Carte postale : « Escale à Sète 2026 »

Ce texte a été publié dans la revue « Siamo di nuovo insieme » n° 143-144, datée d’avril-mai 2026, éditée par l’« Association des Italiens de Roumanie » à Bucarest.

Sète est une ville maritime française, située à mi-chemin entre Marseille et Barcelone.

C’est ainsi qu’elle a été connue… pendant près de 2000 ans ! Cependant, à partir de cette année, Sète sera reconnue comme étant « à mi-chemin entre La Spezia et Castellon de la Plana » ! Pourquoi ? C’est simple !

« Du 20 au 22 mars 2026, à l’occasion de la première édition de la rencontre « Escale la Spezia », les villes maritimes de La Spezia (Italie), Sète (France) et Castellon de la Plana (Espagne) ont décidé d’unir leurs forces pour lancer « #Via Mediterranea ».

Trois villes de caractère, trois pays voisins, trois festivals maritimes internationaux s’unissent pour convaincre les acteurs du patrimoine maritime du monde entier de se retrouver, tous les deux ans, en Méditerranée.

Et j’ajouterais : trois nations phares de la Méditerranée latine !

Mais revenons d’abord sur l’histoire des rencontres appelées « Escale à Sète » :

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Carte poștală : « Escale à Sète 2026 »

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme » nr. 143 –144, datat aprilie – mai 2026, editată de « Asociația italienilor din România » la București.

Sète este un oraș maritim francez, aflat la jumătatea drumului între Marsilia și Barcelona.

Astfel era el cunoscut… de vreo 2000 ani ! Însă, începând din acest an, Sète va fi recunoscut ca aflându-se la « jumătatea drumului între La Spezia și Castellon de la Plana » ! Cum așa ? Simplu !

« Din 20 până în 22 martie 2026, de la prima ediție a întâlnirii « Escală la Spezia », orașele maritime La Spezia (Italia), Sète (Franța) și Castellon de la Plana (Spania) au decis să-și unească forțele pentru a lansa « #Via Mediterranea ». Trei orașe de caracter, trei țări vecine, trei festivaluri maritime internaționale se unesc pentru a convinge actorii patrimoniului maritim din întreaga lume să sosească, la fiecare doi ani, în Mediterana. »

Și, aș adăuga : trei națiuni-far ale latinității mediteraneene !

Dar, mai întâi, să vedem care este istoria întâlnirilor numite « Escale à Sète » : Continue reading

Des explosifs aux cailloux : une histoire du Frioul ! (II)

Ce texte a été publié dans le numéro 131-132, octobre – décembre 2024, du magazine « Siamo di nuovo insieme… » édité par l’Association des Italiens en Roumanie – RO.AS.IT. à Bucarest.
 

J’ai choisi seulement deux bâtiments où l’art de la mosaïque, intimement lié aux autres spécialités de l’Art nouveau (peinture, céramique, mobilier, menuiserie…), a atteint son apogée en France. Ce sont deux de mes adresses préférées en la matière, bien que moins fréquentées par les guides touristiques. Loin de moi l’idée de prétendre remplacer les célèbres demeures de Guimard, Chartier ou Mucha ! Mais chacun ses petits défauts !

Je mentionnerai tout d’abord le restaurant « Mollard », qui « vit » en ce moment des émotions similaires à celles de son inauguration… qui eut lieu en 1895 ! Continue reading

Des explosifs aux cailloux : une histoire du Frioul !

La Bastide Vieille, iulie 2024

Ce texte a été publié dans le numéro 129-130, juin – septembre 2024, de la revue « Siamo di nuovo insieme… » éditée par l’Association des Italiens en Roumanie – RO.AS.IT. à Bucarest.

Pendant quatorze ans, entre 1994 et 2007, j’ai visité presque chaque année la petite ville de Sequals, dans le nord de l’Italie. Sequals est une commune de la province de Pordenone, dans la région du Frioul-Vénétie Julienne, et compte moins de 2 500 habitants.

Nombreux seront ceux qui, en lisant ces lignes, se demanderont ce qui peut pousser quelqu’un à venir et à revenir si souvent dans une si petite ville dont peu de gens ont entendu parler.

Bien que, comme on le verra plus loin, de ce lieu, il y a plus d’un siècle et demi, une « spécialité » que des milliers d’habitants de la planète Terre peuvent croiser sans y prêter grande attention, de Paris à New York, de Copenhague à Bucarest, et même de Londres à Alger, ait laissé son empreinte. Sans oublier l’Italie… de Venise à la Sicile !

Mais j’allais à Sequals pour une toute autre raison !

Durant toute la période mentionnée, j’ai supervisé l’exportation d’un produit utilisé dans l’industrie des explosifs civils vers la moitié des pays du monde, dont l’Italie. Sequals était l’une des plus importantes entreprises italiennes productrices d’explosifs civils, utilisés dans les mines, les travaux publics, la construction de logements, etc.

L’Italie, pays sans industrie minière majeure, ne représentait pas un marché important dans mon secteur. Cependant, même si cela n’avait été qu’une occasion supplémentaire de retourner à Venise, Rome, Naples, Milan, etc., j’aurais consacré au moins une semaine par an à rencontrer des clients actuels ou potentiels dans ce pays ! Continue reading

Delano-South Beach… même combat! (III)

Boulogne, le 6/05/2026

Il faut préciser que Miami Beach a su préserver son patrimoine architectural unique en faisant de ce district un grand secteur sauvegardé.

L’initiatrice en fut Barbara Baer Capitman avec sa Miami Design Preservation League, fondée en 1976.

