Incontri con Donna Franca (III)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

Entre-temps, une autre rencontre avec Donna Franca Florio a eu lieu à Rome !

En mai 2017, j’étais, une fois de plus, de passage à Rome pour quelques jours.

En regardant la liste des expositions en cours, j’ai découvert qu’une rétrospective Boldini était présentée au « Complesso del Vittoriano » entre le 4 mars et le 16 juillet. Ça tombait bien !

Mais, en même temps, entre le 5 mai et le 27 août, on annonçait une exposition Botero. Toujours au « Complesso del Vittoriano » et encore dans « L’Aile Brasini » !

« Connu sous le nom de “Altare della Patria”, l’ensemble monumental du Vittoriano – ou même simplement “Il Vittoriano” -, qui veut célébrer et se souvenir de Vittorio Emanuele II de Savoie, le premier roi d’Italie, est l’un des monuments symboliques de la Ville Eternelle et du Pays, lieu emblématique et institutionnel d’une grande centralité, destination de millions de visiteurs chaque année.

Construit entre 1885 et 1911, il représente l’unité du pays et “l’amour du pays”, puisqu’en novembre 1923 le corps du soldat inconnu a été enterré au cœur du Vittoriano…

L’Aile Brasini du Complexe Monumental Vittoriano – accessible depuis la Via San Pietro en prison, du côté des Forums Impériaux – accueille, en plus de l’Institut et du Musée du Risorgimento, des salles d’exposition utilisées pour accueillir des expositions temporaires consacrées aux grands maîtres de l’art et aux questions d’intérêt historique, sociologique et culturel. La variété de la programmation, la qualité et le nombre d’événements proposés contribuent à faire du Vittoriano l’une des salles d’expositions les plus animées de la capitale.

Avec ses 700 mètres carrés d’extension, …c’est l’espace d’exposition le plus grand et le plus prestigieux de l’Ala Brasini. Depuis son ouverture, l’espace a traditionnellement accueilli de grandes expositions d’art. Situé au premier étage du monument, il est accessible par un imposant escalier.

L’élégant escalier qui conduit le visiteur au Hall peut servir d’espace d’introduction à l’exposition et est visible depuis l’entrée du monument. »

A l’entrée du Vittoriano, j’étais comme l’âne de Buridan, ne sachant par où commencer d’abord ! Continue reading

Incontri con Donna Franca (II)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

Rappelons d’abord qui était Giovanni Boldini !

Tout ça, parce que, si les peintures représentant des personnages marquants de la vie sociale, culturelle, voire politique, de la deuxième moitié du XIXe siècle ou de la première moitié du XXe siècle sont vues et présentées très souvent par les médias de notre temps, les noms de leurs auteurs sont régulièrement passés sous silence et donc peu connus du grand public.

C’est le cas d’un Antonio de La Gandara, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla y Bastida, voir d’un Anders Leonard Zorn, Peder Severin Krøyer, Philip de László, Leo Belmonte ou Aladár Körösfői-Kriesch et de tant d’autres artistes de cette époque. Et pourtant, le plus souvent ces artistes ont fait leurs études, ont gagné des prix prestigieux ou développé leur activité artistique en France ! Il faut croire que le dernier venu sur la place artistique de Paris a plus d’importance que les « valeurs confirmées » du passé ! Sic transit gloria mundi !

Mais, revenons à Boldini** !

