Rencontre avec « l’homme en habit rouge »

J’ai toujours été un admirateur inconditionnel de Barbara. Quelquefois même de manière irraisonnée, d’autres fois en dépit des évidences adverses. 

J’ai découvert l’existence de Barbara en ’65 ou 66’ quand, grâce à une libéralisation inespérée du régime communiste de Roumanie, j’ai pu recevoir la revue « l’Express » envoyé tous les mois par des amis français. 

Un petit entrefilet accompagné d’une photo a attiré mon attention. On mentionnait l’étrange habitude d’une vedette de la chanson, récemment découverte par le grand public, qui avait la curieuse manie de tricoter dans sa « Mercédès », conduite par son chauffeur, derrière des petits rideaux qu’elle fermait souvent, pour protéger son intimité. Et la photo montrait Barbara très attentive à son ouvrage. 

Pourquoi ai-je retenu ce détail, alors que je n’avais même pas entendu une seule chanson de Barbara ? Serait-ce parce qu’elle pratiquait un « sport » déjà désuet dans le contexte de l’époque ? Ou parce que j’avais compris qu’elle était « à contretemps » avec le mouvement « yéyé », qui à ce moment là envahissait les ondes en France et partout en Europe ? 

Par la suite, une fois arrivé en France, j’ai entendu, de plus en plus souvent, parler de Barbara. 

En ’68 ou 69’, élève à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’écoutais avec religiosité, sur mon petit transistor, les programmes de Christian Barbier, diffusés bien après minuit sur « Europe 1 ».

Je suivais avec un énorme plaisir ses reportages et commentaires retransmis les soirs de première à « l’Olympia ». A l’époque, Bruno Coquatrix dirigeait de main de maître la salle du Boulevard des Capucines. Continue reading

Sorolla en el mundo

Feuilles de journal

 

…Et sur les femmes nues des musées, au gué, au gué
Faisait l’brouillon de ses baisers, au gué, au gué…

 Georges Brassens, « Corne d’Aurochs »

 

La Havane, 11/12/2016

Tel que je me le suis proposé à la fin du texte « Sorolla en Paris », je suis parti à la recherche des tableaux du fameux peintre espagnol dans les pays que j’ai traversé pendant mon périple intercontinental du mois de décembre.

La première étape était la Havane.

N’écoutant guère les conseils du « Guide du routard », édition 2017, qui annonce la fermeture pour travaux du « Musée des Beaux-Arts » de la Havane, je suis allé voir sur place dès mon premier jour à Cuba. Très bonne surprise ! Le musée est ouvert, en excellent état, plusieurs expositions d’art contemporain sont en cours. 

La section « Espagne » occupe tout un étage.

Dès l’entrée est exposé un grand tableau de Sorolla. Suivi dans une grande salle d’une dizaine d’autres tableaux, toujours de la facture « clair et éclatant de lumière », à l’exception d’un portrait plutôt sombre. Il y a même, au milieu de la salle, un buste en bronze de Sorolla. La gardienne m’a expliqué que le grand tableau exposé à Paris n’est pas encore de retour. Mais qu’en attendant, il a été remplacé par deux autres toiles. Aucun problème ! Il y en a encore  une vingtaine dans  les dépôts. 

Assis sur un banc, au milieu du grand hall circulaire où sont exposées les toiles de Sorolla, j’ai essayé de deviner de loin quels étaient ses tableaux. En lisant de prés les étiquettes, je me suis aperçu que je me trompais sur l’auteur de bon nombre d’entre eux. C’est ainsi que j’ai découvert toute une série de peintres espagnols, contemporains avec Sorolla, plus ou moins brillants, mais que l’on pourrait regrouper dans une même école : « l’impressionnisme espagnol ». Continue reading

Ultimile știri de la Apolodor !

File de jurnal

București, 26/05/2016

 

In 2004, « Intâlnirile Franco-Române în Mediterana » au fost celebrate în sudul Franței, la Sète. 

Titlul întâlnirilor era, în acel an, « Connaissez-vous Sulina ? ».

Tema aleasă era « Delta Dunării » și scopul urmărit, anunțat chiar din titlu, era să facem cunoscut locuitorilor din Languedoc frumusețile ascunse ale acestui colț de paradis, aflat la celălalt capăt al Europei.

Atunci a fost lansat un concurs pentru cel mai bun reportaj după o vizită în Deltă, al cărui premiu era… un voiaj în Delta Dunării ! Am recoltat un enorm succes : am primit … un (1) reportaj !

 Insă, în toamna aceluiași an, acest efort de pregătire a permis organizatorilor « Intâlnirilor… » să monteze un program consistent în jurul temei alese.

