Magnolia for ever !

Boulogne, 14/03/2024

 

Hey ! Magnolia… Claude François

La începutul anilor ’60, pe când eram elev la Liceul « Mihail Sadoveanu », am fost desemnat pentru o misiune specială !

Cum treceam zilnic pe la intersecția dintre Bd. Dacia și str. Polonă, acolo unde se afla un superb magnolia, am fost misionat să urmăresc, la începutul primăverii, zi de zi, evoluția florilor din pom și, când ajungeau la deplină maturitate, s-o semnalez colegilor mei de clasă. Cea care mi-a propus această misiune era una dintre colegele noastre, numită A. B.*, care visa să devină « filosof », dar care a « funcționat » în viața activă ca scriitor și critic literar.

M-am ținut de cuvânt !

Când magnoliile erau în (plină) floare, am sosit cu un grup de vreo 10 sau 15 colegi la intersecția indicată, alături de ambasada Chinei (azi a Irakului) și cea a Egiptului. Pe atunci, al patrulea colț era ocupat de o infamă « coșmelie », azi demolată ! Însă, noi nu ne uitam decât… la florile de magnolia ! Nu-mi amintesc în ce lună era. Probabil martie… sau aprilie ?

Această « operație » s-a repetat… de câteva ori, între 1960 și 1964 ! Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (IV)

Service après-vente

Ce texte, qui raconte des « aventures » d’il y a quelques décennies, mérite quelques « compléments d’informations » et actualisations !

Ainsi, je vais ajouter quelques « détails » qui me semblent utiles pour la clarification souhaitée.

1* Dans le texte de Jonathan Siksou, on parle de « patrimoine du quotidien ». Je suis très attaché à cette notion qui, pour moi, est une préoccupation « au jour le jour » ! Surtout, quand je vois le peu de cas qu’on en fait, même par ceux qui sont censés le défendre.

Combien de fois n’ai-je été choqué en constatant la disparition de (petites) perles d’architecture ou d’artisanat que je côtoyais régulièrement.

« Cette « chose » n’était pas inscrite sur la Liste (supplémentaire !) des Monuments historiques ! » Voilà ce que l’on me répond !

Donc, « sans tambour, ni trompettes » on peut la détruire… à la sauvette !

Quelquefois, je me suis demandé s’il ne faudrait pas ajouter une phrase dans le texte de « Notre Père ». Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (III)

Entretemps, à Leningrad, en 1977, à l’hôtel « Astoria », moi j’avais un autre problème !

Tout d’abord, dans ma chambre, j’ai regardé attentivement le pot de fleurs sur la table du salon. Il y avait un panonceau rédigé en russe que je ne comprenais pas. Je me suis dit que l’affirmation que j’avais entendue en Roumanie sur les hôtels pour étrangers d’Union Soviétique devait être vraie : « Dans les chambres, il y a un panneau qui dit : Veuillez ne pas arroser les fleurs ! Les micros rouillent ! »

J’ai cherché partout… mais je n’ai pas trouvé de micro !

Mais, pendant ce temps, je mourais de faim ! C’était trop tard pour changer de l’argent et mes billets de « valuta » n’étaient acceptés nulle part.

Je suis parti à la recherche d’une solution dans l’hôtel. Dans la grande salle de bal, là où aurait dû avoir lieu la fête programmée par Hitler, un groupe de touristes étrangers mangeait et buvait à satiété.

Salle des banquets de l’Astoria

Et moi, avec l’estomac dans les talons !

Alors, j’ai repéré une jeune et jolie guide du groupe de touristes. Je me suis approché et, profitant du brouhaha général, je lui ai exposé mon problème.

J’ai compris, d’après son accent, qu’il s’agissait d’une russe, mais qui parlait parfaitement l’anglais. Elle a hésité un moment, puis m’a susurré : « Attendez-moi dans votre chambre ! »

Encore plus intrigué, je suis remonté dans ma chambre. Un quart d’heure plus tard, j’ai entendu gratter à la porte. C’était mon guide, avec un bout de pain et une plaquette de chocolat à la main !

