Otro modelo, otro color! (III)

La Bastide Vieille, le 17/02/2020

 

Pendant les cinq jours  passés à New-York, mes peintures d’Argentine ont dormi tranquillement dans ma valise.

Bien-sûr, je suis allé visiter quelques musées et j’ai essayé de m’inspirer, à chaque fois, de la manière dont on encadre ce genre de tableau.

Ce n’est pas parce que leur prix est ridiculement bas qu’il faut sacrifier « la mise en page » ! Même si j’étais conscient que le prix du cadre risquerait de dépasser -et de loin !- celui des peintures !

Je suis même allé au Met où, après avoir vu l’exposition « Making Marvels – Science & Splendor at the Courts of Europe », j’ai fait un tour dans les collections permanentes.

Belle expo. au Met.!

Mais ici, à mon grand désespoir, je n’ai pas trouvé des « ángeles  arcabuceros».

Nobody’s perfect ! 

 *   *   *

Une fois arrivé en France, je me suis dit qu’il ne faut pas abandonner la lutte  sans combat ! Même si les expériences du passé tentent à prouver qu’il ne s’agit pas de l’endroit idéal pour trouver un encadreur compétent, bon marché et proposant une large gamme de cadres, dans tous les styles. Continue reading

Otro modelo, otro color ! (II)

La Bastide Vieille, le 17/02/2020

 

« Le Museo de Arte Hispanoamericano Isaac Fernández Blanco est un musée d’art situé dans le quartier Retiro de Buenos AiresArgentine.

Le musée a vu le jour avec une vaste collection d’art espagnol et latino-américain (en particulier de l’Ecole de Cuzco ) amassée par Isaac Fernández Blanco à partir de 1882. 

Fernández Blanco était ingénieur de vocation; mais il aimait aussi beaucoup le violon, et la fortune familiale lui permit d’avoir une importante collection d’instruments à cordes. Plus tard, il a étendu son intérêt aux objets de la culture hispano-américaine: argenterie, icônes religieuses, peintures, meubles, livres et documents. Le patrimoine Fernández Blanco, qui compte près de 10 000 œuvres, est considéré comme l’un des plus importants de l’art hispano-américain, principalement dans l’art et l’argenterie du Pérou.

 La collection d’art péruvien présente un… grand nombre d’ œuvres originales de l’Ecole de Cuzco de la période coloniale. » 

Ce que Wikipedia ne dit pas, c’est que ce musée se trouve au coin de la rue  Arroyo, là où j’avais rendez-vous, deux jours plus tard, pour la réception officielle précédemment mentionnée, dans les salons de l’Ambassade de Roumanie.

Je connais aussi ce musée depuis quelques 25 ans.

Qui plus est, mon ami, l’ex-ambassadeur d’Argentine en Roumanie dans les années ’50, Medoro Delfino, qui avait réussi à faire sortir toute une collection d’art roumain à la fin de sa mission, avait commencé une négociation avec la direction du musée pour la lui léguer, après sa mort.

La collection comprenait aussi un salon, ayant appartenu à Marie-Antoinette, qui avait fait un détour, de près d’un siècle, par… la Roumanie ! Continue reading

Otro modelo, otro color ! (I)

La Bastide, le 17/02/2020  

Volver
Con la frente marchita
Las nieves del tiempo
Platearon mi sien.

Sentir
Que es un soplo la vida
Que doce años no es nada
Que febril la mirada
Errante en las sombras
Te busca y te nombra.

« Volver »Tango de Carlos Gardel

Au début des années ’70, à l’occasion de mon premier voyage en Turquie, je suis allé, comme chaque touriste à peine arrivé à Istanbul, visiter le Grand Bazar.

J’étais surtout intéressé par la section « vestes en cuir », que je portais très souvent, à cette époque. 

J’ai passé un long moment en scrutant les vendeurs dans plusieurs  boutiques et  en écoutant  attentivement leur baratin. L’un d’entre eux m’a particulièrement impressionné par sa rapidité à réagir aux demandes des clients et par son bagout. D’autant plus qu’il était assez jeune. Nous avions, à peu près, le même âge. 

J’ai commencé à négocier avec lui l’achat d’une veste en cuir.

A un certain moment, pour lui faire comprendre que j’avais, comme lui, une certaine expérience du marchandage, j’ai dit que j’étais né en Roumanie. Continue reading

Qui sommes-nous ?

Rio de Janeiro, 21/11/2019

 

Wikipedia dit : 

« Le Musée de Demain (en portugais Museu do Amanhã) est un musée inauguré le 17 décembre 2015 par Dilma Rousseff. Situé à Rio de Janeiro, au bord de la baie de Guanabara, le bâtiment l’abritant a été conçu par l’architecte Santiago Calatrava Valls. Il est consacré à la création de l’Univers et à l’avenir de l’humanité.

