La ce servesc stomatologii !

File de jurnal

Marsilia, 02/08/2017

 

Acum două săptămâni mă găseam în sala de aşteptare a unui stomatolog din Béziers.

Intr-un astfel de loc, la fel ca în culoarul care duce la o sală de tortură, stai cu inima cât un purice şi nu-ţi arde de nimic ! Totuşi, ca să omor timpul –în corpul medical există o tradiţie să ţi se facă morală dacă ai sosit cu 5 minute întârziere, însă ei te lasă să aştepţi deseori o jumătate de oră fără să se scuze !- am luat la întâmplare o revistă de pe masă.

Era un număr din « Point de vue », datat « noiembrie 2016 ».

Răsfoindu-l alene, dau peste un articol ilustrat de un tablou reprezentând un călăreţ arab din Africa de nord, care m-a făcut să-mi amintesc de faimosul « El- Zorab » al lui Coşbuc.

Articolul spunea :

« Adolf Schreyer (1828 – 1899) este unul dintre cei mai brilianţi pictori orientalişti germani, asimilat şcolii din Düsseldorf şi foarte apreciat la curtea imperială a Habsburgilor. Cu toate că era reputat ca un specialist al cailor, el a pictat majoritatea subiectelor sale preferate în timpul voiajelor în Orient. A debutat însoţindu-l pe Emmerich von Thurm und Taxis prin  Ungaria, Valahia, Rusia şi Turcia… » 

Nu auzisem niciodată de numele acestui pictor, însă mi-am spus imediat că un artist care a trecut prin « Ungaria, Valahia, Turcia… » trebuie să fi imortalizat şi niscaiva imagini din Principatele danubiene. Continue reading

Jules Cazaban: seară de evocare/portret

Amintirile importante nu trebuie să rămână numai în memoria noastră ! 

Este important ca ele să fie prezentate tinerei generaţii, cei care nu au avut ocazia de a cunoaşte multe dintre personalităţile pe care noi, cei de vârsta a treia, am avut marea şansă de a le întâlni şi admira într-un trecut nu foarte îndepărtat. Iar pentru cei care-şi mai amintesc de prezenţa lor, este o nespusă plăcere de a-i regăsi, chiar şi numai datorită magiei tehnicii înregistrărilor de sunet sau imagini.

Este unul din scopurile pe care şi-l propune asociaţia « MEMORIE şi SPERANŢA », creată acum un an la Bucureşti. Ea a organizat deja,  în ultimile nouă luni, patru întâlniri ce au readus în actualitate istoria culturală a familiei Cazaban – Barberis – Coroamă, exponenţi culturali de seamă ai vieţii artistice româneşti din secolele XX şi XXI.

Au fost evocate, rând pe rând, Sorana Coroamă, remarcabilă personalitate a teatrului românesc, şi Mansi Barberis, compozitoare, precum şi, într-o formă poetico-muzicală, originile europene ale acestei familii cu rădăcini franco-italo-române.  Continue reading

Villers en ‘Beauté’

À peine rentré depuis quelques heures d’un voyage d’un mois à travers l’Europe, j’ai été invité par mon ancien collègue de lycée Matei Cazacu au « Festival pour l’amour de la Beauté » qui se tenait dans la crypte de l’église Saint Sulpice, là où les Roumains célèbrent leurs offices chaque semaine.

La conférence de Matei à été brillante, comme d’habitude, mais la grande surprise à été de découvrir qu’elle était suivi par  un concert-duo ‘Poésie et violon’.

La violoniste était Diana Cazaban, l’épouse de mon cousin Costin Cazaban, mais le poète m’était inconnu.

Poète français, Michel Delaunay chante tout aussi bien la Normandie que les rives du Danube.

Je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer son poème sur Villers-sur-Mer, ainsi que celui inspiré par les traditions et paysages roumains.

Le binôme ‘poésie-violon’ était du meilleur effet, le choix des pièces joués illustrant à merveille les vers des différents auteurs, classiques et contemporains.

C’est une idée à reprendre, aussi bien dans un contexte normand que…roumain!

 Adrian Irvin ROZEI

 Paris, juin 2017

Cancion arrabalena…/ Clavada en mi pecho…*

Roma, 7 mai 2003

 

Fernando  Arrabal  este  un  adevărat  monument  al literaturii  contemporane. Piesele  lui au  fost  prezentate pe  toate  meridianele  lumii, fiind  unul  dintre  cei  mai  jucaţi  autori  de azi. Tot  atât de  numeroase  sunt  activităţile  sale ca dramaturg,  scriitor,  poet  şi  cineast ; premiile  internaţionale  care  i-au  fost  decernate  de-a  lungul  anilor,  ca  şi  traducerile operelor  sale,  sunt  nenumărate. În plus, Arrabal  este  cunoscut  pentru  dragostea  pe  care  o  poartă  şahului,  regele jocurilor  de  inteligenţă, despre  care  vorbeşte  cu  orişice  ocazie. 

