La « Cigale » ayant chanté tout l’été…

Feuilles de journal
Nantes, le 9 juillet 2018

 
Se trouva fort dépourvue 

Quand la bise fut venue!


Pour ne pas la trouver « dépourvue », je suis venu à Nantes en juillet! Alors que, grâce au réchauffement climatique, elle chante…à tue tête !

Trêve de plaisanterie!

Je ne suis pas venu à Nantes depuis le début des années ’90.

A l’époque j’étais « chef produit »  pour le chlorate de soude. Un produit qui servait aussi comme désherbant.

C’est ce  produit qui a été remplacé par le glyphosate, qui fait aujourd’hui l’objet de tant de polémiques.

Eh oui! Je me suis battu en vain pour convaincre toute l’Europe… et mes  chefs, de la nocivité du « Round-up » de Monsanto (le nom de marque de ce glyphosate de malheur !). J’ai même crée  un groupe de réflexion (un lobby, quoi?) à Bruxelles.

Peine perdue! « C’est un combat d’arrière garde! », criaient tous. « L’avenir…c’est le glyphosate! »
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Dans mon hamac!

Feuilles de journal
Dunkerque, le 25/07/2018

 

                                         Georges Moustaki – Dans mon hamac

Depuis deux semaines, il fait si chaud que je dors toutes les nuits sur  le balcon, dans mon hamac!

C’est une habitude prise depuis une trentaine  d’années, depuis que j’ai acheté bon nombre de hamacs en Amérique du Sud où Centrale.

J’ai toute une collection de hamacs, pour une, deux ou trois personnes. Ils viennent de Colombie, du Guatemala, du Costa Rica, d’Uruguay  ou du Brésil, et sont tissés en coton ou en laine.

Cette fois-ci, j’ai choisi un hamac pour une personne, acheté au Costa Rica.

Les hamacs pour une seule personne sont plus légers, moins profonds, donc plus horizontaux. On ne peut pas s’y enrouler, comme on fait quand, le matin, il fait un peu froid. Par contre, dans un hamac pour deux ou trois personnes, on peut ajouter un drap et des oreillers… à volonté.

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… urinat in ventum

Dans mon quartier, à Boulogne, je passe souvent près d’un restaurant où l’on peut voir des pots de fleurs portant l’inscription :

« Moi fleur, pas poubelle »

A Nantes, j’ai découvert une pratique… plutôt différente!

On  vous conseille vivement d’utiliser un « Uritrottoire » pour vous soulager, en cas d’envie pressante, sous un pot de fleurs!

J’ai été scandalisé par ce procédé! Pas pour des raisons d’hygiène, de morale publique, voire… de protection de la nature!

Mais, à cause de la discrimination insupportable que cette pratique barbare introduit par rapport à  nos consœurs qui ne peuvent pas bénéficier de cette facilité.

Je compte écrire à Mme la Maire de Nantes, qui peut comprendre ma démarche grâce à sa propre expérience, et exiger la suppression de  ces bornes d’aisance tellement sexistes.

Ou plutôt, non! Si on les abaissait au niveau du sol… elles pourraient être utilisées par les deux sexes.

Et même par les animaux.

C’est une idée à creuser… dans le sol!

                                                 Adrian Irvin ROZEI

                                                  Nantes, juillet 2018

Fan de Fanourios (II)

Ti pathos – Protopsalti

 

Paros, dans les Cyclades

Parikia, le 13/06/2018


Même si j’y suis passé en bateau des dizaines de fois, voyageant entre Athènes et les Cyclades, je ne me suis jamais arrêté à Paros!

Pourquoi ? Difficile à dire!

Mais, comme mon dernier patron avait une maison dans cette île, je me suis intéressé, il y a une dizaine d’années, à son histoire.

J’ai découvert ainsi qu’un ancien prince de Valachie avait construit une fontaine, encore en service, dans l’île de Paros.

Voici une bonne raison pour passer quelques jours à Parikia, la capitale de l’île.
On m’avait dit, par ailleurs, que Paros serait la plus verte des Cyclades. Pour l’instant, ça ne me saute pas aux yeux !

Mais, je suis allé, dès mon arrivée, trouver ma fontaine. Je n’ai pas eu à chercher très loin!

