Je ne verrai pas de sitôt « La Cantatrice chauve » ! (II)

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », « Rădăcini / Racines / Radici », no. 25 – 30, datée janvier – juin 2020, éditée par l’Association « Memorie şi Speranţă » de Bucarest (Roumanie).

Feuilles de journal
Boulogne, le 11/05/2020

 

Une fois arrivé en France, j’ai couru, dés que mes moyens me l’ont permis, rue de la Huchette, pour voir les pièces de Ionesco. Ce genre de théâtre DOIT être vu sur scène ! On ne peut pas imaginer son impact en lisant le texte ! 

Par la suite, il y a eu une grande pause dans mes contacts ionesciens ! 

Mais, vers 1975, j’ai participé, sur le parvis de la « Place du Trocadéro », qui allait dix ans plus tard être renommé «  Parvis des Droits de l’Homme », à la manifestation de soutien pour Ben Corlaciu, un réfugié politique roumain.

Celui-ci avait déserté le « paradis communiste » et les autorités roumaines ont gardé en otage sa femme et son enfant, sous prétexte qu’il avait touché de l’argent pour une traduction qui, maintenant qu’il était resté à l’Ouest, ne pouvait plus être publiée. Et ils exigeaient le remboursement des sommes correspondantes, sachant parfaitement que le pauvre bougre n’avait pas un sou vaillant ! 

Alors, Eugène Ionesco, qui ne pouvait pas voir en peinture les maîtres de Bucarest, a accepté que la somme demandée soit déduite de ses droits d’auteur en Roumanie.

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Je ne verrai pas de sitôt « La Cantatrice chauve » ! (I)

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », « Rădăcini / Racines / Radici », no. 25 – 30, datée janvier – juin 2020, éditée par l’Association « Memorie şi Speranţă » de Bucarest (Roumanie).

 

Feuilles de journal

Boulogne, le 11/05/2020 

 

Le 11 mai 2020 aurait du être un grand jour pour la littérature et le théâtre français ! Et pour la littérature roumaine, aussi ! 

Ce-jour là on aurait dû fêter les 70 ans depuis la première représentation de la « Cantatrice chauve » d’Eugène Ionesco.

En effet, c’est le 11 mai 1950 qu’au Théâtre des Noctambules, aujourd’hui disparu, que Nicolas Bataille a crée la pièce qui bat tous les records de longévité français et, même, mondiaux.

C’est vrai que la « perfide Albion » affirme que le record mondial est détenu par « La Souricière –The Mouse Trap »  d’Agatha Christie ! 

« C’est la pièce qui totalise le plus grand nombre de représentations consécutives au monde depuis sa création dans le West End de Londres en 1952, où elle n’a jamais quitté l’affiche… », dit Wikipedia.

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Lembranças do Brasil (IV)

A taça do Rio e nossa!

Rio de Janeiro, 25/03/2018

 

Pendant les trois années que j’ai passé à St. Étienne, à la fin des années ’60, je n’ai jamais trouvé le temps d’aller au stade « Geoffroy Guichard »!
Et pourtant, c’était l’époque d’or des « verts »!

Dans ma jeunesse, je m’étais passionné pour le football. Mais, il faut dire que c’était la période bénie où les joueurs s’appelaient Pelé, Garincha, Didi, Vava, Eusebio, Mazzola… et tant d’autres noms  mythiques du sport au ballon rond.

Je me souviens du Championnat du Monde de 1958 et de la « Coupe Jules Rimet », gagnée plus tard par le Brésil.

J’ai essayé de m’intéresser aux championnats nationaux de football. Mais, très vite, je me suis aperçu que, après avoir gagné un championnat ou une coupe, l’année d’après tout repartait à zéro. Un vrai « travail à la Sisyphe»! Alors, …pour quoi commencer?

Toutefois, la dernière semaine des cours à l’école, je suis allé voir un match, au stade de la ville. C’était un match obscur et je ne peux pas dire que l’ambiance m’ait emballé.
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Cancion arrabalena…/ Clavada en mi pecho…*

Roma, 7 mai 2003

 

Fernando  Arrabal  este  un  adevărat  monument  al literaturii  contemporane. Piesele  lui au  fost  prezentate pe  toate  meridianele  lumii, fiind  unul  dintre  cei  mai  jucaţi  autori  de azi. Tot  atât de  numeroase  sunt  activităţile  sale ca dramaturg,  scriitor,  poet  şi  cineast ; premiile  internaţionale  care  i-au  fost  decernate  de-a  lungul  anilor,  ca  şi  traducerile operelor  sale,  sunt  nenumărate. În plus, Arrabal  este  cunoscut  pentru  dragostea  pe  care  o  poartă  şahului,  regele jocurilor  de  inteligenţă, despre  care  vorbeşte  cu  orişice  ocazie. 

Pentru  Fernando  Arrabal  noi,  cei  care  venim  de  dincolo  de  ceeace  se  chema  cândva  « Cortina  de  fier »,  avem  o  admiraţie  şi  un  respect  deosebit,  pentru  că,  timp  de  ani  de  zile, atunci  când  era  la  modă  printre  intelectualii  occidentali  să  premărească sau  cel  putin  să  privească  cu  îngăduinţă « realizările  regimului  socialist »  din  ţările  de  Est,  el  a  combătut  fără  răgaz  această gigantică impostură  a  secolului  XX. 

Prezenţa  anunţată  a  lui  Fernando  Arrabal  era  deci  un  motiv  suplimentar  pentru  a  fi  încântat  de  invitaţia  prietenului  meu Serge  Assier  pentru  a  asista  la  dezbaterile  colocviului  organizat  de  « Universitatea  de  studii  Roma Tre », departamentul  de Literatură  Comparată,  care  a  avut  loc între  5  şi  7  mai. 

Titlul  colocviului  fiind « Bianco  e  nero,  nero  su  bianco », « Între  fotografie  şi  scriere », scopul  dezbaterilor  era să  pună  în  lumină  relaţiile  între  fotografie  şi  literatură. Cu  această  ocazie,  în  marginea  dezbaterilor,  erau  prezentate  trei  expoziţii  de  fotografii  în   raport  imediat  cu  tema colocviului. Continue reading