Pentru  Fernando  Arrabal  noi,  cei  care  venim  de  dincolo  de  ceeace  se  chema  cândva  « Cortina  de  fier »,  avem  o  admiraţie  şi  un  respect  deosebit,  pentru  că,  timp  de  ani  de  zile, atunci  când  era  la  modă  printre  intelectualii  occidentali  să  premărească sau  cel  putin  să  privească  cu  îngăduinţă « realizările  regimului  socialist »  din  ţările  de  Est,  el  a  combătut  fără  răgaz  această gigantică impostură  a  secolului  XX. 

Prezenţa  anunţată  a  lui  Fernando  Arrabal  era  deci  un  motiv  suplimentar  pentru  a  fi  încântat  de  invitaţia  prietenului  meu Serge  Assier  pentru  a  asista  la  dezbaterile  colocviului  organizat  de  « Universitatea  de  studii  Roma Tre », departamentul  de Literatură  Comparată,  care  a  avut  loc între  5  şi  7  mai. 

Titlul  colocviului  fiind « Bianco  e  nero,  nero  su  bianco », « Între  fotografie  şi  scriere », scopul  dezbaterilor  era să  pună  în  lumină  relaţiile  între  fotografie  şi  literatură. Cu  această  ocazie,  în  marginea  dezbaterilor,  erau  prezentate  trei  expoziţii  de  fotografii  în   raport  imediat  cu  tema colocviului. Continue reading

J’ai préféré le livre !

Feuilles de journal

Boulogne, 14/04/2017

 

Deux souris se rencontrent à Hollywood.

Une d’entre-elles est en train de ronger un bout de pellicule. Sa copine lui demande:

– Alors ? C’est bon ?

Son amie lui répond :

– Bof ! J’ai préféré le livre !

*   *   *

Aujourd’hui, j’ai remarqué dans le supermarché où j’allais faire mes courses un dessinateur qui dédicaçait ses livres pour enfants.

J’ai été impressionné par sa dextérité, la rapidité de réalisation de ses dessins, la facilité avec laquelle il trouvait en quelques instants un sujet adapté à la demande de la mère ou de l’enfant qui allait recevoir le livre. 

J’ai eu très envie d’en acheter un et le faire dédicacer. Mais, malheureusement dans mon entourage immédiat, il n’y a aucun enfant d’âge adapté aux sujets de ces livres. 

J’ai parlé quelques instants avec le dessinateur, Jean-Luc PION, en lui racontant mes quelques rencontres à travers le temps avec des dessinateurs de talent. Ainsi, nous avons découvert notre admiration commune pour Serre, qui m’a dédicacé un de ses livres, toujours dans un supermarché, il y a 35 ans.*  Continue reading

Rencontre avec « l’homme en habit rouge »

J’ai toujours été un admirateur inconditionnel de Barbara. Quelquefois même de manière irraisonnée, d’autres fois en dépit des évidences adverses. 

J’ai découvert l’existence de Barbara en ’65 ou 66’ quand, grâce à une libéralisation inespérée du régime communiste de Roumanie, j’ai pu recevoir la revue « l’Express » envoyé tous les mois par des amis français. 

Un petit entrefilet accompagné d’une photo a attiré mon attention. On mentionnait l’étrange habitude d’une vedette de la chanson, récemment découverte par le grand public, qui avait la curieuse manie de tricoter dans sa « Mercédès », conduite par son chauffeur, derrière des petits rideaux qu’elle fermait souvent, pour protéger son intimité. Et la photo montrait Barbara très attentive à son ouvrage. 

Pourquoi ai-je retenu ce détail, alors que je n’avais même pas entendu une seule chanson de Barbara ? Serait-ce parce qu’elle pratiquait un « sport » déjà désuet dans le contexte de l’époque ? Ou parce que j’avais compris qu’elle était « à contretemps » avec le mouvement « yéyé », qui à ce moment là envahissait les ondes en France et partout en Europe ? 

Par la suite, une fois arrivé en France, j’ai entendu, de plus en plus souvent, parler de Barbara. 

En ’68 ou 69’, élève à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’écoutais avec religiosité, sur mon petit transistor, les programmes de Christian Barbier, diffusés bien après minuit sur « Europe 1 ».

Je suivais avec un énorme plaisir ses reportages et commentaires retransmis les soirs de première à « l’Olympia ». A l’époque, Bruno Coquatrix dirigeait de main de maître la salle du Boulevard des Capucines. Continue reading

Sorolla en el mundo

Feuilles de journal

 

…Et sur les femmes nues des musées, au gué, au gué
Faisait l’brouillon de ses baisers, au gué, au gué…

 Georges Brassens, « Corne d’Aurochs »

 

La Havane, 11/12/2016

Tel que je me le suis proposé à la fin du texte « Sorolla en Paris », je suis parti à la recherche des tableaux du fameux peintre espagnol dans les pays que j’ai traversé pendant mon périple intercontinental du mois de décembre.

