Pentru Cazabani…şi asimilaţi!

Acest text a fost publicat în revista « 3R », nr. 16 – 21 septembrie 2019, editată de Asociaţia « Memorie şi speranţă » din Bucureşti.

 

 

 

 

 

 

 

 

De vreo 20 ani, am luat un obicei, când mă aflu în România : cumpăr în fiecare dimineaţă ziarele zilei şi le citesc în timpul micului dejun pe care-l iau în părculeţul din faţa hotelului meu !

Aud deja un comentariu puţin cam uimit : « Cum ai vremea să citeşti toate ziarele în timpul micului dejun ? »

E simplu ! Mai întâi, ziarele care merită a fi citite la Bucureşti sunt… din ce în ce mai puţine. Mai apoi, un ziar obişnuit, acolo, poate fi citit în numai… 10 minute ! De fapt, chiar şi la Paris, timp de vreo 20 ani, citeam zilnic două ziare (« Le Figaro », dimineaţa, şi « Le Monde », seara !) fiecare în numai 18 minute. De ce tocmai 18 ? Tot atât de simplu : era durata transportului în tramvai, de la casa mea la birou şi viceversa !

E drept că, dacă găseam un articol foarte interesant… rupeam foaia şi îl citeam, liniştit, seara, acasă.  Continue reading

Qui sommes-nous ?

Rio de Janeiro, 21/11/2019

 

Wikipedia dit : 

« Le Musée de Demain (en portugais Museu do Amanhã) est un musée inauguré le 17 décembre 2015 par Dilma Rousseff. Situé à Rio de Janeiro, au bord de la baie de Guanabara, le bâtiment l’abritant a été conçu par l’architecte Santiago Calatrava Valls. Il est consacré à la création de l’Univers et à l’avenir de l’humanité.

Le bâtiment a été construit sur une jetée artificielle, le Píer Maua, au niveau de la praça Mauá. Sa construction a coûté 215 millions de Reais ».

(Au taux d’aujourd’hui, quelques 46 millions d’Euro ! Mais, en 2015, presque le double !)

J’avais remarqué la silhouette élancée du « Museu do Amanhã » l’année dérniere, à l’occasion d’une visite éclair dans le quartier.

Voir: https://adrian-rozei.net/lembrancas-do-brasil-v/  

J’ai été impressionné par son architecture et sa couleur.

C’est vrai que toutes les réalisations de Calatrava, que j’ai pu voir de par le monde, (sauf le pont qu’il a dessiné  pour le Grand Canal à Venise!) m’ont impréssioné par leur forme, fonctionnalité, pouvoir de séduction…  Continue reading

Pandores de tous les pays, unissez-vous!*

Feuilles de journal
Boulogne, le 11/12/2019

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées …

Georges BrassensHécatombe, 1953

En 1967, quand je suis arrivé à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, j’ai découvert une tradition qui faisait la joie de mes collègues. Elle s’appelait : « La journée des exploits ». 

De quoi s’agissait-il ? Simple !

Au début de l’année scolaire, le  « bureau de direction » de « l’Association des élèves » se réunissait pour choisir une date à laquelle, pendant tout un après-midi, les élèves de première année (les volailles) allaient se surpasser, en réalisant « des exploits »  dans la ville. 

On leur avait défini une belle liste d’exploits, comme, par exemple, mettre un pédalo dans le bassin de la place centrale de Saint-Etienne, vendre la pilule, habillés en curé ou en bonne-sœur, faire la quête au profit des mineurs nécessiteux dans des passages souterrains, déverser quelques charrettes à bras remplies de vieux pneus aux carrefours stratégiques de la capitale stéphanoise, patauger dans les eaux d’une fontaine mélangées avec du produit moussant etc., etc. 

La journée des exploits en 1967

En un mot, embêter au maximum les locaux et, surtout, rendre ridicules les forces de police, qui avaient reçu pour consigne de « maintenir l’ordre », malgré le sourire amusé d’une bonne partie des habitants de la ville.  Continue reading

Din mahalaua Dichiului…

In anul 1959, cu ocazia împinirii a 500 ani de atestaţie documentară a existenţei oraşului Bucureşti, Muzeul de istorie a lansat un concurs pe această temă, printre elevii şcolilor bucureştene. 

