Dimineaţa, după nuntă…

File de jurnal

Paris, 17/07/2018

 

Nu mi-a trecut niciun moment prin minte ideea de a mă duce pe Champs-Elysées, fie pe 14/07, nici pe 15/07, cu atât mai puţin pe 16/07 !

Sute de mii de persoane care se îmbulzesc să asiste la defilarea armatei, la finala Campionatului mondial de futbol sau la întoarcerea eroilor… « trop peu pour moi » !

Insă ocazia de a parcurge « la plus belle avenue du monde »… o zi după, este o oportunitate fără egal. Cine ştie ? Poate că a mai rămas ceva… din « suflul emoţiei ».

De fapt, chiar fără să fiu un « fan » al sportului, pot participa la un moment de « comuniune naţională » ! 

In realitate, au mai rămas nişte semne. Continue reading

Cafeluţa-i cu caimac…

File de jurnal

Bucureşti, 3/06/2018

 

                                          …hopa, ţupa şi-un gândac !

Acum vreo 3 ani, pe 25/07/2015, scriam într-un text în care vorbeam despre cafelele copilăriei mele : 

« Imi amintesc de vremea când aveam vreo 6 sau 7 ani şi când, după sacrosanta siestă de după-amiază în casa bunicilor mei, ne regăseam în salon pe la ora 17h00 şi bunicul meu se instala într-un fotoliu cu râşniţa de cafea în mână. El măcina atunci un amestec de boabe special comandat, care urma să dea materia primă pentru obţinerea băuturii pe care bunicii mei aveau să o deguste îndelung, tăifăsuind şi comentând noutăţile zilei. Eu n-aveam voie să beau cafea –« Asta nu-i pentru copii ! »- însă profitam de comentariile bunicului meu privind calitatea amestecului, granulometria obţinută, nivelul torefacţiunii…

Astfel am aflat că cel mai bun melanj de cafea din lume este « o treime Ceylon, o treime Moka, o treime Maragogype » ! Mi-au trebuit aproape 40 ani ca să descopăr ce înseamnă « Maragogype » : este numele unui sat de lângă Bahia, în Brazilia, unde această varietate de cafea arabica, cu boabe mari, a fost descoperită pentru prima dată. Deci « amestecul ideal » trebuia să conţină cafea produsă pe trei continente : Asia, Orientul Mijlociu şi America Latină ! »

In luna martie a acestui an, mă aflam în prăvălia unui comerciant din Rio de Janeiro, marele specialist al cafelei din toate colţurile lumii, « Armazem 331 ».

Mi-am spus că acum e momentul de a gusta o cafea făcută cu soiul « Maragogype », despre care auzisem cu vreo 60 ani în urmă, dar pe care nu-l văzusem nicicând. Am cerut deci… o cafea « Maragogype » ! Continue reading

« Le Champo » à 80+…

Paris, le 1/07/2018

Tous les journaux d’aujourd’hui parlent du fait majeur de ce jour.
Non! Je ne parle pas du transfert de Simone Veil au Panthéon, mais des 80 ans du cinéma mythique du « Champo ».

Tout un chacun connait le cinéma qui se trouve, en plein Quartier Latin, à l’angle de la rue des Écoles et de la rue Champollion. D’où son nom!

Je ne me souviens pas à quelle date précise je suis allé, pour la première fois, au « Champo »! Mais c’était certainement entre 1967 et 1970, alors que j’étais étudiant.  Pas à Paris, mais à St. Étienne. Donc, je ne peux même pas me reprocher quelque chose, comme l’affirme la directrice du cinéma, à propos des étudiants du Quartier Latin qui «  des l’ouverture, ont préfère les fauteuils de sa salle du Champo aux bancs des amphithéâtres universitaires ». Et Christiane Renavand ajoutait: « Nous avons beaucoup de fautes sur la conscience »!

C’est vrai!

Mais, pour moi, ce ne sont pas celles auxquelles on pense.

J’aime beaucoup la programmation du « Champo ».