Elle me faisait, avec l’index sur la bouche, le signe de se taire et, avec son autre main, elle m’a indiquée la table de nuit. Puis, elle est partie sans dire un mot !

J’ai compris que ce n’étaient pas les fleurs que je ne devais pas arroser, mais… la table de nuit ! Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (II)

A la fin des années ’70, j’avais la responsabilité de la vente des matières plastique dans le nord de l’Europe pour le groupe pétrochimique dans lequel je travaillais. 

Je retournais donc tous les trois mois en Belgique, aux Pays-Bas, en Irlande, au Danemark, en Suède, en Finlande, au Luxembourg etc.

Un jour, en préparant un voyage en Finlande, j’ai eu une idée… originale. 

Puisque j’allais pour une semaine visiter des clients finlandais, je pourrais passer le week-end aller en Pologne où j’avais un excellent ami, et le week-end de retour… à Leningrad ! Que je rêvais de connaître depuis que j’avais étudié les poèmes de Pouchkine et de Lermontov en cours de russe dans la Roumanie communiste des années ’60. 

Facile à dire, plus compliqué à réaliser ! Surtout pour obtenir un visa touristique pour l’Union Soviétique. Et pourtant, je m’y suis pris un mois à l’avance ! Continue reading

Un patrimoine du quotidien… (I)

Boulogne, 7/02/2024

Dans un article publié le 23/12/2023, le remarquable journaliste et écrivain Jonathan Siksou disait :

« Le patrimoine n’est pas uniquement grandiose ou spectaculaire, monumental et fastueux. Il existe, en pleine ville, un patrimoine du quotidien, des témoins discrets mais tout aussi précieux de la vie passée : cours, ruelles, puits, maisonnettes, boutiques… »

Cette phrase m’est venue à l’esprit aujourd’hui en regardant le Journal Télévisé de 13 heures sur TF 1.

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt un reportage intitulé :

Cristallerie : cet atelier recolle les morceaux – Journal de 13 heures | TF1

Et, tout d’un coup, en admirant le savoir-faire des artisans qui arrivent « à recoller les morceaux » de cristal brisé, je me suis rappelé quelques anecdotes de ma jeunesse !

Voici les « morceaux recollés » de cette jeunesse.

*   *   *

Pendant les vingt premières années de ma vie, passées en Roumanie, je n’ai jamais eu d’arbre de Noël !

Je dois, tout d’abord, préciser que « l’arbre de Noël », selon les ordres sévères du gouvernement communiste de l’époque, avait été rebaptisé « arbre d’hiver », afin d’éliminer de la conscience collective, surtout pour les enfants, toute référence à la religion, surnommé par Karl Marx : « l’opium du peuple ».

Le Père Noël… pardon! Le père Gel en conversation avec un enfant dans le “Village des enfants” à Bucarest dans les années ’60

C’est probablement pour cette raison qu’en entendant dernièrement certaines mairies de France, qui tentent de remplacer les « fêtes de Noël » par des « fêtes d’hiver », j’ai les cheveux qui se dressent sur la tête ! Continue reading

Pietrolina dopo pietrolina… nasce un grande mosaico!

Angers, 5/09/2023

Questo testo è stato pubblicato sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” n. 123 – 124, ottobre – dicembre 2023, a cura di RO.AS.IT., Associazione Italiani in Romania.

Angers è una città di media grandezza, con appena 150 000 abitanti, della Francia occidentale, situata sul fiume Maine, a solo 300 km da Parigi e a 100 km da Nantes. La maggior parte dei turisti che si ferma in questa città,  vicino all’Oceano Atlantico, viene a visitare le vestigia dell’«epoca d’oro», risalenti al XV secolo. Capitale storica e fortezza dell’Angiò, culla della dinastia dei Plantageneti, Angers è stata uno dei centri intellettuali dell’Europa del XV secolo, sotto la guida illuminata del «buon re Renato d’Angiò» (1409-1480). La città di Angers ospita con orgoglio i resti, assai ben conservati, del castello in cui Renato d’Angiò nacque e passò la sua infanzia.

