…ça « balancé » à Valençay !

Nevers, 12/08/2017

Quand, il y a 8 mois, en janvier 2017, Isabelle, la cousine « à la mode de Bretagne » et amie d’enfance de Sabine, nous a proposé de participer au mariage de son fils Louis, nous avons applaudi des deux mains.

On a appris par la suite que le mariage devait avoir lieu au château de Valençay. Double bonne nouvelle ! D’abord parce que à cette occasion nous allions voir, revoir, découvrir, faire connaissance avec bons nombres de membres de la famille d’Isabelle, que nous ne rencontrons presque jamais. Il faut dire qu’Isabelle habite depuis près de 20 ans aux USA, avec des passages plus ou moins longs en France … et en Chine !

Ce qui fait que ma dernière rencontre avec sa famille au complet doit dater, si je ne me trompe pas, de… 1989.

Ensuite, parce que l’idée d’aller à Valençay, splendide château dans la Vallée de la Loire, où je n’ai pas mis les pieds depuis une dizaine d’années, me tentait énormément.  Continue reading

Les trois maisons de Cadet Roussel…

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, 25/07/2017

 

L’année dernière, après une première prise de contact rapide avec le Tarn, je me suis promis de revenir dans cette région. J’avais été agréablement surpris alors par les paysages si différents de ceux de notre département, l’Hérault.

Dans le Tarn, le décor  légèrement ondulé, permet une vue dégagée jusqu’à l’horizon. Le patchwork multicolore des champs de tournesols dorés, des bois de chênes lièges vert foncé, des terrains beiges après la moisson me rappelait les larges plateaux vallonnés de la Transylvanie. Et les routes toutes droites, avec leurs montées et descentes qui se succèdent, ressemblent aux circuits des « montagnes russes » dans les foires d’antan !

Mais, pour qu’un voyage soit intéressant et qu’il aille au-delà d’un sommaire de lieux et monuments, style « Guide Michelin », il faut choisir un thème !

Pour nous, il s’agissait, tel Cadet Roussel, de retrouver les trois propriétés qui ont appartenu, à un moment ou à un autre, depuis plus d’un siècle à la famille de mon épouse. Pour elle, c’était une véritable plongée dans les souvenirs de son enfance : elle n’y avait pas mis les pieds depuis des décennies ! Et pour moi, de coller une image sur des noms de lieux qui représentaient tout au plus des photos en noir et blanc, tout aussi anciennes !

                                                   *    *    *

L’approche du château de Bouffil n’a pas été une chose facile !

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Villers en ‘Beauté’

À peine rentré depuis quelques heures d’un voyage d’un mois à travers l’Europe, j’ai été invité par mon ancien collègue de lycée Matei Cazacu au « Festival pour l’amour de la Beauté » qui se tenait dans la crypte de l’église Saint Sulpice, là où les Roumains célèbrent leurs offices chaque semaine.

La conférence de Matei à été brillante, comme d’habitude, mais la grande surprise à été de découvrir qu’elle était suivi par  un concert-duo ‘Poésie et violon’.

La violoniste était Diana Cazaban, l’épouse de mon cousin Costin Cazaban, mais le poète m’était inconnu.

Poète français, Michel Delaunay chante tout aussi bien la Normandie que les rives du Danube.

Je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer son poème sur Villers-sur-Mer, ainsi que celui inspiré par les traditions et paysages roumains.

Le binôme ‘poésie-violon’ était du meilleur effet, le choix des pièces joués illustrant à merveille les vers des différents auteurs, classiques et contemporains.

C’est une idée à reprendre, aussi bien dans un contexte normand que…roumain!

 Adrian Irvin ROZEI

 Paris, juin 2017

Mon Alexandrie!

Constantza est l’Alexandrie de la Roumanie !

Ou, peut-être qu’Alexandrie est le Constantza de l’Egypte ! Qui pourrait me le confirmer ? Peut-être Georges Moustaki. Mais il n’est plus parmi nous. 

Alors, dans une chaude soirée de printemps à Constantza, j’ai décidé de faire appel à sa mémoire chantée pour savoir si j’ai tort ou raison de penser cela. 

Je vous chante ma nostalgie
Ne riez pas si je rougis
Mes souvenirs n’ont pas vieilli
J’ai toujours le mal du pays
Ça fait pourtant cinquante années
Que je vis loin d’où je suis né…
 

Je ne suis pas né à Constantza,  pardon!, à Alexandrie comme Georges Moustaki.

Mais je me souviens de la chaleur et des odeurs de la ville de Bucarest de mon enfance.

