Mon Alexandrie!

Constantza est l’Alexandrie de la Roumanie !

Ou, peut-être qu’Alexandrie est le Constantza de l’Egypte ! Qui pourrait me le confirmer ? Peut-être Georges Moustaki. Mais il n’est plus parmi nous. 

Alors, dans une chaude soirée de printemps à Constantza, j’ai décidé de faire appel à sa mémoire chantée pour savoir si j’ai tort ou raison de penser cela. 

Je vous chante ma nostalgie
Ne riez pas si je rougis
Mes souvenirs n’ont pas vieilli
J’ai toujours le mal du pays
Ça fait pourtant cinquante années
Que je vis loin d’où je suis né…
 

Je ne suis pas né à Constantza,  pardon!, à Alexandrie comme Georges Moustaki.

Mais je me souviens de la chaleur et des odeurs de la ville de Bucarest de mon enfance.

Bucarest, à cette époque, au mois de juillet, c’était un cagnard. Pas le moindre souffle de vent, pas la moindre brise marine, comme à Alexandrie, pour adoucir les 40° C à l’ombre du cœur de l’été. D’ailleurs, en vieux roumain, le mois de juillet est appelé «Cuptor » : la Fournaise.  Continue reading

Boulogne…entre l’ancien et le nouveau

Boulogne, 27/04/2017 

 

A Boulogne,  prés de ma maison, tout un quartier porte l’empreinte du passé industriel de la ville. 

Je ne parle pas de l’endroit où se trouvaient, pendant prés d’un siècle, les usines « Renault ». Là-bas, des grandes opérations d’urbanisme et d’architecture font que l’on ne puisse plus reconnaître quoi que ce soit du passé industriel des lieux. 

Je pense à un petit quartier, formé de quelques rues seulement, où l’on trouvait, collées les unes aux autres, les maisons des ouvriers de chez «Renault », pendant plus d’un siècle. Oh ! Il ne s’agit pas de « chefs-d’œuvre d’architecture » dans le vrai sens du mot, mais de « pavillons » traditionnels de banlieue. Mais, qui ont leur spécificité et leur charme surtout à cause des matériaux fréquemment utilisés à cette époque : briques apparentes, marquises ou vérandas en verre, dessins en céramique vernissée en façade, quelquefois des poutres  en bois, qui donnent aux constructions une allure balnéaire. 

Ce quartier a été sauvagement bombardé par l’aviation anglaise, canadienne et américaine, en 1942 et en 1943, « par erreur », faisant un millier de morts et de blessés. Mais une grande partie des maisons ont échappées au massacre et, pendant des dizaines d’années, elles ont gardé leur aspect spécifique, embelli par des jardinets minuscules, bien cultivés, avec fleurs et buissons colorés, des tables en bois ou ciment, des niches pour oiseaux ou chiens. Presque toutes avaient un étage où l’on accédait par un escalier extérieur.  Continue reading

That’s entertainement ! 

Feuilles de journal

Boulogne, 25/04/2017

 

Au milieu des années ’70, j’étais responsable des ventes de différentes matières plastiques, fabriquées dans le groupe ELF, pour le nord de l’Europe. 

A ce titre, j’allais quatre ou cinq fois par an à Dublin, en Irlande. Au lieu de choisir un Sheraton ou Hilton récemment construits, moi j’avais décidé d’habiter à l’hôtel « Shelbourne ». 

Cet hôtel a été fondé en 1824 et se trouve juste en face du St. Stephens’s Green, le plus grand square paysagé d’Europe. Son nom rappelle celui de William Petty, le second duc de Shelbourne. 

L’hôtel a connu, pendant les deux siècles de son existence, d’innombrables moments historiques. Entre autre, en 1922 la constitution irlandaise a été rédigée dans la chambre 112, aujourd’hui appelée « The Constitution Room ». 

A l’époque, le « Shelbourne » avait conservé son élégance d’antan, mais faisait un petit peu… démodé. 

Un jour, ayant oublié mon rasoir à la maison, j’ai appelé la réception, demandant s’ils ne pouvaient pas m’en trouver un.  « Certainly, Sir ! »  Et quelques minutes plus tard, un groom frappait à ma porte et me présentait, sur un plateau d’argent, un…coupe-chou !  Continue reading

J’ai préféré le livre !

Feuilles de journal

Boulogne, 14/04/2017

 

Deux souris se rencontrent à Hollywood.