« Giovanni Boldini, né le 31 décembre 1842 à Ferrare en Italie, et mort le 11 janvier 1931 à Paris, est un peintre et illustrateur italien.
À l’instar de John Singer Sargent, Giovanni Boldini est un portraitiste de réputation internationale, travaillant principalement à Paris et à Londres. Au début du XXe siècle, il est l’un des portraitistes les plus en vue à Paris…
… En 1900, il travaille à Palerme au Portrait de Franca Florio, qui « scandalise le mari du modèle qui impose des corrections moralisatrices draconiennes. »

Mais, comme l’on chante dans la tirade du roi Ménélas dans « La Belle Hélène »… « N’anticipons pas ! ». Continue reading

Incontri con Donna Franca (I)

La Bastide Vieille, 25/06/2021

 

« On appelle saga un récit en prose (…)
rapportant la vie et les faits et gestes
d’un personnage, digne de mémoire
pour diverses raisons, depuis sa naissance
jusqu’à sa mort, en n’omettant ni
ses  ancêtres ni ses descendants s’ils
ont quelque importance. »

Régis Boyer « L’Islande médiévale » 

 

Décidemment, cette année, les « romans-saga » ont le vent en poupe !

Pas moins de quatre œuvres littéraires de ce genre sont apparues ces dernières semaines dans les vitrines des librairies.  A chaque fois, ces romans-fleuves totalisent des milliers de pages et plusieurs volumes.

Un seul, parmi ces romans, n’affiche qu’un seul volume et à peine 500 pages. Pour l’instant ! Car un deuxième volume, non encore traduit en français, vient de sortir en Italie.

De quoi s’agit-il ?

Le volume, qui s’intitule « Les lions de Sicile », est signé par Stefania Auci et porte en haut de la couverture la mention « La Saga des Florio ». Et la bande publicitaire ajoutée au volume précise: « Le livre phénomène en Italie ».

Probablement que cette couverture n’aurait pas attiré mon attention, dans la vitrine de la « librairie-phare » de Béziers, si elle ne présentait pas un visage qui m’est familier. Et qui me poursuit depuis six ans. Une vraie saga !

Il s’agit de Donna Franca Florio, telle qu’elle apparaît dans un fameux portrait peint par Giovanni Boldini, au début du XX-ème siècle.  Continue reading

“Les clés du Paradis…” in Vaticano!

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” nel numero 103 – 104, di giugno 2021. 

Di certo non avrei mai scoperto cosa sia un “clavigero” se non avessi letto l’articolo pubblicato sulla rivista “Point de vue” del luglio 2020. In questo testo ci si spiega, con molti dettagli, che in Vaticano esiste un personaggio unico al mondo: è il funzionario che detiene le 2.797 chiavi che aprono “le porte dei maggiori tesori della storia dell’arte mondiale”. In questo momento, e a partire dal 2012, il posto di clavigero è occupato da Giovanni Crea, un ex carabiniere, orgoglioso del posto che detiene.

Ogni mattina, provo una sensazione unica”, dice Giovanni. “Un’impressione straordinaria, mai la stessa, come respirassi un’aria magica nel momento in cui apro la porta della Cappella Sistina e ammiro l’affresco di Michelangelo, solo e immerso della più totale quiete. Come potrei annoiarmi di una cosa simile?  Continue reading

Tropa, tropa, tropa, trop’… (I)

La Bastide Vieille, 4/04/2021

 

                                                         …când la trap, când la galop !

Acum câteva săptămâni, când am văzut pe un raft, în prăvălia unui « giorsar » din Béziers, un căluţ de piatră, m-am întrebat : « Să-l iau sau să nu-l iau ? »

Un « giorsar », după cum spunea tatăl meu, este un vânzător de « gioarse » ! Cu alte cuvinte, vechituri de tot felul. 

« Giorsarul » meu are o astfel de prăvălie. Pe câteva sute de metri pătraţi, el propune, tot atât de bine, mobile vechi, haine « second hand », bucătării de ocazie, tablouri pictate sau scanate, discuri CD, sticle de vin din regiune etc., etc.

Trec, în mod regulat, pe la prăvălia lui. Mai ales, pentru a verifica apariţia unor discuri CD de ocazie de toate felurile : clasic, folk, pop, regionale etc. 

Avantajul acestor discuri este că, preţul de vânzare la aceste « ocazii » fiind ridicol de scăzut -1 sau 1,5 Euro !- îmi pot permite  să cumpăr orice fel de muzică, despre care am auzit vorbindu-se, dar n-am ascultat-o niciodată !

