Am împlinit 50 ani!

Bucureşti, 10/09/1967

Ora 8h00

Am petrecut ultima noapte în România –sau, cel puţin, aşa îmi imaginam pe atunci!- în casa vărului meu, Costin Cazaban. Nu mai aveam nici casă, nici mobile, vândusem sau împrăştiasem  tot ce mai rămăsese nevândut pe la prieteni. In schimb, după 16 ani de aşteptare, aveam hârtia mult dorită : « Certificat de călătorie pentru persoane fără cetăţenie ».

In dimineaţa de 10 septembrie, părinţii mei, care locuiseră în ultima noapte la un prieten ce avea maşină, au venit să mă ia şi am plecat la aeroportul Băneasa.

Când am sosit la aeroport, am avut surpriza de a constata că ne aşteptau 28 persoane, toţi prieteni, pentru că, în afară de Costin Cazaban, nu mai aveam nicio rudă în ţară.

Toţi cei prezenţi aduseseră buchete de flori pentru mama mea. Buchete pe care a trebuit să le ia înapoi : n-aveam voie să luăm nici măcar o floare !

Printre cei veniţi să ne conducă se afla şi tatăl unei prietene din anii de liceu. Ne conoscusem la coada pentru cumpărarea unui frigider. El i-a spus tatălui meu : Continue reading

Rencontre avec « l’homme en habit rouge »

J’ai toujours été un admirateur inconditionnel de Barbara. Quelquefois même de manière irraisonnée, d’autres fois en dépit des évidences adverses. 

J’ai découvert l’existence de Barbara en ’65 ou 66’ quand, grâce à une libéralisation inespérée du régime communiste de Roumanie, j’ai pu recevoir la revue « l’Express » envoyé tous les mois par des amis français. 

Un petit entrefilet accompagné d’une photo a attiré mon attention. On mentionnait l’étrange habitude d’une vedette de la chanson, récemment découverte par le grand public, qui avait la curieuse manie de tricoter dans sa « Mercédès », conduite par son chauffeur, derrière des petits rideaux qu’elle fermait souvent, pour protéger son intimité. Et la photo montrait Barbara très attentive à son ouvrage. 

Pourquoi ai-je retenu ce détail, alors que je n’avais même pas entendu une seule chanson de Barbara ? Serait-ce parce qu’elle pratiquait un « sport » déjà désuet dans le contexte de l’époque ? Ou parce que j’avais compris qu’elle était « à contretemps » avec le mouvement « yéyé », qui à ce moment là envahissait les ondes en France et partout en Europe ? 

Par la suite, une fois arrivé en France, j’ai entendu, de plus en plus souvent, parler de Barbara. 

En ’68 ou 69’, élève à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’écoutais avec religiosité, sur mon petit transistor, les programmes de Christian Barbier, diffusés bien après minuit sur « Europe 1 ».

Je suivais avec un énorme plaisir ses reportages et commentaires retransmis les soirs de première à « l’Olympia ». A l’époque, Bruno Coquatrix dirigeait de main de maître la salle du Boulevard des Capucines. Continue reading