D’ailleurs, même un demi-siècle après ma première séance dans cette salle, j’y retourne régulièrement, avec le plus grand plaisir. Ici, je peux combler mes lacunes dans l’histoire du cinéma français, en visionnant les films de Sacha Guitry, Fernandel, Michel Simon, Arletty, …et tant d’autres monstres sacrés du 7éme art, ou revoir les classiques italiens ou américains, avec Vittorio Gassman ou James Dean.

Ce que je leur reproche, c’est que, vent, neige ou canicule, il faut faire la queue sur le trottoir, devant le cinéma.

On nous a expliqué savamment que le hall d’entrée est trop petit pour autoriser l’attente des cinéphiles et que les règles de sécurité l’interdisent. Quant à la façade, étant classée « monument historique », il est hors de question d’ajouter une marquise ou autre volet, qui nous protégerait des intempéries.

Profitant de la projection d’un film d’anthologie, « Le roman d’un tricheur » de Sacha Guitry, j’ai réussi à rencontrer M. Renavand pour lui présenter ma suggestion : tout simplement vendre les places une heure ou deux avant la séance (une « prévente », comme l’appellent les gens du métier), ce qui nous permettrait d’aller dans un café voisin et revenir quelques minutes avant le début de la séance.

C’est ce qui se fait à Paris depuis quelques années, dans bon nombre de cinémas. Voir même dans des salles de théâtre ! On peut même -Oh! Miracle!- choisir sa place sur un écran et non sur une maquette de la salle, en carton délavé par le temps, qui date certainement… d’entre les deux Guerres!

Le responsable de la salle m’a répondu qu’ils ont pensé à cette solution, mais qu’ils ont peur que le client ne perde le billet et qu’il vienne réclamer une entrée… en créant un embouteillage à la caisse!

J’avoue que cet argument m’a laissé… bouche-bée !

Je lui ai suggéré, subodorant la raison profonde de ce refus, d’augmenter de 0,50€ le prix du billet, pour couvrir l’investissement dans un nouvel équipement. D’autant plus que le prix de la séance est ridiculement bas (7€, en temps normal, et, du 1 au 4/7, …de seulement 4€!).

Et, avec la contribution des quelques 120 000 spectateurs qui traversent le seuil du « Champo » tous les ans, le coût de l’investissement sera très vite amorti.

« Vous êtes donc prêt à payer 0,50€ de plus, la prochaine fois? », m’a demandé le directeur.

« Avec joie! A condition que je ne sois pas le seul ! »

Adrian Irvin ROZEI
Paris, juillet 2018

Cu Ion Pribeagu la TES

 Bucureşti, 9/06/2018 

Inainte de a pleca din România, aveam acasă un volum de poezii de Ion Pribeagu, editat înainte de război.

Eram atât de fascinat de uşurinţa versificaţiei acestui poet/umorist încât am învăţat pe de rost nenumărate din textele lui.

De altfel, tatăl meu era şi el un mare admirator al celui « mic şi-al dracu’ », aşa că ne întreceam… cine ştie mai multe strofe!

La începutul anilor ’90, vorbeam cu o scriitoare cunoscută, din lumea literelor române, (Nu spun cine! Persoană însemnată! -cum zice Conu’ Iancu), întrebând-o cum se face că nu a apărut niciun volum cu scrierile lui Pribeagu.

Mi-a răspuns: « Ei! Este un poet minor! » 

De cum a apărut un volum, l-am luat şi, ajuns acasă, am comparat cu tatăl meu textele recent publicate cu ce ne mai aminteam noi. Pentru că, după plecarea în Israel, Pribeagu a « adaptat » multe din textele sale la « condiţiile locale »!

Când am descoperit că un spectacol pe versurile lui Pribeagu este prezentat la TES, la Bucuresti, am alergat să-l văd imediat.

N-am regretat! M-am ţinut de burtă de râs, ascultând-o pe Maia Morgenstern recitând pe scenă ceeace eu îmi recitam în minte… de 6 decenii!

