Lembranças do Brasil (V)

Gloria! Oh, Gloria! Je n’ai pas su t’aimer!
Rio de Janeiro, le 28/03/2018

 

Pendant quelques mois, vers 1990, j’avais abandonné la plage de Copacabana, pour habiter à l’hôtel « Gloria », dans le quartier du même nom.

Cet hôtel a été construit en 1922, dans le but de devenir le plus élégant des établissements de ce type à Rio, près du centre-ville, à l’occasion des fêtes en l’honneur du centenaire de l’indépendance du pays. Il a été réalisé par le même architecte, Joseph Gire, qui a construit le Copacabana Palace. L’hôtel, comme tout son environnement, ont été profondément marqués par le style « Art déco », à la mode à cette époque.

Avec ses  680 chambres, l’hôtel « Gloria » a représenté un « land mark », pendant près d’un siècle.

Même s’il ne se trouve pas au bord de l’eau, « Gloria » jouit d’un dégagement vers la baie de Rio, qui lui confère une perspective « imprenable », surtout à partir des étages supérieurs. 

Je me souviens d’un samedi soir, juste après mon arrivée d’Europe, quand, vers 18 heures, je me demandais ce que j’allais faire jusqu’à l’heure du dîner. Il faisait nuit, une chaleur moite et je me trouvais devant l’entrée de l’hôtel.

Alors, je me suis proposé d’aller jusqu’à la plage qui se trouve juste en face.

C’était une décision hardie, qui frisait l’inconscience ! Parce que l’hôtel est séparé de la plage par un grand terre-plein couvert d’une belle pelouse, mais qui est traversé par plusieurs bretelles d’autoroute ! Si je ne me trompe pas, ce terre-plein a été gagné sur la mer, spécialement pour permettre une plus grande fluidité du trafic automobile.
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Lembranças do Brasil (IV)

A taça do Rio e nossa!

Rio de Janeiro, 25/03/2018

 

Pendant les trois années que j’ai passé à St. Étienne, à la fin des années ’60, je n’ai jamais trouvé le temps d’aller au stade « Geoffroy Guichard »!
Et pourtant, c’était l’époque d’or des « verts »!

Dans ma jeunesse, je m’étais passionné pour le football. Mais, il faut dire que c’était la période bénie où les joueurs s’appelaient Pelé, Garincha, Didi, Vava, Eusebio, Mazzola… et tant d’autres noms  mythiques du sport au ballon rond.

Je me souviens du Championnat du Monde de 1958 et de la « Coupe Jules Rimet », gagnée plus tard par le Brésil.

J’ai essayé de m’intéresser aux championnats nationaux de football. Mais, très vite, je me suis aperçu que, après avoir gagné un championnat ou une coupe, l’année d’après tout repartait à zéro. Un vrai « travail à la Sisyphe»! Alors, …pour quoi commencer?

Toutefois, la dernière semaine des cours à l’école, je suis allé voir un match, au stade de la ville. C’était un match obscur et je ne peux pas dire que l’ambiance m’ait emballé.
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Lembranças do Brasil (III)

Comme à la Samaritaine !

Rio de Janeiro, 24/03/2018

 

Le Brésil, …c’est comme à la Samaritaine : « A chaque minute, il se passe quelque chose ! »

Je suis arrivé à Rio avec 20 min d’avance sur l’horaire. Tant mieux!

Le « Routard » 2016 annonçait un prix du taxi de 125 Reais pour Copacabana, plus le supplément de nuit (tarif 2).

J’ai refusé le forfait à 98 Reais et j’ai pris le taxi jaune standard. Malgré le contrôle « Blitz » de l’armée, qui nous a ralenti sur la route, à l’arrivée le compteur marquait… 75 Reais. J’ai arrondi à 80. 

Mais, le chauffeur m’a donné la carte de sa société. Pour le retour, je payerai …seulement 50 Reais! C’est déjà ça de gagné !

À l’hôtel « Olinda », j’ai habité dans les premières années de mes séjours à Rio, dans la décennie ’70.

C’est un hôtel dans le style « Art Déco », avec un restaurant donnant sur la plage de Copacabana, avec des meubles et des boiseries en bois précieux, au milieu de la baie.

