La finta giardiniera… (III)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

Toutes ces expériences, et bien d’autres encore, qui alourdiraient de trop ce récit, m’ont persuadé que le « monde de l’agriculture » peut avoir un côté  passionnant, à la condition de ne pas se cantonner au train-train quotidien du « fabricant de salades », qui se contente de reproduire, année après années des habitudes ancestrales.

Et, à partir des années ’80, quand j’ai commencé à fréquenter au jour-le-jour, dans le Languedoc, des gens dont c’était le métier, j’ai approfondi mes connaissances dans ce domaine.

Ce n’est pas si simple ! Les agriculteurs ne sont pas des bavards ! Ils gardent jalousement leurs secrets !

Pourquoi ? Difficile à dire ! La peur de la concurrence ? La peur… du fisc ?

Tout un chacun se souvient du sketch de Fernand Raynaud : «… ça eut payé ! Mais,… ça paye plus ! » .

Heureusement pour moi, je n’étais pas obligé de me charger d’une activité agricole à plein temps !

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La finta giardiniera … (II)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » * 

 

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

En 2019, à Dubaï, un jeune homme m’a demandé de le prendre en photo, en occupant l’essentiel de l’image avec la superbe pelouse qui couvre une énorme terrasse, devant le bâtiment de l’Opéra, récemment inaugurée.

En parlant avec lui, j’ai découvert qu’il était Slovène de Ljubljana, et que c’est sa société qui avait gagné le concours pour la réalisation de cette pelouse, exigée par l’émir, devant plusieurs autres compétiteurs japonais et nord-américains.

Il revenait maintenant à Dubaï, pour une seule journée, comme invité d’un congrès international, qui lui a demandé de présenter les technologies employées pour la réalisation de cette pelouse et pour son entretien.

J’ai profité de l’occasion pour « rafraîchir » mes connaissances dans le domaine de l’arrosage par « goutte-à-goutte ». Et mon interlocuteur m’a invité à Ljubljana, pour me montrer « le dernier cri de la technologie » dans ce domaine ! Continue reading

La finta giardiniera… (I)

ou “Die Gärtnerin aus Liebe » *

La Bastide Vieille, le 28/12/2020

« Victoires et défaites ! »

Plus de cent fois j’ai dit et répété, avec un sourire un peu coquin au coin des lèvres, à qui voulait m’entendre, la phrase :

« Je suis né sur le macadam et je mourrai sur le macadam ! ».

Cela ne voulait pas dire que « je suis pauvre comme Job ! »

Ou, comme affirme la fameuse citation latine: «Omnia mea mecum porto »

( « Tout ce que j’ai,  je le porte sur moi »).

Il s’agit d’une citation que Cicéron attribue à Bias de Priène :

« Bias de Priène, l’un des Sept Sages de la Grèce, est supposé avoir fait cette déclaration, pendant la fuite de sa ville natale, avec le sens apparent que ses possessions sont celles des traits de caractère et de la sagesse (par opposition aux choses matérielles) ».

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La Ultima curda (Ultima beţie!)

La Bastide Vieille, 29/10/2020

 

PIAZZOLLA / GOYENECHE « LA ULTIMA CURDA »

« Je sais, ne me dis pas que tu as raison
Ya sé, no me digas tenes razón
La vie est une blessure absurde
La vida es una herida absurda
Et tout est si éphémère
Y es todo, todo tan fugaz
C’est une cuite, rien de plus
Que es una curda, nada más
Ma confession
Mi confesión
Dis-moi ta phrase
Contame tu condena
Dis moi ton échec
Decime tu fracaso
Ne vois-tu pas la douleur qui m’a blessé?
No ves la pena que me ha herido?
Et parle-moi sincèrement (de)….
Y háblame simplemente (de)… »

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Ieri seară, am primit de la un amic din Elveţia, următorul mesaj:

Bine ca ati apucat sa mergeti la restaurant. Îmi pare rau pentru voi si va tin pumnii. Continue reading

Post Covidum homo triste est ! (II)

File de jurnal… pandemice

La Bastide Vieille, 23/08/2020

 

A sosit, după 115 zile de absenţă, autorizaţi fiind să călătorim dincolo de 100 km de reşedinţa noastră principală,  ziua când am putut lua trenul pentru a reveni în Languedoc.

Pe drum, fredonam refrenul bine cunoscut din melodia « Tout va très bien, madame la marquise » interpretată de orchestra lui Ray Ventura.

« Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis
cent quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien… »

 Am ajuns cu bine la Bastide Vieille !

 Insă cam uşurel !

Cum spunea Antonio Machado:

« …me encontraréis a bordo ligero de equipaje,
casi desnudo, como los hijos de la mar.
 »***

*** « …mă vei găsi la bord cu un bagaj uşor,
            aproape gol, ca fiii mării. »

Asta, pentru că valiza mea a coborât din tren… fără mine, undeva, între Nîmes şi Sète!

Am fost cam descumpănit. Nu pentru că am pierdut două cămăşi şi un pantalon ! Ci, pentru că, în valiză, se găseau, mai ales, cărţi, reviste, articole… în trei limbi –franceză, română, italiană ! – care urmau să-mi servească la scrierea textelor din săptămânile următoare. Pe care aveam puţine şanse să le regăsesc, fiind vorba de documente care datau (unele !) de acum 45 ani, cu autografe şi dedicaţii !

M-am consolat, parţial, imaginând decepţia hoţului, care se aştepta la o altă pradă, mai uşor de vândut ! Les risques du métier ! 

In realitate, sosirea în casa noastră din Languedoc a fost o surpriză plăcută : nu se spărsese nicio ţeavă şi n-am găsit-o ocupată de vreo familie de migranţi din sudul Mediteranei !  Continue reading

Anch’io sono pittore !

Boulogne, 25/05/2020

 

En cette période de confinement forcé, les réseaux sociaux tournent à plein régime. Et l’on reçoit, des quatre coins du monde, les mêmes « marronniers »  (Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.  )

Tout ça, occupe les internautes désœuvrés !

Parmi les messages envoyés, les jardins japonais occupent une place d’honneur.

C’est ainsi que j’ai reçu, plusieurs fois, l’image d’un superbe cerisier en fleur du Japon. 

En la regardant, une idée me vint à l’esprit :

« Anch’io sono pittore ! » 

C’est l’exclamation émise, paraît-il, par  Correggio (1404 – 1534), à Bologne, devant le tableau représentant Sainte Cécile par Raphaël. On peut la modifier en disant : « Anch’io sono poeta ! » ou de toute autre façon, dit mon « Dictionnaire des citations et locutions étrangères »,

édité par B. Marian à Bucarest, il y a plus de cent ans, en 1916. 

J’ai hérité de ce livre en 1960, au moment du départ précipité d’une tante vers la France, qui a dû abandonner tous ses biens.

J’aime tellement ce livre que je l’ai relié moi-même, avec la couverture d’un cahier « pour écoliers » de l’époque. Puis, je l’ai amené en France, à notre départ de Roumanie.  Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

La Bastide Vieille, 10/10/2019

 

Une fois tous ces « détails » artistiques finalisés, il restait un problème capital à régler : trouver un artisan, dans notre région capable d’installer toutes ces belles choses pour un prix raisonnable.

« Vaste tâche ! », comme disait le Général De Gaule !

La majorité des artisans ne savent même pas ce que sont les « azulejos » et préfèrent installer du « placo » qui se fait vite et rapporte beaucoup ! En plus, ils ont, tous, des commandes de villas, cabanes, restaurations… pour 2 ans. Donc, mes « céramiques colorées » ne les intéressent pas !

Quand, enfin, nous avons trouvé un artisan qui annonçait une certaine expérience dans « l’ancien », nous avons convenu de la date du début des travaux.

C’était en avril 2018, et j’ai couru « ventre à terre », depuis le Brésil, pour être sur place, comme convenu. Sauf que… l’artisan n’est pas venu !   Et il ne répondait même pas au téléphone !

Par un hasard heureux ( ?), nous l’avons rencontré…sur un parking de la région. Après des explications vaseuses, il a promis de venir pour faire le travail au mois de juin. De nouveau, j’ai couru, à la date prévue, depuis l’île de Paros, en Grèce. Et, une nouvelle fois… il n’est pas arrivé ! 

Alors, j’ai compris qu’il fallait repartir… « ex-nihilo » !

En peut de mots, j’ai convoqué 7 artisans (certains recommandés, d’autres pêchés dans l’annuaire…), j’ai obtenu des devis ou… pas de réponse, avec des prix qui s’échelonnaient de 1 à 7 !  Et des délais de réalisation des travaux similaires ! 