Dans la rue principale du vieux  village, je suis tombé toute de suite sur une fontaine, puis une seconde, et ensuite une troisième, portant l’inscription « Nikolaos Mavrogenis » et la date de 1777. Continue reading

Fan de Fanourios (I)

Feuilles de journal
 

Athènes, le 11/06/2018 

Melina Mercouri – Athènes, ma ville (1974)

Sachant que j’allais passer en Grèce dans les semaines à venir, j’ai commencé à ramasser des informations sur ce pays dans les magazines offerts par les compagnies de navigation aérienne, dés le mois de mars.

C’est ainsi que je suis tombé, dans la revue de « Paris Worldwide » du mois de mai, sur un entrefilet parlant de l’ouverture de l’hôtel « Electra Métropole Palace » et de la vue exceptionnelle sur tout Athènes, depuis le bar de son dernier étage. Mais, pas un mot sur sa localisation.

Quand j’ai trouvé son adresse sur Internet (Metropoleos 15), d’innombrables souvenirs ont surgi dans ma mémoire !

*  *  *
Au début des années ’70, j’avais pris une habitude étrange !

Dès que j’avais une semaine de vacances, je prenais le train en soirée à la Gare de Lyon, le lendemain matin j’arrivais à Milan, dans la journée je débarquais à Ancône, ensuite, je sautais dans le ferry pour Patras et, le jour d’après, me voilà à Athènes! De telles folies…on ne les fait qu’à 20 ans! C’est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas de charters, mais, jusqu’à l’âge de 26 ans, on pouvait encore bénéficier des tarifs «  étudiant ».

Fallait-il encore être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ! On verra, par la suite, qu’en Grèce ce n’était qu’un « détail » facile à régler!

C’est ainsi qu’un jour, ou plutôt une nuit, car à cause de la mer déchaînée, des transports aléatoires en Grèce et de notre méconnaissance des habitudes et de la langue du pays, nous sommes  arrivés à Athènes vers une heure du matin. Je parle d’un petit groupe de 4 ou 5 jeunes, rencontrés sur cette longue route, tous à peu près du même âge, qui avaient décidé de voyager ensemble.

Où aller à cette heure tardive de la nuit? Continue reading

Il Traforo sotto il Quirinale

 Feuilles de journal
Rome, 23/05/2018

                                           Roma nun fa’ la stupida stasera
                                           damme ‘na mano
                                           a faje di’ de si’ sceji
                                           tutte le stelle piu’ brillarelle che puoi
                                           e un friccico de luna tutta pe’ noi

Il y a quelques semaines, sur les Allées « Paul Riquet » à Béziers, j’ai trouvé chez un brocanteur, deux cartes postales de Rome datant du début du XXéme siècle.

La première représentait le portail du « Palazzo Barberini ». La seconde, était une vue du « Traforo… », peu de temps après son inauguration, en 1903.

Je connais ces deux endroits… depuis un demi-siècle ! C’est vraiment ça! Ma première visite à Rome date du mois de juillet 1968!

Pour le « Palazzo Barberini », je reviendrai dessus une autre fois. Mais, pour le « Traforo… », son histoire est encore plus surprenante!

Ce tunnel a été construit au début du XX siècle, afin de fluidifier la circulation dans Rome….

Mon projet de retourner voir l’entrée du tunnel, afin de comparer l’image de 1900 avec celle d’aujourd’hui, était prévu pour le lendemain de mon arrivée à Rome. Mais, d’autres visites, dans le quartier de la Piazza de la Republica, où j’habite cette fois-ci, m’ont empêché d’y arriver, avant l’heure du dîner. Il n’y a rien qui presse !

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Le petit cordonnier qui voulait aller danser…

Feuilles de journal
Paris, 20/05/2018

 

Chanson de Francis Lemarque

Ça fait bien 30 ans que je connais « Repetto »!

À l’époque, je connaissais même la directrice. Mais, le sujet « Chaussons pour la danse » ne m’intéressait pas beaucoup.

Ce n’est qu’il y a quelques 4 ou 5 ans, quand mon ami Inti a commencé à faire de la danse classique, que je suis allé, pour la première fois dans la boutique « Repetto » de l’Avenue de l’Opéra.

Mais, auparavant, j’avais entendu les histoires d’une autre amie, Linda Bastide, en rapport avec cet endroit. Et, avec son accord, je vais vous les raconter.