Profesorul nostru de istorie – eram pe atunci elev la Liceul « Spiru Haret » – ne-a propus să participăm.

Desigur că un efort suplimentar în vederea studierii, pregătirii, redactării… unui material consistent, nu mă atrăgea în mod deosebit. Insă, cum eram elevul favorit al profesorului Necşulescu, n-am putut refuza. Cu atât mai mult cu cât tatăl meu mi-a promis să mă ajute. 

El înţelesese perfect funcţia educativă a acestui proiect : să înveţi cum se studiază o problemă şi cum se redactează documentul de prezentare al studiului realizat. Puţin contează dacă e vorba să analizezi… petele din soare sau fabricarea sarmalelor în foi de varză! Metoda este aceeaşi! 

Am ales subiectul: “Monumentele istorice ale raionului 1 Mai”. 

Acest subiect prezenta avantajul, în afara cercetărilor bibliografice, de a-mi da ocazia de a vizita câteva monumente sau lăcaşuri istorice, uşor accesibile cu mijloacele de transport sumare de care dispuneam pe atunci. 

Astfel, am descoperit şi vizitat diferite palate, monumente, biserici… pe care altfel le-aş fi ignorat cu desăvârşire.

Printre ele, Mânăstirea Plumbuita, biserica Icoanei, Şcoala Centrală de fete (pe atunci “Zoia Kosmodemianskaia”!) etc., etc. 

După ce am redactat documentul cerut, cu ajutorul esenţial al tatălui meu, mai ales pentru desenele şi schiţele de amplasament necesare, am trimis studiul meu la Muzeul de istorie al oraşului Bucureşti.  Continue reading

Vasile Alecsandri şi evreii

În 1878, cu ocazia « Jocurilor Florale » şi a « Sărbătorilor Latine » organizate în sudul Franţei la iniţiativa poetului provensal Frederic Mistral, Vasile Alecsandri a obţinut un succes de răsunet internaţional, câştigând premiul I al concursului de poezie cu poemul « Odă gintei latine». A fost ocazia afirmării internaţionale a prezenţei latine în extremitatea de est a continentului european.

Acest eveniment literar, care coincidea cu războiul ce a dus la independenţa României, a avut un răsunet tot atât de remarcabil şi în ţară. Revista « Convorbiri literare » din 1 iunie 1878 afirma :

« Griviţa şi Montpellier sunt astăzi două nume inseparabile şi tot atât de dragi Românilor, pentru că reprezintă două victorii strălucitoare prin care Românii au afirmat dreptul şi voinţa lor de a exista ».

Printre mesajele de simpatie şi nenumăratele felicitări primite de Vasile Alecsandri dela diferite personalităţi din ţară, se număra şi scrisoarea următoare, trimisă de rabinul Aizig Taubes. Manuscrisul scrisorii, precum şi răspunsul bardului dela Mirceşti, se găseau încă în posesia descendenţilor bine cunoscutului rabin la începutul anilor ’30.

Tot atunci, acest schimb de scrisori a fost reprodus de către Carol Drimer, în revista « Ilustraţiunea Evreească ».

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3 ans, 6 mois et 20 jours… (II)

La Bastide Vieille, 10/10/2019

 

Une fois tous ces « détails » artistiques finalisés, il restait un problème capital à régler : trouver un artisan, dans notre région capable d’installer toutes ces belles choses pour un prix raisonnable.

« Vaste tâche ! », comme disait le Général De Gaule !

La majorité des artisans ne savent même pas ce que sont les « azulejos » et préfèrent installer du « placo » qui se fait vite et rapporte beaucoup ! En plus, ils ont, tous, des commandes de villas, cabanes, restaurations… pour 2 ans. Donc, mes « céramiques colorées » ne les intéressent pas !

Quand, enfin, nous avons trouvé un artisan qui annonçait une certaine expérience dans « l’ancien », nous avons convenu de la date du début des travaux.

C’était en avril 2018, et j’ai couru « ventre à terre », depuis le Brésil, pour être sur place, comme convenu. Sauf que… l’artisan n’est pas venu !   Et il ne répondait même pas au téléphone !