Le bâtiment a été construit sur une jetée artificielle, le Píer Maua, au niveau de la praça Mauá. Sa construction a coûté 215 millions de Reais ».

(Au taux d’aujourd’hui, quelques 46 millions d’Euro ! Mais, en 2015, presque le double !)

J’avais remarqué la silhouette élancée du « Museu do Amanhã » l’année dérniere, à l’occasion d’une visite éclair dans le quartier.

Voir: https://adrian-rozei.net/lembrancas-do-brasil-v/  

J’ai été impressionné par son architecture et sa couleur.

C’est vrai que toutes les réalisations de Calatrava, que j’ai pu voir de par le monde, (sauf le pont qu’il a dessiné  pour le Grand Canal à Venise!) m’ont impréssioné par leur forme, fonctionnalité, pouvoir de séduction…  Continue reading

Să moară capra vecinului!

File de jurnal
Bari, 13/06/2019

 

Se spune că, într-o zi, Bunul Dumnezeu a decis să vadă ce se mai întâmplă pe pământ.

A coborât din rai, vestit ca un simplu călător, s-a dus într-o mică localitate şi s-a plimbat toată ziua prin oraş. Când era pe cale să se înopteze, a intrat în casa unui ţăran şi i-a spus :

Om bun ! Sunt un simplu călător, m-a prins noaptea pe drum şi n-am unde să mă adăpostesc. N-aş putea rămâne la Dumneata ? 

Omul s-a gândit un moment şi i-a răspuns :

Cu siguranţă! Poţi petrece noaptea în casa mea!

Mai mult ! Ţăranul l-a invitat la masă şi l-a tratat ca pe un oaspete de seamă. 

A doua zi, de dimineaţă, când călătorul era pe plecate, a ales să-i spună tot adevărul : Continue reading

Bizness is bizness !

Feuilles de journal
Khasab (Oman), 14/03/2019

 

J’ai la joie et le plaisir de vous informer que je viens d’ouvrir mon entreprise à Khasab (Oman). Et, dès le premier jour, j’ai fait un bénéfice de 235%, avec un investissement de seulement 20 Euro. Pas mal, n’est-ce-pas ? 

Comment j’en suis arrivé là ? C’est très simple ! 

La péninsule de Moussandam (arabe : محافظة مسندمMusandam) est un endroit particulier. Séparée du reste du territoire omanais par la côte est des Emirats, cet endroit joue un rôle stratégique de premier ordre dans le détroit d’Ormuz. Elle en garde attentivement la côte sud, toute échancrée de khwar (fjord ou rias), d’où son surnom de « Norvège d’Arabie ».   

« Petits villages et spectaculaires routes de montagne ajoutent au charme unique de cette enclave omanaise en terre émirienne. Une région au caractère bien trempé dont l’excentricité culturelle surprend et qui mérite grandement le détour, que l’on ait décidé de découvrir Oman en profondeur ou que l’on souhaite s’immerger en pleine nature après la visite de Dubaï »,

comme l’indique les guides touristiques. 

Image satellite de Musandam

Je connais de réputation cet endroit depuis 25 ans, même si je n’y suis venu, pour la première fois, qu’en 2015. 

Khasab, la capitale du territoire de Musandam est aussi un endroit particulier. On y parle ici

« diverses langues, y compris le kumzari (un mélange d’arabe, de farsi, d’anglais, d’hindi et de portugais), dans le port qui bourdonne d’activités, principalement de la contrebande, entre autres denrées et objets, de cigarettes américaines « importées » en Iran en échange de chèvres ou de moutons. La prospérité et l’animation que créent ces shooties (terme local pour désigner ces trafiquants), font que personne  ne semble pressé de se débarrasser d’eux. Sans compter que l’on respecte ici la tradition, et la piraterie en est une depuis au moins deux siècles ! »

On se souvient des récits d’Henry de Monfreid, au début du XXe siècle. Continue reading

L’Aziza, je te veux si tu veux de moi !

Feuilles de journal

Abu-Dhabi, le 20/03/2019

 

Retourner dans un pays que l’on connaît bien, après quelques années d’absence, c’est une expérience intéressante!

Surtout s’il s’agit des Émirats Arabes Unis où chaque année apporte son lot de nouveautés.

Je connais ce pays depuis 1983. A l’époque, j’étais venu pour leur vendre le compound P.V.C. qui servait à la production des bouteilles d’eau. C’était une nouvelle application pour le Moyen Orient et je sentais qu’elle permettrait un développement fulgurant: l’eau est un sujet capital dans le monde arabe!

Je ne me suis pas trompé. Quelques mois plus tard  je vendais mon P.V.C. à la majorité des fabricants de bouteilles des Émirats : Masafi, Emirates, Hatta…

A partir de ce moment, j’ai développé d’autres marchés, toujours dans le domaine des plastiques.