De mulţi ani, consider că nu merită să arunc pe geam 20 sau 25 Euro pentru un disc pe care-l voi asculta, de cele mai multe ori… o singură dată. Ba chiar nici măcar în întregime ! De cele mai multe ori, constat că muzica pentru care am auzit la TV sau despre care am citit în ziare cronici ditirambice… nu face doi bani (pentru mine !).  Continue reading

« Les clés du Paradis »… la Vatican!

La Bastide Vieille, 15/03/2021

 

Cu siguranţă că n-aş fi aflat niciodată ce este un « clavigero » dacă n-aş fi citit un articol publicat în revista « Point de vue » din luna iulie 2020 !

In acest text, ni se spune, cu multe detalii, că la Vatican există un personaj unic în lume : este funcţionarul care deţine cele 2797 de chei ce deschid « porţile celor mai frumoase comori ale istoriei şi artei mondiale ». 

In acest moment, şi din anul 2012, postul de « clavigero » este ocupat de Giovanni Crea, un fost « carabinier », mândru de responsabilităţile pe care le deţine. 

 « In fiecare dimineaţă, simt o senzaţie unică. », spune Giovanni. « O impresie extraordinară, niciodată aceeaşi, ca şi cum aş respira un aer magic când deschid poarta Capelei Sixtine şi admir fresca lui Michelangelo, singur şi în liniştea cea mai totală. Cum aş putea să mă plictisesc de aşa ceva ? ». 

Sunt mai bine de 20 ani, de când Giovanni Crea lucrează în « Cità del Vaticano ». Pe atunci, el era un simplu student, care dorea să devină magistrat, şi avea nevoie de un loc de muncă provizoriu pentru a-şi finanţa studiilede drept. Continue reading

Una via lunga 2000 anni!

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” nel numero 95 – 96, di aprile-giugno 2020. 
 

Era il 1968.

All’arrivo dell’estate dovevo scegliere il posto in cui avrei passato la mia prima lunga vacanza da persona libera.

La decisione non è stata per niente semplice: potevo scegliere qualsiasi paese al mondo, tranne quelli comunisti. Ma i mezzi finanziari limitati e un po’ di logica mi hanno spinto a scegliere tra Spagna e Italia. E, consultando le offerte sulla lista Oeuvres universitaire, ho deciso di andare a Roma. E per non fare le cose a metà, ho scelto un soggiorno di 15 giorni.

Sono sbarcato nella capitale italiana dopo un lungo viaggio, di circa 24h, che mi ha permesso di avanzare lungo la costa, da Genova a Roma, e iniziare così a scoprire il paesaggio marittimo transalpino. Già in treno ho notato con stupore di comprendere piuttosto bene l’italiano. Forse in una vita precedente ero stato italiano!

A Roma, il piccolo albergo che avevo scelto tra quelli proposto da Oeuvres universitaire, si trovava proprio nel centro della città. In realtà, la „Pensione del Leoncino”, come spesso accade a Roma, occupava un piano di un immobile di abitazioni della Capitale, mentre al pianoterra c’erano dei negozi, tanto di alimentari quanto d’abbigliamento. Ricordo, allo stesso modo, anche un garage all’angolo della strada, che disturbava i condomini con le sue auto parcheggiate in qualsiasi modo e che impedivano la circolazione già difficile del quartiere. I commercianti presenti qui in tutte le stagioni con la loro esposizione ambulante di merce, cui facevano pubblicità urlando a squarciagola. E se i vicini protestavano, quelli raccoglievano la loro baraonda di oggetti e ricominciavano qualche metro più avanti.

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Ancora di più! Nel palazzo in cui c’era la mia pensione, un immobile esteticamente pregevole con secoli di esistenza, incontravo ogni giorno persone rispettabili, avvocati, medici o notai che uscivano vestiti elegantemente dalle pesanti porte di legno scolpito, che potevi ammirare salendo le scale di questo piccolo castello. Avevo tutto il tempo del mondo per osservarle quando salivo o scendevo le scale.

