Bons baisers de Bucarest

Bucarest, le 25/05/2019

 

Depuis octobre 2018, la chaîne « France 2 » propose un programme intitulé « Bons baisers d’Europe ».

De quoi s’agit-il ?

Voici la présentation du programme sur Google :

« Accompagné d’un invité et de trois chroniqueurs, Stéphane Bern propose un tour d’Europe ludique et familial. Toutes les semaines, Abdel Alaoui, Enora Malagré et Julia Molkhou parcourent l’Europe pour explorer trois pays et les faire découvrir aux téléspectateurs. » 

Le principe de l’émission est très simple : les représentants des (quatre) pays invités sont interrogés sur des sujets identiques (les traditions locales, les coutumes gastronomiques, la vie de tous les jours…).

En plus, les « envoyés spéciaux » présentent un reportage de quelques minutes, tourné dans des lieux emblématiques du pays visité.

 C’est une très bonne initiative ! Il est fort souhaitable de faire connaître auprès du public français « notre maison commune » et ainsi tordre le cou à bon nombre d’informations fantaisistes qui circulent sur le net. 

Bien sûr, un programme qui se veut « ludique et familial » n’a pas vocation à traiter en profondeur des problèmes de société ou des grands sujets historiques. Mais, le fait d’aider à une meilleure connaissance réciproque, a une mission non négligeable : nous faire comprendre que nous avons tout intérêt à mieux nous connaître, si nous voulons continuer à vivre ensemble. 

Ceci impose, aussi, une parfaite rigueur, pour ce qui est des noms, des dates, des événements mentionnés. C’est le rôle du « local  de l’étape » (comme on dit sur le Tour de France) ! Qui est tenu par de jeunes invités originaires des pays présentés et qui parlent couramment le français. 

Ils remplissent parfaitement leur rôle, même si, quelques fois, on leur pose des questions « surprise », difficiles à répondre.

C’est un peu moins valable pour Stéphane Bern, qui, par moment, s’embrouille dans les fiches qu’il triture dans tous les sens ! 

C’est normal ! On ne peut pas être (presque !) ministre, défendre le Patrimoine, préparer des programmes de télé, restaurer son château, accueillir des têtes couronnées  et…lire ses fiches à l’avance !

Comment ai-je découvert tout cela ? Simple !

La Roumanie est un invité récurent et j’ai la (grande !) chance de connaître (un peu !) le sujet !

Mais, heureusement, Stéphane Bern est aidé par Enora Malagré, qui, une fois de plus, m’a étonné par ses commentaires judicieux. Je suis cet « enfant de la télé » depuis quelques années, quand elle jouait le rôle de « faire-valoir » dans les programmes de Cyril Hanouna.

Depuis, elle a pris de « l’épaisseur » (pas dans le sens du volume !),  comme actrice et chroniqueuse. 

Pour illustrer mon propos, j’ai sélectionné quelques passages de l’émission.

Sélection réalisée par mon fils, Laurent, qui suit régulièrement ce programme, quelque fois même sur le plateau d’enregistrement : 

Grâce à ces informations, j’ai découvert quelques détails qui m’étaient inconnus sur le « nouveau Bucarest ».

Maintenant, et depuis quelques jours, je suis parti à leur recherche, sur place.

Malheureusement…sans Enora !

Que j’aimerais remercier pour son esprit de découverte et la justesse de ses commentaires, sur ma ville natale !

Elle est bienvenue ici, à tout moment !

                                     Adrian Irvin ROZEI

                                      Bucarest, mai 2019

Les plus courts sont toujours les meilleurs !

Feuilles de journal

La Bastide Vieille, le 15/01/2019

 

Et oui ! Je vous parle des…circuits. 

Hier, chez « Intermarché » à  Béziers, j’ai découvert un rayon « fromagerie » impressionnant : 10 m de longueur et quelques 200 fromages ! 

Bien sûr, une bonne partie des fromages proposés étaient emballés, dans des boîtes en carton, en bois ou sous vide… Mais, l’essentiel des fromages exposés étaient offerts « à la coupe » :

« Je coupe,

Je découpe,

Et fais sauter la coupe »,

…comme chantait le major, dans « La vie parisienne » d’Offenbach, il y a quelques 150 ans. 

