AUDIO “Giovani voci a Bucarest”

Il 23 maggio, l’Associazione degli Italiani in Romania – RO.AS.IT, in partenariato con la Biblioteca Centrale Universitaria di Bucarest “Carlo I”, ha organizzato a Bucarest l’evento “Giovani voci in recital”.

Foto: gli studenti e i laureati dell’Università Nazionale di Musica di Bucarest, protagonisti dell’evento “Giovani voci in recital” organizzato dalla RO.AS.IT a Bucarest

Il 23 maggio, l’Associazione degli Italiani in Romania – RO.AS.IT, in partenariato con la Biblioteca Centrale Universitaria di Bucarest “Carlo I”, ha organizzato un recital lirico, i cui protagonisti sono stati studenti e laureati dell’Università Nazionale di Musica di Bucarest. L’evento “Giovani voci in recital” ha portato davanti al pubblico giovani artisti di talento preparati dalla professoressa Bianca Luigia Manoleanu, membro di spicco della comunità italiana in Romania. Secondo la presidente della RO.AS.IT., Ioana Grosaru, il recital fa parte delle iniziative dell’associazione atte a diffondere i valori artistici italiani e a sostenere e promuovere gli artisti appartenenti alla minoranza italiana in Romania e i giovani talenti in generale, nonchè a creare punti di contatto tra le due culture, romena e italiana.

“Un recital del genere, con numerose arie di compositori italiani in programma, è un esempio perfetto di promozione del dialogo interculturale tramite la musica. L’evento si è rivolto alla comunità italiana di Bucarest, ma anche al grande pubblico, nell’idea che la sensibilizzazione di un pubblico quanto più ampio agli eventi culturali organizzati dalla RO.AS.IT. costituisca un beneficio per l’intera società e soprattutto per l’Associazione”, ha detto Ioana Grosaru a RRI. Continue reading

La despărţirea de Ilinca…

File de jurnal

Paris, 3/05/2019

 

Ieri, când am aflat despre plecarea Ilincăi dintre noi, am avut sentimentul pierderii unui prieten apropiat ! 

Cu toate că n-am întâlnit-o decât doar de două sau trei ori în aproape 60 ani ! Cum se face asta ?

Simplu ! Insă, ca să explic ce s-a întâmplat, trebuie să fac un lung salt în trecut. 

La sfârşitul anilor ’50, tatăl meu, care studiase şi locuise în Franţa antebelică timp de 5 ani, se lupta să mă convingă că trebuie să învăţ limba franceză.

In teorie, nimic mai simplu ! El putea, foarte bine, să mă ghideze prin arcanele limbii lui Molière. Numai că eu eram prea leneş şi nu doream să-mi bat capu’ cu acest efort.

Ce n-a încercat el !  Să  mă momească cu tot felul de promisiuni, să mă trimită să iau lecţii cu o mătuşă, să-mi pună sub nas tot felul de texte sau reviste (atât de greu de obţinut pe atunci !) în limba franceză… Continue reading

Chronique d’une mort annoncée…

Feuilles de journal

Paris, 29/04/2019

 

                                          « Cafetín de Buenos Aires » avec Goyeneche

Je viens d’apprendre, un peu par hasard, une mauvaise, une très mauvaise nouvelle : la « Clasica y Moderna » vient de fermer définitivement ses portes !

Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Buenos Aires, je précise que « Clasica y Moderna » était un établissement qui annonçait  sa fonction sur sa carte de visite comme : « Libros -Café- Restaurant-Bar-Galeria de Arte ».

Je connais cet endroit depuis une trentaine d’années. Ce qui ne représente même pas le tiers de son existence ! 

En 1916, ouvrait ses portes, dans l’Avenida Callao 713, la «Libreria Académica », fondée par Poblet hermanos y Cia. 

En 1938, Francesco Poblet, un de ses fondateurs, abandonne cet endroit et ouvre, quelques maisons plus loin, au no. 892, son propre local similaire, appelé « Clasica y Moderna ». 

Don Francisco était espagnol de Madrid, fils de catalans, et avait épousé Rosa Ferreiro. Ils ont eu deux fils, Natu et Paco, qui ont grandi « dans ce monde merveilleux que propose les livres, et dans la fantaisie et les illusions que produit la lecture ». A partir de 1980, après le décès de Don Francisco, les deux frères ont pris  la direction du local.  Continue reading

La Tour, prends garde !

