« Quel est le lien entre…

Boulogne, 02/01/2020

 

…le Général San Martin, le «Libertador » de l’Argentine, sa patrie, du Chili et du Pérou,  le prince de Valachie,  Michel le Brave, l’ « Unificateur » des trois provinces roumaines (Valachie, Moldavie, Transylvanie) et le cimetière de Boulogne ? »

Fermez vos livres et vos cahiers, sortez une feuille de papier blanc, inscrivez votre nom entier et correct dans le coin haut, à droite, pliez et collez-le.

Vous disposez de 3 minutes, avant que je ramasse les copies !

Je compte jusqu’à 180 !

1, 2, 3, 4… 

 *   *   *

Alors ? Vous-avez trouvé ?

Comment « Non ! » ? Vous-êtes de vrais cancres ! 

Je vais vous aider. La réponse tient en deux mots : « Carrier-Belleuse » ! 

Ça ne vous dit rien ? Vous êtes pire que ce que je pensais ! Vous avez séché, certainement, les cours d’histoire et d’arts plastiques toute l’année ! 

Bon ! Puisque c’est vous, je vais vous expliquer ! Mais, vous promettez de ne pas recommencer l’année prochaine. 

Commençons… par la fin !  Continue reading

Qui sommes-nous ?

Rio de Janeiro, 21/11/2019

 

Wikipedia dit : 

« Le Musée de Demain (en portugais Museu do Amanhã) est un musée inauguré le 17 décembre 2015 par Dilma Rousseff. Situé à Rio de Janeiro, au bord de la baie de Guanabara, le bâtiment l’abritant a été conçu par l’architecte Santiago Calatrava Valls. Il est consacré à la création de l’Univers et à l’avenir de l’humanité.

Le bâtiment a été construit sur une jetée artificielle, le Píer Maua, au niveau de la praça Mauá. Sa construction a coûté 215 millions de Reais ».

(Au taux d’aujourd’hui, quelques 46 millions d’Euro ! Mais, en 2015, presque le double !)

J’avais remarqué la silhouette élancée du « Museu do Amanhã » l’année dérniere, à l’occasion d’une visite éclair dans le quartier.

Voir: https://adrian-rozei.net/lembrancas-do-brasil-v/  

J’ai été impressionné par son architecture et sa couleur.

C’est vrai que toutes les réalisations de Calatrava, que j’ai pu voir de par le monde, (sauf le pont qu’il a dessiné  pour le Grand Canal à Venise!) m’ont impréssioné par leur forme, fonctionnalité, pouvoir de séduction…  Continue reading

Pandores de tous les pays, unissez-vous!*

Feuilles de journal
Boulogne, le 11/12/2019

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées …

Georges BrassensHécatombe, 1953

En 1967, quand je suis arrivé à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’ai découvert une tradition qui faisait la joie de mes collègues. Elle s’appelait : « La journée des exploits ». 

De quoi s’agissait-il ? Simple !

Au début de l’année scolaire, le  « bureau de direction » de « l’Association des élèves » se réunissait pour choisir une date à laquelle, pendant tout un après-midi, les élèves de première année (les volailles) allaient se surpasser, en réalisant « des exploits »  dans la ville. 

On leur avait défini une belle liste d’exploits, comme, par exemple, mettre un pédalo dans le bassin de la place centrale de Saint-Etienne, vendre la pilule, habillés en curé ou en bonne-sœur, faire la quête au profit des mineurs nécessiteux dans des passages souterrains, déverser quelques charrettes à bras remplies de vieux pneus aux carrefours stratégiques de la capitale stéphanoise, patauger dans les eaux d’une fontaine mélangées avec du produit moussant etc., etc. 

La journée des exploits en 1967

En un mot, embêter au maximum les locaux et, surtout, rendre ridicules les forces de police, qui avaient reçu pour consigne de « maintenir l’ordre », malgré le sourire amusé d’une bonne partie des habitants de la ville.  Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

La Bastide Vieille, 10/10/2019

 

Une fois tous ces « détails » artistiques finalisés, il restait un problème capital à régler : trouver un artisan, dans notre région capable d’installer toutes ces belles choses pour un prix raisonnable.

« Vaste tâche ! », comme disait le Général De Gaule !

La majorité des artisans ne savent même pas ce que sont les « azulejos » et préfèrent installer du « placo » qui se fait vite et rapporte beaucoup ! En plus, ils ont, tous, des commandes de villas, cabanes, restaurations… pour 2 ans. Donc, mes « céramiques colorées » ne les intéressent pas !

Quand, enfin, nous avons trouvé un artisan qui annonçait une certaine expérience dans « l’ancien », nous avons convenu de la date du début des travaux.

C’était en avril 2018, et j’ai couru « ventre à terre », depuis le Brésil, pour être sur place, comme convenu. Sauf que… l’artisan n’est pas venu !   Et il ne répondait même pas au téléphone !

