A la recherche de… Cuzco ! (I)

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2026

Quand, le 23/04/2026, j’ai découvert dans « Le Figaro », à la section « Culture », un article intitulé « Au Musée Jacquemart-André, un rêve d’Espagne venu du nord de Manhattan », je me suis dit : « … ça c’est une affaire pour moi !  Et…doublement !»

Je m’explique !  

Le Musée Jacquemart-André est un de mes musées favoris à Paris ! Et ça, depuis plus de quarante ans ! Malgré tout, j’y retourne deux ou trois fois par an.

Précisons, d’abord :

« Le musée Jacquemart-André est un musée de beaux-arts et d’arts décoratifs situé au 158, boulevard Haussmann, dans le 8e arrondissement de Paris. Il ouvre au public en 1913. Propriété de l’Institut de France, il est géré par la société Culturespaces depuis 1996.

Comme le musée Nissim-de-Camondo, la Wallace Collection, la Frick Collection ou le Museo Poldi Pezzoli, c’est à l’origine une demeure particulière de grands bourgeois amateurs et collectionneurs d’art, devenue un musée en préservant l’aménagement initial des lieux. Installé depuis 1864 avec sa collection… Édouard André commanda à l’architecte Henri Parent ce second hôtel particulier en 1868

En 1894, André mourut, laissant à Nélie l’achèvement du futur musée. Celle-ci prévoit en effet de léguer l’hôtel à l’Institut de France dans le souci de préserver l’intégrité de sa collection et de la faire découvrir au plus grand nombre, à condition qu’il fût ouvert au public et transformé en musée.

À sa mort en 1912, Nélie Jacquemart légua l’ensemble de ce patrimoine à l’Institut de France. Depuis 1913, date effective du legs, l’Institut de France et la Fondation Jacquemart-André s’efforcent de conserver, protéger et valoriser ce patrimoine, la disposition des lieux n’ayant pas été modifiée. »

Tout comme dans les autres musées mentionnés plus haut, ce que j’apprécie dans cet endroit c’est :

-d’abord l’ambiance « d’une demeure particulière » où l’on sent le choix de l’ancien propriétaire dans les différents domaines de l’art, aussi bien que « l’art de vivre » de son époque,

-mais, aussi, l’occasion de voir ou revoir des expositions temporaires dédiées à des sujets qui nécessiteraient de longs voyages pour être admirés « in situ ».

C’est ainsi que j’ai eu l’occasions de parler de ce musée et des expositions qu’il abrite à plusieurs reprises, depuis …l’année 2007 ! Dans des textes postés sur mon site en français et en roumain !

Malgré tout, il m’arrive quelquefois, d’y aller pour revoir seulement un ou deux tableaux ou intérieurs, quand je prépare un voyage ou la visite d’une autre exposition ou même pour décider de la couleur du détail d’un objet en cours de restauration. Connaissant presque toutes les œuvres d’art ou le mobilier exposé, je « sélectionne » mes préférés et, en fonction du temps disponible et des « sujets du jour », je m’arrête devant tel ou tel tableau ou… je traverse les salles en ne regardant ni à gauche, ni à droite !

Parmi mes préférés, je dois mentionner :

-les tableaux de Boucher : Vénus se parant des attributs de Junon et Le Sommeil de Vénus, qui me rappellent le grand tableau (paraît-il le plus grand du même peintre !) qui se trouve dans la salle à manger de l’Hôtel de Béhague, aujourd’hui l’Ambassade de Roumanie en France,

Venus à l’Hôtel de Béhague…”

-l’autoportrait de Roslin, que j’ai mentionné dans mon texte : Mona Lisa din Stockholm | ADRIAN ROZEI (adrian-rozei.net)

“…et au Musée Jacquemart-André

-La « Fresque de Tiepolo » représentant la visite du futur Henri III, roi de France, à Venise,

-ainsi qu’un certain nombre de peintures et sculptures italiennes.

A l’occasion de ma visite du 29/04/2026, je me suis attardé devant le tableau d’Hubert Robert « Ruines d’une longue galerie éclairée par un trou dans la voûte », en vue d’une visite prochaine à Valence, sur les traces du même peintre. Tout comme dans : « La Chambre de Madame et L’Antichambre et la Chambre de Monsieur » afin de préparer la visite d’un intérieur parisien de la même époque. 

Pour ce qui est de « l’exposition temporaire du moment », je dois avouer que je mettais un immense espoir dans cette présentation !