Mais, celui que j’ai remarqué, tout de suite, était présenté sur un petit plateau en polystyrène expansé, sous une feuille transparente de polyéthylène copolymère  EVA. Je connais fort bien ce type d’emballage, pour avoir vendu ces produits, pendant 15 ans. 

Ce qui m’a attiré l’œil, n’était pas l’emballage, mais l’étiquette : 

« Le petit brebis »

Les Fromages du Salagou

Au lait cru de brebis   PAE Le Capitoul – 34700 Lodève

Sud de France 

Il se trouve que la maison natale de mon épouse est située pratiquement au bord du lac du Salagou. Et nous rencontrons régulièrement la bergère qui élève des moutons au bord du lac, au lieu-dit « Germane ». Ainsi, il n’est pas du tout impossible que ce fromage provienne de cet élevage. Et –qui sait ?- peut-être que nous avons connu la brebis que l’on voit sur la présentation du fromage ! 

En tout cas, nous avons acheté « Le petit brebis », tout de suite ! 

Alors, nous nous sommes demandés avec quel vin « le petit brebis » peut se « marier »… pour « le meilleur et sans le pire », sur notre table. 

Bien sûr, nous avons choisi aussi un vin de la région : 

 « Domaine Ventajou », un syrah, mis en bouteille à Murviel les Béziers, par notre ami, Jerôme de Vulliod, un vigneron indépendant. Ce vin est une « cuvée d’une jolie couleur pourpre, intense. On perçoit d’emblée le cépage à travers des arômes puissants de fruits noirs, qui tapissent également un palais franc, ample et harmonieux. Un vin que l’on verrait bien accompagner une belle pièce de bœuf, grillé au cep de vigne. »     

Pour le « petit brebis », n’ayant pas le talent de ceux qui nous décrivent des mets exquis par des comparaisons alambiquées et références poétiques, je me contente de reprendre une description péchée sur une boîte…de chocolat ! 

« Fermez vos yeux et laissez parler vos sens… Découvrez l’alliance ultime de la force et de la finesse, au travers des saveurs intenses, élégantes et racées, de textures subtiles et d’une exceptionnelle longueur en bouche. » 

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! 

                                         Adrian Irvin ROZEI

                                  La Bastide Vieille, janvier 2019

« Le Champo » à 80+…

Paris, le 1/07/2018

Tous les journaux d’aujourd’hui parlent du fait majeur de ce jour.
Non! Je ne parle pas du transfert de Simone Veil au Panthéon, mais des 80 ans du cinéma mythique du « Champo ».

Tout un chacun connait le cinéma qui se trouve, en plein Quartier Latin, à l’angle de la rue des Écoles et de la rue Champollion. D’où son nom!

Je ne me souviens pas à quelle date précise je suis allé, pour la première fois, au « Champo »! Mais c’était certainement entre 1967 et 1970, alors que j’étais étudiant.  Pas à Paris, mais à St. Étienne. Donc, je ne peux même pas me reprocher quelque chose, comme l’affirme la directrice du cinéma, à propos des étudiants du Quartier Latin qui «  des l’ouverture, ont préfère les fauteuils de sa salle du Champo aux bancs des amphithéâtres universitaires ». Et Christiane Renavand ajoutait: « Nous avons beaucoup de fautes sur la conscience »!

C’est vrai!

Mais, pour moi, ce ne sont pas celles auxquelles on pense.

J’aime beaucoup la programmation du « Champo ».

D’ailleurs, même un demi-siècle après ma première séance dans cette salle, j’y retourne régulièrement, avec le plus grand plaisir. Ici, je peux combler mes lacunes dans l’histoire du cinéma français, en visionnant les films de Sacha Guitry, Fernandel, Michel Simon, Arletty, …et tant d’autres monstres sacrés du 7éme art, ou revoir les classiques italiens ou américains, avec Vittorio Gassman ou James Dean.