D’altra parte, Carlo I d’Angiò, predecessore di Renato, ha costruito, sul modello del castello di Angers, il famoso Castel Nuovo di Napoli, chiamato dagli abitanti del posto «Maschio Angioino». 

Tuttavia la città di Angers custodisce anche un altro tesoro artistico, ben più recente, ma ugualmente legato all’Italia. Purtroppo, meno conosciuto. Si tratta di un vero «complesso artistico» che corrisponde alla prima metà del XX secolo, realizzato nel famoso stile decorativo chiamato «Art Déco».  Continue reading

Les morts ne vieillissent jamais

Posté le 01/12/2007 

Le texte joint a été écrit en 2007, en roumain.

Pendant près de 20 ans, j’ai hésité devant le choix de le publier en français… ou non ! Parce que, sa publication en roumain a généré des commentaires… fort contradictoires !

Et voilà que j’apprends la « Panthéonisation » de Missak et Mélinée Manouchian.

J’ai, quand même, attendu les articles et commentaires sortis à la veille de cet événement national, avant de prendre ma décision.   

C’est le texte suivant qui a fait pencher la balance :

Panthéonisation de Missak Manouchian : comment la figure du résistant communiste a éclipsé les autres membres de “L’Affiche rouge” (francetvinfo.fr)

En particulier, les références aux articles de Stéphane Courtois qui y sont mentionnées, ainsi que l’article du même, publié le 21/02/2024, dans « Le Figaro » :

Stéphane Courtois :« La mort de Missak Manouchian suscite l’admiration mais son héroïsation a été construite par le PCF » (lefigaro.fr)

J’ai eu l’immense honneur de faire la connaissance de l’auteur du « Livre noir du communisme » par l’intermédiaire de Georges Filip – Lefort, Commandeur de la Légion d’honneur, ancien chef de la zone Rhône-Alpes FTP – MOI, qui a été mon ami pendant une douzaine d’années. Bon nombre d’informations contenues dans ce texte proviennent de celui que j’appelais « Mon Commandant » !

J’ai décrit, d’ailleurs, sa vie et quelques-unes de ses expériences dans les textes :

Luptă, luptă… asta-i viața! | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net)

«Bonjour, mon Commandant!», «Repos!» | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net)

C’est mon passé que l’on jette à la poubelle ! | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net)

Je souhaite que les lecteurs de ce texte ressentent autant d’émotion que moi, alors que je l’écrivais !

Adrian Irvin ROZEI

La Bastide Vieille, février 2024


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Pietricică cu pietricică…

Angers, 5/09/2023

…se face mare mozaicul !

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » no. 123 – 124, datat octombrie – decembrie 2023, editată de Asociația Italienilor din România (RO. AS. IT) la București.

Angers este un oraș de talie mijlocie, cu doar 150 000 locuitori, din vestul Franței, situat pe râul Maine, și se găsește la numai 300 Km de Paris.

Majoritatea turiștilor ce poposesc în acest oraș, aflat la numai 100 Km de Nantes, capitala istorică a regiunii Bretania, lângă Oceanul Atlantic, vin să admire vestigiile « epocii de aur » din secolul XV.

Capitală istorică și fortăreață a Anjou-ului, leagănul dinastiei Plantageneților, Angers a fost unul dintre centrele intelectuale ale Europei în secolul al XV-lea sub conducerea luminată a „bunului rege René” (1409 – 1480).

La apogeul domniei sale, René d’Anjou, era Duce de Anjou (1434-1480) sub numele de René I, Rege al Neapolei (1435-1442) sub numele de René I de Napoli, Rege al Siciliei (1434-1442), conte de Provence și Forcalquier (1434-1480), rege al Ierusalimului (1435-1480), rege al Aragonului (1466-1480), precum și domn al Piemontului etc., etc. Continue reading