Post Covidum homo triste est !* (I)

File de jurnal… pandemice

La Bastide Vieille, 23/08/2020

 

Literatura perioadelor de pandemie a dat umanităţii nenumărate capodopere.

Ajunge să menţionăm doar câteva titluri din secolul XX (Jean-Marie Gustave Le Clézio, “La Quarantaine” (1995), Marcel Pagnol, “Les Pestiférés” (1977), Jean Giono, “Le Hussard sur le toit” (1951) sau Albert Camus, “La Peste” (1947), în limba franceză, precum şi Laura Kasischke, “In a Perfect World ” (2009) sau Philip Roth, “Nemesis” (2010), în limba engleză, ceva mai recente. 

Desigur că fiecare îşi aminteşte de alte capodopere ale literaturii universale, care tratează, în mod direct sau prin metafore, acest subiect, cum ar fi :

 « La Montagne magique » de Thomas Mann, « Decameronul » lui  Boccacio sau «  Pavilionul canceroşilor » de Soljenîţin. 

Pandemia pe care o traversăm acum, este prea recentă pentru a fi produs, deja, capodopere de această dimensiune artistică.

Totuşi, nenumăraţi oameni politici, scriitori, filosofi, sociologi… neavând ce face în vremea carantinei, au « ouat » texte, articole, eseuri, cărţulii, broşuri… în care şi-au dat cu părerea despre « cum va fi lumea de după… » !

In primul rând, nimeni nu ştie « când » sau « dacă » va fi « lumea de după… » !

Mai apoi, cea mai mare parte dintre ei, uită, sau se prefac că nu-şi mai amintesc, că de ani de zile, ne-au tot prezis « viitorul ». Ba chiar, unii dintre ei, evită să menţioneze că, « fiind la manete » câteva decenii, au contribuit în mod activ la construcţia lumii de azi, pe care o consideră ca fiind « depăşită ».

Tocmai de aceea, acum, se grăbesc s-o înfiereze şi să declare că « nimic nu va fi ca mai înainte » ! 

Continue reading

De l’eau, Daces… !

La Bastide Vieille, le 10/08/2020

Tous ceux qui ont étudié avec attention l’histoire de la Révolution française, se souviennent de la fameuse harangue prononcée devant les députés de l’Assemblée nationale, le 2 septembre 1792, par Danton, qui s’est écrié :

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !» 

Statue de Danton à Paris. Sur le socle est inscrite sa célèbre formule!

Certains historiens pensent, d’ailleurs, qu’il n’a fait que répéter une phrase bien plus ancienne, prononcée par Décébale, le roi des Daces, près de 17 siècles auparavant. Voyant sa capitale, encerclée par les armées de Trajan, en proie aux flammes, il aurait crié : « De l’eau, Daces, encore de l’eau, Daces, toujours de l’eau, Daces ! ». 

Mais, même si cet épisode de l’histoire ancienne de la Roumanie d’aujourd’hui n’est pas confirmé, une autre question taraude l’esprit des « spécialistes » de cette période si éloignée de notre époque : « Où sont passées les tombes des rois daces ? »  Continue reading

Pandores de tous les pays, unissez-vous!*

Feuilles de journal
Boulogne, le 11/12/2019

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées …

Georges BrassensHécatombe, 1953

En 1967, quand je suis arrivé à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’ai découvert une tradition qui faisait la joie de mes collègues. Elle s’appelait : « La journée des exploits ». 

De quoi s’agissait-il ? Simple !

Au début de l’année scolaire, le  « bureau de direction » de « l’Association des élèves » se réunissait pour choisir une date à laquelle, pendant tout un après-midi, les élèves de première année (les volailles) allaient se surpasser, en réalisant « des exploits »  dans la ville. 

On leur avait défini une belle liste d’exploits, comme, par exemple, mettre un pédalo dans le bassin de la place centrale de Saint-Etienne, vendre la pilule, habillés en curé ou en bonne-sœur, faire la quête au profit des mineurs nécessiteux dans des passages souterrains, déverser quelques charrettes à bras remplies de vieux pneus aux carrefours stratégiques de la capitale stéphanoise, patauger dans les eaux d’une fontaine mélangées avec du produit moussant etc., etc. 

La journée des exploits en 1967

En un mot, embêter au maximum les locaux et, surtout, rendre ridicules les forces de police, qui avaient reçu pour consigne de « maintenir l’ordre », malgré le sourire amusé d’une bonne partie des habitants de la ville.  Continue reading

A pied, à cheval, en voiture…

Feuilles de journal
Boulogne, 24/10/2019

 

…mais, pas en train !

J’avais prévu d’aller à Capestang, près de Béziers, le 24/10/2019.