En attendant l’installation des panneaux!

Pendant ces 5 mois, mes caisses avec les « azulejos » dormaient tranquillement dans un hangar. Je n’ai même pas osé les déballer, de peur de changer l’ordre des morceaux. Et pourtant, Don Antonio m’avait promis que tout sera numéroté, étiqueté, rangé avec des marquages (en espagnol !). Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (I)

La Bastide Vieille, 10/10/2019 

 

…ou 1270 jours ! 

C’est le temps qu’il a fallu pour que mon projet « AZULEJOS » soit achevé!

C’est long ! C’est très long!

Mais, je pense que ça valait la peine de passer tout ce temps en voyageant dans 6 pays, en dépensant des efforts d’ingéniosité et de patience et, accessoirement, quelques milliers d’Euro pour voir s’accomplir un rêve de 60 ans ! Parce que ce projet n’est que l’aboutissement d’une passion qui vient… de mon enfance. 

Mais, commençons… par le début!

 *   *   *

Quand j’avais 10 ou 12 ans, à Bucarest, je passais tous les jours, en allant vers mon école, devant une belle maison qui se trouvait, et se trouve encore, au coin de ma rue. La vue de cette maison me fascinait ! Elle présentait l’aspect d’une villa de style « néo-roumain », correspondant au goût architectural du pays au tournant du XIXème au XXème siècle. Sa façade était rehaussée de décorations en céramique polychrome, qui reprenaient des motifs traditionnels roumains. 

Au coin de ma rue, à Bucarest

Ce type de décoration n’est pas rare à Bucarest. Un certain nombre de bâtiments construits à la même époque en sont revêtus du même genre d’ornements. En particulier, un grand architecte roumain, Ion Mincu, avait utilisé la céramique coloré pour rehausser les façades de ses projets. Continue reading

Vendanges tardives

Feuilles de journal
Capestang, 20/09/2019
 

Le dimanche 4 août 2019, j’ai remarqué dans le « Midi Libre », que je lis chaque jour, quand je suis dans le Languedoc, un article intitulé « Coup de cœur pour un vin blanc ».

Comme il s’agissait d’un événement qui a eu lieu dans notre village, j’ai gardé la page. Mais, je n’ai pas eu le temps de lire le texte. En été, il se passe tant de choses dans notre région que, souvent, je suis obligé d’empiler les journaux afin de trouver le temps de les lire une fois la saison finie. 

Maintenant que les vendanges tirent vers la fin, j’ai repris les coupures de presse accumulées.

Je découvre ainsi que

« un assemblage réussi  pour un vin blanc IGP Coteaux d’Ensérune, du Domaine Cros-Reboul… a été sélectionné parmi un panel de plusieurs centaines de vins, 250 échantillons, précisément, dégustés par « Midi Libre »… à Narbonne». 

Nous connaissons fort bien ce Domaine, qui se trouve à Capestang. 

Son propriétaire, Philippe Cros est le dernier vigneron indépendant intra muros de notre ville.  Sa sœur, Marie Cros, tient le restaurant « La Cave du vigneron », qui se trouve justement dans la cave de cette famille de vignerons depuis plusieurs générations.

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La question que l’on se pose…

File de jurnal
La Bastide Vieille, 3/08/2019

 

Zilele astea, regiunea noastră apare « à la une » prin jurnalele şi revistele din Franţa ! 

De exemplu, pe 26 iulie 2019, puteam citi în « Midi Libre », la pagina 5 :

« Pourquoi le Caroux est aussi la femme allongée ? »

Pentru noi, cei care o vedem din fundul curţii, răspunsul e clar, chiar dacă noi o numim “la femme couchée”. 

“La femme couchée”, văzută din grădina noastră şi în ziarul “Midi Libre”

Insă, iată ce afirmă ziarul : 

Pe vremea când mai existau titani şi giganţi, Cébenna şi Réa, ultimii doi reprezentanţi ai acestei specii, se plimbau mână în mână prin zona noastră, într-o regiune numită « platoul şi dealul Caroux ». 

Numai că Zeus, care dorea să libereze locul, pentru a-i putea instala pe oameni (i lui! Nota mea.), a decis moartea lor. Atunci, Cébenna, simţind pământul fugindu-i de sub picioare, s-a întins pe platou, şi-a dat capul pe spate, iar lacrimile ei au format râul Rieutord. Continue reading