La finta giardiniera… (IV)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Pour ce qui est de mon projet « azulejos », j’ai eu l’occasion de le décrire en détail dans le texte :

3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

 3 ans, 6 mois et 20 jours… (I)

 Le fait est que, aujourd’hui, trois panneaux de céramiques colorées, fabriqués à Séville, par une maison avec plus d’un siècle d’existence, reprenant des motifs décoratifs de notre choix, embellissent les murs du jardin et génèrent  des  points de vue variés, en fonction de l’angle sous lequel on les regarde.

Ils présentent des motifs qui rappellent, tout aussi bien, le Languedoc, la Roumanie ou le monde latin en général (France, Italie, Espagne etc. …).

Ceci est aussi valable pour le cadran solaire, toujours en « azulejos » fabriqués à Séville, qui nous indique l’heure exacte… si nous faisons la correction imposée par le changement « d’heure légale », deux fois par an.

Son histoire, avec tous ses avatars, a été racontée dans un texte intitulé :   L’heure exacte !

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La finta giardiniera… (III)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Toutes ces expériences, et bien d’autres encore, qui alourdiraient de trop ce récit, m’ont persuadé que le « monde de l’agriculture » peut avoir un côté  passionnant, à la condition de ne pas se cantonner au train-train quotidien du « fabricant de salades », qui se contente de reproduire, année après années des habitudes ancestrales.

Et, à partir des années ’80, quand j’ai commencé à fréquenter au jour-le-jour, dans le Languedoc, des gens dont c’était le métier, j’ai approfondi mes connaissances dans ce domaine.

Ce n’est pas si simple ! Les agriculteurs ne sont pas des bavards ! Ils gardent jalousement leurs secrets !

Pourquoi ? Difficile à dire ! La peur de la concurrence ? La peur… du fisc ?

Tout un chacun se souvient du sketch de Fernand Raynaud : «… ça eut payé ! Mais,… ça paye plus ! » .

Heureusement pour moi, je n’étais pas obligé de me charger d’une activité agricole à plein temps !

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Pour un Âne enlevé… (II)

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, le 24/11/2020

 

Quelques années plus tard, j’ai émis l’idée que je voulais apprendre le français !

Enorme joie dans la famille !

Oh ! C’était encore une décision « intéressée » ! 

J’avais lu « Les Trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas, en roumain, et je voulais connaître la suite de l’histoire : « Vingt ans après » et « Le Vicomte de Bragelonne ».

Mais, ces livres n’étaient pas traduits en roumain ou pas disponibles dans les librairies, qui favorisaient plutôt les auteurs soviétiques.

La seule solution était donc… d’apprendre le français. 

Je raconterai, une autre fois, comment s’est déroulé cet apprentissage.

Ce qui est certain, c’est qu’un an plus tard, j’avais avalé 11 000 pages de l’œuvre historique d’Alexandre Dumas ! 

Quand les livres de la « Bibliothèque rose » d’avant la guerre, appartenant à l’une des collègues de travail de mon père, ont été tous parcourus, il a fallu trouver… autre chose à lire !

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Cornici in asta* (II)

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 14/11/2020

 

En vérité, si je suis si dubitatif en ce qui concerne la vraie valeur des cadres proposés à la vente dans la séance du 17 juin, à Florence, c’est aussi parce que… j’ai été fort mal habitué par le passé. 

Dans les années ’80 –’90, ma belle-mère, Colette, avait trouvé un tuyau fantastique.

Elle était née à Bédarieux, petite ville dans l’arrière pays du Languedoc,  département de l’Hérault. En y allant souvent, elle avait découvert une « Salle de ventes aux enchères » fort intéressante. 

Une dame « commissaire-priseur » très dynamique, s’était installée dans cette ville, « hors des chemins battus » par les antiquaires européens, et proposait à la vente toutes sortes d’objets, souvent en provenance des propriétés et châteaux de la région. Continue reading

Cornici in asta* (I)

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 14/11/2020

 

Je viens de recevoir le no. 472 du mois d’août de la revue « ANTIQUARIATO ».

Comme d’habitude, il contient bons nombres d’articles très intéressants. Mais, l’un d’entre eux a attiré particulièrement mon attention.