Par un hasard heureux ( ?), nous l’avons rencontré…sur un parking de la région. Après des explications vaseuses, il a promis de venir pour faire le travail au mois de juin. De nouveau, j’ai couru, à la date prévue, depuis l’île de Paros, en Grèce. Et, une nouvelle fois… il n’est pas arrivé ! 

Alors, j’ai compris qu’il fallait repartir… « ex-nihilo » !

En peut de mots, j’ai convoqué 7 artisans (certains recommandés, d’autres pêchés dans l’annuaire…), j’ai obtenu des devis ou… pas de réponse, avec des prix qui s’échelonnaient de 1 à 7 !  Et des délais de réalisation des travaux similaires ! 

En attendant l’installation des panneaux!

Pendant ces 5 mois, mes caisses avec les « azulejos » dormaient tranquillement dans un hangar. Je n’ai même pas osé les déballer, de peur de changer l’ordre des morceaux. Et pourtant, Don Antonio m’avait promis que tout sera numéroté, étiqueté, rangé avec des marquages (en espagnol !). Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (I)

La Bastide Vieille, 10/10/2019 

 

…ou 1270 jours ! 

C’est le temps qu’il a fallu pour que mon projet « AZULEJOS » soit achevé!

C’est long ! C’est très long!

Mais, je pense que ça valait la peine de passer tout ce temps en voyageant dans 6 pays, en dépensant des efforts d’ingéniosité et de patience et, accessoirement, quelques milliers d’Euro pour voir s’accomplir un rêve de 60 ans ! Parce que ce projet n’est que l’aboutissement d’une passion qui vient… de mon enfance. 

Mais, commençons… par le début!

 *   *   *

Quand j’avais 10 ou 12 ans, à Bucarest, je passais tous les jours, en allant vers mon école, devant une belle maison qui se trouvait, et se trouve encore, au coin de ma rue. La vue de cette maison me fascinait ! Elle présentait l’aspect d’une villa de style « néo-roumain », correspondant au goût architectural du pays au tournant du XIXème au XXème siècle. Sa façade était rehaussée de décorations en céramique polychrome, qui reprenaient des motifs traditionnels roumains. 

Au coin de ma rue, à Bucarest

Ce type de décoration n’est pas rare à Bucarest. Un certain nombre de bâtiments construits à la même époque en sont revêtus du même genre d’ornements. En particulier, un grand architecte roumain, Ion Mincu, avait utilisé la céramique coloré pour rehausser les façades de ses projets. Continue reading

Hors des chemins battus…

Feuilles de journal
Napoli, 4/10/2019

 

« Santa Maria del Parto (Sainte-Marie de l’Enfantement) est très peu visitée, malgré l’intérêt qu’elle revêt. », dit le guide de « Naples Insolite et secrète ». 

Personnellement, ce qui m’a attiré l’attention dans ce lieu, à Mergellina,  situé un peu en dehors du « cœur palpitant du Naples antique » submergé par l’afflux de touristes de tout poil, ce n’était pas les santons grandeur nature sculptés en 1520, ni l’imposant monument funéraire du grand poète Jacopo Sannazaro, qui fit construire l’église à ses frais. 

Ce serait, plutôt, l’histoire du cardinal Diomède Carafa, un fameux écrivain, homme d’église et politicien du XVe siècle. 

La légende affirme que Diomède est tombé fou-amoureux de Victoire d’Avalos, qui se jouait avec dédain de ses sentiments. A tel point que le cardinal en perdit la raison.

Il commandita alors à Léonard de Pistoia une peinture représentant la victoire de Saint Michel sur le diable. Continue reading

A pied, à cheval, en voiture…

Feuilles de journal
Boulogne, 24/10/2019

 

…mais, pas en train !

J’avais prévu d’aller à Capestang, près de Béziers, le 24/10/2019.

Là-bas, dans notre résidence du Languedoc, on avait programmé des travaux, qui devaient commencer quelques jours plus tard. Il était donc normal de vouloir s’assurer que tout serait prêt en heure et en temps voulu.

Pour davantage de sécurité, mon épouse a décidé de partir la veille, le 23/10. Nous avons, donc, acheté les billets nécessaires bien à l’avance, pour profiter d’un prix intéressant.

Et puis, le 23/10/2019, mon épouse a voulu prendre le métro, vers 7h 00 du matin, afin d’arriver à temps pour le départ du train, prévu à 8h07. Mais, elle a découvert que le métro ne fonctionnait pas sur notre ligne, à cause d’un incident électrique.

Elle a couru donc pour attraper un taxi. 

Une fois installée dans le train, elle attendait tranquillement le départ.

Puis, vers 8h07, mais quelques minutes après le départ supposé du train, une voix métallique a annoncé que ce train n’irait pas au-delà de Montpellier. 

En grande vitesse, elle a quitté la rame, avant que tous les autres voyageurs comprennent de quoi il s’agissait. Bien lui a pris ! Elle fût la première à demander au « Service voyageurs » le changement du billet pour un autre train, à la même heure, le 24/10/2019.