Une d’entre-elles est en train de ronger un bout de pellicule. Sa copine lui demande:

– Alors ? C’est bon ?

Son amie lui répond :

– Bof ! J’ai préféré le livre !

*   *   *

Aujourd’hui, j’ai remarqué dans le supermarché où j’allais faire mes courses un dessinateur qui dédicaçait ses livres pour enfants.

J’ai été impressionné par sa dextérité, la rapidité de réalisation de ses dessins, la facilité avec laquelle il trouvait en quelques instants un sujet adapté à la demande de la mère ou de l’enfant qui allait recevoir le livre. 

J’ai eu très envie d’en acheter un et le faire dédicacer. Mais, malheureusement dans mon entourage immédiat, il n’y a aucun enfant d’âge adapté aux sujets de ces livres. 

J’ai parlé quelques instants avec le dessinateur, Jean-Luc PION, en lui racontant mes quelques rencontres à travers le temps avec des dessinateurs de talent. Ainsi, nous avons découvert notre admiration commune pour Serre, qui m’a dédicacé un de ses livres, toujours dans un supermarché, il y a 35 ans.*  Continue reading

Ma mie, le monde est à l’envers!

Boulogne, 19/03/2017

Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris
Ma mie l’hiver est à l’envers
Ne t’en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord
Fais du feu dans la cheminée
Je Reviens Chez Nous
S’il fait du soleil à Paris
Il en fait partout!

«  Je Reviens Chez Nous »

Je suis allé à Santa Cruz de Gran Canaria début mars. Il a fait 17° C et il a plu 3 fois en deux jours!

J’ai visité “les jardins d’Alhambra” à Grenade, le 10 mars. Il n’y avait pas une fleur. Trop froid!!!

J’ai décidé d’aller voir à Madrid la Quinta de los Molinos, dont on m’avait vanté la floraison des amandiers dans la troisième semaine de mars.

Il avait plu sur les fleurs, à peine s’il restait un ou deux arbres portant quelques fleurs. Continue reading

Rencontre avec « l’homme en habit rouge »

J’ai toujours été un admirateur inconditionnel de Barbara. Quelquefois même de manière irraisonnée, d’autres fois en dépit des évidences adverses. 

J’ai découvert l’existence de Barbara en ’65 ou 66’ quand, grâce à une libéralisation inespérée du régime communiste de Roumanie, j’ai pu recevoir la revue « l’Express » envoyé tous les mois par des amis français. 

Un petit entrefilet accompagné d’une photo a attiré mon attention. On mentionnait l’étrange habitude d’une vedette de la chanson, récemment découverte par le grand public, qui avait la curieuse manie de tricoter dans sa « Mercédès », conduite par son chauffeur, derrière des petits rideaux qu’elle fermait souvent, pour protéger son intimité. Et la photo montrait Barbara très attentive à son ouvrage. 

Pourquoi ai-je retenu ce détail, alors que je n’avais même pas entendu une seule chanson de Barbara ? Serait-ce parce qu’elle pratiquait un « sport » déjà désuet dans le contexte de l’époque ? Ou parce que j’avais compris qu’elle était « à contretemps » avec le mouvement « yéyé », qui à ce moment là envahissait les ondes en France et partout en Europe ? 

Par la suite, une fois arrivé en France, j’ai entendu, de plus en plus souvent, parler de Barbara. 

En ’68 ou 69’, élève à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’écoutais avec religiosité, sur mon petit transistor, les programmes de Christian Barbier, diffusés bien après minuit sur « Europe 1 ».

Je suivais avec un énorme plaisir ses reportages et commentaires retransmis les soirs de première à « l’Olympia ». A l’époque, Bruno Coquatrix dirigeait de main de maître la salle du Boulevard des Capucines. Continue reading

Sorolla en el mundo

Feuilles de journal

 

…Et sur les femmes nues des musées, au gué, au gué
Faisait l’brouillon de ses baisers, au gué, au gué…

 Georges Brassens, « Corne d’Aurochs »

 

La Havane, 11/12/2016

Tel que je me le suis proposé à la fin du texte « Sorolla en Paris », je suis parti à la recherche des tableaux du fameux peintre espagnol dans les pays que j’ai traversé pendant mon périple intercontinental du mois de décembre.

La première étape était la Havane.

