Escale à Sète (II)

Sète, 14/04/2022

 

A trecut, de la aceste « întâmplări », aproape un deceniu şi jumătate.

Când am descoperit, în presa locală, anunţul confirmând că manifestaţia intitulată “Escale à Sète” va avea loc, după doi ani de întrerupere din motive de pandemie, în luna aprilie 2022, am început să sper că această lungă aşteptare se apropie de sfârşit.

Numai că, din păcate, programul complet al evenimentului anunţat şi, mai ales, lista participanţilor nu au fost publicate decât după câteva săptămâni. Emoţii suplimentare ! 

« Escale à Sète » este un eveniment major al prezenţei maritime franceze în Mediterana. 

« Escale à Sète » este un festival maritim organizat odată la doi ani la Sète, în regiunea Hérault din Franța. Această adunare maritimă este în prezent cea mai importantă reuniune de ambarcațiuni tradiționale de pe coasta mediteraneană a Franței.

Prima ediție a « Escale à Sète » a avut loc în 2010. Cu o durată de o singură zi, ea a reunit 10.000 de persoane pe chei, cu participarea a 50 de ambarcațiuni. Apoi a adunat 250.000 de vizitatori în 2012 și în 2014. 

Peste o sută de veliere, printre care Sedov și Kruzenshtern, cele mai mari două nave cu pânze din lume, s-au alăturat portului Sète pentru ediția din 2014. »

Au urmat două ediţii, cu o participare tot atât de prestigioasă :

-în 2016 : goeleta poloneză cu trei catarge Dar Młodzieży, goeleta portugheză cu patru catarge Santa Maria Manuela, brickul ceh La Grace, replica fregatei rusești Shtandart etc., etc. 

-în 2018 : corabia cu patru catarge Krusenstern (Rusia), brickul ceh La Grace ( Republica Cehă), replica fregatei Shtandart ( Rusia), replica galeonului El Galeón (Spania) etc., etc.  Continue reading

Escale à Sète (I)

Sète, 14/04/2022 

Aştept ziua asta de 14 ani ! Mai precis, din luna iulie a anului 2008. 

E drept că această aşteptare nu e mare lucru faţă de cele câteva decenii de « aşteptare » care au precedat ! 

Atunci, în anul 2008, am pus, pentru prima dată, piciorul pe puntea Navei Şcoală « Mircea », în portul Rouen, cu ocazia unei manifestaţii intitulate „Armada 2008”, care a avut loc între 4 și 7 iulie 2008.

Iată cum descriam, într-un text postat în septembrie 2009, acest eveniment:

 ……………………………………

TU EȘTI “MIRCEA”? DA’MPĂRATE!

 

Dintotdeauna m-au fascinat corăbiile care traversează mările și oceanele. Nu cojile de nucă de 10 sau 15 metri, de cele mai multe ori ticsite de instrumente de navigație moderne cu care niște obsedați ai performanțelor sportive încearcă să se bată cu elementele dezlănțuite într-o luptă care-i depășește. Nici vapoarele de croazieră moderne, cu 10 sau 12 etaje în care nu mai ai practic niciun contact cu elementul lichid, în afara dușului din sala de baie a cabinei care seamănă mai degrabă cu apartamentul dintr-un hotel de 5 stele. Continue reading

Un autre message de Hürrem (II)

La Bastide Vieille, le 16/03/2022

Çelik : Tes yeux (1994)
En souvenir de « ma Hürrem »

Il y a trois mois, j’ai découvert, dans le numéro daté Novembre/Décembre 2021 de la revue AramcoWorld, un article fort intéressant.

Je reçois (gratuitement !) la revue AramcoWorld depuis plus de quatre décennies.  Cette revue, émanation du groupe pétrolier Aramco, en Arabie Saoudite, fait connaître le monde islamique par sa présence d’hier et d’aujourd’hui… aux « quatre coins du monde ».

Ayant découvert l’existence de cette revue, qui jouit d’une excellente présentation, dans la salle d’attente de l’un de mes clients libanais, j’ai envoyé une lettre à la rédaction, à la fin des années ’70, mettant en avant mon intérêt pour le Moyen Orient et demandant à recevoir un exemplaire. Depuis, je reçois avec régularité la revue, six fois par an.

L’article mentionné parlait d’un endroit avec une histoire pluri centenaire, qui se trouve dans la Vieille vile de Jérusalem.

Plutôt que de réécrire le texte, avec les approximations de la transcription, j’ai choisi de reproduire des extraits de l’article, signé par Matthieu Teller et accompagnés des photographies prises par Mostafa Alkharouf.  Continue reading

Un autre message de Hürrem (I)

La Bastide Vieille, le 16/03/2022

Il y a un personnage historique féminin que j’apprécie particulièrement. Je pourrais même dire que j’en suis amoureux ! Alors que je ne l’ai jamais rencontré. Et pour cause ! Elle a vécue cinq siècles avant moi !