En consultant Internet, j’ai découvert que l’annulation du voyage datait de 6h45.  Continue reading

Tout ce qui brille n’est pas or!

Feuilles de journal
Rome, 30/09/2019

 

Plus d’une fois, ces derniers temps, dans des restaurants de tout genre, au moment délicat où il faut payer l’addition, on m’a posé la question :

« En cash ou par carte ? »

Alors, avec l’air le plus sérieux possible, je réponds : « Pas du tout ! Avec des dents en or ! »

Le plus souvent, le serveur me regarde avec des yeux exorbités et ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre ! 

En fonction de sa réaction, bête ou futée, je continue : « Il doit bien y avoir un bon stomatologue dans votre quartier ! J’ai une molaire recouverte d’or qui me fait mal et j’aimerais beaucoup m’en débarrasser ! »

A ce stade, je laisse mon interlocuteur reprendre son souffle et, s’il n’a pas compris la blague (de bas niveau !), je continue : « Vous savez ? L’or vient de monter méchamment ! Vous allez faire une très bonne affaire ! » 

C’est à ce moment là que je constate, enfin, à qui j’ai à faire ! Et c’est ça qui m’amuse ! Les réactions sont souvent humoristiques, quelquefois bêtes, voire même agressives. C’est encore, une fois de plus, l’occasion de jauger le monde qui nous entoure. 

Maintenant, je me trouve dans un restaurant chic de Rome, près du Corso. Avant même d’arriver au moment fatidique où l’on me pose la question mentionnée plus haut, je découvre une revue que je ne connais pas : « Campo de’ fiori ». Il s’agit de la revue  mensuelle d’«Arte, Cultura, Spettacolo ed Attualita edito dall’Associazione Academia Internazionale D’Italia » à Civita Castellana. 

A la page 22, je tombe sur un long texte illustré, intitulé : Continue reading

Vendanges tardives

Feuilles de journal
Capestang, 20/09/2019
 

Le dimanche 4 août 2019, j’ai remarqué dans le « Midi Libre », que je lis chaque jour, quand je suis dans le Languedoc, un article intitulé « Coup de cœur pour un vin blanc ».

Comme il s’agissait d’un événement qui a eu lieu dans notre village, j’ai gardé la page. Mais, je n’ai pas eu le temps de lire le texte. En été, il se passe tant de choses dans notre région que, souvent, je suis obligé d’empiler les journaux afin de trouver le temps de les lire une fois la saison finie. 

Maintenant que les vendanges tirent vers la fin, j’ai repris les coupures de presse accumulées.

Je découvre ainsi que

« un assemblage réussi  pour un vin blanc IGP Coteaux d’Ensérune, du Domaine Cros-Reboul… a été sélectionné parmi un panel de plusieurs centaines de vins, 250 échantillons, précisément, dégustés par « Midi Libre »… à Narbonne». 

Nous connaissons fort bien ce Domaine, qui se trouve à Capestang. 

Son propriétaire, Philippe Cros est le dernier vigneron indépendant intra muros de notre ville.  Sa sœur, Marie Cros, tient le restaurant « La Cave du vigneron », qui se trouve justement dans la cave de cette famille de vignerons depuis plusieurs générations.

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Je m’rappelle d’un temps…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 5/08/2019

 

…que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître !

« La Bohème » de Charles Aznavour (1965)

 La semaine dernière, en passant par le centre ville à Béziers, je suis entré chez un de mes brocanteurs favoris. Malheureusement, je n’ai rien trouvé d’intéressant.  Sauf, deux disques « Microsillon vinyle 45 tours » des années ’50. Me connaissant, la patronne de l’endroit, plutôt que de me demander 3 ou 4 Euro, a préféré me les offrir. 

Je les ai mis de côté, pris par d’autres préoccupations.  De toute façon, je ne peux pas les écouter dans l’immédiat ; mon électrophone d’époque se trouve à Paris !

Maintenant, j’ai décidé de les regarder de plus près. 

Le premier est un disque de Dario Moreno. Il comprend 4 titres, dont le fameux « L’étranger au Paradis ». C’est un extrait de la production musicale du même nom, en anglais «Stranger in paradise», dont la version française a été écrite par Francis Blanche et les principaux interprètes furent, en 1953, Luis Mariano, Gloria Lasso, André Dassary… La musique de cet air était la reprise d’un thème de Borodine, contenu dans son poème symphonique « Le Prince Igor ». Les musiques de Borodine ont été incorporés dans la comédie musicale Kismet , la plus connue étant la danse des femmes, adaptée dans la chanson «  Stranger in Paradise ». 

Ce thème a été, par la suite, repris dans leurs disques, par bon nombre de grands chanteurs de l’époque, parmi lesquels Dalida, Gloria Lasso, Tony Bennett, Luis Mariano, Nana Mouskouri… Continue reading