D’epoca, i meravigliosi ascensori con porte in ferro battuto come negli stabili di lusso del centro della città, si mettevano in moto solo dopo aver introdotto una moneta da 100 lire in un cassetta metallica, posta accanto alla porta e intonata alla cabina. Non so come procedessero gli inquilini permanenti dell’immobile. Credo avessero un gettone recuperabile. Ma gli studenti della pensione, per fare un po’ d’economia, aspettavano a lungo l’arrivo di un locatario. Noi non avevamo scoperto il trucco di Totò di non so quale film del dopoguerra, che aveva legato un filo in una moneta forata, e la ritirava subito indietro quando l’ascensore si muoveva.

D’altra parte la caccia al risparmio era uno sport praticato quotidianamente.

Nella nostra pensione esisteva un solo telefono, posizionato in corridoio vicino alla porta d’ingresso. Quando i locatari telefonavano alle loro famiglie, di solito in P.V.C., tutti potevano approfittare della conversazione. In tutte le lingue del mondo! E, anche se non capivo la lingua di comunicazione, indovina dal tono dell’interlocutore se assicurava alla famiglia di star bene, se si trattava di una spedizione urgente di denaro o di appianare una storia d’amore. Allora, una persona con il cuore grande e che capiva la lingua, adempiva il suo dovere d’onore e precisava per noi i punti essenziali della conversazione. Dal canto suo, il proprietario della pensione, che voleva essere certo di recuperare i costi delle chiamate, aveva attaccato sotto il telefono un piccolo annuncio in bella scrittura, in cui diceva: “Sono amabile, sono cortese, / Ma pagatemi le spese”.

“Via del Leoncino”, una stradina con appena venti numeri, si trovava nel cuore della capitale italiana, e solo una minuscola piazza chiamata “Largo Goldoni”, la separava dal “Via del Corso”. Il corso è la principale arteria di comunicazione della città, che procede in linea retta da Piazza Venezia e dal Foro, fino a Piazza del Popolo e al muro di cinta abbattuto da papa Alessandro III nel 1655, in occasione della visita a Roma della regina Christine di Svezia, per creare un passaggio più grande, Porta del Popolo.

Ho scoperto che lungo il Corso si allineano palazzi, gallerie commerciali, celebri caffè, chiese di diversi culti, cinema, edicole di giornali, fermate d’autobus, ristoranti di tutte le categorie… e naturalmente alcuni tra i più grandi alberghi del paese e innumerevoli pensioni insieme ai famosi “Bed and Breakfast” (“letto e colazione”).

Dal 1968 al 2016 il paesaggio non è cambiato per niente! Solo noi siamo invecchiati!

En 1968 et en 2016:Le paysage n’a pas changé ! Il y a que nous qui avons vieilli!

Puoi passare ore intere a passeggiare sul Corso, anche senza approfondire la storia di ciascun palazzo. Perché Via del Corso cristallizza sul suo percorso tutta la storia del paese, com’è scritto in un libro pubblicato di recente: “Via del Corso: una strada lunga 2000 anni”.

Sempre a Roma, durante la mia prima visita da turista solitario all’estero, ho inaugurato un metodo per scoprire diversi luoghi e che uso ancora oggi. Per prima cosa, passeggio per la città per impregnarmi della sua atmosfera generale. Poi, comincio a cercare i monumenti rappresentativi che conosco. E, in base al tempo che mi rimane, vado a visitare musei e mostre.

A Roma, nel 1968, ho passato quasi un’intera giornata solo passeggiando lungo il Corso! Per fortuna, avevo a disposizione (credevo) molto tempo di fronte a me. Ma, quando la vacanza è finita ed è arrivato il momento di tornare a Parigi, ho avuto un coup de blues. Mi sono reso conto che se per ogni capitale avessi avuto bisogno del tempo che mi è servito per Roma, non mi sarebbero bastate tre vite! Perciò, ero assicurato! Ma nessuna città al mondo è paragonabile a Roma. Neppure lontanamente!