L’avantage de ce travail était qu’il me mettait en contact avec la consommation des ménages.

Par la suite, à partir de 1994 et jusqu’en 2007, j’y ai vendu un produit utilisé dans les carrières pour la fabrication du béton. D’où les contacts avec les travaux publics et l’industrie du bâtiment.

Je peux donc affirmer, sans fausse modestie, que j’ai participé au développement de ce pays, tant dans le domaine de la vie de tous les jours, que dans celui des infrastructures.

C’est probablement pour ça que l’évolution des Émirats, que j’ai suivi pas-a -pas, m’a fasciné! Continue reading

Pereţii au urechi

File de jurnal

New York, 12/12/2018

 

Nişte jurnalişti bine informaţi au aflat că un evreu bătrân se duce, în fiecare zi, la Zidul plângerii şi se roagă cu ardoare lui Dumnezeu, repetându-i aceleaşi dorinţe :

« Atotputernicule ! Fă să nu mai fie războaie în lume ! Fă să nu mai fie oameni nevoiaşi ! Fă ca tinerii să-i respecte pe cei vârstnici ! »

Impresionaţi de credinţa de nezdruncinat a acestui om, jurnaliştii se duc să-i ia un interviu. « Ce simţiţi după atâţia ani de eforturi în favoarea umanităţii ? »

Şi bătrânul evreu le răspunde : « Am sentimentul că vorbesc la pereţi ! »

                                                      *   *   *

De câte ori mă duc la New York, trec şi prin Grand Central Terminal, la 87 East 42nd Street.

Acest loc afişează o eleganţă şi o calitate a decoraţiei ce rar se mai întâlnesc în construcţiile realizate în zilele noastre.

Continue reading

Fan de Fanourios (II)

Ti pathos – Protopsalti

 

Paros, dans les Cyclades

Parikia, le 13/06/2018


Même si j’y suis passé en bateau des dizaines de fois, voyageant entre Athènes et les Cyclades, je ne me suis jamais arrêté à Paros!

Pourquoi ? Difficile à dire!

Mais, comme mon dernier patron avait une maison dans cette île, je me suis intéressé, il y a une dizaine d’années, à son histoire.

J’ai découvert ainsi qu’un ancien prince de Valachie avait construit une fontaine, encore en service, dans l’île de Paros.

Voici une bonne raison pour passer quelques jours à Parikia, la capitale de l’île.
On m’avait dit, par ailleurs, que Paros serait la plus verte des Cyclades. Pour l’instant, ça ne me saute pas aux yeux !

Mais, je suis allé, dès mon arrivée, trouver ma fontaine. Je n’ai pas eu à chercher très loin!

Dans la rue principale du vieux  village, je suis tombé toute de suite sur une fontaine, puis une seconde, et ensuite une troisième, portant l’inscription « Nikolaos Mavrogenis » et la date de 1777. Continue reading

Fan de Fanourios (I)

Feuilles de journal
 

Athènes, le 11/06/2018 

Melina Mercouri – Athènes, ma ville (1974)

Sachant que j’allais passer en Grèce dans les semaines à venir, j’ai commencé à ramasser des informations sur ce pays dans les magazines offerts par les compagnies de navigation aérienne, dés le mois de mars.

C’est ainsi que je suis tombé, dans la revue de « Paris Worldwide » du mois de mai, sur un entrefilet parlant de l’ouverture de l’hôtel « Electra Métropole Palace » et de la vue exceptionnelle sur tout Athènes, depuis le bar de son dernier étage. Mais, pas un mot sur sa localisation.

Quand j’ai trouvé son adresse sur Internet (Metropoleos 15), d’innombrables souvenirs ont surgi dans ma mémoire !

*  *  *
Au début des années ’70, j’avais pris une habitude étrange !

Dès que j’avais une semaine de vacances, je prenais le train en soirée à la Gare de Lyon, le lendemain matin j’arrivais à Milan, dans la journée je débarquais à Ancône, ensuite, je sautais dans le ferry pour Patras et, le jour d’après, me voilà à Athènes! De telles folies…on ne les fait qu’à 20 ans! C’est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas de charters, mais, jusqu’à l’âge de 26 ans, on pouvait encore bénéficier des tarifs «  étudiant ».

Fallait-il encore être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ! On verra, par la suite, qu’en Grèce ce n’était qu’un « détail » facile à régler!

C’est ainsi qu’un jour, ou plutôt une nuit, car à cause de la mer déchaînée, des transports aléatoires en Grèce et de notre méconnaissance des habitudes et de la langue du pays, nous sommes  arrivés à Athènes vers une heure du matin. Je parle d’un petit groupe de 4 ou 5 jeunes, rencontrés sur cette longue route, tous à peu près du même âge, qui avaient décidé de voyager ensemble.

Où aller à cette heure tardive de la nuit? Continue reading