Je veux parler de la belle rousse Hürrem.

Cela ne vous dit rien ?

…ça ne m’étonne pas : c’est le nom que lui a donné son époux, le Pādichāh, calife et sultan, « Sultan Suleyman Han, Souverain de la Sublime Maison d’OsmanSultan us-Selatin (Sultan des Sultans), Hakan (Khan des Khans), Commandeur des fidèles et Successeur du Prophète du seigneur de l’UniversGardien des Villes Saintes de La Mecque, Médine et Kouds (Jérusalem), Kayser-i Rum ( César de Rome), Padishah des Trois Villes d’Istanbul ( Constantinople), Edirne (Adrianople) et Bursa, et des Villes de Châm (Damas) et du Caire (Egypte) etc., etc. ».

Eh bien, Hürrem signifie, tout simplement, « la Rieuse ».

Voilà comment je me souvenais d’elle, dans un texte (en roumain) écrit il y a une dizaine d’années :

* * *

Continue reading

De la démocratie en Amérique… (II)

La Bastide Vieille, le 20/01/2022

Rappelons, tout d’abord, qui était Andrew Jackson.

« Andrew Jackson, né le 15 mars 1767 près de Waxhaw (Caroline du Nord) et mort le 8 juin 1845 à Nashville (Tennessee), est un homme d’État américain, septième président des États-Unis de 1829 à 1837.

Gouverneur militaire de la Floride en 1821, après avoir été commandant des forces américaines durant la bataille de La Nouvelle-Orléans en 1815, il est à la base de l’ère démocratique « jacksonienne ». Il a été une figure importante qui domina la politique américaine dans les décennies de 1820 et de 1830.

 Ses ambitions politiques combinées à une participation politique plus grande de la population amenèrent la création des partis politiques tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Son héritage est vu de manière plus contrastée aujourd’hui, comme un protecteur de la démocratie populaire et de la liberté individuelle mais décrié par certains pour son soutien à la déportation des Amérindiens à l’ouest du Mississippi et à l’esclavage.

Renommé pour être impénétrable et dur, il était surnommé Old Hickory (faisant référence à la dureté du bois de noyer).

Basant sa carrière dans le Tennessee naissant, Jackson a été le premier président à être associé à la « frontière américaine ». Son portrait apparaît actuellement sur les billets de vingt dollars. »

Quant j’ai découvert que « l’Hermitage », la retraite et la dernière demeure d’un président des Etats-Unis du XIXe siècle, se trouve à quelques pas (à l’échelle américaine !) de mon hôtel,  j’ai tenu à aller visiter l’endroit.

Dans les années ’90, l’organisation du congrès prévoyait une journée de « socialisation » : un tour organisé dans la ville, avec les participants désireux de connaître une capitale d’Etat.

Par la suite, devant le peu d’enthousiasme des « spécialistes des explosifs » pour ce genre d’activité, la « pause » a été supprimée ! «Efficiency first! »  Continue reading

De la démocratie en Amérique…(I)

La Bastide Vieille, le 20/01/2022

En 1967, quand je suis arrivé à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’ai remarqué que mes collègues mentionnaient souvent, dans leur discussions sur l’organisation politique et sociologique du monde, le nom d’un certain Alexis de Tocqueville. Et le titre de l’un de ses ouvrages, appelé « De la démocratie en Amérique ».

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur, encore moins de ses écrits !

Moi, j’étais resté à « la paupérisation continue de la classe ouvrière aux Etats-Unis, dans les conditions de la dernière phase du capitalisme monopolistique, d’Etat et en putréfaction » ! C’était ce que l’on m’avait appris, à peine quelques mois auparavant, dans les cours de « Socialisme scientifique », que je suivais, comme tous les étudiants de Roumanie, depuis quelques six ans. 

J’ai compris très vite, que mes nouveaux collègues avaient étudié en profondeur l’œuvre de ce philosophe politique et homme d’Etat français du XIXe siècle, en vue de la préparation de leur examen d’entrée aux Grandes Ecoles.

Continue reading

Back to the civilization…

Paris, vendredi, 22/10/2021

… ou “une journée dans la vie d’un exilé culturel !”

J’ai survécu aux 16 mois de “l’exil culturel” ! Maintenant, de retour à Paris pour 20 jours, je dois me venger !

Vendredi, j’ai profité d’une belle journée de “l’été indien” et… je me suis enfui de chez moi.

11h30 : Déjeuner « Campagnard » aux abords de la maison à Boulogne. Avec les canards dans le bassin du parc voisin, surmonté par la récente salle de spectacle “La Seine musicale” et les érables d’automne colorés.