Sono tornato a Roma decine di volte cercando di perfezionare la mia conoscenza della “Città Eterna”. È passato quasi mezzo secolo da quanto vado e torno da Roma, abitando quasi in tutti i quartieri della città. Spesso ho alloggiato in un quartiere vicino alla “Stazione Termini”, con il pretesto che fosse più semplice prendere il treno per uscire o entrare in città. Ho abitato nel vecchio quartiere francese del XVIII secolo, vicino a Trinità dei Monti. Ho abitato anche fuori Roma, in un albergo di lusso, quando i miei agenti rifiutavano di entrare nell’inferno automobilistico del centro della città, per venirmi a prendere al mattino. Ma non sono più tornato ad abitare sul Corso. Perciò, questa volta, ho deciso di ricominciare da zero! Ho scelto un hotel proprio all’inizio di Via del Corso, al numero 4.

Si trattava di nuovo di un piano in un vecchio immobile. Ma molto più in alto, vicino al tetto, la camera vicina chiamata “suite” beneficiava di una piccola terrazza in cima all’immobile, che ti permetteva di ammirare il Corso da un capo all’altro. Com’era per tutte le altre terrazze romane lì intorno, una vera istituzione nella Città Eterna. Come quelle immortale da Ettore Scola nel suo film La Terrazza, in cui erano interpreti: Ugo Tognazzi, Jean-Luis Trintignant, Marcello Mastroianni, Sergio Reggiani, Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Galeazzo Benti e Marie Trintignant. 

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Sono uscito presto per passeggiare sul Corso, come se stessi scoprendo Roma per la prima volta. Molto presto mi sono chiesto se si trattasse della stessa città che conoscevo una volta!

Naturalmente, i palazzi e le chiese non si erano mossi negli ultimi 50 anni! Ma la strada era diventata pedonale, e oggi puoi passeggiare con il naso per aria e ammirare, senza la paura di essere investito dalle auto, le loro facciate e le decorazioni. In teoria! Perché in pratica, dovevi star attento ai ciclisti, che si considerano i nuovi padroni della strada e schivano i passanti scampanellando, perché non intralcino il loro cammino.

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Ma, ancora più insopportabile è la moltitudine di tutti i tipi che, senza vergogna, si piazza a mangiare sotto i portici dei palazzi, si stende al sole sui marciapiedi delle chiese, getta cartacce unte e scatole vuote ovunque, si scatta fotografie sui basamenti delle statue, con la scusa che “a Roma bisogna comportarsi come i romani!” Perché le autorità locali chiudono un occhio di fronte al proliferare dei venditori ambulanti, delle bancarelle con spiedini e salsicce arrosto che invadono i marciapiedi, di fronte ai negozi d’abbigliamento o calzature che impilano scatole vuote in piena strada, fin dal mattino, aspettando che i netturbini vengano a recuperarle… di sera!

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Quanto ai negozi, non trovi altro che boutique con prodotti firmati, poiché le botteghe tradizionali sono spariti da molto tempo.

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Allora, che cosa potevo fare per ritrovare la città di una volta? È semplicissimo! Basta aspettare le ore notturne per di iniziare il vagabondaggio.

È il momento in cui la folla di turisti è già a letto, spossata da un’intera giornata di cammino per la città, le strade sono libere dal traffico, i venditori di gelato o pizza hanno chiuso bottega e… tutto è calmo!

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Se per caso una breve pioggia è caduta dal cielo, il marciapiede diventa lucido e riflette i colori affascinanti delle vetrine, perfino quelli dei caffè e dei negozi che hanno chiuso prima ma sembrano ancora vivi / attivi.