À l’époque, je l’avais choisi parce que mon oncle habitait juste à côté.

Comme il avait survécu à une crise cardiaque, il avait décidé que, s’il voulait revoir le jour le lendemain, il devait toucher chaque matin deux rochers, à un bout et à l’autre de la plage. Ça lui faisait une dizaine de km. de marche, tous les jours! Continue reading

Lembranças do Brasil (II)

Avec…Vitor Hugo à Belo Horizonte!

Belo Horizonte, 23/03/2018

 

J’ai vu, dans le « Guide du routard », que le taxi entre l’aéroport de Belo Horizonte et la station de bus pour Ouro Preto coûte 120 Reais.

Il n’était pas question de prendre le bus pour la « Rodoviaria »: l’avion avait eu une heure de retard, donc il fallait la rattraper par tous les moyens.

Mais, …j’ai décidé que je payerai 100 Reais! Pourquoi? C’est mon opinion… et je la partage! (comme disait mon père !)

J’ai négocié vite fait avec un des 10 chauffeurs de taxi, qui faisaient la queue devant la sortie de l’aéroport, …et j’ai emporté le morceau: 100 Reais pour la Station « Rodoviaria »!

En route, je me suis rappelé qu’il y a 40 ans, je suis passé par Pampulha, là où Oscar Niemeyer a construit, dans les années ’40, la célèbre église « Saint François d’Assise ». Continue reading

Lembranças do Brasil (I)

L’éloge de la paresse!
Itaparica, 19/03/2018

 

Depuis deux jours, je prends des cours intensifs de « dolce far niente »!

Mon premier professeur était un lézard vert. Il m’a appris à rester allongé, les doigts en éventail, pendant des heures. Presque sans bouger!

Tout au plus, en tirant sur une paille des rasades de Bailey’s, accompagnées de quelques gorgées de café. Du Brésil, ça coule de source!


J’ai commencé ma préparation à la paresse en 1980.

J’ai passé alors, 5 jours à Salvador de Bahia, sous prétexte que je devais préparer mon intervention à la réunion des agents sud-américains, que j’avais organisé.
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Si tu vas à Rio…

…n’oublie pas de passer par Boulogne-Billancourt !

 

Rio de Janeiro, le 20/03/2018

J’étais au Brésil, quand j’ai reçu d’un ami boulonnais le message suivant :

« Je te déconseille d’essayer…
Un métier… à risque
Réparation des paratonnerres sur le Christ Rédempteur
à Rio de Janeiro

Cliquez ci après et accrochez-vous fermement: Phobie du vide s’abstenir…………

 Je lui ai répondu :

Je te promets de ne pas monter sur les bras du Christ!

Mais, il y a 12 ans, j’ai commencé à entreprendre une action tout aussi dangereuse!

Nous avons à Boulogne-Billancourt la maison où a vécu et travaillé Landowski, l’auteur du Christ de Corcovado. Continue reading

Au Parc Monceau, entre la grille et les cerceaux…

File de jurnal

Paris, 22/02/2018

 

«  Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître »

Sacha Guitry

 

Intr-o lume plină de incertitudini, am cel puţin o certitudine ! Muzeul meu preferat la Paris este « Nissim de Camondo » ! 

Nu pentru că Luvrul, cu miile lui de picturi sau sculpturi, nu mi-ar place. Sau că « Musée d’Orsay », cu Sorolla sau Van Gogh, nu mă fascinează. Nici Marmottan Monet, cu impresioniştii şi Victorine de Bellio, nu m-ar pasiona, ş. a. m. d… 

Insă, când intru în holul de la « Nissim de Camondo », am impresia că proprietarii tocmai au ieşit să facă o vizită şi se vor întoarce în curând !

Asta, pentru că aici nu e vorba de « un muzeu », ci de o casă particulară, concepută şi decorată pentru a fi locuită de o familie. 

In realitate, familia Camondo a părăsit locul acum mai bine de 80 ani, când acest edificiu şi întreaga colecţie de « tapiserii, covoare, mobile şi obiecte de artă », au devenit proprietatea Muzeului de Arte decorative din Paris. 

Trista soartă a familiei Camondo, bancherii izraeliţi porecliţi « les Rothschild d’Orient », este bine cunoscută şi nu mai are nevoie să fie amintită. Continue reading

Povestea tabloului care a traversat cinci ţări… (II)

…şi a făcut un pui !

