Chronique d’une mort annoncée…

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2019

 

                                          « Cafetín de Buenos Aires » avec Goyeneche

Je viens d’apprendre, un peu par hasard, une mauvaise, une très mauvaise nouvelle : la « Clasica y Moderna » vient de fermer définitivement ses portes !

Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Buenos Aires, je précise que « Clasica y Moderna » était un établissement qui annonçait  sa fonction sur sa carte de visite comme : « Libros -Café- Restaurant-Bar-Galeria de Arte ».

Je connais cet endroit depuis une trentaine d’années. Ce qui ne représente même pas le tiers de son existence ! 

En 1916, ouvrait ses portes, dans l’Avenida Callao 713, la «Libreria Académica », fondée par Poblet hermanos y Cia. 

En 1938, Francesco Poblet, un de ses fondateurs, abandonne cet endroit et ouvre, quelques maisons plus loin, au no. 892, son propre local similaire, appelé « Clasica y Moderna ». 

Don Francisco était espagnol de Madrid, fils de catalans, et avait épousé Rosa Ferreiro. Ils ont eu deux fils, Natu et Paco, qui ont grandi « dans ce monde merveilleux que propose les livres, et dans la fantaisie et les illusions que produit la lecture ». A partir de 1980, après le décès de Don Francisco, les deux frères ont pris  la direction du local.  Continue reading

Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 12/02/2018

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Lamartine

 

Plus de cent fois, j’ai affirmé : « Oui ! Les objets inanimés ont une âme ! Et elle est vicieuse ! »

Même qu’un jour, ma patronne de l’époque, Sophie M., après une telle affirmation, m’a demandé : « Adrian, êtes-vous sûr que ce n’est pas votre âme qui est vicieuse ? »

Je n’en sais rien, pour ce qui est de la mienne, mais pour « les objets inanimés » j’en suis de plus en plus convaincu, jour après jour ! 

Tout un chacun connaît la « La « loi de l’emmerdement maximum » (LEM) ou « loi de l’emmerdement universel » (qui) est une extrapolation de la loi de Murphy ». Et l’exemple le plus souvent mentionné est celui de la tartine qui tombe TOUJOURS avec la face beurrée vers le sol, quel que soit son centre de gravité !

Mais celui-ci est un cas simple, voir simpliste.

Il y a des cas bien plus sophistiqués ! 

En voici un, qui me concerne directement : 

Depuis toujours, je suis un grand amateur, sinon un fanatique, …des pendules. 

Comme enfant, à Bucarest, nous avions une pendule de cheminée en marbre noir, surmontée de la statue d’un poète romain assis, portant fièrement sur  la tête une couronne de lauriers,  qui écrivait, le style à la main, sur une tablette du même métal dans lequel il avait été tourné. Je l’ai admirée, pendant des années, et un jour, j’ai décidé de l’appeler « Ovide » ! Continue reading

C’est mon passé que l’on jette à la poubelle !

Boulogne, 27/02/2019

 

«Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes 
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre…
 

Il cria: “Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous transportez là, c’est mon passé à moi”…

C’était déjà trop tard, pour sa voix suppliante ! » 

D’après Barbara : « Drouot – La salle des ventes »

En 1967, quand nous avons quitté la Roumanie, nous avions le droit d’emporter seulement 50 Kg par personne. Bien sûr, rien en or ou en argent, pas d’objets fabriqués en Occident, même pour les vêtements il y avait une liste mentionnant le nombre de chemises, costumes, ceintures ou cravates…

Pour ce qui est des alliances, seulement les personnes mariées avaient le droit de les emporter, et seulement dans la limite de 10 g par personne. Ceux qui possédaient des alliances plus lourdes ont été obligés d’enlever ce qui dépassait cette limite !

En ce qui concerne notre famille, mes parents et moi, nous avions donc droit à 150 kg. En pratique, nous n’avons pas atteint cette limite et de loin ! Continue reading

Ballade d’un bel été qui ne craint pas l’automne…

Cartagena de Indias, 5/12/2018

En Méditerranée – Georges Moustaki

« … Il y a un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée… »

J’ai passé un été magnifique!

Entre juillet et août, j’ai sillonné la France du haut en bas : trois jours à Nantes, deux jours à Vannes, deux jours à Dunkerque, un jour à Malo-les-bains, puis deux jours à Nîmes, deux jours à Uzès, un jour au Pont-du-Gard, un jour à Collioure…

Sans parler des 4 semaines passées à la Bastide Vieille près de Béziers, dans notre résidence secondaire, en plein Languedoc. Pendant tout ce temps, nous avons reçu des visiteurs ou rencontré des amis venus de France ou des quatre coins du monde.