Sono passati cinquant’anni da quando ho passeggiato di fronte alle vetrine del Caffè Arango o del Ronzi e Singer e immaginavo che questi luoghi di memoria non potessero che essere immortali.

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Questo è forse il mio più grande rimpianto quando mi trovo a Roma. Oggi, quando nel migliore dei casi, vedo i loro nomi scritti su una facciata cieca, rimpiango di aver risparmiato una banalità senza entrare a prendere almeno un affogato al caffè, ogni tanto. In realtà, è rimasto il Caffè Greco. Ma perfino nel posto in cui ho passato così tanti pomeriggi, sognando a occhi aperti, la quiete è scomparsa nel momento in cui l’indirizzo è apparso in tutte le versioni del mondo della Guide du routard.

Mi è rimasto un “singolo luogo personale di memoria”, il “34”.

Nel 1968, visto che non ero più di uno studente squattrinato, ho deciso di “rompere il salvadanaio” ed entrare almeno una volta in un buon ristorante. Perché ho scelto il “Ristorante 34” in Via Mario dei Fiori n. 34? Non me lo ricordo più!

Ma questo è il ristorante in cui ho scoperto il „Montplan” (reinterpretazione italiana del „Mont Blanc”), un dolce con crema di castagne e Chantilly. E ho appuntato sul menù del ristorante „dolce al cioccolato”, per ricordarlo in futuro.

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Sono tornato al “34” dopo 48 anni! Esisteva ancora e aveva lo stesso nome. Il che è piuttosto raro in quest’ambiento. Purtroppo, il pasticcere, che nel frattempo è stato sostituito innumerevoli volte, non ha più sulla lista il “mio” dolce al cioccolato. Ma ho potuto consolarmi con dell’ottima pasta ai frutti di mare, come ne ho mangiata di rado altrove.

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Ho terminato la mia serata al „Hassler – Villa Medicis”, bevendo un bicchiere di vino in compagnia di una coppia incontrata al “34”, con un’età poco maggiore della mia, quando avevo iniziato a frequentare questi posti. Ho consigliato loro di non ripetere i miei errori, passando accanto a luoghi di memoria la cui esistenza potrebbe essere più breve della loro!

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Adrian Irvin ROZEI

Roma, novembre 2016

La stessa storia, un altr’angolo di Roma… (II)

File de jurnal                                              

Boulogne, 21/11/2016 

Pe data de 21/11/2016, am descoperit pe blogul meu comentariul următor :

Ines Di Lelio on 21/11/2016 at 2:17 pm said:

HISTORY OF ALFREDO DI LELIO CREATOR IN 1908 OF “FETTUCCINE ALL’ALFREDO” (“FETTUCCINE ALFREDO”), NOW SERVED BY HIS NEPHEW INES DI LELIO, AT THE RESTAURANT “IL VERO ALFREDO” – “ALFREDO DI ROMA” IN ROME, PIAZZA AUGUSTO IMPERATORE 30

With reference to your article I have the pleasure to tell you the history of my grandfather Alfredo Di Lelio, who is the creator of “Fettuccine all’Alfredo” (“Fettuccine Alfredo”) in 1908 in the “trattoria” run by his mother Angelina in Rome, Piazza Rosa (Piazza disappeared in 1910 following the construction of the Galleria Colonna / Sordi). This “trattoria” of Piazza Rosa has become the “birthplace of fettuccine all’Alfredo”.

More specifically, as is well known to many people who love the “fettuccine all’Alfredo”, this famous diş in the world was invented by Alfredo Di Lelio concerned about the lack of appetite of his wife Ines, who was pregnant with my father Armando (born February 26, 1908).
Alfredo di Lelio opened his restaurant “Alfredo” in 1914 in Rome (via della scrofa) in 1943, during the war, he sold the restaurant to others outside his family.