Bucarest, à cette époque, au mois de juillet, c’était un cagnard. Pas le moindre souffle de vent, pas la moindre brise marine, comme à Alexandrie, pour adoucir les 40° C à l’ombre du cœur de l’été. D’ailleurs, en vieux roumain, le mois de juillet est appelé «Cuptor » : la Fournaise.  Continue reading

Boulogne…entre l’ancien et le nouveau

Boulogne, 27/04/2017 

 

A Boulogne,  prés de ma maison, tout un quartier porte l’empreinte du passé industriel de la ville. 

Je ne parle pas de l’endroit où se trouvaient, pendant prés d’un siècle, les usines « Renault ». Là-bas, des grandes opérations d’urbanisme et d’architecture font que l’on ne puisse plus reconnaître quoi que ce soit du passé industriel des lieux. 

Je pense à un petit quartier, formé de quelques rues seulement, où l’on trouvait, collées les unes aux autres, les maisons des ouvriers de chez «Renault », pendant plus d’un siècle. Oh ! Il ne s’agit pas de « chefs-d’œuvre d’architecture » dans le vrai sens du mot, mais de « pavillons » traditionnels de banlieue. Mais, qui ont leur spécificité et leur charme surtout à cause des matériaux fréquemment utilisés à cette époque : briques apparentes, marquises ou vérandas en verre, dessins en céramique vernissée en façade, quelquefois des poutres  en bois, qui donnent aux constructions une allure balnéaire. 

Ce quartier a été sauvagement bombardé par l’aviation anglaise, canadienne et américaine, en 1942 et en 1943, « par erreur », faisant un millier de morts et de blessés. Mais une grande partie des maisons ont échappées au massacre et, pendant des dizaines d’années, elles ont gardé leur aspect spécifique, embelli par des jardinets minuscules, bien cultivés, avec fleurs et buissons colorés, des tables en bois ou ciment, des niches pour oiseaux ou chiens. Presque toutes avaient un étage où l’on accédait par un escalier extérieur.  Continue reading

That’s entertainement ! 

Feuilles de journal

Boulogne, 25/04/2017

 

Au milieu des années ’70, j’étais responsable des ventes de différentes matières plastiques, fabriquées dans le groupe ELF, pour le nord de l’Europe. 

A ce titre, j’allais quatre ou cinq fois par an à Dublin, en Irlande. Au lieu de choisir un Sheraton ou Hilton récemment construits, moi j’avais décidé d’habiter à l’hôtel « Shelbourne ». 

Cet hôtel a été fondé en 1824 et se trouve juste en face du St. Stephens’s Green, le plus grand square paysagé d’Europe. Son nom rappelle celui de William Petty, le second duc de Shelbourne. 

L’hôtel a connu, pendant les deux siècles de son existence, d’innombrables moments historiques. Entre autre, en 1922 la constitution irlandaise a été rédigée dans la chambre 112, aujourd’hui appelée « The Constitution Room ». 

A l’époque, le « Shelbourne » avait conservé son élégance d’antan, mais faisait un petit peu… démodé. 

Un jour, ayant oublié mon rasoir à la maison, j’ai appelé la réception, demandant s’ils ne pouvaient pas m’en trouver un.  « Certainly, Sir ! »  Et quelques minutes plus tard, un groom frappait à ma porte et me présentait, sur un plateau d’argent, un…coupe-chou !  Continue reading

J’ai préféré le livre !

Feuilles de journal

Boulogne, 14/04/2017

 

Deux souris se rencontrent à Hollywood.

Une d’entre-elles est en train de ronger un bout de pellicule. Sa copine lui demande:

– Alors ? C’est bon ?

Son amie lui répond :

– Bof ! J’ai préféré le livre !

*   *   *

Aujourd’hui, j’ai remarqué dans le supermarché où j’allais faire mes courses un dessinateur qui dédicaçait ses livres pour enfants.

J’ai été impressionné par sa dextérité, la rapidité de réalisation de ses dessins, la facilité avec laquelle il trouvait en quelques instants un sujet adapté à la demande de la mère ou de l’enfant qui allait recevoir le livre. 

J’ai eu très envie d’en acheter un et le faire dédicacer. Mais, malheureusement dans mon entourage immédiat, il n’y a aucun enfant d’âge adapté aux sujets de ces livres. 

J’ai parlé quelques instants avec le dessinateur, Jean-Luc PION, en lui racontant mes quelques rencontres à travers le temps avec des dessinateurs de talent. Ainsi, nous avons découvert notre admiration commune pour Serre, qui m’a dédicacé un de ses livres, toujours dans un supermarché, il y a 35 ans.*  Continue reading

Ma mie, le monde est à l’envers!