Là-bas, dans notre résidence du Languedoc, on avait programmé des travaux, qui devaient commencer quelques jours plus tard. Il était donc normal de vouloir s’assurer que tout serait prêt en heure et en temps voulu.

Pour davantage de sécurité, mon épouse a décidé de partir la veille, le 23/10. Nous avons, donc, acheté les billets nécessaires bien à l’avance, pour profiter d’un prix intéressant.

Et puis, le 23/10/2019, mon épouse a voulu prendre le métro, vers 7h 00 du matin, afin d’arriver à temps pour le départ du train, prévu à 8h07. Mais, elle a découvert que le métro ne fonctionnait pas sur notre ligne, à cause d’un incident électrique.

Elle a couru donc pour attraper un taxi. 

Une fois installée dans le train, elle attendait tranquillement le départ.

Puis, vers 8h07, mais quelques minutes après le départ supposé du train, une voix métallique a annoncé que ce train n’irait pas au-delà de Montpellier. 

En grande vitesse, elle a quitté la rame, avant que tous les autres voyageurs comprennent de quoi il s’agissait. Bien lui a pris ! Elle fût la première à demander au « Service voyageurs » le changement du billet pour un autre train, à la même heure, le 24/10/2019.

En consultant Internet, j’ai découvert que l’annulation du voyage datait de 6h45.  Continue reading

Tout ce qui brille n’est pas or!

Feuilles de journal
Rome, 30/09/2019

 

Plus d’une fois, ces derniers temps, dans des restaurants de tout genre, au moment délicat où il faut payer l’addition, on m’a posé la question :

« En cash ou par carte ? »

Alors, avec l’air le plus sérieux possible, je réponds : « Pas du tout ! Avec des dents en or ! »

Le plus souvent, le serveur me regarde avec des yeux exorbités et ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre ! 

En fonction de sa réaction, bête ou futée, je continue : « Il doit bien y avoir un bon stomatologue dans votre quartier ! J’ai une molaire recouverte d’or qui me fait mal et j’aimerais beaucoup m’en débarrasser ! »

A ce stade, je laisse mon interlocuteur reprendre son souffle et, s’il n’a pas compris la blague (de bas niveau !), je continue : « Vous savez ? L’or vient de monter méchamment ! Vous allez faire une très bonne affaire ! » 

C’est à ce moment là que je constate, enfin, à qui j’ai à faire ! Et c’est ça qui m’amuse ! Les réactions sont souvent humoristiques, quelquefois bêtes, voire même agressives. C’est encore, une fois de plus, l’occasion de jauger le monde qui nous entoure. 

Maintenant, je me trouve dans un restaurant chic de Rome, près du Corso. Avant même d’arriver au moment fatidique où l’on me pose la question mentionnée plus haut, je découvre une revue que je ne connais pas : « Campo de’ fiori ». Il s’agit de la revue  mensuelle d’«Arte, Cultura, Spettacolo ed Attualita edito dall’Associazione Academia Internazionale D’Italia » à Civita Castellana. 

A la page 22, je tombe sur un long texte illustré, intitulé : Continue reading

Chronique d’une mort annoncée…

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2019

 

                                          « Cafetín de Buenos Aires » avec Goyeneche

Je viens d’apprendre, un peu par hasard, une mauvaise, une très mauvaise nouvelle : la « Clasica y Moderna » vient de fermer définitivement ses portes !

Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Buenos Aires, je précise que « Clasica y Moderna » était un établissement qui annonçait  sa fonction sur sa carte de visite comme : « Libros -Café- Restaurant-Bar-Galeria de Arte ».

Je connais cet endroit depuis une trentaine d’années. Ce qui ne représente même pas le tiers de son existence ! 

En 1916, ouvrait ses portes, dans l’Avenida Callao 713, la «Libreria Académica », fondée par Poblet hermanos y Cia. 

En 1938, Francesco Poblet, un de ses fondateurs, abandonne cet endroit et ouvre, quelques maisons plus loin, au no. 892, son propre local similaire, appelé « Clasica y Moderna ». 

Don Francisco était espagnol de Madrid, fils de catalans, et avait épousé Rosa Ferreiro. Ils ont eu deux fils, Natu et Paco, qui ont grandi « dans ce monde merveilleux que propose les livres, et dans la fantaisie et les illusions que produit la lecture ». A partir de 1980, après le décès de Don Francisco, les deux frères ont pris  la direction du local.  Continue reading

Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 12/02/2018

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Lamartine

 

Plus de cent fois, j’ai affirmé : « Oui ! Les objets inanimés ont une âme ! Et elle est vicieuse ! »

Même qu’un jour, ma patronne de l’époque, Sophie M., après une telle affirmation, m’a demandé : « Adrian, êtes-vous sûr que ce n’est pas votre âme qui est vicieuse ? »

Je n’en sais rien, pour ce qui est de la mienne, mais pour « les objets inanimés » j’en suis de plus en plus convaincu, jour après jour ! 

