La bouche de l’enfer…

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », éditée par l’association « Memorie şi speranţă » en Roumanie, dans le no. 4-6, daté avril-juin 2018.

 

LA BOUCHE DE L’ENFER…
Rome, le 25/05/2018

 

 « Il ne faut jamais laisser la vérité
détruire une bonne histoire. »

– Michel de Grèce 

La Via Gregoriana est une petite rue, en plein centre de Rome, qui commence à la «  Via di Capo le case » et aboutit à la « Piazza Trinità dei Monti ».

Elle a été ouverte par le Pape Grégoire XIII Boncompagni en 1575, à l’occasion du Jubilé, fêté cette année-là. Le but recherché était de faciliter l’accès au sommet de la colline du Pincio.

Par la suite, le Pape Sixte V a prolongé cette voie avec la « Strada Felice » (aujourd’hui « Via Sistina »), qui amène le passant jusqu’à la Basilique de Santa Maria Maggiore.

La Via Gregoriana relie, donc, le sommet du « cartiere francese », puisque Trinità dei Monti, tout comme la Villa Médicis, a toujours été sous contrôle français, avec la rue « Capo le case », qui était, au XVIIIè siècle, la zone préférée des voyageurs étrangers. D’ailleurs, étant un peu moins sous l’influence du pape, dans cette rue, un peu excentrée, on trouvait, l’un à côté de l’autre, des hôtels pour voyageurs, des hôtels de passe ou des « trattoria » pour toutes les bourses.

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Il Traforo sotto il Quirinale

 Feuilles de journal
Rome, 23/05/2018

                                           Roma nun fa’ la stupida stasera
                                           damme ‘na mano
                                           a faje di’ de si’ sceji
                                           tutte le stelle piu’ brillarelle che puoi
                                           e un friccico de luna tutta pe’ noi

Il y a quelques semaines, sur les Allées « Paul Riquet » à Béziers, j’ai trouvé chez un brocanteur, deux cartes postales de Rome datant du début du XXéme siècle.

La première représentait le portail du « Palazzo Barberini ». La seconde, était une vue du « Traforo… », peu de temps après son inauguration, en 1903.

Je connais ces deux endroits… depuis un demi-siècle ! C’est vraiment ça! Ma première visite à Rome date du mois de juillet 1968!

Pour le « Palazzo Barberini », je reviendrai dessus une autre fois. Mais, pour le « Traforo… », son histoire est encore plus surprenante!

Ce tunnel a été construit au début du XX siècle, afin de fluidifier la circulation dans Rome….

Mon projet de retourner voir l’entrée du tunnel, afin de comparer l’image de 1900 avec celle d’aujourd’hui, était prévu pour le lendemain de mon arrivée à Rome. Mais, d’autres visites, dans le quartier de la Piazza de la Republica, où j’habite cette fois-ci, m’ont empêché d’y arriver, avant l’heure du dîner. Il n’y a rien qui presse !

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Povestea tabloului care a traversat cinci ţări… (II)

…şi a făcut un pui !

 

Secondo tempo !

 

Atena, 3/12/2017

Mărturisesc că, în mai bine de 40 ani de vizite repetate la Atena, nu am locuit niciodată în cartierul « Omonia » !

L-am considerat dintotdeauna prea modern, prea impersonal, prea « geometric ». Alegeam, de-a lungul anilor, un hotel lângă “Syntagma”, alături de “Plaka”, o zonă mai tradiţională, mai tipică şi, în ultimii ani, mai boemă. 

Insă, de această dată, am decis să fac o nouă experienţă, cu atât mai mult cu cât preţul camerei, la hotelul « Vienna », era foarte atractiv ! 

Aflat pe o arteră majoră a oraşului, care duce de la « Omonia » la Pireu, îmi imaginam că voi da peste un cartier grecesc al anilor ’30 – ’50. 

Aşa şi este… pe artera principală ! Pentru că, după ce dai colţul, te trezeşti undeva… între Etiopia, Pakistan şi Maroc! Până şi vânzătorul de la chioşcul de ziare nu vorbeşte decât… pakistaneza sau o engleză foarte aproximativă. Normal ! N-a sosit în Grecia decât de două luni ! 

De altfel, toate prăvăliile care vând sau repară telefoane (poţi întâlni până la cinci pe aceeaşi stradă !) sunt ţinute numai de pakistanezi. Şi mi s-a spus, în mod confidenţial, că toţi ar veni din aceeaşi familie ! De unde, « unitatea » preţurilor cerute !  Continue reading

Povestea tabloului care a traversat cinci ţări… (I)

…şi a făcut un pui !

Scenariu pentru un program « reality show » sau “road movie” de televiziune  

Roma, 13/10/2017 

In octombrie 2016, eram la Roma şi, mai mult ca să treacă timpul, am intrat în magazinul unui anticar, de pe « Via dela Scrofa ».

Acolo am văzut un tablou care mi-a plăcut. Ah ! Nu era cine ştie ce ! O vedere dintr-un port în sudul peninsulei, cu câteva bărci cu pânze şi nişte personaje în faţa unor case mediteraneene. Tabloul, care poartă o semnătură ininteligibilă, este pictat pe lemn de placaj şi are dimensiunile de 50cm X 30cm. 

 

N-am rezistat tentaţiei şi l-am cumpărat pe nimica toată. Il vedeam deja pe peretele casei noastre din Languedoc. Numai că, mai întâi, trebuia să-i găsesc un cadru potrivit. Nicio problemă ! La Roma mişună atelierele de « corniciai », cu o varietate de rame fără egal în lume. 

Am intrat în prăvălia celui din colţul străzii, chiar alături de hotelul meu.

Am ales un cadru care se potrivea cu tabloul meu şi l-am întrebat pe patron care e preţul :

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Una strada lunga 2000 ani !

A l’arrivée de l’été 1968, j’ai dû choisir l’endroit où j’allais passer mes premières grandes vacances d’homme libre.

Le choix n’a pas été facile : j’aurais pu choisir n’importe lequel des pays du monde, moins les pays communistes. Mais les moyens limités et un peu de logique m’ont amené à choisir entre l’Espagne et l’Italie. Et, consultant les offres des Œuvres universitaires, j’ai décidé de partir à Rome. Pour ne pas faire les choses à moitié, j’ai pris carrément un séjour de 15 jours.

J’ai débarqué dans la capitale italienne après un long voyage de prés de 24h qui m’a permis de longer la côte, de Gènes jusqu’à Rome, et de commencer à découvrir le paysage maritime transalpin. C’est dans le train que j’ai remarqué avec étonnement que je comprenais assez bien la langue italienne. J’ai dû être Italien dans une vie antérieure !

A Rome, le petit hôtel choisi parmi les propositions des Œuvres universitaires se trouvait en plein centre de la ville.

En réalité, la « Pensione del Leoncino » était, comme souvent à Rome, un étage dans un immeuble occupé par des habitants de la ville et au rez-de-chaussée il y avait même des magasins, aussi bien d’alimentation que d’habillement.  Je  me souviens même d’un garage, au coin de la rue, qui provoquait l’ire des habitants en empêchant, avec des voitures stationnées n’importe comment, la circulation déjà difficile dans le quartier. Les marchands des quatre saisons avec leurs étalages  ambulants faisaient l’article de leurs denrées à grand coup de gueulantes. Et si les voisins étaient mécontents, ils poussaient leurs charrettes et recommençaient quelques mètres plus loin.

C’était donc une plongée sans intermédiaire dans la vraie vie romaine. Continue reading