12h30 : trajet en bus 42, traversant Paris (Seine, Champs de Mars, Tour Eiffel, Alma, Avenue Franklin Roosevelt, Rond-point des Champs-Elysées)

13h30 : Profitant d’une invitation « personnalisée » à la FIAC (Foire Internationale d’Art Moderne en cours), j’ai visité deux splendides appartements de style haussmannien, remplis d’« œuvres d’art contemporain » de très grande valeur (comme prix !). Parfois “décoratives”, parfois… “étonnantes” ! Continue reading

Back to the civilization!

Paris, vineri 22/10/2021

…sau “o zi din viaţa unui exilat cultural!”

Am supravieţuit celor 16 luni de “exil cultural”! Acum, întors pentru 20 zile la Paris, trebuie să-mi iau revanşa!

Vineri, am profitat de o superbă zi de “indian summer” şi… am fugit de acasă.

11h30: Dejun “campagnard” în vecinătatea casei din Boulogne. Impreună cu raţele de pe bazinul parcului vecin, străjuit de sala de spectacol recent inaugurată  “La Seine musicale” şi de arţarii coloraţi de toamnă.

12h30: voiaj cu autobuzul 42, traversând Parisul (Sena, Champs de Mars, Tour Eiffel, Alma, Ave. Franklin Roosevelt, Rond-point des Champs-Elysées)

13h30: Profitând de o invitaţie “personalizată” la FIAC (Târgul Internaţional de Artă Modernă în curs), am vizitat două splendide apartamente stil Haussmann, umplute cu “opere de artă contemporane” foarte valoroase (ca preţ!). Uneori “decorative”, alte ori… “uimitoare”!

Continue reading

Otro modelo, otro color! (III)

La Bastide Vieille, le 17/02/2020

 

Pendant les cinq jours  passés à New-York, mes peintures d’Argentine ont dormi tranquillement dans ma valise.

Bien-sûr, je suis allé visiter quelques musées et j’ai essayé de m’inspirer, à chaque fois, de la manière dont on encadre ce genre de tableau.

Ce n’est pas parce que leur prix est ridiculement bas qu’il faut sacrifier « la mise en page » ! Même si j’étais conscient que le prix du cadre risquerait de dépasser -et de loin !- celui des peintures !

Je suis même allé au Met où, après avoir vu l’exposition « Making Marvels – Science & Splendor at the Courts of Europe », j’ai fait un tour dans les collections permanentes.

Belle expo. au Met.!

Mais ici, à mon grand désespoir, je n’ai pas trouvé des « ángeles  arcabuceros».

Nobody’s perfect ! 

 *   *   *

Une fois arrivé en France, je me suis dit qu’il ne faut pas abandonner la lutte  sans combat ! Même si les expériences du passé tentent à prouver qu’il ne s’agit pas de l’endroit idéal pour trouver un encadreur compétent, bon marché et proposant une large gamme de cadres, dans tous les styles. Continue reading

Otro modelo, otro color ! (II)

La Bastide Vieille, le 17/02/2020

 

« Le Museo de Arte Hispanoamericano Isaac Fernández Blanco est un musée d’art situé dans le quartier Retiro de Buenos AiresArgentine.

Le musée a vu le jour avec une vaste collection d’art espagnol et latino-américain (en particulier de l’Ecole de Cuzco ) amassée par Isaac Fernández Blanco à partir de 1882. 

Fernández Blanco était ingénieur de vocation; mais il aimait aussi beaucoup le violon, et la fortune familiale lui permit d’avoir une importante collection d’instruments à cordes. Plus tard, il a étendu son intérêt aux objets de la culture hispano-américaine: argenterie, icônes religieuses, peintures, meubles, livres et documents. Le patrimoine Fernández Blanco, qui compte près de 10 000 œuvres, est considéré comme l’un des plus importants de l’art hispano-américain, principalement dans l’art et l’argenterie du Pérou.

 La collection d’art péruvien présente un… grand nombre d’ œuvres originales de l’Ecole de Cuzco de la période coloniale. » 

Ce que Wikipedia ne dit pas, c’est que ce musée se trouve au coin de la rue  Arroyo, là où j’avais rendez-vous, deux jours plus tard, pour la réception officielle précédemment mentionnée, dans les salons de l’Ambassade de Roumanie.

Je connais aussi ce musée depuis quelques 25 ans.

Qui plus est, mon ami, l’ex-ambassadeur d’Argentine en Roumanie dans les années ’50, Medoro Delfino, qui avait réussi à faire sortir toute une collection d’art roumain à la fin de sa mission, avait commencé une négociation avec la direction du musée pour la lui léguer, après sa mort.

La collection comprenait aussi un salon, ayant appartenu à Marie-Antoinette, qui avait fait un détour, de près d’un siècle, par… la Roumanie ! Continue reading