 

Secondo tempo !

 

Atena, 3/12/2017

Mărturisesc că, în mai bine de 40 ani de vizite repetate la Atena, nu am locuit niciodată în cartierul « Omonia » !

L-am considerat dintotdeauna prea modern, prea impersonal, prea « geometric ». Alegeam, de-a lungul anilor, un hotel lângă “Syntagma”, alături de “Plaka”, o zonă mai tradiţională, mai tipică şi, în ultimii ani, mai boemă. 

Insă, de această dată, am decis să fac o nouă experienţă, cu atât mai mult cu cât preţul camerei, la hotelul « Vienna », era foarte atractiv ! 

Aflat pe o arteră majoră a oraşului, care duce de la « Omonia » la Pireu, îmi imaginam că voi da peste un cartier grecesc al anilor ’30 – ’50. 

Aşa şi este… pe artera principală ! Pentru că, după ce dai colţul, te trezeşti undeva… între Etiopia, Pakistan şi Maroc! Până şi vânzătorul de la chioşcul de ziare nu vorbeşte decât… pakistaneza sau o engleză foarte aproximativă. Normal ! N-a sosit în Grecia decât de două luni ! 

De altfel, toate prăvăliile care vând sau repară telefoane (poţi întâlni până la cinci pe aceeaşi stradă !) sunt ţinute numai de pakistanezi. Şi mi s-a spus, în mod confidenţial, că toţi ar veni din aceeaşi familie ! De unde, « unitatea » preţurilor cerute !  Continue reading

Povestea tabloului care a traversat cinci ţări… (I)

…şi a făcut un pui !

Scenariu pentru un program « reality show » sau “road movie” de televiziune  

Roma, 13/10/2017 

In octombrie 2016, eram la Roma şi, mai mult ca să treacă timpul, am intrat în magazinul unui anticar, de pe « Via dela Scrofa ».

Acolo am văzut un tablou care mi-a plăcut. Ah ! Nu era cine ştie ce ! O vedere dintr-un port în sudul peninsulei, cu câteva bărci cu pânze şi nişte personaje în faţa unor case mediteraneene. Tabloul, care poartă o semnătură ininteligibilă, este pictat pe lemn de placaj şi are dimensiunile de 50cm X 30cm. 

 

N-am rezistat tentaţiei şi l-am cumpărat pe nimica toată. Il vedeam deja pe peretele casei noastre din Languedoc. Numai că, mai întâi, trebuia să-i găsesc un cadru potrivit. Nicio problemă ! La Roma mişună atelierele de « corniciai », cu o varietate de rame fără egal în lume. 

Am intrat în prăvălia celui din colţul străzii, chiar alături de hotelul meu.

Am ales un cadru care se potrivea cu tabloul meu şi l-am întrebat pe patron care e preţul :

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Se va el caiman, se va el caiman…

File de jurnal

Grand Cayman, Cayman Islands, 14/12/2017

 

Lo que come ese caimán, es digno de admiración
Come queso y come pan, y toma tragos de ron !
Se va el caimán, se va el caimán,

                                          (se va para Barranquilla) 

 

Când eram copil, prin anii ’50, la Bucureşti, făcusem o pasiune pentru filatelie. 

Am început prin a strânge timbre de pe scrisorile sau cărţile postale primite de familia mea. In mare majoritate, din România. Mai apoi, am început să cer tuturor cunostinţelor să-mi păstreze mărcile de pe scrisorile primite.

La început, le-am clasat într-un carnet, scriind, pe fiecare foaie, numele ţării de unde proveneau. 

Foarte repede, caietul s-a umplut de timbre… şi de ţări. 

Atunci, am început să-mi bat la cap părinţii, cerându-le să-mi cumpere un adevărat clasor pentru timbre. Cum ei nu voiau să arunce banii, care şi aşa erau foarte puţini, pe fereastră, înainte de a-l cumpăra, mi-au pus o condiţie : « Vrem să vedem, mai întâi, că te ţii în mod serios de această pasiune ! Iţi vom cumpăra clasorul doar când vei avea, cel puţin, 100 timbre. »  Continue reading