In ceea ce mă privește, pregătirea lor mi-a dat ocazia neașteptată de a revizita Delta Dunării, unde nu mai fusesem de aproape 30 ani, și să descopăr un loc (aproape) unic în lume prin geografia, istoria și tradițiile lui. 

Pe 10/10/2004, programul întâlnirilor prevedea o seară întreagă la Sète, care începea cu un dialog între semnatarul acestor rânduri și Marina Botez.  Continue reading

Cu Dan Spătaru în Franța / Avec Dan Spătaru en France

Mon collègue d’école, notoirement connu sous l’acronyme « bob231046 », est aussi un « cantautore » inspiré, avec plus de 400 refrains, de sa production ou des reprises, disponibles sur Youtube.

Suivant ma suggestion, il a enregistré aussi une chanson célèbre en Roumanie, dans sa langue d’origine.

J’ai choisi cette chanson qui, à mon avis, colle bien avec son état d’esprit.

Je profite de l’occasion pour vous la faire entendre et vous inciter à écouter d’autres enregistrements.

* * *

Unul dintre colegii mei de școală din Franța, cunoscut sub pseudonimul « bob231046 », este și un « cantautore » de talent, cu mai bine de 400 refrene, scrise sau reluate de el, disponibile pe Youtube.

Continue reading

Sorolla en Paris

Giverny, 6/11/2016 

Am descoperit existența acestui pictor cu ocazia unei vizite la « Museo del Prado » din Madrid, în luna mai a acestui an.

Am fost atras de jocul de lumini, de subiectele « în aer liber », de tușa în relief… într-un cuvânt de forma « impresionistă » a operelor artistului spaniol.

Insă, cum nu poți avea o părere cât de cât consistentă privind numai două sau trei tablouri, mi-am propus să reiau acest subiect, cu mai multă atenție, în Franța.

N-am avut de așteptat multă vreme ! « Si la montagne ne vient pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne ! », cum spun francezii.

La începutul lunii iulie, am văzut un afiș anunțând :

« Sorolla, un peintre espagnol à Paris ».

sorolla-afiche-001_resize

Expoziția este prezentată într-un cadru prestigios la «Musée des impressionismes » din Giverny, între 14 iulie și 6 noiembrie. Cum fiecare își amintește, orășelul Giverny, aflat la numai 75 km de Paris, a devenit celebru prin prezența lui Claude Monet, care și-a petrecut  acolo ultimii ani din viață și unde este chiar înmormântat.

Continue reading

On the Road Again*

Feuilles de journal

Paris, 9/09/2016

J’ai découvert l’existence du courant littéraire intitulé « Beat Generation » il y a quelques années, grâce à Harold Chapman avec qui je suis en contact directement ou indirectement, depuis le début des années ’70.

Harold, aujourd’hui un photographe de réputation internationale, a habité Paris pendant la décennie des ’50 et a eu l’occasion de rencontrer la plupart des membres de ce groupe dans l’hôtel pouilleux du Quartier latin où ils habitaient. Ses photos sont l’unique témoignage du passage des principaux membres du groupe à Paris : à cette époque aux Etats-Unis leurs œuvres sentaient le soufre et en France ils étaient totalement inconnus, aucun de leurs écrits n’étant encore traduit en français.

J’ai eu l’occasion de raconter cette aventure, vue à travers mes contacts avec Harold Chapman, dans un article intitulé : « Objectif : Beat ».

Ainsi, quand j’ai vu que le « Centre Pompidou » à Paris annonçait une exposition intitulée « Beat Generation », je mourrais d’impatience de la voir. Malheureusement, je n’ai trouvé qu’aujourd’hui le temps pour le faire, à prés de deux mois de son ouverture ! 

Affiche-titre de l’exposition et mur avec les photos de Harold Chapman au « Beat Hotel »

Affiche-titre de l’exposition et mur avec les photos de Harold Chapman au « Beat Hotel »

L’exposition présentée par le Centre Pompidou, entre le 22 juin et le 3 octobre 2016, se compose de neuf sections intitulées : « New York », « On the road », « Californie », « City lights, « Mexique », « Tanger »,  « Looking for mushroms », « Paris », « Dreamachine ». C’est un parcours de globe-trotter qui correspond aussi bien aux contrées traversées par les membres du groupe, qu’à leur permanente fuite en avant, à la recherche de leurs phantasmes ou phobies.  D’ailleurs le manifeste-phare de ce mouvement, le roman « On the road » de Jack Kerouac, qui a jeté sur les routes du monde toute une génération de jeunes à la fin des années ’60, est présenté dans sa totalité –un « tapuscript »  de plus de 36 m !- dans le cadre de l’exposition.  Continue reading

Alegeri dificile

Alegeri dificile coperta 1 001_resize Dragă Ioana,

După cum vezi, am găsit « timpul să citesc această cărticică ». Nici în tren, nici în avion, ci la Bastide, într-o ambianţă de linişte, străpunsă doar de ţârâitul greierilor şi de razele soarelui filtrate de cununa dudului de lângă casă.