Par un hasard heureux ( ?), nous l’avons rencontré…sur un parking de la région. Après des explications vaseuses, il a promis de venir pour faire le travail au mois de juin. De nouveau, j’ai couru, à la date prévue, depuis l’île de Paros, en Grèce. Et, une nouvelle fois… il n’est pas arrivé ! 

Alors, j’ai compris qu’il fallait repartir… « ex-nihilo » !

En peut de mots, j’ai convoqué 7 artisans (certains recommandés, d’autres pêchés dans l’annuaire…), j’ai obtenu des devis ou… pas de réponse, avec des prix qui s’échelonnaient de 1 à 7 !  Et des délais de réalisation des travaux similaires ! 

En attendant l’installation des panneaux!

Pendant ces 5 mois, mes caisses avec les « azulejos » dormaient tranquillement dans un hangar. Je n’ai même pas osé les déballer, de peur de changer l’ordre des morceaux. Et pourtant, Don Antonio m’avait promis que tout sera numéroté, étiqueté, rangé avec des marquages (en espagnol !). Continue reading

3 ans, 6 mois et 20 jours… (I)

La Bastide Vieille, 10/10/2019 

 

…ou 1270 jours ! 

C’est le temps qu’il a fallu pour que mon projet « AZULEJOS » soit achevé!

C’est long ! C’est très long!

Mais, je pense que ça valait la peine de passer tout ce temps en voyageant dans 6 pays, en dépensant des efforts d’ingéniosité et de patience et, accessoirement, quelques milliers d’Euro pour voir s’accomplir un rêve de 60 ans ! Parce que ce projet n’est que l’aboutissement d’une passion qui vient… de mon enfance. 

Mais, commençons… par le début!

 *   *   *

Quand j’avais 10 ou 12 ans, à Bucarest, je passais tous les jours, en allant vers mon école, devant une belle maison qui se trouvait, et se trouve encore, au coin de ma rue. La vue de cette maison me fascinait ! Elle présentait l’aspect d’une villa de style « néo-roumain », correspondant au goût architectural du pays au tournant du XIXème au XXème siècle. Sa façade était rehaussée de décorations en céramique polychrome, qui reprenaient des motifs traditionnels roumains. 

Au coin de ma rue, à Bucarest

Ce type de décoration n’est pas rare à Bucarest. Un certain nombre de bâtiments construits à la même époque en sont revêtus du même genre d’ornements. En particulier, un grand architecte roumain, Ion Mincu, avait utilisé la céramique coloré pour rehausser les façades de ses projets. Continue reading

Hors des chemins battus…

Feuilles de journal
Napoli, 4/10/2019

 

« Santa Maria del Parto (Sainte-Marie de l’Enfantement) est très peu visitée, malgré l’intérêt qu’elle revêt. », dit le guide de « Naples Insolite et secrète ». 

Personnellement, ce qui m’a attiré l’attention dans ce lieu, à Mergellina,  situé un peu en dehors du « cœur palpitant du Naples antique » submergé par l’afflux de touristes de tout poil, ce n’était pas les santons grandeur nature sculptés en 1520, ni l’imposant monument funéraire du grand poète Jacopo Sannazaro, qui fit construire l’église à ses frais. 

Ce serait, plutôt, l’histoire du cardinal Diomède Carafa, un fameux écrivain, homme d’église et politicien du XVe siècle. 

La légende affirme que Diomède est tombé fou-amoureux de Victoire d’Avalos, qui se jouait avec dédain de ses sentiments. A tel point que le cardinal en perdit la raison.

Il commandita alors à Léonard de Pistoia une peinture représentant la victoire de Saint Michel sur le diable. Continue reading

Amintiri cu « AUTOMATICA ‘69 »

Acest text este o urmare a reîntâlnirii cu foştii mei colegi de la « Facultatea de Automatică » din 24/09/2019. Ea a avut loc cu ocazia împlinirii a 50 de ani de la  absolvirea promoţiei « Automatica  ‘69 ». Istoria noastră de acum jumătate de secol a fost prezentată, în cadrul general al Institutului Politehnic din Bucureşti, într-un volum de amintiri.

 

Dragi colegi,

O întâlnire ca cea din luna septembrie, este o excelentă ocazie de a « umbla prin fundul memoriei » şi a scoate la iveală  amintiri, uneori depuse sub straturi istorice de zeci şi zeci de ani !