Tout un chacun connaît la « La « loi de l’emmerdement maximum » (LEM) ou « loi de l’emmerdement universel » (qui) est une extrapolation de la loi de Murphy ». Et l’exemple le plus souvent mentionné est celui de la tartine qui tombe TOUJOURS avec la face beurrée vers le sol, quel que soit son centre de gravité !

Mais celui-ci est un cas simple, voir simpliste.

Il y a des cas bien plus sophistiqués ! 

En voici un, qui me concerne directement : 

Depuis toujours, je suis un grand amateur, sinon un fanatique, …des pendules. 

Comme enfant, à Bucarest, nous avions une pendule de cheminée en marbre noir, surmontée de la statue d’un poète romain assis, portant fièrement sur  la tête une couronne de lauriers,  qui écrivait, le style à la main, sur une tablette du même métal dans lequel il avait été tourné. Je l’ai admirée, pendant des années, et un jour, j’ai décidé de l’appeler « Ovide » ! Continue reading

C’est mon passé que l’on jette à la poubelle !

Boulogne, 27/02/2019

 

«Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes 
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre…
 

Il cria: “Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous transportez là, c’est mon passé à moi”…

C’était déjà trop tard, pour sa voix suppliante ! » 

D’après Barbara : « Drouot – La salle des ventes »

En 1967, quand nous avons quitté la Roumanie, nous avions le droit d’emporter seulement 50 Kg par personne. Bien sûr, rien en or ou en argent, pas d’objets fabriqués en Occident, même pour les vêtements il y avait une liste mentionnant le nombre de chemises, costumes, ceintures ou cravates…

Pour ce qui est des alliances, seulement les personnes mariées avaient le droit de les emporter, et seulement dans la limite de 10 g par personne. Ceux qui possédaient des alliances plus lourdes ont été obligés d’enlever ce qui dépassait cette limite !

En ce qui concerne notre famille, mes parents et moi, nous avions donc droit à 150 kg. En pratique, nous n’avons pas atteint cette limite et de loin ! Continue reading

Ballade d’un bel été qui ne craint pas l’automne…

Cartagena de Indias, 5/12/2018

En Méditerranée – Georges Moustaki

« … Il y a un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée… »

J’ai passé un été magnifique!

Entre juillet et août, j’ai sillonné la France du haut en bas : trois jours à Nantes, deux jours à Vannes, deux jours à Dunkerque, un jour à Malo-les-bains, puis deux jours à Nîmes, deux jours à Uzès, un jour au Pont-du-Gard, un jour à Collioure…

Sans parler des 4 semaines passées à la Bastide Vieille près de Béziers, dans notre résidence secondaire, en plein Languedoc. Pendant tout ce temps, nous avons reçu des visiteurs ou rencontré des amis venus de France ou des quatre coins du monde.

Tout ça, alors que les journaux et les TV s’empressaient de nous submerger sous le flot des nouvelles alarmantes (feux de forêts, canicule, inondations, sécheresse, attentats, grèves,…que sais-je!). Pendant tout ce temps, j’ai profité de la douceur du climat Méditerranéen, des architectures romanes et du XIXe siècle, des festivals de folklore, de musique classique ou des opérettes, des feux d’artifice ou des corridas, des “Son et lumière “, comme des danses régionales…

Un été de rêve!

Une vraie parenthèse dans la grisaille et le terrorisme que tentent de nous imposer les “politicards et journaleux” de tout bord, pour cacher la faillite des “valeurs” qu’ils ont défendu ou imposé pendant des décennies. Continue reading

Chez les antiquaires, Place St. Sulpice…

 

Paris, le 26/10/2018

C’est un après-midi ensoleillé d’automne. Je me trouve Place St. Sulpice, où j’ai rendez-vous avec mon ami Béla, qui est historien, pour aller assister à une conférence.

C’est bientôt le 11 Novembre et on va fêter 100 ans depuis la fin officielle de la Grande Guerre. Les commémorations, les conférences, les rencontres, les défilés vont se multiplier, dans les jours à venir. 

Même si je ne dirais pas comme Brassens :

« Moi, mon colon, cell’ que j’préfère,
C’est la guerr’ de quatorz’-dix-huit! »,
je compte quand-même y participer, de mon mieux. 

En attendant l’heure fatidique de notre rencontre, j’ai encore quelques 45 minutes à ma disposition. 

Ça tombe bien !

Place St. Sulpice se tient le « Marché d’automne des antiquaires parisiens ».

Je peux y faire un tour, alliant l’utile à l’agréable, pour admirer tant de belles choses : des peintures, des meubles, des bibelots, de vieux livres… il y a de quoi occuper son temps ! Continue reading