Tout ça, alors que les journaux et les TV s’empressaient de nous submerger sous le flot des nouvelles alarmantes (feux de forêts, canicule, inondations, sécheresse, attentats, grèves,…que sais-je!). Pendant tout ce temps, j’ai profité de la douceur du climat Méditerranéen, des architectures romanes et du XIXe siècle, des festivals de folklore, de musique classique ou des opérettes, des feux d’artifice ou des corridas, des “Son et lumière “, comme des danses régionales…

Un été de rêve!

Une vraie parenthèse dans la grisaille et le terrorisme que tentent de nous imposer les “politicards et journaleux” de tout bord, pour cacher la faillite des “valeurs” qu’ils ont défendu ou imposé pendant des décennies. Continue reading

Chez les antiquaires, Place St. Sulpice…

 

Paris, le 26/10/2018

C’est un après-midi ensoleillé d’automne. Je me trouve Place St. Sulpice, où j’ai rendez-vous avec mon ami Béla, qui est historien, pour aller assister à une conférence.

C’est bientôt le 11 Novembre et on va fêter 100 ans depuis la fin officielle de la Grande Guerre. Les commémorations, les conférences, les rencontres, les défilés vont se multiplier, dans les jours à venir. 

Même si je ne dirais pas comme Brassens :

« Moi, mon colon, cell’ que j’préfère,
C’est la guerr’ de quatorz’-dix-huit! »,
je compte quand-même y participer, de mon mieux. 

En attendant l’heure fatidique de notre rencontre, j’ai encore quelques 45 minutes à ma disposition. 

Ça tombe bien !

Place St. Sulpice se tient le « Marché d’automne des antiquaires parisiens ».

Je peux y faire un tour, alliant l’utile à l’agréable, pour admirer tant de belles choses : des peintures, des meubles, des bibelots, de vieux livres… il y a de quoi occuper son temps ! Continue reading

Todo passa y todo queda…

La Bastide Vieille, 29/10/2018                                                                   

Todo pasa y todo queda,
pero lo nuestro es pasar…*

                      Cantares (Antonio Machado – Joan Manuel Serrat)

                               

In 2015, scriam :

« Am mai reîntâlnit discurile de P.V.C. negru în anii ’80.

Atunci mă ocupam de vânzarea materiilor plastice, în cadrul industriei chimice aparţinând principalului grup petrolier din Franţa. Printre multe alte varietăţi de materii plastice, se afla şi un mic produs, o « specialitate » care în termen de volum nu reprezenta mare lucru… numai vreo 400 sau 500 T pe an. Insă în termen de profit era remarcabil ! De 5 sau 10 ori mai mult decât ceeace numeam noi « commodities ».

Era vorba de P.V.C.-ul utilizat pentru fabricarea discurilor « negre ».

Desigur că în aceste condiţii alergam cu limba scoasă după orişice fabricant de discuri, în lume. In zonele mele, am reuşit să « cuceresc », mulţumită caltăţii excelente a produsului nostru, doi fabricanţi de discuri : în Ecuador şi în Israel.

Vizita la ei era întotdeauna o plăcere ! Deşi cantităţile erau de numai 20 sau 30 T pe an, adică mai nimic !

Insă acolo, în plus de discuţiile despre ultimile vedete locale, despre care eu, trăind în Franţa, nici nu auzisem, marea bucurie sosea la sfârşitul reuniunii : atunci, de fiecare dată, clienţii mei îmi propuneau să mă duc în magazia lor şi să-mi aleg discurile care-mi plăceau.

In Ecuador era mai simplu. Insă în Israel nici nu înţelegeam ce scrie pe disc! Aşa că trebuia să fac apel la interlocutorii mei, ca să mă sfătuiască! Astfel, m-am căptuşit cu o colecţie de interpreţi locali care, de multe ori, au dispărut în uitare. Insă tot atunci am primit şi discurile unor interpreţi de renume internaţional, cum a fost primul meu « Pavarotti » cu « Mamma ».

Făcând un rapid studiu de piaţă, am constatat că cea mai mare parte din consumul de P.V.C. pentru discuri din lume era controlat de CBS, care avea filiale peste tot.

Am decis deci să mă duc direct la sediul central, la New York, şi să încerc să-i conving să cumpere de la mine. Sau, cel puţin, să ne omologheze pentru filialele lor din zonele de care mă ocupam.

Mai făcusem operaţia aceasta cu « Tupperware », în USA, în 1981. Unde, în afară de omologarea pentru întreaga Americă Latină, am « câştigat » şi un sejur de 5 zile la « DisneyWorld » în Florida, în cel mai elegant hotel din parcul recent deschis.

