Rien que des « petits pavés » !

Salvador de Bahia, 22/03/2018


Mouloudji : «  Les petits pavés »
Muzica :Paul Delmet (1862-1904)
Textul : Maurice Vaucaire (1864?-1918)***

Acum exact 50 ani, aparea pe firmamentul vieţii universitare franceze « Le mouvement du 22 mars », care va marca istoria evenimentelor din luna mai a aceluiaşi an.

Nenumăraţi vor fi istoricii, jurnaliştii, comentatorii politici… care vor analiza, comenta, studia pentru a o suta oară acest « fenomen de societate » care a marcat viaţa celei de-a doua jumătăţi a secolului XX. Insă azi, prefer să-mi amintesc un detaliu, poate nesemnificativ, al acelui moment, pe care l-am trăit student fiind şi petrecând luna mai 1968 la Paris.

M-am plimbat atunci, prin Cartierul latin şi prin alte zone din Paris, acolo unde conflictele dintre studenţi şi poliţişti luaseră o turnură violentă. Am remarcat atunci, grămezile de « pavés » (pavele, după numele barbar care le corespunde, în româneşte!).

Nimeni n-a înţeles cum au reuşit studenţii, cu metode elementare, să « scoată » din solul străzilor, primul calup de piatră, urmat de alte zeci şi zeci. Totuşi, pavelele aruncate în capul poliţiştilor au fost o realitate şi nenumărate imagini de arhivă o pot confirma.

Rur Gay Lussac Paris

Continue reading

Je suis Zen! (II)

Suite…

Prés de 40 ans ont passé. Mon rêve japonais est resté… un rêve ! 

Pendant tout ce temps, je revenais périodiquement aux « Jardins Albert Kahn », je visitais des expositions d’art classique japonais (surtout à Rome !) et j’ai même installé une décoration extrême-orientale dans notre grenier, dans le Languedoc. 

Le choix d’une décoration japonaise est devenu, de nos jours, une chose très difficile. A cause de la multiplication des copies, faux, imitations… bon marché, qui inondent les boutiques à trois sous partout dans le monde, la frontière entre l’authentique et le kitsch est extrêmement difficile à tracer, à moins de disposer de ressources financières énormes. Ce qui n’est pas mon cas !

Ceci, d’autant plus que, même les œuvres les plus authentiques frisent, par moment, le goût douteux, selon nos critères européens. 

Mais, la patience, voire l’obstination, ont payé ! 

J’ai ressorti des œuvres accumulées pendant des décennies : j’ai « hérité » d’une collection d’estampes, ayant appartenu à d’un grand artiste roumain, représentant les acteurs du théâtre « Kabuki », réalisées il y a plus d’un siècle ; nous avons trouvé des artisans prêts a exécuter des travaux dans le goût de ce que nous leur avons demandé et, par un pur hasard, l’existence, dans notre région, de pièces de mobilier exécutées par un fameux artiste spécialisé, pendant les années ’50, dans la production de meubles en laque de Chine. 

Evidemment, on peut trouver tous ces objets à des prix ridiculement bas – « à donation », comme disait ma belle-mère !- puisque ce style n’intéresse plus personne. Ils préfèrent le « vintage » des années ’50. Tant mieux pour nous !  Continue reading

Je suis Zen! (I)

La Bastide Vieille, le 24/09/2018

 

La culture japonaise m’intéresse et me passionne depuis un demi-siècle!

En 1969, alors que j’étais  en dernière année à l’École des Mines, mes collègues ont décidé que nous devrions aller, en « voyage de promotion », au Japon.

C’était l’époque où le Japon était très à la mode. Le pays du Soleil-Levant était perçu comme « l’avenir de l’humanité », surtout à cause des progrès technologiques qu’il engendrait jour après jour.

En ce temps-là, on découvrait, à chaque moment, un nouveau produit électronique mis sur le marché par le Japon à un prix inégalable et en quantité presque illimitée. C’était des postes de télé, des transistors, des magnétophones, des radios portables etc.