Ce que je leur reproche, c’est que, vent, neige ou canicule, il faut faire la queue sur le trottoir, devant le cinéma.

On nous a expliqué savamment que le hall d’entrée est trop petit pour autoriser l’attente des cinéphiles et que les règles de sécurité l’interdisent. Quant à la façade, étant classée « monument historique », il est hors de question d’ajouter une marquise ou autre volet, qui nous protégerait des intempéries.

Profitant de la projection d’un film d’anthologie, « Le roman d’un tricheur » de Sacha Guitry, j’ai réussi à rencontrer M. Renavand pour lui présenter ma suggestion : tout simplement vendre les places une heure ou deux avant la séance (une « prévente », comme l’appellent les gens du métier), ce qui nous permettrait d’aller dans un café voisin et revenir quelques minutes avant le début de la séance.

C’est ce qui se fait à Paris depuis quelques années, dans bon nombre de cinémas. Voir même dans des salles de théâtre ! On peut même -Oh! Miracle!- choisir sa place sur un écran et non sur une maquette de la salle, en carton délavé par le temps, qui date certainement… d’entre les deux Guerres!

Le responsable de la salle m’a répondu qu’ils ont pensé à cette solution, mais qu’ils ont peur que le client ne perde le billet et qu’il vienne réclamer une entrée… en créant un embouteillage à la caisse!

J’avoue que cet argument m’a laissé… bouche-bée !

Je lui ai suggéré, subodorant la raison profonde de ce refus, d’augmenter de 0,50€ le prix du billet, pour couvrir l’investissement dans un nouvel équipement. D’autant plus que le prix de la séance est ridiculement bas (7€, en temps normal, et, du 1 au 4/7, …de seulement 4€!).

Et, avec la contribution des quelques 120 000 spectateurs qui traversent le seuil du « Champo » tous les ans, le coût de l’investissement sera très vite amorti.

« Vous êtes donc prêt à payer 0,50€ de plus, la prochaine fois? », m’a demandé le directeur.

« Avec joie! A condition que je ne sois pas le seul ! »

Adrian Irvin ROZEI
Paris, juillet 2018

Cu Ion Pribeagu la TES

 Bucureşti, 9/06/2018 

Inainte de a pleca din România, aveam acasă un volum de poezii de Ion Pribeagu, editat înainte de război.

Eram atât de fascinat de uşurinţa versificaţiei acestui poet/umorist încât am învăţat pe de rost nenumărate din textele lui.

De altfel, tatăl meu era şi el un mare admirator al celui « mic şi-al dracu’ », aşa că ne întreceam… cine ştie mai multe strofe!

La începutul anilor ’90, vorbeam cu o scriitoare cunoscută, din lumea literelor române, (Nu spun cine! Persoană însemnată! -cum zice Conu’ Iancu), întrebând-o cum se face că nu a apărut niciun volum cu scrierile lui Pribeagu.

Mi-a răspuns: « Ei! Este un poet minor! » 

De cum a apărut un volum, l-am luat şi, ajuns acasă, am comparat cu tatăl meu textele recent publicate cu ce ne mai aminteam noi. Pentru că, după plecarea în Israel, Pribeagu a « adaptat » multe din textele sale la « condiţiile locale »!

Când am descoperit că un spectacol pe versurile lui Pribeagu este prezentat la TES, la Bucuresti, am alergat să-l văd imediat.

N-am regretat! M-am ţinut de burtă de râs, ascultând-o pe Maia Morgenstern recitând pe scenă ceeace eu îmi recitam în minte… de 6 decenii!

Şi mi-am spus, încă odată, că versurile lui merită să fie auzite, tot atât cât şi textele lui Elie Wiesel sau Primo Levi, fără să te autotorturezi cu istorii de acum un secol.

Cum spune prezentarea teatrului:

« Această formidabilă maşină de creat umor, care a fost Ion Pribeagu, ne-a înveselit viaţa, fiind mereu proaspăt, aducând în lumea noastră cotidiană, standardizată, plină de plictis, banalitate, ipocrizie şi abuzuri de benzină, bucuriile zâmbetului. »

Mulţumesc actorilor TES pentru acest moment delicios, chiar dacă e vorba de opera… « unui poet minor » !

