser, avec les présentateurs boulonnais, que : « Le livret de l’opérette Yes !  doit beaucoup au théâtre de boulevard parisien : « un mariage pour rire » qui devient « un mariage pour de bon », des aspirations contrariées, des personnages colorés, irascibles, incontrôlables… ».

Autrement dit, les règles du genre… il y a 100 ans, comme aujourd’hui !

Et affirmer qu’il s’agit d’une « satire sociale », c’est un peu… chercher midi à 14 heures !

Mais, proclamer que « les thèmes jazzy entêtants composés par Maurice Yvain nous entraînent dans ce tourbillon » est tout à fait exact. Et les jeunes interprètes, dont certains démontrent de réelles aptitudes vocales ou un vrai don pour le style bouillonnant du genre, rendent l’exercice fort agréable.

A la fin de la soirée, j’ai rencontré Jean-Noël Poggiali, qui s’est chargé de l’adaptation et de la mise en scène du spectacle. 

Après l’avoir félicité pour la réussite de celui-ci, qui a fait salle comble, je lui ai suggéré de le présenter au Festival de l’Opérette de Lamalou-les-Bains.

A ma grande surprise, le metteur en scène de la soirée m’a appris qu’il connait fort bien cet évènement artistique annuel et qu’il a même joué dans des spectacles présentés dans le théâtre du cœur de l’Hérault précédemment mentionné !   Continue reading

A Boulogne ?… « Yes ! » (I)

Boulogne, le 6 novembre 2025

Il y a quelques jours, j’ai remarqué dans « Kiosk », le supplément culturel de la revue BBI (Boulogne-Billancourt Information) du mois de Novembre, qui recense les « sorties » de ma ville, une nouvelle qui… m’a « interpelée » :

« Jeudi 6 et samedi 8 Novembre à 20H

Yes ! de Maurice Yvain

Opérette sur les thèmes jazzy de 1928.

Conservatoire. Auditorium. Entrée gratuite sur réservation »   

Je dois avouer que, si j’ai entendu, plus d’une fois, des airs extraits des opérettes de Maurice Yvain, je n’ai jamais assisté à un spectacle entier avec une de ses œuvres !

Pour mémoire :

« Maurice Yvain est un compositeur français né le 12 février 1891 dans le 2e arrondissement de Paris et mort le 27 juillet 1965 à Suresnes

À partir de 1903, il étudie au Conservatoire de Paris où il est l’élève de Louis Diémer et Xavier Leroux. Excellent pianiste, il donne des concerts à Monte-Carlo et dans le cabaret parisien « Quat’z’Arts ».

Dans les années 1920, il commence à composer des opérettes ; son œuvre maîtresse est Ta bouche (1922). Ses pièces se caractérisent par leur précision rythmique, leur fantaisie et la souplesse de la phrase musicale. Par la suite, il compose également de grandes opérettes sentimentales… On lui doit la musique de nombreuses chansons à succès dans les années 1920, telles que Mon homme (avec Albert Willemetz, Channing Pollack, Jacques Charles), J’en ai marreEn douceLa JavaLa Belote, etc.

Il composa également la musique de célèbres opérettes : Ta boucheLà-hautPas sur la boucheChanson gitane, etc. »

C’est le moment idéal pour « passer à l’acte » ! En ce moment, on fête un peu partout, le centenaire de « l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes », tenue à Paris en 1925, qui a marqué l’apogée du style Art déco et a eu un impact significatif sur l’architecture et les arts décoratifs.

Nous avons décidé d’aller assister à ce spectacle. Continue reading

Il libro sospeso…

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista « Siamo di nuovo insieme », n. 137-138 giugno – setembre 2025, curata dall’Associazione degli Italiani in Romania RO.AS.IT di Bucarest.

 “S’è spenta la vita della splendida Venezia,
Non odi più canzoni, non vedi più lumi di danza;
Sulle scale di marmo, sugli antichi portali,
Batte solo la luna ed inargenta i muri.

Come su di un cimitero, il Silenzio si stende sulla città
Prete decrepito sopravvissuto al naufragio degli anni,
San Marco batte, sinistro, la mezzanotte

Mi trovavo a Venezia nel Sestiere Cannaregio quando ho sentito da qualche parte, in lontananza, suonare una campana che annunciava la mezzanotte.

Forse per questo mi sono tornati in mente i versi di Eminescu. Intorno a me, l’atmosfera era esattamente quella descritta da “l’ineguagliabile” poeta un secolo e mezzo fa: “Non odi più canzoni, non vedi più lumi di danza…”, i ristoranti chiusi, le serrande dei negozi abbassate… solo qua e là la strada era illuminata da un lampione discreto, nonostante fossi sulla calle principale, che porta dalla Stazione Santa Lucia a Ponte di Rialto, e più giù, verso Piazza San Marco.

Sembra che, a partire dalla pandemia, la maggior parte dei ristoranti abbia conservato la (brutta) abitudine di chiudere alle ore 22:00, e di prendere l’ultima ordinazione alle 21:45. Continue reading