D’ailleurs, même dans un pays communiste, comme la Roumanie,  cette fascination se faisait sentir. Je me souviens de notre prof d’électronique de l’École Polytechnique  de Bucarest, qui avait eu la chance de faire un stage au Japon, et qui n’arrêtait pas de nous chanter les louanges du système japonais, même si, à l’époque, dans ces contrées, il valait mieux encenser un pays socialiste.

Le résultat, c’est que nous l’avons surnommé « Suzuki », d’après le nom de la servante de Mme Butterfly, en japonais Cio-Cio-San, l’héroïne du roman de Pierre  Lotti, devenu un opéra célèbre, grâce à Giacomo Puccini.

Je n’ai pas cru un seul instant que nous serions capables, avec mes collègues de l’Ecole des Mines, de rassembler les fonds, énormes, exigés par un voyage dans un pays aussi lointain et si cher que le Japon! D’ailleurs, finalement, notre voyage a eu lieu… en Grande-Bretagne ! Continue reading

Fan de Fanourios (II)

Ti pathos – Protopsalti

 

Paros, dans les Cyclades

Parikia, le 13/06/2018


Même si j’y suis passé en bateau des dizaines de fois, voyageant entre Athènes et les Cyclades, je ne me suis jamais arrêté à Paros!

Pourquoi ? Difficile à dire!

Mais, comme mon dernier patron avait une maison dans cette île, je me suis intéressé, il y a une dizaine d’années, à son histoire.

J’ai découvert ainsi qu’un ancien prince de Valachie avait construit une fontaine, encore en service, dans l’île de Paros.

Voici une bonne raison pour passer quelques jours à Parikia, la capitale de l’île.
On m’avait dit, par ailleurs, que Paros serait la plus verte des Cyclades. Pour l’instant, ça ne me saute pas aux yeux !

Mais, je suis allé, dès mon arrivée, trouver ma fontaine. Je n’ai pas eu à chercher très loin!

Dans la rue principale du vieux  village, je suis tombé toute de suite sur une fontaine, puis une seconde, et ensuite une troisième, portant l’inscription « Nikolaos Mavrogenis » et la date de 1777. Continue reading

Fan de Fanourios (I)

Feuilles de journal
 

Athènes, le 11/06/2018 

Melina Mercouri – Athènes, ma ville (1974)

Sachant que j’allais passer en Grèce dans les semaines à venir, j’ai commencé à ramasser des informations sur ce pays dans les magazines offerts par les compagnies de navigation aérienne, dés le mois de mars.

C’est ainsi que je suis tombé, dans la revue de « Paris Worldwide » du mois de mai, sur un entrefilet parlant de l’ouverture de l’hôtel « Electra Métropole Palace » et de la vue exceptionnelle sur tout Athènes, depuis le bar de son dernier étage. Mais, pas un mot sur sa localisation.

Quand j’ai trouvé son adresse sur Internet (Metropoleos 15), d’innombrables souvenirs ont surgi dans ma mémoire !

*  *  *
Au début des années ’70, j’avais pris une habitude étrange !

Dès que j’avais une semaine de vacances, je prenais le train en soirée à la Gare de Lyon, le lendemain matin j’arrivais à Milan, dans la journée je débarquais à Ancône, ensuite, je sautais dans le ferry pour Patras et, le jour d’après, me voilà à Athènes! De telles folies…on ne les fait qu’à 20 ans! C’est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas de charters, mais, jusqu’à l’âge de 26 ans, on pouvait encore bénéficier des tarifs «  étudiant ».

Fallait-il encore être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ! On verra, par la suite, qu’en Grèce ce n’était qu’un « détail » facile à régler!