 Adrian Irvin ROZEI
Bucureşti, iunie 2018

Vacine-se !

Rio de Janeiro, le 25/03/2018

 

A Bucarest, quand nous avions 15 ou 16 ans, on mettait en garde nos petites amies : « La virginité est une maladie grave ! Vaccinez-vous ! » 

A Rio de Janeiro, j’ai découvert que l’on vaccine dans les stades ! 

Je suis allé voir comment se déroule cette opération. Mais, j’ai été déçu !

Il n’y a que les infirmiers et les médecins qui ont le droit de pratiquer cette activité. 

Je crois que je vais commencer des études de médecine ! 

                                             Adrian Irvin ROZEI

                                           Rio de Janeiro, mars 2018

 

Nestlé faz bem !

File de jurnal

Rio de Janeiro, 24/03/2018

 

Deseori, când voiajez prin Peninsula iberică şi sunt grăbit, de dimineaţă, mă mulţumesc, la micul dejun, cu trei biscuiţi şi un pahar cu lapte. 

Având de ales, printre nenumăratele variante de biscuiţi de tot felul care pot fi găsite în supermarket-uri, selecţionez, de obicei, un model pe care-l cunosc.

Este vorba de un biscuit, cu un conţinut de (după cum indică « informaţia nutriţională » tipărită pe pachet) « 21g carbohidrate, 11g zahăr, 202g proteine şi 60mg sodiu » !

Cel mai important, este că el are o valoare energetică de 132 kcal = 554 kJ !

Păcat că nu ne indică echivalentul în « măgari/putere » ! Ar fi un element CAPITAL, care ar determina alegerea mea !  Continue reading

Courte paille

Pe la începutul anilor ’80, mă ocupam cu exportul materiilor plastice, mai precis, polietilena, în diferite ţări din lume, printre care şi America latină. 

Intr-o bună zi, am primit câteva telexuri panicate de la diferiţii mei agenţi din această zonă, care, toţi, mă întrebau: «  Cine este acest Alain C., colegul tău, care ne cere să răspundem de urgenţă indicându-i numărul de cai de curse din ţara mea ? »

Desigur că o astfel de întrebare năstruşnică mi s-ar fi părut o glumă sau o farsă, dacă n-aş fi ştiut că am un coleg cu numele indicat, în departamentul « Marketing şi dezvoltare ».

M-am dus imediat şi i-am cerut o explicaţie. 

Atunci, colegul meu mi-a răspuns, pe tonul cel mai serios cu putinţă: 

«  Acum vreo lună, directorul branşei noastre a întâlnit, în nu ştiu ce sindrofie,  un domn care i-a explicat că se ocupă de cai de curse. Preocuparea lui principală venea de la faptul că, aceste animale cu o enormă valoare, mâncau sau se întindeau pe paie. Paiele, uscate, erau deseori tăiate oblic şi astfel se forma un vârf tăios, care împungea stomacul animalului şi îi producea hemoragii interne. Uneori, paiele le înţepau chiar şi pielea, ceea ce genera înfecţii cutanee, greu de tratat.

Drept care, a avut o idee originală: dacă paiele ar fi din plastic, ele n-ar mai prezenta niciun pericol pentru caii lui de curse! In consecinţă, a depus un brevet în acest sens. » 

Descoperind că directorul nostru se ocupa de polietilenă, exact produsul care-i trebuia lui, genialul inventator a început o muncă de convingere în scopul punerii la punct al acestei tehnologii. După câteva întâlniri « de lucru », directorul a fost convins de validitatea procedeului. 

Ca urmare, a decis că trebuie apreciată importanţa pieţii corespunzătoare, mai întâi în Franţa şi, mai apoi, în întreaga lume a concursurilor hipice. 

L-a convocat, deci, pe responsabilul marketingului, colegul meu Alain C., şi i-a cerut să realizeze studiul de piaţă. Cum, pe atunci, mare parte din lume nu avea o « economie de piaţă », au decis să înceapă cu… America latină ! Unde, după părerea lor, existau mai mulţi cai de curse decât în alte zone. 