La întoarcerea la birou cu hârtia oficială, care în plus servea şi colegilor mei din Europa, a fost un astfel de succes, încât nimeni nu s-a mai uitat câtă vreme am pierdut la Orlando cu un singur client !

Numai că la CBS n-a mai fost aceeaşi poveste !

Când interlocutorul meu mi-a spus că ei consumă, numai în Statele Unite, 9000 T de P.V.C. pentru discuri în fiecare an, ochii mei au început să clipească rapid… ca cei ai Unchiului Picsou din desenele lui Walt Disney ! Vedeam deja comenzile importante, vizitele repetate în USA, sutele de discuri oferite de clienţi ! C’est l’Amérique !

După care a urmat duşul rece ! Capacitatea de producţie instalată în USA, pentru această specialitate era…de 20 000 T ! Deci foarte puţine şanse să le pot face concurenţă ! Insă interlocutorul meu m-a liniştit : « Până în doi ani, nu veţi mai vinde nici un gram ! Această « specialitate » va dispare ; va fi înlocuită cu casetele audio cu bandă ! »

Cel puţin, eram avertizat !

Insă ce fac cu cele 400 sau 500 de discuri « negre » pe care le am ? Dintre care unele, precum cele din România sau din America Latină, conţin piese sau interpretări pe care nu le voi mai regăsi niciodată pe casete !

Drept care, prudent, m-am dus în colţul străzii şi am cumpărat un « tourne-disque » cu doi bani jum’ate. Nimeni nu mai cumpăra astfel de « vechituri »!

Trebuie să mărturisesc că « tourne-discul » doarme şi azi într-un dulap, nedeschis, alături de sutele de discuri negre ! Deşi sunt la pensie de opt ani, încă n-am avut timpul necesar să le ascult ! Cu siguranţă c-o să-l am… mâine !

Insă, oh ! miracol, ce-am descoperit acum câţiva ani ? Discurile « negre » au început să reapară în comerţ ! După ce am trecut prin etapele : casete audio, CD şi câteva altele mai efemere !

Numai că, în ultima vreme, deşi se mai vând CD-uri, nu mai poţi găsi « walkman »-ul cu care să le asculţi ! Şi în magazinele de spoecialitate mi s-a făcut o teorie întreagă, pe care nu merită s-o repet, despre MP 3, I-pod, computer, USB, transfer de muzică, durată de viaţă a înregistrărilor etc., etc.

Ei uită, însă, că eu am amintirea discului « negru » şi ştiu din experienţă proprie, câtă încredere poţi să ai în teoriile « specialiştilor » în acest domeniu ! »

*   *   *

Când, în fine, acum vreo 10 luni, am găsit timpul necesar pentru a asculta (reasculta !) vechile mele discuri « P.V.C. negru », am scos « pick-up », care dormea în fundul unui dulap de vreo 30 ani, l-am branşat, el a făcut « Pac ! » şi a dat ortu’ popii ! Continue reading

… urinat in ventum

Dans mon quartier, à Boulogne, je passe souvent près d’un restaurant où l’on peut voir des pots de fleurs portant l’inscription :

« Moi fleur, pas poubelle »

A Nantes, j’ai découvert une pratique… plutôt différente!

On  vous conseille vivement d’utiliser un « Uritrottoire » pour vous soulager, en cas d’envie pressante, sous un pot de fleurs!

J’ai été scandalisé par ce procédé! Pas pour des raisons d’hygiène, de morale publique, voire… de protection de la nature!

Mais, à cause de la discrimination insupportable que cette pratique barbare introduit par rapport à  nos consœurs qui ne peuvent pas bénéficier de cette facilité.

Je compte écrire à Mme la Maire de Nantes, qui peut comprendre ma démarche grâce à sa propre expérience, et exiger la suppression de  ces bornes d’aisance tellement sexistes.

Ou plutôt, non! Si on les abaissait au niveau du sol… elles pourraient être utilisées par les deux sexes.

Et même par les animaux.

C’est une idée à creuser… dans le sol!

                                                 Adrian Irvin ROZEI

                                                  Nantes, juillet 2018

Le roi est mort ! Vive le roi !

Feuilles de journal

Nouvelle-Orléans, 12/12/2017

 

Johnny est mort il y a quelques jours. Les journaux, les télés, les radios … ont rempli le vide de l’actualité avec des nécrologies, des commentaires, des interviews, des reportages, des photos d’archives … pendant des jours et des jours.

