Păsărică mută-ţi casa…

…că vine badea cu coasa!

SauUccellacci e uccellini

Anul trecut, la Stockholm, am achiziţionat câteva imagini,  smulse probabil  dintr-o carte de zoologie, cu păsări.

Dintre zecile de foi, am ales cele care prezintă păsări pe care noi le avem la Bastide. Sau prin împrejurimi.

-Pupăza (pupute în occitană!): avem o familie care locuieşte într-o scorbură din curtea noastră. Vine în fiecare an, prin martie, face un ou, maximum două, îi învaţă pe pui să zboare în vreo două luni şi, în august,…pleacă cu toţi în Sahara! Cam vreo 2000 km de drum, via Gibraltar!

In acest an, au sosit cu prieteni! Pentru prima dată, am văzut 6 pupeze în acelaşi timp!  Continue reading

Ca salăţile din grădina ursului

De ani de zile mă tot plâng de calitatea infectă a roşiilor pe care le mâncăm.

Nu numai că n-au niciun gust, dar în ultima vreme, au şi o piele groasă, ca de plastic, pe care deabea o poţi tăia cu cuţitul.

E deja o victorie când găseşti roşii coapte ! De cele mai multe ori, ele sunt verzi, după cum îi aranjează pe comercianţi, ca să aibă mai puţine pierderi.

E drept că acum vreo 30 ani, când mă aflam în vacanţă pe Coasta amalfitană şi locuiam într-un celebru hotel din Ravello unde bufetul era somptuos, eram uimit să constat că roşiile oferite erau verzi ! Nu roşii încă necoapte sau aproape coapte, ci verzi-verzi, ca cele pentru gogoşari.

L-am convocat pe « maître d’hôtel » şi i-am explicat că vreau să mănânc o salată de roşii care să nu-mi strepezească gura. Şi, eventual, să-mi pot pot prepara o «caprese : tomate – mozzarella » onorabilă. Deci, l-am rugat să-mi găsească nişte « roşii-roşii ».

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37, 2° C à l’ombre

Feuilles de journal

Capestang, 26/07/2015

Il fait chaud ! Il fait très chaud !

Il y a déjà trois jours depuis que la température extérieure ne descend pas en dessous de 24° C, même au bon milieu de la nuit. Et pendant la journée elle dépasse par moments les 37° C.

Bien sûr que dans ces conditions, si tu n’as pas installé l’air conditionné, tu te sens mou et tu as envie de ne rien faire. On traîne dans la maison, on boit toutes sortes de liquides froids, on va de temps en temps dans un supermarché, pas tellement pour faire des achats, mais plutôt pour se rafraîchir dans leur section de produits frais où la température est constante tout au long de l’année, en dessous de 20° C.

Mais, vers les 17h00, conforment à une tradition installée depuis mon enfance, je sors faire une promenade dans la ville !

Pourquoi justement à cette heure, dans ces conditions de canicule, quand même les murs des maisons dégagent des vagues de chaleur ? Parce que à cette heure et dans ces conditions spéciales, il n’y a personne dans la rue. On peut se promener même au milieu de la rue, parce qu’il passe une voiture une fois toutes les 10 ou 15 minutes, ce qui permet de se promener en regardant tranquillement les maisons, en cheminant lentement, les mains dans les poches, sans un but précis.

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37,2 °C la umbră

File de jurnal

Capestang, 26/07/2015

 

E cald ! E chiar foarte cald !

Sunt deja trei zile de când temperatura exterioară nu coboară sub 24°C, chiar şi după miezul nopţii. Iar în timpul zilei, ajunge chiar mai sus de 37°C.

Desigur că, în aceste condiţii, dacă n-ai instalat aerul condiţionat, eşti moale şi n-ai chef să faci nimic. O tot întinzi prin casă, bei tot felul de lichide reci, te mai duci şi printr-un supermarket, nu atât ca să faci cumpărături, cât pentru ca să te mai răcoreşti în secţia lor de produse proaspete în care temperatura e constantă tot anul, la mai puţin de 20°C.

Insă, pe la ora 17h00, conform unei tradiţii respectată din copilărie, ies să fac o plimbare prin oraş !

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La station « Tamara »

Il y a bien longtemps, quand j’avais huit ou neuf ans, en tout cas bien avant 1956, année du début de la déstalinisation dans les pays de l’Est, il y avait dans mon livre de classe à Bucarest, en Roumanie, un texte qui m’a tellement impressionné qu’aujourd’hui encore, tant d’années plus tard, il est resté gravé dans ma mémoire.

Ce texte, intitulé « La station Tamara », racontait l’histoire d’une petite fille, de son prénom Tamara, qui vivait au long de la ligne du chemin de fer Moscou-Vladivostok, quelque part au fin fond de la Sibérie. Son père, cantonnier de son état, était obligé par le règlement de sortir plusieurs fois par jour de sa maisonnette et se présenter au garde-à-vous, avec le fanion dans la main gauche et saluant de la main droite près du képi, à chaque passage d’un train qui, bien entendu, ne s’arrêtait jamais dans ce lieu perdu, au milieu de la steppe russe.

Et ainsi passèrent les saisons, l’été brûlant de la taïga ou l’hiver avec ses vents acérés venus du Pôle Nord, soulevant des congères de neige qui atteignaient par moment plusieurs mètres de hauteur. Tamara se plaisait bien dans ce paysage de rêve, nageant en été dans les étangs voisins, patinant en hiver sur la glace des mares gelées ou dévalant en traîneau les pentes enneigées du voisinage.

La"station Tamara" à la Bastide Vieille

La”station Tamara” à la Bastide Vieille

Jusqu’au jour, vers l’âge de sept ans, où c’est posé le problème de la scolarisation de Tamara.

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Languedoc et Roumanie: du Félibrige aux « Rencontres en Méditerranée » – une histoire d’amour inachevée

par Adrian Irvin ROZEI, membre de la Société Archéologique, Scientifique et Littéraire, d’origine roumaine

This article evokes the literary relationship between Romania and the south of France, focusing on the contacts of Vasile Alecsandri, major Romanian poet and diplomat of the XIX-th century, with “Société Archéologique Scientifique et Littéraire” from Béziers. The second part presents a bird’s eye view of the artistic liaisons between Languedoc and Romania through the years.

sasl copertaDans le dernier quart du XIXème siècle, la  Roumanie, pays récemment apparu sur la carte de l’Europe, recherchait une reconnaissance internationale par tous les moyens.

Le fait militaire majeur qui a généré aussi bien l’indépendance du pays, que sa proclamation en tant qu’état souverain, a été la guerre russo-turque de 1877.

A cette occasion les armées roumaines alliées avec les troupes du tsar contre l’ennemi héréditaire, l’Empire ottoman, ont emporté à Grivitza et Plevna deux victoires historiques qui ont permis de changer le sort de la guerre. Par la suite, en 1878, les Principautés Unies ont eu leur indépendance reconnue par le Congrès de Berlin et, en 1881, le prince Carol I a proclamé le royaume sous le nom de Roumanie. En même temps que la reconnaissance politique du nouvel état, sa reconnaissance culturelle devait jouer un rôle tout aussi important afin d’assurer la présence de son caractère national dans le concert européen.

A ce titre, la France, puissance majeure européenne, état centralisé et unitaire de longue date, représentait le meilleur vecteur d’affirmation internationale pour le nouveau pays.

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