Le roi est mort ! Vive le roi !

Feuilles de journal

Nouvelle-Orléans, 12/12/2017

 

Johnny est mort il y a quelques jours. Les journaux, les télés, les radios … ont rempli le vide de l’actualité avec des nécrologies, des commentaires, des interviews, des reportages, des photos d’archives … pendant des jours et des jours.

Moi, j’ai été « interpelé » par un détail, un évènement quelque peu marginal dans le cadre de « l’hommage national » rendu à « l’idole des jeunes » : la descente des Champs-Elysées par 700 « bikers » le jour de ses funérailles. 

People arriving at the funeral ceremony organized in memory of Johnny Hallyday in Paris.The funeral convoy started from l’Arc de Triomphe and then came down the Champs Elysées to Place de la Concorde before heading to the church of la Madeleine for a religious service in Paris, France on december 9, 2017. The President of the Republic and his wife participated in the religious service. Johnny Hallyday’s musicians accompanied the funeral convoy during the procession. Photo by Pierre Charlier/ABACAPRESS.COM

Je me suis rappelé alors une anecdote cocasse datant de 2010.

Mon épouse, Sabine, et mon fils cadet, Olivier, sont allés rendre visite à notre fils ainé, Laurent, qui travaillait à Disney World, en Floride.

A cette occasion, ils ont rencontré un groupe de motards français, chevauchant leurs destriers de feu et métal, que des « Harley-Davidson », venus faire une virée sur la fameuse plage de Daytona Beach, la « Mecque » des passionnés de vitesse mécanique.

Le hasard a fait qu’ils se rencontrent de nouveau, quelques jours plus tard, dans le vol de retour entre Orlando et Paris.

Pas de chance, un problème technique a fait que tous les passagers pour Paris, soient obligés de passer une nuit à l’escale de Philadelphie.

Devant le changement des données du problème et incapables d’articuler un mot en anglais, nos  « bikers » étaient totalement perdus. 

A ce moment critique, Sabine a décidé qu’il fallait prendre les choses en main. Elle est allée négocier avec l’agent d’American Airlines, les conditions du report du vol pour l’ensemble du groupe des français. Après quoi, elle a amené tout ce beau monde faire un tour dans la ville. 

Je l’imagine déjà, elle qui mesure 1,50 m et 45 Kilos toute habillée, à la tête du groupe de motards, vêtus de cuir noir clouté, légèrement ventripotents et recouverts de tatouages jusqu’aux oreilles, traversant en rangs serrés l’aéroport de Philadelphie ! 

Je me demande si, dans une situation similaire, notre cher Johnny, qui habitait Los Angeles et qui ne jurait que par son amour pour l’Amérique, aurait su se débrouiller en anglais.

D’autant plus que j’ai appris dernièrement dans une interview avec Charlotte Gainsbourg, que son papa, bien que marié pendant des décennies avec une anglaise, ne savait pas articuler un traite mot dans la langue de Shakespeare !

 

                                                                 Adrian Irvin ROZEI

                                                     Nouvelle-Orléans, décembre 2017

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