Voici ce que j’ai lu dans le texte de l’article du « Figaro » mentionné précédemment :

« À New York, la Hispanic Society of America (HSA) se trouve en partie fermée pour travaux depuis 2019. Et cela, jusqu’à la fin de l’année. Méconnue sous nos latitudes, cette institution née en 1904 par la volonté d’un philanthrope fait donc voyager le meilleur de ses 1 000 peintures et 8 000 objets d’art, de l’Antiquité à l’époque contemporaine (dont un exemplaire de la première édition du Don Quichotte), afin de se financer. »

Je suis bien content de l’apprendre ! D’autant plus que je connais cet endroit… depuis 10 ans !

En effet ! On peut trouver sur mon site le texte :

Sorolla en el mundo | ADRIAN ROZEI, posté le 25/02/2017, où je racontais ma visite dans ce musée ! En précisant : « J’ai eu beaucoup de chance !

Le musée allait fermer une semaine après mon passage à New York pour une durée « d’au moins 2 ans ». Ce qui n’était indiqué nulle part, encore moins sur le site Internet du musée ! »

C’est vrai que, en parlant avec un guide du musée, il m’a dit : « Fermé pour une durée indéterminée ». Officiellement, le musée devait fermer le 1er janvier 2017. Mais, pour (bien) profiter des vacances de Noël, il a fermé dès le 23/12/2016 ! Et pas en 2019, comme indiqué dans le texte précité. 

Donc, j’ai été, au moment de la fermeture… le dernier visiteur de la décennie en cours !

Je me suis, d’ailleurs, posé la question si je n’aurais pas dû demander d’emporter un souvenir de l’endroit, comme on me la proposé à « l’Hôtel Grande Bretagne » d’Athènes, dans des circonstances similaires. J’avoue que je serais bien parti avec… un tableau ou deux !

Mais, certainement pas un tableau d’art baroque ! Plutôt une peinture de Sorolla ! C’était d’ailleurs le but de ma visite, comme on peut le lire dans le texte mentionné plus haut.

Trêve de plaisanteries ! Revenons à notre musée new-yorkais :

« La présentation du musée « Hispanic Society of America », que tout un chacun peut lire sur Internet dit :

The Hispanic Society of America est un musée de New York sur l’art et l’artisanat espagnol, portugais et latino-américain. Fondé en 1904 par Archer M. Huntington, le musée est situé dans le nord de Harlem et au sud de Washington Heights, près du Trinity Cemetery, au 613 West 155th Street. Les collections comprennent des objets, des peintures, des livres rares. Une bibliothèque de recherche est ouverte au public sur Audubon Terrace. En 2005, l’institution reçoit la Médaille d’or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sports espagnol.

” H.M. A.” en 2016

Le musée compte plus de 800 tableaux, 600 aquarelles, 1 000 sculptures, et 6 000 objets d’arts, y compris une collection de tissus. Elle possède aussi un ensemble de 15 000 gravures de diverses époques et plus de 175 000 photographies à partir de 1850. Parmi les joyaux de sa collection, la plus célèbre est La Duchesse d’Albe de Goya (1797).

Sont également exposées des œuvres de VélasquezLe GrecoMurillo,  Zurbarán, et une salle décorée par de grands panneaux commandés pour ce lieu à Joaquín Sorolla. »

Ce que j’espérais trouver dans la présentation du Musée Jacquemart-André, consacrée aux œuvres en provenance du « Hispanic Society of America », c’était des tableaux de « L’Escuela cusqueña », et en particulier, « los ángeles arcabuceros » !

Ceux qui ont lu mon texte : Otro modelo, otro color ! (I) | ADRIAN ROZEI connaissent mon faible pour cette « spécialité » de l’Ecole de Cuzco. Et savent que, depuis 2020, j’ai « la joie et le bonheur » de pouvoir admirer deux tableaux de ce style… dans l’escalier de notre maison du Languedoc.

Tel que je l’ai raconté à la fin du texte :

Otro modelo, otro color ! (IV) | ADRIAN ROZEI

A suivre…

Adrian Irvin ROZEI

Paris, avril 2026


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One thought on “A la recherche de… Cuzco ! (I)

  1. C.P. de Bucarest écrit:
    “Ah, ce-mi place cum mă porți în călătiriile și vizitele tale prin muzee🤭🤗. Mi-e clar că, pt toate cele care [mai] merită văzute în Paris, n-ar avea cum să-mi mai ajungă viața nici dacă m-aș muta acolo😉. Dar toate peregrinările tale, revenirile întotdeauna “motivate” pe propriile-ți urme și – poate lucrul cel mai fascinant pentru mine – “conexiunile” (ghilimelele indică aluzia la un fabulos serial documentar TV britanic din anii 70, difuzat prin cine știe ce miracol în România, care mi-a oferit la vârstă încă fragedă conștientizarea unității lumii, naturale și culturale, ca substrat al diversității/lor și diviărilor artificiale) pe care le faci sunt hrănitoare și inspiratoare deopotrivă.
    Mă faci să aștept cu sufletul la gură urmarea foiletonului🤭.”

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