Este, cel puţin, cazul meu. Poate şi pentru că, cu unele excepţii puţin numeroase, nu m-am mai văzut cu voi…de 5 decenii ! 

De această dată, voi începe…cu sfârşitul. 

In vara anului 1967, primisem deja autorizaţia de a părăsi România (după o aşteptare de 16 ani !). Era în luna iunie, examenele anului III se terminaseră, mai rămânea numai « Practica în producţie ». In acel an, la « Uzinele Semănătoarea ».

Practica în producţie, la Uzinele Semănătoarea, cu grupa mea

Exact în acel moment, a sosit din Franţa o familie de francezi, pe care-i cunoscusem cu doi ani înainte. Ei veneau în vacanţă în România, cu intenţia de a străbate ţara timp de două săptămâni. Tatăl meu organizase un traseu formidabil, care trecea prin principalele localităţi turistice ale ţării. Continue reading

La podul làudat…

File de jurnal
Bucuresti, 26/09/2019

…sà nu te duci cu sacu’ mare!

Sau poate “la pomu’… “?

In tot cazul, la viaductul din parcul Heràstràu merg…de prin 1960.

Precum se vede în fotografiile alb/negru developate în baie la Costin Cazaban. Dar care, în ciuda neîndemânàrii noastre, a produselor chimice elementare si…a celor 60 ani de expunere la luminà, încà mai pot fi descifrate!

La începutul anilor ’90 (foto color stânga jos din primul mozaic), nimic nu se schimbase acolo. Nici màcar acoperişul “coşmeliei” vecine.

Acum un an, am descoperit cà un restaurant “chic” a fost amenajat în faţa viaductului. Atunci a apàrut o placà purtând inscriptia “Cataratul interzis”. Un moment, m-am întrebat “ce înseamnà cataratul?”. Pe urmà, am adàugat diacriticile necesare şi am înteles!

Insà, când am cerut autorizaţia de a fotografia viaductul… numai cà n-am fost dat afarà în palme. De càtre ospàtarul ce apare în fotografie.

Anul acesta, în mai, am revenit cu Sabine, sotia mea, care cunoaste acest loc din 1984. De data asta, un alt ospàtar, foarte amabil, ne-a làsat sà facem fotografiile ataşate.

Am revenit în septembrie.

Am remarcat, în faţa restaurantului, standul elegant cu ultimul model al maşinii Audi, precum şi pe cele parcate alàturi. Elegant, nimic de spus!

De data asta, nu numai cà (alt) ospàtar mi-a permis sà fac poze, dar mi-a si adàugat o informaţie interesantà. Se pare cà, sub stâncile artificiale, se aflà o “salà a maşinilor” cu o pompà puternicà menità sà creeze un flux artificial de apà. El genereazà un mic râu si alimenteazà o cascadà.

Sau, cel putzin, aşa era cândva! Pentru cà, azi, pompa si întregul circuit nu functioneazà. In mai bine de 60 ani, de când cunosc acest loc, n-am vàzut niciodatà o astfel de instalaţie în funcţiune!

Insà acum, proprietarii restaurantului au de gând s-o repare si s-o facà iar sà meargà. Intretimp, apa curge… în virtutea gravitàtzii, urmând panta naturalà a locului.

Mà întreb dacà aceastà instalaţie “secretà” n-a fost construità chiar din anii ’30, în momentul amenajàrii parcului, care s-a numit “Regele Carol II”, la început. Nu e imposibil, dacà luàm în consideraţie echipamentul care fàcea sà funcţioneze, la inaugurare, ecluza din vecinàtate, astàzi expus în standuri frumos prezentate, chiar lângà instalatzia modernizatà.

Iatà un subiect despre care voi încerca sà vorbesc la “Administratia Monumentelor şi Patrimoniului Turistic” din Bucureşti.

Intretimp, am remarcat cà pescuitul în zonà este interzis, dupà cum se vede în imaginile ataşate! La care am adàugat o fotografie luatà sub acelasi unghi, în…1964, de un vizitator francez.

Nimic nu s-a schimbat!

Şi e foarte bine aşa!

Adrian Irvin ROZEI
Bucuresti, septembrie 2019