La première étape était la Havane.

N’écoutant guère les conseils du « Guide du routard », édition 2017, qui annonce la fermeture pour travaux du « Musée des Beaux-Arts » de la Havane, je suis allé voir sur place dès mon premier jour à Cuba. Très bonne surprise ! Le musée est ouvert, en excellent état, plusieurs expositions d’art contemporain sont en cours. 

La section « Espagne » occupe tout un étage.

Dès l’entrée est exposé un grand tableau de Sorolla. Suivi dans une grande salle d’une dizaine d’autres tableaux, toujours de la facture « clair et éclatant de lumière », à l’exception d’un portrait plutôt sombre. Il y a même, au milieu de la salle, un buste en bronze de Sorolla. La gardienne m’a expliqué que le grand tableau exposé à Paris n’est pas encore de retour. Mais qu’en attendant, il a été remplacé par deux autres toiles. Aucun problème ! Il y en a encore  une vingtaine dans  les dépôts. 

Assis sur un banc, au milieu du grand hall circulaire où sont exposées les toiles de Sorolla, j’ai essayé de deviner de loin quels étaient ses tableaux. En lisant de prés les étiquettes, je me suis aperçu que je me trompais sur l’auteur de bon nombre d’entre eux. C’est ainsi que j’ai découvert toute une série de peintres espagnols, contemporains avec Sorolla, plus ou moins brillants, mais que l’on pourrait regrouper dans une même école : « l’impressionnisme espagnol ». Continue reading

Ultimile știri de la Apolodor !

File de jurnal

București, 26/05/2016

 

In 2004, « Intâlnirile Franco-Române în Mediterana » au fost celebrate în sudul Franței, la Sète. 

Titlul întâlnirilor era, în acel an, « Connaissez-vous Sulina ? ».

Tema aleasă era « Delta Dunării » și scopul urmărit, anunțat chiar din titlu, era să facem cunoscut locuitorilor din Languedoc frumusețile ascunse ale acestui colț de paradis, aflat la celălalt capăt al Europei.

Atunci a fost lansat un concurs pentru cel mai bun reportaj după o vizită în Deltă, al cărui premiu era… un voiaj în Delta Dunării ! Am recoltat un enorm succes : am primit … un (1) reportaj !

 Insă, în toamna aceluiași an, acest efort de pregătire a permis organizatorilor « Intâlnirilor… » să monteze un program consistent în jurul temei alese.

In ceea ce mă privește, pregătirea lor mi-a dat ocazia neașteptată de a revizita Delta Dunării, unde nu mai fusesem de aproape 30 ani, și să descopăr un loc (aproape) unic în lume prin geografia, istoria și tradițiile lui. 

Pe 10/10/2004, programul întâlnirilor prevedea o seară întreagă la Sète, care începea cu un dialog între semnatarul acestor rânduri și Marina Botez.  Continue reading

Cu Dan Spătaru în Franța / Avec Dan Spătaru en France

Mon collègue d’école, notoirement connu sous l’acronyme « bob231046 », est aussi un « cantautore » inspiré, avec plus de 400 refrains, de sa production ou des reprises, disponibles sur Youtube.

Suivant ma suggestion, il a enregistré aussi une chanson célèbre en Roumanie, dans sa langue d’origine.

J’ai choisi cette chanson qui, à mon avis, colle bien avec son état d’esprit.

Je profite de l’occasion pour vous la faire entendre et vous inciter à écouter d’autres enregistrements.

* * *

Unul dintre colegii mei de școală din Franța, cunoscut sub pseudonimul « bob231046 », este și un « cantautore » de talent, cu mai bine de 400 refrene, scrise sau reluate de el, disponibile pe Youtube.

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Sorolla en Paris

Giverny, 6/11/2016 

Am descoperit existența acestui pictor cu ocazia unei vizite la « Museo del Prado » din Madrid, în luna mai a acestui an.

Am fost atras de jocul de lumini, de subiectele « în aer liber », de tușa în relief… într-un cuvânt de forma « impresionistă » a operelor artistului spaniol.

Insă, cum nu poți avea o părere cât de cât consistentă privind numai două sau trei tablouri, mi-am propus să reiau acest subiect, cu mai multă atenție, în Franța.

N-am avut de așteptat multă vreme ! « Si la montagne ne vient pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne ! », cum spun francezii.

La începutul lunii iulie, am văzut un afiș anunțând :

« Sorolla, un peintre espagnol à Paris ».

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Expoziția este prezentată într-un cadru prestigios la «Musée des impressionismes » din Giverny, între 14 iulie și 6 noiembrie. Cum fiecare își amintește, orășelul Giverny, aflat la numai 75 km de Paris, a devenit celebru prin prezența lui Claude Monet, care și-a petrecut  acolo ultimii ani din viață și unde este chiar înmormântat.

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