Şi mi-am spus, încă odată, că versurile lui merită să fie auzite, tot atât cât şi textele lui Elie Wiesel sau Primo Levi, fără să te autotorturezi cu istorii de acum un secol.

Cum spune prezentarea teatrului:

« Această formidabilă maşină de creat umor, care a fost Ion Pribeagu, ne-a înveselit viaţa, fiind mereu proaspăt, aducând în lumea noastră cotidiană, standardizată, plină de plictis, banalitate, ipocrizie şi abuzuri de benzină, bucuriile zâmbetului. »

Mulţumesc actorilor TES pentru acest moment delicios, chiar dacă e vorba de opera… « unui poet minor » !

 Adrian Irvin ROZEI
Bucureşti, iunie 2018

Le petit cordonnier qui voulait aller danser…

Feuilles de journal
Paris, 20/05/2018

 

Chanson de Francis Lemarque

Ça fait bien 30 ans que je connais « Repetto »!

À l’époque, je connaissais même la directrice. Mais, le sujet « Chaussons pour la danse » ne m’intéressait pas beaucoup.

Ce n’est qu’il y a quelques 4 ou 5 ans, quand mon ami Inti a commencé à faire de la danse classique, que je suis allé, pour la première fois dans la boutique « Repetto » de l’Avenue de l’Opéra.

Mais, auparavant, j’avais entendu les histoires d’une autre amie, Linda Bastide, en rapport avec cet endroit. Et, avec son accord, je vais vous les raconter.

Au début des années ’60, Linda était très copine avec Audrey Hepburn.

Et, comment chacun sait, Audrey était passionnée par la danse classique, dont, au tout début, elle espérait en faire son métier.

Rien d’étonnant donc qu’elle veuille s’acheter des chaussons pour la danse. Elle a demandé donc à Linda de l’accompagner chez « Repetto » dans ce but.
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Souvenirs d’Italie

Stresa, 8/05/2018

 

                                             Ricchi e Poveri – Souvenir D’Italy

Ça fait un demi-siècle que je connais Stresa, la célèbre ville blottie au bord du Lac Majeur.

Pour être tout à fait correct, seulement 48 ans! Parce que, mon premier passage dans cette ville a eu lieu au mois de septembre 1970.

J’avais décidé alors d’accompagner mes parents dans un tour d’Italie  de quelques 3 semaines.

Nous connaissions, à l’époque, une agence de voyage au Quartier latin qui s’était spécialisée dans l’organisation des vacances « à la carte ».

Nous sommes allés voir le propriétaire de l’agence et lui avons expliqué nos souhaits et, après quelques jours de réflexion, il nous a proposé un tour avec le choix des villes, des logements, des trains… comme si c’était nous mêmes qui l’avions choisi.

En dehors de Naples, Florence, Milan, il nous a suggéré, à la fin du périple, quelques jours de repos au bord du le Lac Majeur. Tout en nous précisant qu’il serait préférable d’habiter à Baveno, un village beaucoup moins touristique et plus traditionnel que « la grande ville » de Stresa.
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L’histoire du tableau…qui n’a traversé que trois pays !!!

Venise, le 4/05/2018

                          « Voyager dessille les yeux, mais qui part con, revient con! »

                                                                        Corto Maltese

Au mois de mars, à Séville, j’avais fini la mission pour laquelle j’étais venu, une heure avant le moment prévu pour le départ vers l’aéroport.

Alors, pour tuer le temps, j’ai décidé de faire un tour chez les antiquaires du cartier.

Dans la deuxième ou troisième boutique visitée, j’ai remarqué un tableau sympathique : une marine sur bois, avec les dimensions d’un A3 ( 297mm X 420mm), peinte au couteau.

Malheureusement, la signature, qui semblait dire « J. C. Garrido », n’est pas clairement lisible.

J’ai demandé le prix à l’antiquaire, un peu par jeu. Il a répondu: « 100€ ». 