Drept care, responsabilul marketingului a adresat un mesaj tuturor agenţilor latino-americani, cu întrebarea deja indicată ! Desigur, fără să mă informeze despre acest demers. Era un proiect « top secret » !

Insă agenţii, care nu mă cunoşteau decât pe mine în societate, au « neglijat » indicaţiile de « confidenţialitate » menţionate în mesaj şi au reacţionat… cum am văzut mai sus ! 

Când am auzit această poveste, aveam două alternative :

1* să pufnesc în râs şi să las moartă întreaga snoavă!

2* să mă fac că o iau în serios şi să « plusez », în aşteptarea deznodământului. 

Am ales varianta 2!

Acest proiect e foarte interesant! ” , am răspuns.

Insă nu a fost dus până la capăt !

Având în vedere că animalele înghit paiele de plastic, putem anvizaja să le adăugăm vitaminele sau medicamentele necesare. Ba chiar, după ce se vor obişnui, să introducem noi parfumuri (de lucernă, de flori de tei…) care vor deschide apetitul cailor, şi astfel ar mânca mai cu poftă ! » 

Ideea mea a plăcut responsabilului marketing, care mi-a cerut s-o prezint directorului !

Acum, nu mai puteam da înapoi. Drept care, am dezvoltat elucubraţiile precedente, adăugând că,  plasticul nefiind digerat de animale, putem studia posibilitatea de a-l recupera, la ieşire, spăla, composta, reîncărca în elemente nutritive şi… reutiliza ! 

Mai întâi, această soluţie nu le-a prea plăcut şefilor mei. Dispărea o bună parte din consumul de polietilenă !

Dar când inventatorul le-a explicat că ar putea fi extinsă şi la alte specii animale, pentru că paiele naturale depind de cursul fluctuant al produselor agricole,… s-au înseninat !

Eu, modest, i-am lăsat să perfecţioneze tehnologia şi procesul de fabricaţie şi m-am retras pe craca mea.

Nu însă înainte de a spune agenţilor mei să se ocupe de alte subiecte ! 

Intr-adevăr, după câtăva vreme, n-am mai auzit vorbindu-se despre acest proiect revoluţionar ! 

Dar, mai întâi, toate personajele precitate au vizitat diferite cresătorii de cai de prăsilă, unde au fost primiţi cu şampanie şi « foi gras », şi au fost invitaţi în loja de onoare a marilor hipodromuri din Franţa !

                                        *   *   *

Aş fi uitat poate această aventură, care a făcut să râdă în hohote pe cei cărora le-o povesteam, la un pahar de vin, dacă n-aş fi descoperit o notă de numai opt rânduri, în magazinul « Courrier international » no. 1420 datat 18 – 24 ianuarie 2018.

 

Sub titlul «  Courte paille* », citesc:

«  Statele Unite – Americanii consumă circa 500 000 paie de plastic pe zi. Produse care generează tone de deşeuri, pe când durata lor de utilizare nu depăşeşte câteva minute. Pentru a opri această « brambureală » (traducere TEORA 2000 !), cele două fondatoare ale unei « start-up » numită Loliware au imaginat un pai comestibil, fabricat pe bază de alge. In funcţie de necesităţi şi de cheful consumatorului, ele pot fi « colorate sau parfumate », indică site-ul Fast Company, care precizează : « Pentru cei cărora ideea de a mânca paie nu le surâde, ele pot fi deasemenea compostate. » 

Iată că, încă odată, am fost un precursor, cu ideile mele năstruşnice de acum vreo 40 ani ! 

Cum se spune în româneşte : « Oameni suntem, paie mâncăm ! » 

                                      Adrian Irvin ROZEI

                                     Boulogne, martie 2018  

 

* în limba francezà, « courte paille » înseamnă « la noroc » !

Et le métro sortit de Paris…

File de jurnal

Cozumel (Mexico), 21/12/2017

 

Intâmplarea a făcut să iau cu mine un număr încă necitit al « magazinului cultural al oraşului Boulogne-Billancourt », intitulat « BBI Culture(s) », datat « printemps-été 2017 ».