N-am regretat aşteptarea !

Deşi cunoşteam deja câteva din texte, am savurat lungile descrieri de atmosferă sau ale locurilor unde se petrece acţiunea, caracterizările personajelor, surpriza poantelor finale.

Unii comentatori ai textelor tale au insistat asupra cursurilor de « creative writting » pe care le-ai urmat. Eu am apreciat spontaneitatea discursului care curge mai repede sau mai încet, ca un pârâu de munte sau un fluviu de câmpie, în funcţie de conţinutul narativ al scrierii. Continue reading

Fotbal și istorie la Paris

Cu ocazia meciului inaugural al Campionatului European de fotbal « EURO 2016 », am fost rugat de Péter Csillag, jurnalist la cotidianul sportiv « Nemzeti Sport » din Budapesta, să-i acord un interviu. După cum fiecare își amintește, prima întâlnire a fost « Franța –România », pe data de 10/06/2016.

Necunoscând mare lucru despre lumea fotbalului actual, am vorbit mai ales despre istoricul legăturilor dintre Franța și România, insistând, în special, asupra aspectelor culturale.

Articolul, care abordează și alte aspecte decât  cele menționate de mine, a fost publicat în numărul din Nemzeti Sport, datat sâmbătă, 11 iunie 2016, pagina nr. 2.

Mulțumită amabilității unui prieten, remarcabilul istoric, diplomat și… fotbalist, Béla Borsi Kálmán, născut în România, dar care locuiește în Ungaria de mai bine de jumătate de secol, vă pot prezenta traducerea fragmentului redactat de jurnalist, după convorbirea noastră.

Continue reading

„Ciobănaș la oi am fost…”

File de jurnal

Madrid, 30/04/2016

…oile nu mă cunosc!”

Melodie populară de la țară

Unul din motivele  escalei mele din Madrid, pe drumul de întoarcere din America de sud, era expoziția « Georges de la Tour », prezentată în cadrul muzeului Prado între 23 februarie și 12 iunie 2016. 

Prado 001

Este cu adevărat o ocazie unică pentru admiratorii acestui pictor de a putea contempla, reunite sub acelaș acoperiș, 31 din cele aproximativ 40 tablouri recunoscute oficial ca fiind opera lui Georges de la Tour, adunate din toate colțurile lumii, Paris și New York, Fort Worth și Los Angeles, Londra și Nantes, Rennes, Nancy sau Epinal. Și, bineînțeles, cele două tablouri din colecția muzeului Prado de la Madrid. 

Intradevăr, nu numai că expoziția este remarcabilă atât prin calitatea operelor expuse, dar și prin posibilitatea rară de a putea compara modul de a trata același subiect în opere care, în mod normal, se găsesc la sute sau chiar mii de kilometri una de alta. 

Cu atât mai mult cu cât destinul lui Georges de la Tour ascunde nenumărate aspecte fascinante : dispariția lui de pe « ecranele radar » timp de aproape trei secole, lipsa oricărei informații privind anii de ucenicie, inexistența vreunui obiect care i-ar fi aparținut, absența oricărei imagini care să-l reprezinte…  Continue reading

Avec Panaït Istrati dans l’Hérault

Feuilles de journal

Montpellier, le 6 Avril 2016

«  Il faudra qu’un beau jour je l’étripe,
toujours en vertu des grands principes,
mais que je le fasse élégamment,
en vertu des grands sentiments. »

Guy Béart

En me promenant dans la ville, je tombe, chez un bouquiniste, sur un exemplaire de « La Petite Illustration » datée du 29 Mars 1930.

Istrati Illustration 001_resize

Quelle bonne surprise ! En dernière page, parmi d’autres critiques littéraires des livres récemment parus, on parle de « la Russie nue », le volume de Panaït Istrati, sous la plume d’ Albéric Cahuet.

Istrati cronicà literarà 001_resize

Au moins, nos chers thuriféraires du régime communiste ne pourront pas  dire qu’ils ne savaient pas ! Mais, ils ont choisi de fermer les yeux « pour ne pas désespérer Billancourt ! »   Les grands sentiments. Que de crimes on commet en leur nom, encore de nos jours ! Continue reading