N’écoutant guère les conseils du « Guide du routard », édition 2017, qui annonce la fermeture pour travaux du « Musée des Beaux-Arts » de la Havane, je suis allé voir sur place dès mon premier jour à Cuba. Très bonne surprise ! Le musée est ouvert, en excellent état, plusieurs expositions d’art contemporain sont en cours. 

La section « Espagne » occupe tout un étage.

Dès l’entrée est exposé un grand tableau de Sorolla. Suivi dans une grande salle d’une dizaine d’autres tableaux, toujours de la facture « clair et éclatant de lumière », à l’exception d’un portrait plutôt sombre. Il y a même, au milieu de la salle, un buste en bronze de Sorolla. La gardienne m’a expliqué que le grand tableau exposé à Paris n’est pas encore de retour. Mais qu’en attendant, il a été remplacé par deux autres toiles. Aucun problème ! Il y en a encore  une vingtaine dans  les dépôts. 

Assis sur un banc, au milieu du grand hall circulaire où sont exposées les toiles de Sorolla, j’ai essayé de deviner de loin quels étaient ses tableaux. En lisant de prés les étiquettes, je me suis aperçu que je me trompais sur l’auteur de bon nombre d’entre eux. C’est ainsi que j’ai découvert toute une série de peintres espagnols, contemporains avec Sorolla, plus ou moins brillants, mais que l’on pourrait regrouper dans une même école : « l’impressionnisme espagnol ». Continue reading

Cu Dan Spătaru în Franța / Avec Dan Spătaru en France

Mon collègue d’école, notoirement connu sous l’acronyme « bob231046 », est aussi un « cantautore » inspiré, avec plus de 400 refrains, de sa production ou des reprises, disponibles sur Youtube.

Suivant ma suggestion, il a enregistré aussi une chanson célèbre en Roumanie, dans sa langue d’origine.

J’ai choisi cette chanson qui, à mon avis, colle bien avec son état d’esprit.

Je profite de l’occasion pour vous la faire entendre et vous inciter à écouter d’autres enregistrements.

* * *

Unul dintre colegii mei de școală din Franța, cunoscut sub pseudonimul « bob231046 », este și un « cantautore » de talent, cu mai bine de 400 refrene, scrise sau reluate de el, disponibile pe Youtube.

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Les halles de Béziers et … sa chichoumée!

Béziers. Cathedrale-St-Nazaire

Béziers. Cathedrale-St-Nazaire

C’est comme ça chez nous!
Jacques Nougaret, qui présente le programme, est mon collègue de la Société Archéologique, avec qui on prépare le livre sur “les hôtels particuliers de Béziers”.

C’est lui qui m’a trouvé deux photos de De Max, un célèbre acteur roumain en 1900, sur la scène des Arènes de Béziers.

Dans la séquence tournée sur le parvis de la Cathédrale, on devine à l’horizon la Bastide Vieille, où nous sommes. À seulement 8 km à vol d’oiseau!

PS. Sabine est la reine de la chichoumée!

Connaissez-vous Mlle Pétrescu, « la Merveille du XIXe siècle » ?

Feuilles de journal

Paris, le 2/01/2017

 

On n’a pas tous les jours … 70 ans
Ça nous arrive une fois seulement, 
Ce jour-là passe hélas trop vite !
C’est pourquoi faut qu’on en profite. 


Je ne comptais pas fêter de manière spéciale mon anniversaire du 2 janvier 2017. 

C’est vrai que c’était dans ma vie une date particulière : j’allais « changer de préfixe » en passant de 6 à 7 ! 

Et puis, j’ai reçu une invitation du « Petit Bofinger ». 

Ce restaurant est un de mes endroits préférés dans Paris. Près de la place de la Bastille, il se trouve en face du grand « Bofinger », mais il a un style tout à fait différent. 

Ici, pas de verrière polychrome, pas de faïences 1900, pas de ferronneries « Art nouveau » ! Au contraire, l’ambiance est plutôt « Art déco », même si une grande fresque représente le Paris de 1945 et les murs sont couverts de dessins de SEM, qui croquait des personnages chapeautés ou portant queue-de-pie au début du XXe siècle, quand ils allaient aux courses à Longchamp. Mais, dans un établissement plus petit, l’ambiance est aussi plus feutrée et le service davantage personnalisé. 

J’ai reçu donc de la part du « Petit Bofinger » un message m’annonçant qu’à l’occasion de mon anniversaire, je bénéficiais d’une coupe de champagne gratuite.  Continue reading