In 1950 Alfredo Di Lelio decided to reopen with his son Armando his restaurant in Piazza Augusto Imperatore n.30 “Il Vero Alfredo” (“Alfredo di Roma”), whose fame in the world has been strengthened by his nephew Alfredo and that now managed by me, with the famous “gold cutlery” (fork and spoon gold) donated in 1927 by two well-known American actors Mary Pickford and Douglas Fairbanks (in gratitude for the hospitality).
See also the website of “Il Vero Alfredo”

I must clarify that other restaurants “Alfredo” in Rome do not belong and are out of my brand “Il Vero Alfredo – Alfredo di Roma”.
I inform you that the restaurant “Il Vero Alfredo –Alfredo di Roma” is in the registry of “Historic Shops of Excellence” of the City of Rome Capitale.

Best regards Ines Di Lelio

 

IN ITALIANO

STORIA DI ALFREDO DI LELIO, CREATORE DELLE “FETTUCCINE ALL’ALFREDO” (“FETTUCCINE ALFREDO”), E DELLA SUA TRADIZIONE FAMILIARE PRESSO IL RISTORANTE “IL VERO ALFREDO” (“ALFREDO DI ROMA”) IN PIAZZA AUGUSTO IMPERATORE A ROMA

Con riferimento al Vostro articolo ho il piacere di raccontarVi la storia di mio nonno Alfredo Di Lelio, inventore delle note “fettuccine all’Alfredo” (“Fettuccine Alfredo”).

Alfredo Di Lelio, nato nel settembre del 1883 a Roma in Vicolo di Santa Maria in Trastevere, cominciò a lavorare fin da ragazzo nella piccola trattoria aperta da sua madre Angelina in Piazza Rosa, un piccolo slargo (scomparso intorno al 1910) che esisteva prima della costruzione della Galleria Colonna (ora Galleria Sordi).

Il 1908 fu un anno indimenticabile per Alfredo Di Lelio: nacque, infatti, suo figlio Armando e videro contemporaneamente la luce in tale trattoria di Piazza Rosa le sue “fettuccine”, divenute poi famose in tutto il mondo. Questa trattoria è “the birthplace of fettuccine all’Alfredo”.

Alfredo Di Lelio inventò le sue “fettuccine” per dare un ricostituente naturale, a base di burro e parmigiano, a sua moglie (e mia nonna) Ines, prostrata in seguito al parto del suo primogenito (mio padre Armando). Il piatto delle “fettuccine” fu un successo familiare prima ancora di diventare il piatto che rese noto e popolare Alfredo Di Lelio, personaggio con “i baffi all’Umberto” ed i calli alle mani a forza di mischiare le sue “fettuccine” davanti ai clienti sempre più numerosi.

Nel 1914, a seguito della chiusura di detta trattoria per la scomparsa di Piazza Rosa dovuta alla costruzione della Galleria Colonna, Alfredo Di Lelio decise di trasferirsi in un locale in una via del centro di Roma (via della scrofa), ove aprì il suo primo ristorante che gestì fino al 1943, per poi cedere l’attivită a terzi estranei alla sua famiglia.

Ma l’assenza dalla scena gastronomica di Alfredo Di Lelio fu del tutto transitoria. Infatti nel 1950 riprese il controllo della sua tradizione familiare ed aprì, insieme al figlio Armando, il ristorante “Il Vero Alfredo” (noto all’estero anche come “Alfredo di Roma”) in Piazza Augusto Imperatore n.30 (cfr. il sito web di Il Vero Alfredo).

Con l’avvio del nuovo ristorante Alfredo Di Lelio ottenne un forte successo di pubblico e di clienti negli anni della “dolce vita”. Successo, che, tuttora, richiama nel ristorante un flusso continuo di turisti da ogni parte del mondo per assaggiare le famose “fettuccine all’Alfredo” al doppio burro da me servite, con l’impegno di continuare nel tempo la tradizione familiare dei miei cari maestri, nonno Alfredo, mio padre Armando e mio fratello Alfredo. In particolare le fettuccine sono servite ai clienti con 2 “posate d’oro”: una forchetta ed un cucchiaio d’oro regalati nel 1927 ad Alfredo dai due noti attori americani M. Pickford e D. Fairbanks (in segno di gratitudine per l’ospitalită).

