Je m’rappelle d’un temps…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 5/08/2019

 

…que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître !

« La Bohème » de Charles Aznavour (1965)

 La semaine dernière, en passant par le centre ville à Béziers, je suis entré chez un de mes brocanteurs favoris. Malheureusement, je n’ai rien trouvé d’intéressant.  Sauf, deux disques « Microsillon vinyle 45 tours » des années ’50. Me connaissant, la patronne de l’endroit, plutôt que de me demander 3 ou 4 Euro, a préféré me les offrir. 

Je les ai mis de côté, pris par d’autres préoccupations.  De toute façon, je ne peux pas les écouter dans l’immédiat ; mon électrophone d’époque se trouve à Paris !

Maintenant, j’ai décidé de les regarder de plus près. 

Le premier est un disque de Dario Moreno. Il comprend 4 titres, dont le fameux « L’étranger au Paradis ». C’est un extrait de la production musicale du même nom, en anglais «Stranger in paradise», dont la version française a été écrite par Francis Blanche et les principaux interprètes furent, en 1953, Luis Mariano, Gloria Lasso, André Dassary… La musique de cet air était la reprise d’un thème de Borodine, contenu dans son poème symphonique « Le Prince Igor ». Les musiques de Borodine ont été incorporés dans la comédie musicale Kismet , la plus connue étant la danse des femmes, adaptée dans la chanson «  Stranger in Paradise ». 

Ce thème a été, par la suite, repris dans leurs disques, par bon nombre de grands chanteurs de l’époque, parmi lesquels Dalida, Gloria Lasso, Tony Bennett, Luis Mariano, Nana Mouskouri… Continue reading

Je vois des « nœuds- verts » partout !

Quand j’avais dix ou quinze ans, à Bucarest, une amie de mes parents souffrant d’un rhumatisme déformant prononcé, souhaitait passer au plus vite à la retraite. Mais, après des mois et des mois d’efforts désespérés auprès des médecins du travail, voyant qu’on n’arrivait à aucun résultat, elle a décidé de changer de tactique.

Elle est allée voir son médecin et, avec le plus grand sérieux, lui a dit : « Je suis très embêtée ! Je vois des « petits nains » partout ! » 

Le médecin, flairant la supercherie, lui a fait passer toutes sortes de contrôles médicaux. Mais, une fois le problème posé, notre amie n’avait plus beaucoup d’efforts à faire. Elle restait prostrée dans les cabinets des médecins, dans les salles d’attente, devant la commission des retraites, et, toutes les cinq minutes, elle sursautait sur sa chaise criant à voix haute : « Là-bas ! Là-bas ! Il y a un petit nain ! ». Et, d’un geste sûr, elle montrait du doigt un coin de la pièce. 

Au bout de six mois d’arrêts maladie et examens multiples et variés, elle a été mise à la retraite d’office avec le diagnostic : « Affection psychique incurable ».

A partir de ce jour, elle n’a plus vu « des petits nains » ! 

Moi, je ne vois pas de « petits nains ». Mais des « nœuds verts », qui me suivent partout. C’est grave, docteur ? 

                                                 *     *     * 

Ma première rencontre avec les poteries d’art a eu lieu à Bucarest, au début des années ’60. Continue reading