Non, je n’ai rien oublié…

La Bastide Vieille, le 2/10/2018

 

Quand nous sommes arrivés à Paris, en septembre 1967, nous n’avions pas un sou vaillant !

Même le billet de 1Leu roumain, que je voulais amener avec moi pour le montrer à mes futures connaissances, et qui ne valait rien en France, m’avait été retiré à la douane, à la sortie de Roumanie. 

Tout ce que nous possédions, c’était 300 FF, dont nous attendions avec impatience l’arrivée depuis Grenoble.

Pendant qu’il attendait qu’il soit reçu par le consul, dans les couloirs du Consulat de France à Bucarest, mon père avait fait la connaissance d’un jeune français de Grenoble, grand amateur de natation. Le jeune homme avait fait le déplacement pour encourager un champion français de la spécialité, qui concourait dans les bassins du stade « Dinamo », dans le cadre d’une rencontre franco-roumaine.  Seulement, cet ardent supporter, dans le feu de l’enthousiasme, c’était fait voler le portefeuille et  se retrouvait sans un sou, ni billet de train, pour le retour. Il était donc venu au Consulat, pour demander de l’aide. Ce que le consul de France lui a refusé. 

Alors, mon père a décidé d’intervenir.

Je suis allé avec le jeune homme, que nous ne connaissions ni d’Eve, ni d’Adam, à l’office de Chemins de fer roumains et j’ai réglé le prix du billet, l’équivalent de 300 Francs. Il nous a promis d’envoyer ce montant, dés son arrivé en France, à l’adresse de la cousine de ma mère, qui habitait Paris.

Ce qu’il a fait, très honnêtement ! Sauf que, quand nous avons présenté, à la préposée au guichet de la poste, notre « Récépissé de demande de carte de séjour », celle-ci, qui n’avait jamais vu un tel papier, a refusé de nous donner l’argent. C’est vrai qu’il s’agissait d’une feuille de papier maronnasse, remplie à la main, mais qui portait, quand-même, le cachet et la signature (illisible !) d’un agent de la Préfecture de police, dans l’Ile-de-la Cité. Il a fallu faire appel au directeur de l’agence, qui a confirmé la validité de ce document*. 

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La Principessa senza impero

Tra le migliaia di turisti che calcano in tutta fretta la Citta’ dei Dogi ogni anno, pochi sono coloro che deviano dal percorso principale che porta a Rialto e a San Marco, per una visita al quartiere chiamato “Del Milion”. 

 Inotre, se gli chiedessi da dove venga questo nome, ben pochi si ricorderanno del titolo del libro dettato da Marco Polo quando si trovava nel carcere genovese, libro in cui raccontava le avventure passate dal celebre viaggiatore nell’Impero Celeste di Kubilai Han. 

Vero e’ che son passati ormai piu’ di sette secoli da queste avventure, pero’ il ricordo di Marco Polo e delle meraviglie che ha vissuto e’ rimasto ancora vivo nella memoria dei veneziani. Per questo il quartiere in cui Marco Polo e la sua famiglia sono vissuti porta ancora oggi il titolo del suo libro. 

 Quando si arriva in questo quartiere, se chiedi a un qualunque abitante locale, ti fara’ vedere, dopo che hai attraversato il portico che da’ sul Ponte del Teatro, la targa messa su una delle case vicine che indica il posto dove, tempo fa, abitava la famiglia di Marco Polo. 

Se hai tempo bastante per parlarne, puo’ essere che un veneziano autentico ti racconti una storia misteriosa che, benche’ mai trascritta in atti ufficiali, si trasmette di generazione in generazione da sette secoli. E’ la triste e sconvolgente storia della “principessa senza impero”.  Continue reading