Moi, j’ai été « interpelé » par un détail, un évènement quelque peu marginal dans le cadre de « l’hommage national » rendu à « l’idole des jeunes » : la descente des Champs-Elysées par 700 « bikers » le jour de ses funérailles. 

People arriving at the funeral ceremony organized in memory of Johnny Hallyday in Paris.The funeral convoy started from l’Arc de Triomphe and then came down the Champs Elysées to Place de la Concorde before heading to the church of la Madeleine for a religious service in Paris, France on december 9, 2017. The President of the Republic and his wife participated in the religious service. Johnny Hallyday’s musicians accompanied the funeral convoy during the procession. Photo by Pierre Charlier/ABACAPRESS.COM

Je me suis rappelé alors une anecdote cocasse datant de 2010. Continue reading

Che uomini! Che mascalzoni!*

File de jurnal

Boulogne, 5/05/2017

 

De aproape zece ani de zile, văd regulat o motocicletă parcată nu departe de casa mea. Cum ştiu că e acolo de atâta timp ? Simplu ! Certificatul de asigurare lipit pe roată e datat 2008/2009. 

In tot acest timp, motocicleta nu s-a mişcat nici măcar un centimetru. 

Intrigat de acest model « vintage », care-mi amintea motocicletele văzute în copilărie, am căutat pe Internet marca ei. 

Astfel, am descoperit că « MZ Zschopau », de fapt « Motorradwerk Zschopau », este o marcă de motociclete, urmaşă a celebrei întreprinderi DKW, fondată după război în oraşul est-german Zschopau. 

In anii ’60, această uzină a avut ora ei de glorie, mulţumită inginerului Walter Kaaden şi a unor piloţi renumiţi precum  Ernst Degner.

In 1996, întreprinderea a fost preluată de grupul malezian  Hong Leong.

In 2009, un fost vice-campion mondial, Ralf Waldmann, anunţă că a cumpărat-o şi că se lansează în campionatul Moto2, cu Anthony West ca pilot.

Este foarte probabil că motocicleta care doarme sub ploaie de aproape zece ani, să fi fost construită la începutul anilor ’80, dacă judec după înscripţia de pe rezervorul ei de benzină.

Când, acum vreo două săptămâni, un pieton m-a văzut fotografiind-o, mi-a spus : « Poliţia municipală a ridicat un scooter parcat de o săptămână, iar această motocicletă, după zece ani în acelaşi loc, nu-i deranjează ! »

Azi, trecând iar pe lângă faimoasa motocicletă MZ, am remarcat că… îşi schimbase poziţia !

Uitându-mă mai îndeaproape, am constatat că sârma cu care era ataşată de atâţia ani era tăiată, dar că lanţul, mult mai solid, o ţinea în continuare fixată de stâlpul vecin.

Probabil că un « specialist » a remarcat valoarea ei şi, ne putând s-o transporte imediat, a lăsat-o în aşteptare !

Insă, întretimp, a plecat cu buşonul rezervorului de benzină ! 

Adrian Irvin ROZEI 

Boulogne, mai 2017

 *Ce oameni ! Ce pungaşi !

Service après vente

Boulogne, 5/08/2017

Astăzi, am trecut iar, după trei luni, pe lângă motocicleta MZ Zchopau de pe stradă.

Am constatat că supoziţiile mele din luna mai s-au adeverit !

Motocicleta a dispărut !

Cu siguranţă că a fost furată. Cum ştiu asta ?

Pentru că cel care a luat-o a lăsat, în grabă, pe asfalt o manetă şi un şurub.

Probabil că această nelegiuire nu s-a petrecut de mult timp, pentru că alături se mai pot vedea încă bucăţi din sticla farului motocicletei. Cu siguranţă că răufăcătorul era grăbit !

Che uomini ! Che mascalzoni !

Ma mie, le monde est à l’envers!

Boulogne, 19/03/2017

Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris
Ma mie l’hiver est à l’envers
Ne t’en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord
Fais du feu dans la cheminée
Je Reviens Chez Nous
S’il fait du soleil à Paris
Il en fait partout!

«  Je Reviens Chez Nous »

Je suis allé à Santa Cruz de Gran Canaria début mars. Il a fait 17° C et il a plu 3 fois en deux jours!

J’ai visité “les jardins d’Alhambra” à Grenade, le 10 mars. Il n’y avait pas une fleur. Trop froid!!!

J’ai décidé d’aller voir à Madrid la Quinta de los Molinos, dont on m’avait vanté la floraison des amandiers dans la troisième semaine de mars.

Il avait plu sur les fleurs, à peine s’il restait un ou deux arbres portant quelques fleurs. Continue reading