Il s’agit d’une vente aux enchères qui a eu lieu à Florence le 17 juin 2020.

Ont été proposés à la vente, à cette occasion, 183 cadres pour tableaux, datés entre le XVe et le XIXe siècle.

Très intéressant !  Continue reading

Reluare – La Tour prends garde ! – Reprise

Ce texte a été publié dans la revue « Las Testas de Geïs » Bulletin no. 84, édité par l’association du même nom à Cazouls-lès-Béziers (Hérault).
 

« Cazouls-lès-Béziers est une commune française située dans le département de l’Hérault, en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Cazoulins.

Cazouls-lès-Béziers se trouve située sur les premiers contreforts du Massif Central, au nord de la ville de Béziers et à quelques kilomètres de la mer Méditerranée.

Il est entouré de vignes, qui constituent l’une de ses principales ressources (production de vin), mais également par la garrigue et de nombreux bois de pins. Il est limité à l’est par l’Orb, fréquenté par les pêcheurs.

Le lieu est appelé Castrum de Casulis en 1178 et Cazolz en 1431.

Son nom aurait pour origine le mot latin casulae, dérivant de casa (maison) et Olei (olive), donc signifiant un endroit où se tenait un moulin à huile d’olive. Toutefois, Casulae peut aussi désigner des tombeaux.

Au dernier recensement, la commune comptait 4987 habitants. »

comme l’indique Wikipedia.

Le « Midi libre », en date du 20/12/2011, écrit : Continue reading

La Ultima curda (Ultima beţie!)

La Bastide Vieille, 29/10/2020

 

PIAZZOLLA / GOYENECHE « LA ULTIMA CURDA »

« Je sais, ne me dis pas que tu as raison
Ya sé, no me digas tenes razón
La vie est une blessure absurde
La vida es una herida absurda
Et tout est si éphémère
Y es todo, todo tan fugaz
C’est une cuite, rien de plus
Que es una curda, nada más
Ma confession
Mi confesión
Dis-moi ta phrase
Contame tu condena
Dis moi ton échec
Decime tu fracaso
Ne vois-tu pas la douleur qui m’a blessé?
No ves la pena que me ha herido?
Et parle-moi sincèrement (de)….
Y háblame simplemente (de)… »

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Ieri seară, am primit de la un amic din Elveţia, următorul mesaj:

Bine ca ati apucat sa mergeti la restaurant. Îmi pare rau pentru voi si va tin pumnii. Continue reading

Post Covidum homo triste est ! (II)

File de jurnal… pandemice

La Bastide Vieille, 23/08/2020

 

A sosit, după 115 zile de absenţă, autorizaţi fiind să călătorim dincolo de 100 km de reşedinţa noastră principală,  ziua când am putut lua trenul pentru a reveni în Languedoc.

Pe drum, fredonam refrenul bine cunoscut din melodia « Tout va très bien, madame la marquise » interpretată de orchestra lui Ray Ventura.

« Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis
cent quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien… »

 Am ajuns cu bine la Bastide Vieille !

 Insă cam uşurel !

Cum spunea Antonio Machado:

« …me encontraréis a bordo ligero de equipaje,
casi desnudo, como los hijos de la mar.
 »***

*** « …mă vei găsi la bord cu un bagaj uşor,
            aproape gol, ca fiii mării. »

Asta, pentru că valiza mea a coborât din tren… fără mine, undeva, între Nîmes şi Sète!

Am fost cam descumpănit. Nu pentru că am pierdut două cămăşi şi un pantalon ! Ci, pentru că, în valiză, se găseau, mai ales, cărţi, reviste, articole… în trei limbi –franceză, română, italiană ! – care urmau să-mi servească la scrierea textelor din săptămânile următoare. Pe care aveam puţine şanse să le regăsesc, fiind vorba de documente care datau (unele !) de acum 45 ani, cu autografe şi dedicaţii !

M-am consolat, parţial, imaginând decepţia hoţului, care se aştepta la o altă pradă, mai uşor de vândut ! Les risques du métier ! 

