Si tu vas à Rio…

…n’oublie pas de passer par Boulogne-Billancourt !

 

Rio de Janeiro, le 20/03/2018

J’étais au Brésil, quand j’ai reçu d’un ami boulonnais le message suivant :

« Je te déconseille d’essayer…
Un métier… à risque
Réparation des paratonnerres sur le Christ Rédempteur
à Rio de Janeiro

Cliquez ci après et accrochez-vous fermement: Phobie du vide s’abstenir…………

 Je lui ai répondu :

Je te promets de ne pas monter sur les bras du Christ!

Mais, il y a 12 ans, j’ai commencé à entreprendre une action tout aussi dangereuse!

Nous avons à Boulogne-Billancourt la maison où a vécu et travaillé Landowski, l’auteur du Christ de Corcovado. Continue reading

Le Brésil… c’est pas fini!

Feuilles de journal

Paris, 30/03/2018

 

À peine rentré, depuis une demi-journée, de mon périple brésilien, j’ai couru écouter Angelina Wismes dans son concert à la Mairie des Lilas.

Angelina est une des chanteuses les plus douées de la jeune génération d’interprètes lancées ces dernières années sur les scènes parisiennes.
Et pas seulement chanteuse! Parce qu’elle est tout aussi bien pianiste,  auteur de chansons et « aranjeuse » de refrains connus, provenant du répertoire des grands artistes contemporains. Ses choix musicaux balancent entre Barbara et Poulenc, Leonard Cohen et Brassens, Marie-Paule Belle et… Kurt Weil!
D’ailleurs, son premier CD réunissait une quinzaine de chansons de Barbara. Et, au mois de septembre dernier, j’ai eu la chance de l’écouter comme invitée de l’association qui perpétue la mémoire de Georges Brassens, concert annuel où elle est devenue une habituée.

La grande surprise fut au moment où Angelina nous a annoncé qu’elle allait interpréter la chanson du film d’Almodovar « La piel que habito ». Pas dans sa version espagnole, mais l’original brésilien, intitulé « Pelo amor de amar », chanté par Ellen de Lima.

En fermant les yeux, je me retrouvais à Rio de Janeiro, que j’avais quitté à peine 36 heures auparavant!

Attendant un prochain enregistrement, où Angelina interprétera, peut-être, ce refrain, ceux qui veulent faire sa connaissance, peuvent la trouver sur:

Moi, qui suit ses passages sur scène depuis près d’un an, je guette avec impatience la sortie de son nouveau CD, en préparation.

Et j’ai cru comprendre, en discutant avec elle, qu’il y aura bon nombre de surprises.

Ce qui, connaissant l’éclectisme de ses goûts, ne m’étonne pas du tout!

Adrian Irvin ROZEI
Paris, mars 2018

« Quero de novo cantar »*

Je suis tombé sur le café « lusoFolie’s » tout à fait par hasard.

Je marchais au long du viaduc de La Bastille vers 7 h du soir, regardant avec intérêt les boutiques des artisans installées sous les arches de l’ancien chemin de fer. Tous les  ateliers étaient fermés à cette heure. Et tout d’un coup j’ai entendu quelques accords de fado sortant d’une de ces voutes, la seule éclairée. A travers la vitre, j’ai remarqué une petite formation, une contrebasse, une guitare, un saxophone ténor et deux tambourins, qui jouait devant un public d’une vingtaine de personnes.

Le fado a été une de mes passions musicales au début des années ’70. J’écoutais alors, quasiment en boucle, les chansons d’Amalia Rodriguez, en essayant de comprendre les paroles. Ce qui aurait du être plus que facile – puisque le portugais est une langue latine !  – s’est avéré un casse-tête ! J’ai appris par cœur le texte de quelques chansons, sans comprendre un traître mot  de leur signification.

Mais, quelques dix ans plus tard, ceci m’a bien rendu service quand, dans un vol Lisbonne-Salvador de Bahia, je me suis retrouvé à côté de l’idole de la musique portugaise. Heureusement, Amalia Rodriguez parlait couramment le français et ainsi on a pu discuter quelques instants.  A l’arrivée à Salvador de Bahia, j’ai découvert que nous habitions dans le même hôtel et le lendemain j’ai eu la chance d’assister à son concert.

Entretemps, à partir de 1975, j’avais commencé à voyager deux fois par an en Amérique Latine. Et la première escale était souvent  Rio de Janeiro.

J’ai découvert ainsi que le portugais brésilien est beaucoup plus facile à comprendre que le portugais parlé au Portugal. Continue reading

Nostalgie în culori de Rio

– Conversaţie cu Jean Boghici –

De nenumărate ori, în ultimii ani, am avut ocazia să întâlnesc, în diferite colţuri ale planetei, români care au realizat traiectorii excepţionale în lumea artei sau a ştiinţei. Însă rareori mi-a fost dat să întâlnesc un personaj atât de fascinant ca Jean Boghici. Nu numai datorită aventurilor picareşti pe care le-a trăit, înainte de a se afirma ca unul dintre cei mai mari specialişti ai artei plastice contemporane braziliene, dar şi datorită caracterului său care degajă un uimitor echilibru pe când îţi povesteşte anecdote şi evenimente trăite, care ar putea face obiectul unui roman de aventuri ce depăşeşte imaginaţia unui autor de romane poliţiste.

Poate că de aceea, în ciuda celor mai bine de zece ore petrecute împreună şi pe care doream să le consacru unui interviu tradiţional, rezultatul este mai degrabă un caleidoscop de amintiri, comentarii artistice, sau aprecieri privind tot atâta lumea exilului românesc din ultimii cincizeci de ani, cât şi legăturile lui Jean Boghici cu artiştii aceleiaşi perioade.

Însă pentru a înţelege lumea lui Jean Boghici trebuie să cunoşti traiectoria care l-a purtat la poziţia lui de astăzi.

Născut în oraşul basarabean Ismail în 1928, într’o familie în care tatăl fiind român şi mama de origine rusă, Jean Boghici a crescut bilingv încă din copilărie. În 1940, în urma cedării Basarabiei, familia Boghici se mută la Brăila, unde Jean învaţă la Liceul “Nicolae Bălcescu”.

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