Răsfoindu-l pe puntea vaporului de croazieră unde mă aflu, dau peste un articol ce narează istoria agitată a construcţiei liniei de metrou no. 9 (Pont-de-Sèvres – Mairie-de-Montreuil), insistând asupra odiseii extensiei acesteia pe tronsonul boulonez: Porte-de-Saint-Cloud / Pont-de-Sèvres.

Aventura ei a durat mai bine de douăzeci de ani, între 1913 şi 1934, pentru realizarea a numai 3 staţii : Marcel-Sembat, Billancourt, Pont-de-Sèvres !

In cele din urmă, noul tronson a fost inaugurat în februarie 1934, dar diferite lucrări aferente (suprimarea unei linii de tramvai, pavarea bulevardului în suprafaţă…) au mai durat vreo doi ani. Continue reading

Il pleut, il pleut « Berger »…

File de jurnal

Boulogne, 8/12/2017

 

…rentre tes blancs moutons ! 

Nu-mi amintesc cu exactitudine când am cumpărat prima mea « Lampă Berger » !

Era probabil prin 1988, când ne-am mutat într-un apartament mai mare, în care trebuiau « mobilaţi pereţii ». Cum era de culoare roşie cu flori aurii, am găsit, tot la un « brocanteur » şi tot pentru câţiva franci, un support stil « Louis XV », care se potrivea cu rama oglinzii lângă care am instalat-o, pe perete.

A rămas acolo liniştită vreo 20 ani, până când, la o vânzare de obiecte de ocazie din curtea noastră, am dat peste altă « Lampă Berger », din porţelan alb cu flori multicolore. Mai mult din joacă, am întrebat care-i preţul şi după o mică negociere, am luat-o pentru…2 Euro ! 

Mă întrebam ce voi face cu ea? Am aşezat-o lângă colega ei…şi am uitat-o acolo! 

E drept că aş fi dorit să şiu când au fost fabricate. Imi aduceam, vag, aminte că aveam în România un obiect similar. Nu era însă un subiect major. Credeam chiar că astfel de obiecte nu se mai fabrică demult ! 

Acum două zile, am descoperit că, în centrul commercial din Boulogne, a apărut un stand care propune, cu ocazia sărbătorilor, o gamă completă de “Lămpi Berger”, noi-nouţe, însoţite de parfumurile necesare funcţionării lor. 

Am vorbit cu fetiţele care vând acest produs de lux. Mi-au spus că, dacă revin cu imaginea lămpilor mele, îmi pot spune exact când şi unde au fost fabricate. Dar, mai ales, dacă nu sunt nişte copii banale.

 Se pare că, de-a lungul celor 120 ani de existenţă, nu numai că « Lămpile Berger » au cunoscut favorurile nenumăratelor personalităţi ale epocii lor, precum  Colette, Jean Cocteau sau Pablo Picasso, dar chiar au atras atenţia unor creatori renumiţi, precum  Émile Gallé sau René Lalique.. Ca urmare, au circulat şi multe falsuri. 

Drept care, azi m-am dus acolo cu fotografiile lămpilor mele. Vânzătoarele mi-au încredinţat imediat un ceaslov greu cu istoria şi imaginile lămpilor, decadă cu decadă şi fabricant cu fabricant. 

Foarte repede, am descoperit că lămpile mele datează din anii ’50 –’70.

Au deci…jumătate de veac de existenţă! 

Nu-mi mai rămâne decât să mă înscriu în asociaţia « Cercle des collectionneurs de Lampe Berger (CCLB) », creată încă din 1993.

Pentru că am aflat acum că sunt fericitul posesor al unor obiecte produse azi de o « Entreprise du patrimoine vivant  » ! 

Am de ales : ori le ascund la bancă într-un safe, ori le las să doarmă liniştite pe perete, cum o fac de zeci de ani. 

Cred că voi opta pentru a doua variantă !

 

                                                          Adrian Irvin ROZEI

                                                         Boulogne, decembrie 2017