Boulogne, 19/03/2017

Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris
Ma mie l’hiver est à l’envers
Ne t’en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord
Fais du feu dans la cheminée
Je Reviens Chez Nous
S’il fait du soleil à Paris
Il en fait partout!

«  Je Reviens Chez Nous »

Je suis allé à Santa Cruz de Gran Canaria début mars. Il a fait 17° C et il a plu 3 fois en deux jours!

J’ai visité “les jardins d’Alhambra” à Grenade, le 10 mars. Il n’y avait pas une fleur. Trop froid!!!

J’ai décidé d’aller voir à Madrid la Quinta de los Molinos, dont on m’avait vanté la floraison des amandiers dans la troisième semaine de mars.

Il avait plu sur les fleurs, à peine s’il restait un ou deux arbres portant quelques fleurs. Continue reading

Rencontre avec « l’homme en habit rouge »

J’ai toujours été un admirateur inconditionnel de Barbara. Quelquefois même de manière irraisonnée, d’autres fois en dépit des évidences adverses. 

J’ai découvert l’existence de Barbara en ’65 ou 66’ quand, grâce à une libéralisation inespérée du régime communiste de Roumanie, j’ai pu recevoir la revue « l’Express » envoyé tous les mois par des amis français. 

Un petit entrefilet accompagné d’une photo a attiré mon attention. On mentionnait l’étrange habitude d’une vedette de la chanson, récemment découverte par le grand public, qui avait la curieuse manie de tricoter dans sa « Mercédès », conduite par son chauffeur, derrière des petits rideaux qu’elle fermait souvent, pour protéger son intimité. Et la photo montrait Barbara très attentive à son ouvrage. 

Pourquoi ai-je retenu ce détail, alors que je n’avais même pas entendu une seule chanson de Barbara ? Serait-ce parce qu’elle pratiquait un « sport » déjà désuet dans le contexte de l’époque ? Ou parce que j’avais compris qu’elle était « à contretemps » avec le mouvement « yéyé », qui à ce moment là envahissait les ondes en France et partout en Europe ? 

Par la suite, une fois arrivé en France, j’ai entendu, de plus en plus souvent, parler de Barbara. 

En ’68 ou 69’, élève à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’écoutais avec religiosité, sur mon petit transistor, les programmes de Christian Barbier, diffusés bien après minuit sur « Europe 1 ».

Je suivais avec un énorme plaisir ses reportages et commentaires retransmis les soirs de première à « l’Olympia ». A l’époque, Bruno Coquatrix dirigeait de main de maître la salle du Boulevard des Capucines. Continue reading

Sorolla en el mundo

Feuilles de journal

 

…Et sur les femmes nues des musées, au gué, au gué
Faisait l’brouillon de ses baisers, au gué, au gué…

 Georges Brassens, « Corne d’Aurochs »

 

La Havane, 11/12/2016

Tel que je me le suis proposé à la fin du texte « Sorolla en Paris », je suis parti à la recherche des tableaux du fameux peintre espagnol dans les pays que j’ai traversé pendant mon périple intercontinental du mois de décembre.

La première étape était la Havane.

N’écoutant guère les conseils du « Guide du routard », édition 2017, qui annonce la fermeture pour travaux du « Musée des Beaux-Arts » de la Havane, je suis allé voir sur place dès mon premier jour à Cuba. Très bonne surprise ! Le musée est ouvert, en excellent état, plusieurs expositions d’art contemporain sont en cours. 

La section « Espagne » occupe tout un étage.

Dès l’entrée est exposé un grand tableau de Sorolla. Suivi dans une grande salle d’une dizaine d’autres tableaux, toujours de la facture « clair et éclatant de lumière », à l’exception d’un portrait plutôt sombre. Il y a même, au milieu de la salle, un buste en bronze de Sorolla. La gardienne m’a expliqué que le grand tableau exposé à Paris n’est pas encore de retour. Mais qu’en attendant, il a été remplacé par deux autres toiles. Aucun problème ! Il y en a encore  une vingtaine dans  les dépôts. 

Assis sur un banc, au milieu du grand hall circulaire où sont exposées les toiles de Sorolla, j’ai essayé de deviner de loin quels étaient ses tableaux. En lisant de prés les étiquettes, je me suis aperçu que je me trompais sur l’auteur de bon nombre d’entre eux. C’est ainsi que j’ai découvert toute une série de peintres espagnols, contemporains avec Sorolla, plus ou moins brillants, mais que l’on pourrait regrouper dans une même école : « l’impressionnisme espagnol ». Continue reading