C’est ainsi qu’un jour, ou plutôt une nuit, car à cause de la mer déchaînée, des transports aléatoires en Grèce et de notre méconnaissance des habitudes et de la langue du pays, nous sommes  arrivés à Athènes vers une heure du matin. Je parle d’un petit groupe de 4 ou 5 jeunes, rencontrés sur cette longue route, tous à peu près du même âge, qui avaient décidé de voyager ensemble.

Où aller à cette heure tardive de la nuit? Continue reading

Il Traforo sotto il Quirinale

 Feuilles de journal
Rome, 23/05/2018

                                           Roma nun fa’ la stupida stasera
                                           damme ‘na mano
                                           a faje di’ de si’ sceji
                                           tutte le stelle piu’ brillarelle che puoi
                                           e un friccico de luna tutta pe’ noi

Il y a quelques semaines, sur les Allées « Paul Riquet » à Béziers, j’ai trouvé chez un brocanteur, deux cartes postales de Rome datant du début du XXéme siècle.

La première représentait le portail du « Palazzo Barberini ». La seconde, était une vue du « Traforo… », peu de temps après son inauguration, en 1903.

Je connais ces deux endroits… depuis un demi-siècle ! C’est vraiment ça! Ma première visite à Rome date du mois de juillet 1968!

Pour le « Palazzo Barberini », je reviendrai dessus une autre fois. Mais, pour le « Traforo… », son histoire est encore plus surprenante!

Ce tunnel a été construit au début du XX siècle, afin de fluidifier la circulation dans Rome….

Mon projet de retourner voir l’entrée du tunnel, afin de comparer l’image de 1900 avec celle d’aujourd’hui, était prévu pour le lendemain de mon arrivée à Rome. Mais, d’autres visites, dans le quartier de la Piazza de la Republica, où j’habite cette fois-ci, m’ont empêché d’y arriver, avant l’heure du dîner. Il n’y a rien qui presse !

Continue reading

Si tu vas à Rio…

…n’oublie pas de passer par Boulogne-Billancourt !

 

Rio de Janeiro, le 20/03/2018

J’étais au Brésil, quand j’ai reçu d’un ami boulonnais le message suivant :

« Je te déconseille d’essayer…
Un métier… à risque
Réparation des paratonnerres sur le Christ Rédempteur
à Rio de Janeiro

Cliquez ci après et accrochez-vous fermement: Phobie du vide s’abstenir…………

 Je lui ai répondu :

Je te promets de ne pas monter sur les bras du Christ!

Mais, il y a 12 ans, j’ai commencé à entreprendre une action tout aussi dangereuse!

Nous avons à Boulogne-Billancourt la maison où a vécu et travaillé Landowski, l’auteur du Christ de Corcovado. Continue reading

Les peuples heureux n’ont pas d’histoire…

File de jurnal

La Bastide Vieille, 12/02/2018

 

Écoutez-moi vous les ringards
Écologistes des grands soirs
La pollution n’est pas dans l’air
Elle est sur vos visages blêmes…

Renaud Sechan

 

De ani de zile, tot aud, la televizor sau la radio, jurnalişti foarte competenţi care îmi explică, pe un ton savant, că :

 -în ţările noastre occidentale, nu mai există tradiţii,

-că mâncăm numai « porcării »,

-că nu mai putem vedea nicio stea pe bolta celestă, din cauza luminii oraşelor care poluează cerul etc., etc. 

Poate că, după ani de spălare pe creier sistematic organizată, aş fi ajuns şi eu să iau de bune aceste teorii. Din fericire, fiind pensionar, îmi pot permite să voiajez o bună parte din an. 

In 2017, am traversat de vreo patru ori întreaga Franţă, de la Bordeaux la Biarritz, de la Toulouse la Marsilia, de la Uzès la Valence, de la Nevers la Valençay, prin Masivul Central,  de la St. Raphael la Menton… 

Insă, cel mai mult timp, în afara celui petrecut la Paris, l-am consacrat Languedocului, unde locuiesc 4 luni pe an. Pe bucăţele, dar în toate anotimpurile ! Şi asta, de mai bine de 10 ani. 

