Le Brésil… c’est pas fini!

Feuilles de journal

Paris, 30/03/2018

 

À peine rentré, depuis une demi-journée, de mon périple brésilien, j’ai couru écouter Angelina Wismes dans son concert à la Mairie des Lilas.

Angelina est une des chanteuses les plus douées de la jeune génération d’interprètes lancées ces dernières années sur les scènes parisiennes.
Et pas seulement chanteuse! Parce qu’elle est tout aussi bien pianiste,  auteur de chansons et « aranjeuse » de refrains connus, provenant du répertoire des grands artistes contemporains. Ses choix musicaux balancent entre Barbara et Poulenc, Leonard Cohen et Brassens, Marie-Paule Belle et… Kurt Weil!
D’ailleurs, son premier CD réunissait une quinzaine de chansons de Barbara. Et, au mois de septembre dernier, j’ai eu la chance de l’écouter comme invitée de l’association qui perpétue la mémoire de Georges Brassens, concert annuel où elle est devenue une habituée.

La grande surprise fut au moment où Angelina nous a annoncé qu’elle allait interpréter la chanson du film d’Almodovar « La piel que habito ». Pas dans sa version espagnole, mais l’original brésilien, intitulé « Pelo amor de amar », chanté par Ellen de Lima.

En fermant les yeux, je me retrouvais à Rio de Janeiro, que j’avais quitté à peine 36 heures auparavant!

Attendant un prochain enregistrement, où Angelina interprétera, peut-être, ce refrain, ceux qui veulent faire sa connaissance, peuvent la trouver sur:

Moi, qui suit ses passages sur scène depuis près d’un an, je guette avec impatience la sortie de son nouveau CD, en préparation.

Et j’ai cru comprendre, en discutant avec elle, qu’il y aura bon nombre de surprises.

Ce qui, connaissant l’éclectisme de ses goûts, ne m’étonne pas du tout!

Adrian Irvin ROZEI
Paris, mars 2018

La vérité en salade

Paris, le 4/02/2018

Nous rigolons des cons avec Frédéric Dard
                                                Souvenirs de prison avec le vieux Boudard
                                                Audiard et puis Pagnol s’allument au Pernod
                                                Je lève mon verre à Robert Doisneau
                                               Ils sont bien plus vivants dans ma mémoire au moins
                                                Que la majorité de mes contemporains
                                                Si demain la faucheuse vient me prendre la main
                                               Pourvu qu’elle me conduise au bistrot des copains*

                           (Paroliers : Jean-Pierre Bucolo / Renaud Pierre Manuel Sechan)

Au milieu des années ’60, alors que j’étais élève à l’Ecole Polytechnique de Bucarest, un de mes collègues est arrivé avec un petit livre à la main et m’a dit: « Tiens! Tu devrais lire ça ! Je pense que ça va te plaire ! »

Ce fut mon premier San-Antonio!

Si je me rappelle bien, son titre était : « Le gala des emplumés ».

Je ne pense pas me tromper, puisque ce livre est sorti en 1963, aux  Éditions « Fleuve Noir », et je revois parfaitement sa couverture. Mais il avait été écrit en 1955.

J’ai commencé à lire le livre et je ne l’ai plus abandonné… jusqu’à la dernière page!
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Le roi est mort ! Vive le roi !

Feuilles de journal

Nouvelle-Orléans, 12/12/2017

 

Johnny est mort il y a quelques jours. Les journaux, les télés, les radios … ont rempli le vide de l’actualité avec des nécrologies, des commentaires, des interviews, des reportages, des photos d’archives … pendant des jours et des jours.

Moi, j’ai été « interpelé » par un détail, un évènement quelque peu marginal dans le cadre de « l’hommage national » rendu à « l’idole des jeunes » : la descente des Champs-Elysées par 700 « bikers » le jour de ses funérailles. 

People arriving at the funeral ceremony organized in memory of Johnny Hallyday in Paris.The funeral convoy started from l’Arc de Triomphe and then came down the Champs Elysées to Place de la Concorde before heading to the church of la Madeleine for a religious service in Paris, France on december 9, 2017. The President of the Republic and his wife participated in the religious service. Johnny Hallyday’s musicians accompanied the funeral convoy during the procession. Photo by Pierre Charlier/ABACAPRESS.COM

Je me suis rappelé alors une anecdote cocasse datant de 2010. Continue reading

Génoise à trois rangées et feuilles de choux farcies

Feuilles de journal

Curtea de Argeş, le 19/10/2017

 

Nous avons à La Bastide Vieille, près de Capestang, sous le toit, une génoise à trois rangées.