Le classement de 800 édifices interdit désormais démolitions ou changements importants. Pour les curieux, l’Art Deco Welcome Center organise des cours didactiques : on y apprend à reconnaître les détails les plus marquants des styles Arts déco et Streamline, les caractéristiques de chaque chapelle, les manies des architectes les plus talentueux qui ont doté la ville d’impérissables chefs-d’œuvre.

Pendant une période qui va de 1922 à 1942, le plus prolifique des architectes fut Murray Dixon, auteur de 40 hôtels, 87 immeubles d’appartements, 229 résidences et 33 grands magasins !

Le plus célèbre des architectes, Henry Hohauser, capta l’esprit de la ville avec le Century Hotel, aujourd’hui lieu de prédilection des photographes de mode.

En revanche, nul n’explique les étranges associations de façades Art déco avec des voitures-ventouses fabriquées dans les années cinquante, comme la Packard violette installée à l’année devant l’hôtel Colony. Elle est de loin la voiture la plus photographiée de Miami Beach.

Barbara B. Capitman, morte en 1990, a bien mérité de l’architecture en sauvant ce secteur de la ruine, non sans mal car ici on démolissait vite ! Continue reading

Delano-South Beach… même combat! (II)

Boulogne, le 6/05/2026

Ce n’est qu’il y a une dizaine d’années, que j’ai découvert, dans un livre touristique de la Collection Club Méditerranée, édité en 1994 et portant le titre « Majestueuse Floride », l’existence dans ces lieux d’un personnage « baroque » avec qui je partage… une origine commune : Monyo Mihăilescu !

Dans ce livre, acheté pour la somme pharamineuse de…4 Euro, on peut y lire : « …le prince Monyo Mihailescu préfère vivre à l’année au Colony Hotel. Amateur de belles voitures, il possède la plus vieille Rolls de Palm Beach : un cabriolet décapotable 1935 qui lui a coûté 500 000 dollars, reconstruction incluse.

Elle est repeinte en jaune canari, une couleur qui irrite les 3450 autres propriétaires de Rolls-Royce, plus classiques. D’une nature charitable, le prince assure la scolarité de 1500 enfants au Bangladesh. Continue reading

Delano-South Beach… même combat! (I)

Boulogne, le 6/05/2026

Ce 6 mai, en ouvrant le quotidien « Le Figaro », je suis tombé à la page 37, dans la rubrique « Voyages », sur un article qui m’a fait un énorme plaisir !

L’article s’intitule : « La saga du Delano, icône de South Beach à Miami ».

On peut y lire :

« Le Delano à l’élégante silhouette Art déco, inauguré au terme de la Seconde Guerre mondiale, a réouvert ses portes le 1er mai après six ans de fermeture… Rares sont les villes dont le destin se confond à ce point avec celui d’un hôtel. Le Delano raconte 80 ans de l’épopée de Miami Beach et les montagnes russes d’une destination qui connaît la gloire puis les aléas liés aux différentes crises financières et aux conséquences du Covid. En ce début mai, la réouverture de l’établissement relance le jeu de la station balnéaire de la baie de Biscayne, en Floride, alors que de nouvelles adresses de prestige sont annoncées en 2027… »

Si je suis si content d’apprendre cette (bonne) nouvelle, c’est parce que je connais cet endroit depuis… un demi-siècle !

Reprenons dès le début !

* * *

Vers la fin des années ’70 du siècle dernier, quand je suis arrivé pour la première fois à Miami, je venais avec, en tête, l’image de carte postale de la Floride des années ’30. J’imaginais l’endroit, un peu comme du temps des Flagler ou Vanderbilt, ceux qui ont fait la fortune de la Floride, près d’un siècle auparavant. Continue reading

A la recherche de… Cuzco ! (II)

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2026

Rappelons, en quelque mots, ce qu’est l’ « escuela cusqueña » :

« L’École de Cuzco (escuela cusqueña) est un mouvement artistique catholique qui s’est développé dans le vice-royaume du Pérou au cours des XVIe et XVIIIe siècles, et notamment à Cuzco (ancienne capitale de l’Empire inca), mais également dans d’autres villes des Andes, en Bolivie et en Équateur.

Ce mouvement se développa après la conquête espagnole de l’Empire inca en 1535. Pour la première fois, des techniques artistiques européennes furent enseignées aux Amériques, entre autres par le frère jésuite italien Bernardo Bitti.

Les peintures de l’école de Cuzco sont une forme d’art religieux dont le but principal est catéchétique. Dans le but de convertir les Incas au catholicisme, les missionnaires firent venir plusieurs artistes religieux à Cuzco. Ils créèrent une école pour les Quechuas et les mestizos (descendants à la fois des Espagnols et des Amérindiens), enseignant le dessin et la peinture à l’huile. La dénomination cusqueña n’est pas limitée à la ville de Cuzco, ni aux artistes indigènes : des créoles espagnols y participèrent également.

Les anges arquebusiers sont un motif populaire dans les peintures de l’école de Cuzco. »

Ou, comme je l’affirmais dans le même texte (premier épisode) :

« De quoi s’agit-il ? Simple !

« Un Ángel arcabucero (ange arquebusier ) est un ange représenté avec un arquebus (une première arme à feu chargée par la bouche) au lieu de l’épée traditionnelle pour les anges martiaux, vêtue de vêtements inspirés de ceux des nobles et aristocrates andins.  Le style est apparu dans la vice– royauté du Pérou dans la seconde moitié du XVIIe siècle et était particulièrement répandu à l’école de Cuzco. »

Ce qui m’amusait à la vue de ces « ángeles arcabuceros » c’était non seulement leur accoutrement, mais aussi les couleurs chatoyantes, la multitude de fleurs ou de motifs décoratifs qui les entouraient, l’imagination débordante des peintres naïfs qui les avaient imaginés, en partant des seuls exemples qu’ils connaissaient : les nobles espagnols du XVIIe siècle ! Continue reading