In realitate, sosirea în casa noastră din Languedoc a fost o surpriză plăcută : nu se spărsese nicio ţeavă şi n-am găsit-o ocupată de vreo familie de migranţi din sudul Mediteranei !  Continue reading

Caminante, no hay camino…(II)

Boulogne, 8/06/2020

 

Séville, le 12/03/2017

Quelques quatre décennies sont passées ! 

Pendant ce long laps de temps, j’écoutais, de temps en temps, les chansons de Machado/Serrat. Tour-à-tour, sur disque P.V.C. noir, puis sur cassette, ensuite sur CD,  que j’ai dû racheter en suivant l’évolution de la technique. 

En mars 2017, j’étais à Séville, à la recherche d’un fournisseur d’azulejos pour  le panneau que je comptais installer dans notre jardin du Languedoc, à La Bastide Vieille. 

Je l’ai trouvé Calle Feria 15 !

J’ai discuté, pas-à-pas, avec Don Antonio, le propriétaire de la boutique « Ceramica Nazareth » le sujet, les motifs décoratifs, les conditions du transport jusqu’en Languedoc, les termes de paiement… de mon panneau.

J’ai raconté tout ça dans le texte intitulé « 3 ans, 6 mois et 20 jours… ». 

Une fois cette négociation finie, je suis parti visiter la ville. 

Je n’étais pas venu à Séville depuis… 1992, au moment de l’Exposition internationale. Et, à cette époque, de passage dans la ville pour un week-end à la suite d’une semaine de « visites-clients » en Espagne, j’avais vu surtout les pavillons de l’Expo. 

EXPO ’92 : Avec Mihai Tulbure, le Directeur du Pavillon de la Roumanie, mon ancien collègue de l’Ecole Polytechnique de Bucarest. Le Pavillon à été construit par ARTEXPO Bucarest, dont le Directeur était Mihai Oroveanu, mon ancien collègue de lycée.

Il me restait donc (presque !) tout à découvrir !

Mais, au vu de l’état d’avancement de mon projet « azulejos », j’ai compris que m’attendaient moult visites à Séville ! Ce qui s’est effectivement passé, pendant les deux années qui ont suivi.  Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

La Bastide Vieille, 10/10/2019

 

Une fois tous ces « détails » artistiques finalisés, il restait un problème capital à régler : trouver un artisan, dans notre région capable d’installer toutes ces belles choses pour un prix raisonnable.

« Vaste tâche ! », comme disait le Général De Gaule !

La majorité des artisans ne savent même pas ce que sont les « azulejos » et préfèrent installer du « placo » qui se fait vite et rapporte beaucoup ! En plus, ils ont, tous, des commandes de villas, cabanes, restaurations… pour 2 ans. Donc, mes « céramiques colorées » ne les intéressent pas !

Quand, enfin, nous avons trouvé un artisan qui annonçait une certaine expérience dans « l’ancien », nous avons convenu de la date du début des travaux.

C’était en avril 2018, et j’ai couru « ventre à terre », depuis le Brésil, pour être sur place, comme convenu. Sauf que… l’artisan n’est pas venu !   Et il ne répondait même pas au téléphone !

Par un hasard heureux ( ?), nous l’avons rencontré…sur un parking de la région. Après des explications vaseuses, il a promis de venir pour faire le travail au mois de juin. De nouveau, j’ai couru, à la date prévue, depuis l’île de Paros, en Grèce. Et, une nouvelle fois… il n’est pas arrivé ! 

Alors, j’ai compris qu’il fallait repartir… « ex-nihilo » !

En peut de mots, j’ai convoqué 7 artisans (certains recommandés, d’autres pêchés dans l’annuaire…), j’ai obtenu des devis ou… pas de réponse, avec des prix qui s’échelonnaient de 1 à 7 !  Et des délais de réalisation des travaux similaires ! 

En attendant l’installation des panneaux!

Pendant ces 5 mois, mes caisses avec les « azulejos » dormaient tranquillement dans un hangar. Je n’ai même pas osé les déballer, de peur de changer l’ordre des morceaux. Et pourtant, Don Antonio m’avait promis que tout sera numéroté, étiqueté, rangé avec des marquages (en espagnol !). Continue reading