Ma première nuit à Paris

La Bastide Vieille, le 18/11/2020
Feuilles de journal

 

Le 10 septembre 1967, quand j’ai débarqué à Orly, arrivant de ma Roumanie natale accompagné de mes parents, j’étais au septième ciel !

J’attendais ce jour depuis 16 ans ! En effet, c’est en 1951 que nous avons fait la première demande pour quitter le pays. 

C’était rien, à côté de l’attente de mon père. Il avait fait ses études d’ingénieur en France, qu’il avait quitté en 1931, et depuis il rêvait d’y retourner.  

Moi, j’avais été élevé dans l’idée qu’un jour « nous vivrons en France », dés mon plus jeune âge. Ce qui fait que, par moment, je refusais de parler le roumain !

C’est vrai que les films de Fernandel, Louis de Funès ou Jean Marais ne faisaient qu’attiser cette envie. 

A l’arrivée à l’aéroport, nous avons été attendus par un cousin de ma mère, qui nous a amené chez lui. Repas, palabres, souvenirs etc. ont fait passer l’après-midi comme un rêve.

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On the Road Again*

Feuilles de journal

Paris, 9/09/2016

J’ai découvert l’existence du courant littéraire intitulé « Beat Generation » il y a quelques années, grâce à Harold Chapman avec qui je suis en contact directement ou indirectement, depuis le début des années ’70.

Harold, aujourd’hui un photographe de réputation internationale, a habité Paris pendant la décennie des ’50 et a eu l’occasion de rencontrer la plupart des membres de ce groupe dans l’hôtel pouilleux du Quartier latin où ils habitaient. Ses photos sont l’unique témoignage du passage des principaux membres du groupe à Paris : à cette époque aux Etats-Unis leurs œuvres sentaient le soufre et en France ils étaient totalement inconnus, aucun de leurs écrits n’étant encore traduit en français.

J’ai eu l’occasion de raconter cette aventure, vue à travers mes contacts avec Harold Chapman, dans un article intitulé : « Objectif : Beat ».

Ainsi, quand j’ai vu que le « Centre Pompidou » à Paris annonçait une exposition intitulée « Beat Generation », je mourrais d’impatience de la voir. Malheureusement, je n’ai trouvé qu’aujourd’hui le temps pour le faire, à prés de deux mois de son ouverture ! 

Affiche-titre de l’exposition et mur avec les photos de Harold Chapman au « Beat Hotel »

Affiche-titre de l’exposition et mur avec les photos de Harold Chapman au « Beat Hotel »

L’exposition présentée par le Centre Pompidou, entre le 22 juin et le 3 octobre 2016, se compose de neuf sections intitulées : « New York », « On the road », « Californie », « City lights, « Mexique », « Tanger »,  « Looking for mushroms », « Paris », « Dreamachine ». C’est un parcours de globe-trotter qui correspond aussi bien aux contrées traversées par les membres du groupe, qu’à leur permanente fuite en avant, à la recherche de leurs phantasmes ou phobies.  D’ailleurs le manifeste-phare de ce mouvement, le roman « On the road » de Jack Kerouac, qui a jeté sur les routes du monde toute une génération de jeunes à la fin des années ’60, est présenté dans sa totalité –un « tapuscript »  de plus de 36 m !- dans le cadre de l’exposition.  Continue reading

Ce se naşte din pisică… sau „Le cadavre exquis bouge encore!”*

Probabil că n-aş fi auzit niciodată vorbindu-se de cartea “Lenin DADA” dacă n-aş fi citit un articol din săptămânalul spaniol “EL SEMANAL”, editat la Madrid, datat 22 martie 2003. Pentru că această carte nu a găsit editor în Spania, iar în Franţa, unde a fost publicată de Editura Lafont, nu s-a bucurat de cine ştie ce succes.

Din fericire, Fernando Arrabal, celebrul scriitor spaniol, care locuieşte în Franţa şi care de nenumărate ori în anii ‘80 a publicat articole violent anticomuniste, a semnalat existenţa acestei cărţi cronicarului Juan Manuel de Prada, afirmând că opera scriitorului Dominique Noguez merită “să figureze cu litere roşii în orişice catalog al umoriştilor de înalt nivel”.

În plus volumul se distinge prin calitatea informaţiei, mulţumită faptului că autorul îşi construieşte teoria plecând dela surse autentice.

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