Il ne s’agit pas, comme certains pourraient l’imaginer, d’un biscuit à pâte battue du type de ceux fabriqués en Italie et importé en France au XVIIIe siècle!

La « génoise » est l’appellation d’un motif décoratif, largement utilisé dans le Languedoc pour séparer le toit des murs de la maison. La génoise a (surtout) une fonction pratique : créer un décrochement, qui évite à l’eau de pluie de ruisseler sur la façade de la maison et, ainsi, abîmer les murs.

 Traditionnellement, les maisons de notre région n’ont pas de gouttières pour canaliser l’eau de pluie vers un tuyau collecteur qui les conduiraient dans le sol. Mais, les constructeurs ou les restaurateurs modernes trouvent plus simple et que ça rapporte davantage d’installer des gouttières. Donc, pour convaincre plus facilement leurs clients, ils ont inventé des gouttières en zinc et en céramique (verte) ! 

Quand nous avons refait nos toitures, je me suis opposé, avec bec et ongles, à l’installation de ces gouttières, à mon sens anachroniques. Mais, j’ai insisté pour que l’on installe sur le toit des tuiles canal pour respecter la tradition du lieu. Même si elles sont de production actuelle et non pas « roulées sur les cuisses des jeunes filles » (comme les cigares de la Havane !) au XIXème  siècle, qui les rendraient hors de prix. Continue reading

Je vois des « nœuds- verts » partout !

Quand j’avais dix ou quinze ans, à Bucarest, une amie de mes parents souffrant d’un rhumatisme déformant prononcé, souhaitait passer au plus vite à la retraite. Mais, après des mois et des mois d’efforts désespérés auprès des médecins du travail, voyant qu’on n’arrivait à aucun résultat, elle a décidé de changer de tactique.

Elle est allée voir son médecin et, avec le plus grand sérieux, lui a dit : « Je suis très embêtée ! Je vois des « petits nains » partout ! » 

Le médecin, flairant la supercherie, lui a fait passer toutes sortes de contrôles médicaux. Mais, une fois le problème posé, notre amie n’avait plus beaucoup d’efforts à faire. Elle restait prostrée dans les cabinets des médecins, dans les salles d’attente, devant la commission des retraites, et, toutes les cinq minutes, elle sursautait sur sa chaise criant à voix haute : « Là-bas ! Là-bas ! Il y a un petit nain ! ». Et, d’un geste sûr, elle montrait du doigt un coin de la pièce. 

Au bout de six mois d’arrêts maladie et examens multiples et variés, elle a été mise à la retraite d’office avec le diagnostic : « Affection psychique incurable ».

A partir de ce jour, elle n’a plus vu « des petits nains » ! 

Moi, je ne vois pas de « petits nains ». Mais des « nœuds verts », qui me suivent partout. C’est grave, docteur ? 

                                                 *     *     * 

Ma première rencontre avec les poteries d’art a eu lieu à Bucarest, au début des années ’60. Continue reading

Une soirée mémorable: les ‘marteaux’ à +50 !

En souvenir de notre arrivée à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, il y a 50 ans presque jour pour jour, nous nous sommes retrouvés le 2 octobre au Chalet des Îles, dans le Bois de Boulogne.

En dehors des retrouvailles avec certains de nos collègues, que nous n’avions pas vu depuis des décennies, ce fut aussi l’occasion pour quelques-unes de nos épouses de faire connaissance et de nous  découvrir  tels que nous étions au temps de nos études.

Entre autre, nous avons chanté les chansons de notre école. J’ai eu l’honneur et le plaisir de diriger les choeurs et de faire une rapide présentation de l’historique de ces chansons, qui nous représentent depuis deux siècles.

Voici quelques moments de la soirée, ainsi que des photos prises sur le vif.

Nous nous sommes promis de nous revoir, probablement dans deux ans, cette fois-ci à Bordeaux.

On attend cette occasion avec impatience !

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To win or Toulouse?

Feuilles de journal

Toulouse, 07/07/2017 

Je suis à Toulouse après 16 années d’absence ! 

Je ne sais pas pourquoi, mais Toulouse est aussi une ville chère à mon cœur.