Desidero precisare che altri ristoranti “Alfredo” a Roma non appartengono e sono fuori dal mio brand di famiglia.

Vi informo che il Ristorante “Il Vero Alfredo” è presente nell’Albo dei “Negozi Storici di Eccellenza – sezione Attivită Storiche di Eccellenza” del Comune di Roma Capitale.

Grata per la Vostra attenzione ed ospitalită nel Vostro interessante blog, cordiali saluti

Ines Di Lelio

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La mia bella Fornarina al balcone non c’è più!!! (II)

Feuilles de journal


Rome, le 24/05/2018

Je pars vers le Trastevere… par la voie des écoliers !

Y-a pas d’urgence ! La fenêtre de la Fornarina est là-bas depuis cinq siècles et… ne va pas partir juste aujourd’hui !

Je repasse par la « Fontana del Tritone », je descends la Via del Tritone et je traverse le Corso.

Je jette un coup d’œil rapide au Panthéon. Comme d’habitude, une queue « longue et touffue » de touristes attend pour voir la tombe de Raphaël ! Ce n’est pas la peine de rester. J’ai assez perdu de temps comme ça ! 

Je longe au pas de charge la Piazza Navona, je traverse sans m’arrêter le Campo dei Fiori et me voilà, enfin, au Ponte Sisto. 

Si j’ai tenu à traverser le Tibre et entrer dans le Trastevere par ce pont, c’est parce que l’endroit est intimement attaché à l’histoire de Raphaël et de la Fornarina !

Non seulement que ce pont, qui existait depuis l’antiquité,  avait été restauré par le pape Sixte IV à peine une trentaine d’années avant l’arrivée du grand peintre à Rome, mais il débouche, de l’autre coté du Tibre sur le « Lungotevere Raffaello Sanzio ».

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La mia bella Fornarina al balcone non c’è più!!! (I)

Feuilles de journal

 

Se la voce è un po’ velata accompagnami in sordina…
La mia bella Fornarina al balcone non c’è più!!
Lungotevere dorme mentre il fiume cammina…
Io lo seguo perché mi trascina con sé e travolge il mio cuor.
Vedo un ombra lontana e una stella lassù…
O chitarra Romana accompagnami tu!

                « Chitarra Romana »  – Claudio Villa

 

Boulogne, 15/04/2020 

L’ « Annéee Raffaello » vient de commencer !

500 ans depuis sa mort ! Déjà ? On dirait que c’était hier.

Pendant ce (très long) laps de temps, on a vu et revu, par ci et par là, les tableaux, fresques, dessins, sanguines… de Raphaël. Mais, cette fois-ci, on a décidé de mettre « les petits plats dans les grands » !

« Raffaello alle Scuderie del Quirinale », du 5 mars au 2 juin, et « Raffaello alla Domus Aurea », du 24 mars à janvier 2021, à Rome, «  Raphaël au Château de Chantilly », du 7 mars au 5 juillet, au Kupferstichkabinett del Kulturforum de Berlin, jusqu’au 1er juin, à la National gallery de Washington, jusqu’au 14 juin, enfin à la National gallery de Londres, du 3 octobre au 24 janvier 2021.

Et, bien sûr, « An Impossible Exhibition » de Bruxelles, avec « des reproductions grandeur nature, ce qui permet d’admirer des œuvres dispersées dans 17 pays différents. ». Au moins, cette dernière exposition a eu la bonne idée de fermer… le 14 mars.

Juste à temps ! Parce que, les autres ne seront vues par personne !

Pas de chance ! Si Raphaël avait pu imaginer la catastrophe qui allait s’abattre sur le monde cinq siècles plus tard, il serait mort… un an plus tôt ! Ou, qui sait, un an plus tard !

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