Lembranças do Brasil (IV)

A taça do Rio e nossa!

Rio de Janeiro, 25/03/2018

 

Pendant les trois années que j’ai passé à St. Étienne, à la fin des années ’60, je n’ai jamais trouvé le temps d’aller au stade « Geoffroy Guichard »!
Et pourtant, c’était l’époque d’or des « verts »!

Dans ma jeunesse, je m’étais passionné pour le football. Mais, il faut dire que c’était la période bénie où les joueurs s’appelaient Pelé, Garincha, Didi, Vava, Eusebio, Mazzola… et tant d’autres noms  mythiques du sport au ballon rond.

Je me souviens du Championnat du Monde de 1958 et de la « Coupe Jules Rimet », gagnée plus tard par le Brésil.

J’ai essayé de m’intéresser aux championnats nationaux de football. Mais, très vite, je me suis aperçu que, après avoir gagné un championnat ou une coupe, l’année d’après tout repartait à zéro. Un vrai « travail à la Sisyphe»! Alors, …pour quoi commencer?

Toutefois, la dernière semaine des cours à l’école, je suis allé voir un match, au stade de la ville. C’était un match obscur et je ne peux pas dire que l’ambiance m’ait emballé.
Continue reading

Lembranças do Brasil (III)

Comme à la Samaritaine !

Rio de Janeiro, 24/03/2018

 

Le Brésil, …c’est comme à la Samaritaine : « A chaque minute, il se passe quelque chose ! »

Je suis arrivé à Rio avec 20 min d’avance sur l’horaire. Tant mieux!

Le « Routard » 2016 annonçait un prix du taxi de 125 Reais pour Copacabana, plus le supplément de nuit (tarif 2).

J’ai refusé le forfait à 98 Reais et j’ai pris le taxi jaune standard. Malgré le contrôle « Blitz » de l’armée, qui nous a ralenti sur la route, à l’arrivée le compteur marquait… 75 Reais. J’ai arrondi à 80. 

Mais, le chauffeur m’a donné la carte de sa société. Pour le retour, je payerai …seulement 50 Reais! C’est déjà ça de gagné !

À l’hôtel « Olinda », j’ai habité dans les premières années de mes séjours à Rio, dans la décennie ’70.

C’est un hôtel dans le style « Art Déco », avec un restaurant donnant sur la plage de Copacabana, avec des meubles et des boiseries en bois précieux, au milieu de la baie.

À l’époque, je l’avais choisi parce que mon oncle habitait juste à côté.

Comme il avait survécu à une crise cardiaque, il avait décidé que, s’il voulait revoir le jour le lendemain, il devait toucher chaque matin deux rochers, à un bout et à l’autre de la plage. Ça lui faisait une dizaine de km. de marche, tous les jours! Continue reading

Si tu vas à Rio…

…n’oublie pas de passer par Boulogne-Billancourt !

 

Rio de Janeiro, le 20/03/2018

J’étais au Brésil, quand j’ai reçu d’un ami boulonnais le message suivant :

« Je te déconseille d’essayer…
Un métier… à risque
Réparation des paratonnerres sur le Christ Rédempteur
à Rio de Janeiro

Cliquez ci après et accrochez-vous fermement: Phobie du vide s’abstenir…………

 Je lui ai répondu :

Je te promets de ne pas monter sur les bras du Christ!

Mais, il y a 12 ans, j’ai commencé à entreprendre une action tout aussi dangereuse!

Nous avons à Boulogne-Billancourt la maison où a vécu et travaillé Landowski, l’auteur du Christ de Corcovado. Continue reading

Nostalgie în culori de Rio

– Conversaţie cu Jean Boghici –

De nenumărate ori, în ultimii ani, am avut ocazia să întâlnesc, în diferite colţuri ale planetei, români care au realizat traiectorii excepţionale în lumea artei sau a ştiinţei. Însă rareori mi-a fost dat să întâlnesc un personaj atât de fascinant ca Jean Boghici. Nu numai datorită aventurilor picareşti pe care le-a trăit, înainte de a se afirma ca unul dintre cei mai mari specialişti ai artei plastice contemporane braziliene, dar şi datorită caracterului său care degajă un uimitor echilibru pe când îţi povesteşte anecdote şi evenimente trăite, care ar putea face obiectul unui roman de aventuri ce depăşeşte imaginaţia unui autor de romane poliţiste.

Poate că de aceea, în ciuda celor mai bine de zece ore petrecute împreună şi pe care doream să le consacru unui interviu tradiţional, rezultatul este mai degrabă un caleidoscop de amintiri, comentarii artistice, sau aprecieri privind tot atâta lumea exilului românesc din ultimii cincizeci de ani, cât şi legăturile lui Jean Boghici cu artiştii aceleiaşi perioade.

Însă pentru a înţelege lumea lui Jean Boghici trebuie să cunoşti traiectoria care l-a purtat la poziţia lui de astăzi.

Născut în oraşul basarabean Ismail în 1928, într’o familie în care tatăl fiind român şi mama de origine rusă, Jean Boghici a crescut bilingv încă din copilărie. În 1940, în urma cedării Basarabiei, familia Boghici se mută la Brăila, unde Jean învaţă la Liceul “Nicolae Bălcescu”.

Continue reading