Alors, toujours pour m’amuser, j’ai dit: « 50! ».  Continue reading

Mitt … Bohnen in die Ohren!*

File de jurnal

17/05/2018

Când am descoperit, miercuri, în “Figaroscope”, că Riccardo Muti va dirija un concert la “Maison de la Radio”, mi-am spus că e momentul ideal ca să-l văd pe scenă!

N-am fost niciodată un mare admirator al lui Riccardo Muti ! N-am înţeles cum poate fi un muzician, născut la Napoli… atât de japonez. Ai zice că… a înghiţit bagheta la vârsta de 10 ani şi a rămas… înţepat !

Insă, cum nu-l văzusem niciodată pe scenă, ci doar la televizor, nu puteam avea o părere personală.

Programul era foarte atractiv : numai piese auzite şi răs-auzite, pe care orice amator de muzică, chiar şi neprofesionist, le cunoaşte şi le-a ascultat de zeci de ori. Cu atât mai bine !

In plus, n-am pus piciorul la « Maison de la Radio » de vreo 20 ani, de la un concert de pomină, cu muzica lui Horaţiu Rădulescu !  Continue reading

Lembranças do Brasil (V)

Gloria! Oh, Gloria! Je n’ai pas su t’aimer!
Rio de Janeiro, le 28/03/2018

 

Pendant quelques mois, vers 1990, j’avais abandonné la plage de Copacabana, pour habiter à l’hôtel « Gloria », dans le quartier du même nom.

Cet hôtel a été construit en 1922, dans le but de devenir le plus élégant des établissements de ce type à Rio, près du centre-ville, à l’occasion des fêtes en l’honneur du centenaire de l’indépendance du pays. Il a été réalisé par le même architecte, Joseph Gire, qui a construit le Copacabana Palace. L’hôtel, comme tout son environnement, ont été profondément marqués par le style « Art déco », à la mode à cette époque.

Avec ses  680 chambres, l’hôtel « Gloria » a représenté un « land mark », pendant près d’un siècle.

Même s’il ne se trouve pas au bord de l’eau, « Gloria » jouit d’un dégagement vers la baie de Rio, qui lui confère une perspective « imprenable », surtout à partir des étages supérieurs. 

Je me souviens d’un samedi soir, juste après mon arrivée d’Europe, quand, vers 18 heures, je me demandais ce que j’allais faire jusqu’à l’heure du dîner. Il faisait nuit, une chaleur moite et je me trouvais devant l’entrée de l’hôtel.

Alors, je me suis proposé d’aller jusqu’à la plage qui se trouve juste en face.

C’était une décision hardie, qui frisait l’inconscience ! Parce que l’hôtel est séparé de la plage par un grand terre-plein couvert d’une belle pelouse, mais qui est traversé par plusieurs bretelles d’autoroute ! Si je ne me trompe pas, ce terre-plein a été gagné sur la mer, spécialement pour permettre une plus grande fluidité du trafic automobile.
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Lembranças do Brasil (IV)

A taça do Rio e nossa!

Rio de Janeiro, 25/03/2018

 

Pendant les trois années que j’ai passé à St. Étienne, à la fin des années ’60, je n’ai jamais trouvé le temps d’aller au stade « Geoffroy Guichard »!
Et pourtant, c’était l’époque d’or des « verts »!

Dans ma jeunesse, je m’étais passionné pour le football. Mais, il faut dire que c’était la période bénie où les joueurs s’appelaient Pelé, Garincha, Didi, Vava, Eusebio, Mazzola… et tant d’autres noms  mythiques du sport au ballon rond.

Je me souviens du Championnat du Monde de 1958 et de la « Coupe Jules Rimet », gagnée plus tard par le Brésil.

J’ai essayé de m’intéresser aux championnats nationaux de football. Mais, très vite, je me suis aperçu que, après avoir gagné un championnat ou une coupe, l’année d’après tout repartait à zéro. Un vrai « travail à la Sisyphe»! Alors, …pour quoi commencer?

Toutefois, la dernière semaine des cours à l’école, je suis allé voir un match, au stade de la ville. C’était un match obscur et je ne peux pas dire que l’ambiance m’ait emballé.
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