Am împlinit 50 ani!

Bucureşti, 10/09/1967

Ora 8h00

Am petrecut ultima noapte în România –sau, cel puţin, aşa îmi imaginam pe atunci!- în casa vărului meu, Costin Cazaban. Nu mai aveam nici casă, nici mobile, vândusem sau împrăştiasem  tot ce mai rămăsese nevândut pe la prieteni. In schimb, după 16 ani de aşteptare, aveam hârtia mult dorită : « Certificat de călătorie pentru persoane fără cetăţenie ».

In dimineaţa de 10 septembrie, părinţii mei, care locuiseră în ultima noapte la un prieten ce avea maşină, au venit să mă ia şi am plecat la aeroportul Băneasa.

Când am sosit la aeroport, am avut surpriza de a constata că ne aşteptau 28 persoane, toţi prieteni, pentru că, în afară de Costin Cazaban, nu mai aveam nicio rudă în ţară.

Toţi cei prezenţi aduseseră buchete de flori pentru mama mea. Buchete pe care a trebuit să le ia înapoi : n-aveam voie să luăm nici măcar o floare !

Printre cei veniţi să ne conducă se afla şi tatăl unei prietene din anii de liceu. Ne conoscusem la coada pentru cumpărarea unui frigider. El i-a spus tatălui meu : Continue reading

Le tour du Moyen-Orient en six heures

Feuilles de journal

Paris, le 11/09/2016

 

Beyrouth, 18h00

Il y quelques semaines, j’ai remarqué sur les murs de la ville une affiche présentant une photo aérienne de la ville de Beyrouth. Il s’agissait de l’exposition de deux photographes réputés, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, intitulée « Se souvenir de la lumière » (Two suns in a sunset).

Regardant de plus prés le parcours de ces deux artistes, nés en 1969, j’ai vu qu’ils « … construisent leur œuvre sur la production de savoirs, la réécriture de l’histoire, la construction d’imaginaires, mais aussi des modalités de la narration contemporaine en prenant appui sur l’expérience de leur propre pays tout en dépassant ses frontières. Le processus d’enquête auquel ils ont recours, leur questionnement sur le territoire, autant géographique qu’individuel, confèrent à leur œuvre une esthétique particulière. »

N’ayant rien compris à ce charabia, je me suis dit : « Allons voir sur place ! Je connais bien Beyrouth, où je suis allé maintes fois entre 1974 et 2005, ville que j’aime bien et dont j’espère que je trouverai des images actuelles. »

Sur place, j’ai découvert «une esthétique particulière » .

Les photos de la ville ne représentent qu’une toute petite partie de l’exposition. La seule salle qui présente quelques images de la ville est celle du « Wonder Beirut » (1997 – 2006), donc rien de nouveau pour moi.

ch-e-beirut-001_resizeSi, au moins, les photos exposées pouvaient me ramener en mémoire des lieux  que j’ai bien connu ! Mais, les artistes ont décidé de présenter des cartes postales de l’époque heureuse du Liban, les années ’60, « éclatées » par le souffle des bombes, aspergées de couleurs criardes, « des brulures sur des images idéalisées ». Un temps qu’ils n’ont pas connu eux-mêmes et dont on reconnaît à peine les lieux. Continue reading