Et pourtant, ce n’est pas un endroit facile : trop « continental », très chaud en été, trop humide en hiver, loin des montagnes, comme de la mer, ce sont aujourd’hui des handicaps insurmontables.

Mais, l’unité architecturale, la couleur dominante, le rose des briques, l’élégance des monuments, la Garonne qui la traverse, les coupoles qui se reflètent dans l’eau, les ponts de pierre éclairés par des lampadaires style XIXè siècle, m’ont toujours fait penser à Rome. Ce qui, pour moi est la référence absolue !

Même si une certaine « faune », concentrée d’antan près de la gare, s’est éparpillée maintenant un peu partout dans la ville. 

Mon histoire personnelle avec Toulouse a démarrée en 1971.  Continue reading

…ça « balancé » à Valençay !

Nevers, 12/08/2017

Quand, il y a 8 mois, en janvier 2017, Isabelle, la cousine « à la mode de Bretagne » et amie d’enfance de Sabine, nous a proposé de participer au mariage de son fils Louis, nous avons applaudi des deux mains.

On a appris par la suite que le mariage devait avoir lieu au château de Valençay. Double bonne nouvelle ! D’abord parce que à cette occasion nous allions voir, revoir, découvrir, faire connaissance avec bons nombres de membres de la famille d’Isabelle, que nous ne rencontrons presque jamais. Il faut dire qu’Isabelle habite depuis près de 20 ans aux USA, avec des passages plus ou moins longs en France … et en Chine !

Ce qui fait que ma dernière rencontre avec sa famille au complet doit dater, si je ne me trompe pas, de… 1989.

Ensuite, parce que l’idée d’aller à Valençay, splendide château dans la Vallée de la Loire, où je n’ai pas mis les pieds depuis une dizaine d’années, me tentait énormément.  Continue reading

Les trois maisons de Cadet Roussel…

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 25/07/2017

 

L’année dernière, après une première prise de contact rapide avec le Tarn, je me suis promis de revenir dans cette région. J’avais été agréablement surpris alors par les paysages si différents de ceux de notre département, l’Hérault.

Dans le Tarn, le décor  légèrement ondulé, permet une vue dégagée jusqu’à l’horizon. Le patchwork multicolore des champs de tournesols dorés, des bois de chênes lièges vert foncé, des terrains beiges après la moisson me rappelait les larges plateaux vallonnés de la Transylvanie. Et les routes toutes droites, avec leurs montées et descentes qui se succèdent, ressemblent aux circuits des « montagnes russes » dans les foires d’antan !

Mais, pour qu’un voyage soit intéressant et qu’il aille au-delà d’un sommaire de lieux et monuments, style « Guide Michelin », il faut choisir un thème !

Pour nous, il s’agissait, tel Cadet Roussel, de retrouver les trois propriétés qui ont appartenu, à un moment ou à un autre, depuis plus d’un siècle à la famille de mon épouse. Pour elle, c’était une véritable plongée dans les souvenirs de son enfance : elle n’y avait pas mis les pieds depuis des décennies ! Et pour moi, de coller une image sur des noms de lieux qui représentaient tout au plus des photos en noir et blanc, tout aussi anciennes !

                                                   *    *    *

L’approche du château de Bouffil n’a pas été une chose facile !

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Villers en ‘Beauté’

À peine rentré depuis quelques heures d’un voyage d’un mois à travers l’Europe, j’ai été invité par mon ancien collègue de lycée Matei Cazacu au « Festival pour l’amour de la Beauté » qui se tenait dans la crypte de l’église Saint Sulpice, là où les Roumains célèbrent leurs offices chaque semaine.

La conférence de Matei à été brillante, comme d’habitude, mais la grande surprise à été de découvrir qu’elle était suivi par  un concert-duo ‘Poésie et violon’.

La violoniste était Diana Cazaban, l’épouse de mon cousin Costin Cazaban, mais le poète m’était inconnu.

Poète français, Michel Delaunay chante tout aussi bien la Normandie que les rives du Danube.

Je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer son poème sur Villers-sur-Mer, ainsi que celui inspiré par les traditions et paysages roumains.

Le binôme ‘poésie-violon’ était du meilleur effet, le choix des pièces joués illustrant à merveille les vers des différents auteurs, classiques et contemporains.

C’est une idée à reprendre, aussi bien dans un contexte normand que…roumain!

 Adrian Irvin ROZEI

 Paris, juin 2017