Le retour de « Genji » (III)

Boulogne, le 24/12/2023

 

Dans tout le fatras abandonné par Sorin Popa, j’ai trouvé aussi quelques estampes japonaises.

Après les avoir gardées dans leurs rouleaux en cuir plus de 20 ans, j’ai décidé de les exposer sur les murs du grenier dans notre maison du Languedoc.

Les estampes japonaises à la Bastide Vieille

Mais, depuis que je les vois et revois aux murs, -plus de 20 ans ! – je me pose les mêmes questions :

  • qui est leur auteur ?
  • de quelle époque datent-t-elles ?
  • quelle est leur valeur marchande (s’il y en a une !) ? 

« Lourde tâche ! », comme disait… qui vous savez !

Il faut trouver un spécialiste de l’art japonais compètent et (surtout !) honnête ! L’énorme majorité des soi-disant « spécialistes », quand ils ne donnent des avis « au doigt mouillé », essayent systématiquement de sous-évaluer votre bien dans l’espoir de vous l’acheter pour « trois sous et demi » afin de le revendre avec un énorme bénéfice.

D’ailleurs, la première question qu’il vous posent, avant même de regarder l’objet en question, est « voulez-vous le vendre ? » Continue reading

« L’heure bleue » la Skagen

La Bastide Vieille, 25/03/2021

In octombrie 2001, am plecat pentru câteva zile în Danemarca.

Cunoşteam această ţară de mai bine de un sfert de secol: am lucrat câţiva ani cu diferite industrii din « regatul lui Hamlet ».

Insă, de această dată, scopul voiajului era diferit : mă duceam să-l întâlnesc pe editorul revistei la care colaboram de numai un an.

Dan Romaşcanu, editorul revistei « Dorul », care a existat aproape două decenii, a avut încredere în mine şi mi-a încredinţat un spaţiu de publicare lunar, deşi eu nu scrisesem în nicio revistă până atunci.

De altfel, el este cel care a ales numele rubricii sub al cărui titlu scriu şi astăzi, după 20 ani : « Secante româneşti ».

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Sorolla en el mundo

Feuilles de journal

 

…Et sur les femmes nues des musées, au gué, au gué
Faisait l’brouillon de ses baisers, au gué, au gué…

 Georges Brassens, « Corne d’Aurochs »

 

La Havane, 11/12/2016

Tel que je me le suis proposé à la fin du texte « Sorolla en Paris », je suis parti à la recherche des tableaux du fameux peintre espagnol dans les pays que j’ai traversé pendant mon périple intercontinental du mois de décembre.

La première étape était la Havane.

N’écoutant guère les conseils du « Guide du routard », édition 2017, qui annonce la fermeture pour travaux du « Musée des Beaux-Arts » de la Havane, je suis allé voir sur place dès mon premier jour à Cuba. Très bonne surprise ! Le musée est ouvert, en excellent état, plusieurs expositions d’art contemporain sont en cours. 

La section « Espagne » occupe tout un étage.

Dès l’entrée est exposé un grand tableau de Sorolla. Suivi dans une grande salle d’une dizaine d’autres tableaux, toujours de la facture « clair et éclatant de lumière », à l’exception d’un portrait plutôt sombre. Il y a même, au milieu de la salle, un buste en bronze de Sorolla. La gardienne m’a expliqué que le grand tableau exposé à Paris n’est pas encore de retour. Mais qu’en attendant, il a été remplacé par deux autres toiles. Aucun problème ! Il y en a encore  une vingtaine dans  les dépôts. 

Assis sur un banc, au milieu du grand hall circulaire où sont exposées les toiles de Sorolla, j’ai essayé de deviner de loin quels étaient ses tableaux. En lisant de prés les étiquettes, je me suis aperçu que je me trompais sur l’auteur de bon nombre d’entre eux. C’est ainsi que j’ai découvert toute une série de peintres espagnols, contemporains avec Sorolla, plus ou moins brillants, mais que l’on pourrait regrouper dans une même école : « l’impressionnisme espagnol ». Continue reading

Sorolla en Paris

Giverny, 6/11/2016 

Am descoperit existența acestui pictor cu ocazia unei vizite la « Museo del Prado » din Madrid, în luna mai a acestui an.

Am fost atras de jocul de lumini, de subiectele « în aer liber », de tușa în relief… într-un cuvânt de forma « impresionistă » a operelor artistului spaniol.

Insă, cum nu poți avea o părere cât de cât consistentă privind numai două sau trei tablouri, mi-am propus să reiau acest subiect, cu mai multă atenție, în Franța.

N-am avut de așteptat multă vreme ! « Si la montagne ne vient pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne ! », cum spun francezii.

La începutul lunii iulie, am văzut un afiș anunțând :

« Sorolla, un peintre espagnol à Paris ».

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Expoziția este prezentată într-un cadru prestigios la «Musée des impressionismes » din Giverny, între 14 iulie și 6 noiembrie. Cum fiecare își amintește, orășelul Giverny, aflat la numai 75 km de Paris, a devenit celebru prin prezența lui Claude Monet, care și-a petrecut  acolo ultimii ani din viață și unde este chiar înmormântat.

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