Au début des années ’60, Linda était très copine avec Audrey Hepburn.

Et, comment chacun sait, Audrey était passionnée par la danse classique, dont, au tout début, elle espérait en faire son métier.

Rien d’étonnant donc qu’elle veuille s’acheter des chaussons pour la danse. Elle a demandé donc à Linda de l’accompagner chez « Repetto » dans ce but.
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Souvenirs d’Italie

Stresa, 8/05/2018

 

                                             Ricchi e Poveri – Souvenir D’Italy

Ça fait un demi-siècle que je connais Stresa, la célèbre ville blottie au bord du Lac Majeur.

Pour être tout à fait correct, seulement 48 ans! Parce que, mon premier passage dans cette ville a eu lieu au mois de septembre 1970.

J’avais décidé alors d’accompagner mes parents dans un tour d’Italie  de quelques 3 semaines.

Nous connaissions, à l’époque, une agence de voyage au Quartier latin qui s’était spécialisée dans l’organisation des vacances « à la carte ».

Nous sommes allés voir le propriétaire de l’agence et lui avons expliqué nos souhaits et, après quelques jours de réflexion, il nous a proposé un tour avec le choix des villes, des logements, des trains… comme si c’était nous mêmes qui l’avions choisi.

En dehors de Naples, Florence, Milan, il nous a suggéré, à la fin du périple, quelques jours de repos au bord du le Lac Majeur. Tout en nous précisant qu’il serait préférable d’habiter à Baveno, un village beaucoup moins touristique et plus traditionnel que « la grande ville » de Stresa.
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L’histoire du tableau…qui n’a traversé que trois pays !!!

Venise, le 4/05/2018

                          « Voyager dessille les yeux, mais qui part con, revient con! »

                                                                        Corto Maltese

Au mois de mars, à Séville, j’avais fini la mission pour laquelle j’étais venu, une heure avant le moment prévu pour le départ vers l’aéroport.

Alors, pour tuer le temps, j’ai décidé de faire un tour chez les antiquaires du cartier.

Dans la deuxième ou troisième boutique visitée, j’ai remarqué un tableau sympathique : une marine sur bois, avec les dimensions d’un A3 ( 297mm X 420mm), peinte au couteau.

Malheureusement, la signature, qui semblait dire « J. C. Garrido », n’est pas clairement lisible.

J’ai demandé le prix à l’antiquaire, un peu par jeu. Il a répondu: « 100€ ». 

Alors, toujours pour m’amuser, j’ai dit: « 50! ».  Continue reading

Lembranças do Brasil (V)

Gloria! Oh, Gloria! Je n’ai pas su t’aimer!
Rio de Janeiro, le 28/03/2018

 

Pendant quelques mois, vers 1990, j’avais abandonné la plage de Copacabana, pour habiter à l’hôtel « Gloria », dans le quartier du même nom.

Cet hôtel a été construit en 1922, dans le but de devenir le plus élégant des établissements de ce type à Rio, près du centre-ville, à l’occasion des fêtes en l’honneur du centenaire de l’indépendance du pays. Il a été réalisé par le même architecte, Joseph Gire, qui a construit le Copacabana Palace. L’hôtel, comme tout son environnement, ont été profondément marqués par le style « Art déco », à la mode à cette époque.

Avec ses  680 chambres, l’hôtel « Gloria » a représenté un « land mark », pendant près d’un siècle.

Même s’il ne se trouve pas au bord de l’eau, « Gloria » jouit d’un dégagement vers la baie de Rio, qui lui confère une perspective « imprenable », surtout à partir des étages supérieurs. 

Je me souviens d’un samedi soir, juste après mon arrivée d’Europe, quand, vers 18 heures, je me demandais ce que j’allais faire jusqu’à l’heure du dîner. Il faisait nuit, une chaleur moite et je me trouvais devant l’entrée de l’hôtel.

Alors, je me suis proposé d’aller jusqu’à la plage qui se trouve juste en face.

C’était une décision hardie, qui frisait l’inconscience ! Parce que l’hôtel est séparé de la plage par un grand terre-plein couvert d’une belle pelouse, mais qui est traversé par plusieurs bretelles d’autoroute ! Si je ne me trompe pas, ce terre-plein a été gagné sur la mer, spécialement pour permettre une plus grande fluidité du trafic automobile.
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