Pot afirma, deci, că este o zonă pe care o cunosc (foarte) bine.

De aceea, afirmaţii ca cele mai sus menţionate, mă scot din sărite. 

Aş putea începe o luuuuuuungă listă de exemple, care contrazic aceste afirmaţii.

Desigur că mi-e greu să demonstrez că din curtea noastră văd, în fiecare seară (când nu e lună plină sau e înorat !) milioane de stele.

Verific de fiecare dată, că « Steaua polară » nu s-a mutat şi că se găseşte tot deasupra chiparosului uriaş din grădină (pe care noi îl numim « L’Ancêtre » !), urmăresc « Carul mare », care se învârte în jurul ei, caut constelaţia « Orion », care apare pe boltă mai devreme sau mai târziu, în funcţie de anotimpuri… Şi, de câteva ori, am asistat chiar la eclipse de Lună.  Continue reading

« Murales », « fresques » sau « trompe-l’œil » ?

File de jurnal 

Paris, 04/02/2018

 

Acum două luni, în trecere prin Cozumel, pe coasta Caraibelor mexicane, am descoperit o serie de « murales », executate de o asociaţie care militează pentru salvarea oceanelor planetei Terra.

Puţin contează subiectul ales ! Mai important este că aceste tablouri, foarte colorate, înfrumuseţează oraşul şi îi dau un aer de sărbătoare.

Vezi : Cai verzi pe pereţi ! 

Această tradiţie latino-americană este mai puţin practicată în ţările europene. Ea a apărut în Statele Unite, la începutul anilor ’60, influenţată fiind de mişcarea « hip-hop ».

Plecând de la suprafeţele enorme de beton ale zgârie-norilor sau de la zidurile oarbe ale metroului din New York, « revoltaţii » din ghetourile suburbiilor defavorizate, precum « Harlem » sau « Bronx », au început să le «mâzgălească» cu taguri ilegale. De cele mai multe ori, ele nu erau semnate şi erau marcate cu un pseudonim sau un nume fantezist, în aşa fel încât poliţia să nu poată da de urma autorilor. Astfel, s-a creat o tradiţie, care dăinuieşte până azi, când condiţiile de lucru ale celor ce sunt acum consideraţi « artişti », nu mai sunt deloc aceleaşi.  Continue reading

Povestea tabloului care a traversat cinci ţări… (II)

…şi a făcut un pui !

 

Secondo tempo !

 

Atena, 3/12/2017

Mărturisesc că, în mai bine de 40 ani de vizite repetate la Atena, nu am locuit niciodată în cartierul « Omonia » !

L-am considerat dintotdeauna prea modern, prea impersonal, prea « geometric ». Alegeam, de-a lungul anilor, un hotel lângă “Syntagma”, alături de “Plaka”, o zonă mai tradiţională, mai tipică şi, în ultimii ani, mai boemă. 

Insă, de această dată, am decis să fac o nouă experienţă, cu atât mai mult cu cât preţul camerei, la hotelul « Vienna », era foarte atractiv ! 

Aflat pe o arteră majoră a oraşului, care duce de la « Omonia » la Pireu, îmi imaginam că voi da peste un cartier grecesc al anilor ’30 – ’50. 

Aşa şi este… pe artera principală ! Pentru că, după ce dai colţul, te trezeşti undeva… între Etiopia, Pakistan şi Maroc! Până şi vânzătorul de la chioşcul de ziare nu vorbeşte decât… pakistaneza sau o engleză foarte aproximativă. Normal ! N-a sosit în Grecia decât de două luni ! 

De altfel, toate prăvăliile care vând sau repară telefoane (poţi întâlni până la cinci pe aceeaşi stradă !) sunt ţinute numai de pakistanezi. Şi mi s-a spus, în mod confidenţial, că toţi ar veni din aceeaşi familie ! De unde, « unitatea » preţurilor cerute !  Continue reading