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, le 17/04/2019

 

En 1995, dans la maison de mes beaux-parents, j’ai découvert un livre qui m’a beaucoup intéressé. Cet ouvrage, plutôt un album, s’intitulait « L’Eldorado du vin – Les châteaux de Béziers en Languedoc ».

Sur près de 200 pages, Jean-Denis Bergasse, l’auteur du livre, décrivait « …le mouvement architectural du Bitterrois au XIXe siècle, phénomène de « castellisation » lié aux alcools et aux vins », relevant son  «exceptionnelle densité et diversité des réalisations ».

« Entre 1860 et la Première Guerre mondiale, les terroirs du Biterrois, mais aussi de Pézenas, d’Agde et de Narbonne, ont vu surgir de nombreux châteaux, symbole d’une prospérité soudaine et rarement égalée. » 

Je connaissais Jean-Denis Bergasse, pour l’avoir rencontré plusieurs fois dans les manifestations mondaines (mariages, baptêmes, vernissages, conférences savantes…), dont il était un invité phare dans notre région. 

Il maîtrisait avec aisance l’art et la manière d’entretenir un public néophyte sur des sujets tout aussi variés que l’histoire de la région, les coutumes et traditions locales, que de la vie mondaine et la généalogie des grandes familles biterroises.  Mais je ne pouvais pas soupçonner, à l’époque, qu’il m’inviterait à rejoindre la « Société Archéologique de Béziers », dont il était le Président, et qu’il m’inciterait à décrire les liens entre le Languedoc et la Roumanie, ce qui, quelques années plus tard, allait devenir ma première publication en français.  Continue reading

L’Aziza, je te veux si tu veux de moi !

Feuilles de journal

Abu-Dhabi, le 20/03/2019

 

Retourner dans un pays que l’on connaît bien, après quelques années d’absence, c’est une expérience intéressante!

Surtout s’il s’agit des Émirats Arabes Unis où chaque année apporte son lot de nouveautés.

Je connais ce pays depuis 1983. A l’époque, j’étais venu pour leur vendre le compound P.V.C. qui servait à la production des bouteilles d’eau. C’était une nouvelle application pour le Moyen Orient et je sentais qu’elle permettrait un développement fulgurant: l’eau est un sujet capital dans le monde arabe!

Je ne me suis pas trompé. Quelques mois plus tard  je vendais mon P.V.C. à la majorité des fabricants de bouteilles des Émirats : Masafi, Emirates, Hatta…

A partir de ce moment, j’ai développé d’autres marchés, toujours dans le domaine des plastiques.

L’avantage de ce travail était qu’il me mettait en contact avec la consommation des ménages.

Par la suite, à partir de 1994 et jusqu’en 2007, j’y ai vendu un produit utilisé dans les carrières pour la fabrication du béton. D’où les contacts avec les travaux publics et l’industrie du bâtiment.

Je peux donc affirmer, sans fausse modestie, que j’ai participé au développement de ce pays, tant dans le domaine de la vie de tous les jours, que dans celui des infrastructures.

C’est probablement pour ça que l’évolution des Émirats, que j’ai suivi pas-a -pas, m’a fasciné! Continue reading

Al Caffè con Totò !

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme », editată de « Asociaţia Italienilor din România » RO.AS.IT., no. 85 -86 datat ianuarie-martie 2019.

File de jurnal
Napoli, 24/11/2018

  

Dacă aş întreba în jurul meu cine a fost « Antonio Griffo Focas Flavio Angelo Ducas Comneno Porfirogenito Gagliardi De Curtis di Bisanzio » sunt sigur că interlocutorii mei m-ar privi lung şi s-ar întreba dacă nu m-a pocnit vreo dambla ! Iar admiratorii teatrului şi filmului italian, din prima jumătate a secolului XX, ar fi şi mai uimiţi. Mai ales…  dacă sunt napolitani ! 

Ne amintim cu toţii de un personaj remarcabil al scenei italiene a acelor vremuri : actorul Totò. Insă rari sunt cei ce cunosc adevăratul său nume, care era cel mai sus menţionat. E drept că Totò şi-a început existenţa, pe 15 februarie 1998, la Napoli, cu numele de Antonio Clemente. Nimic mai banal ! 

Însă, fiind fiul ilegitim al marchizului Giuseppe De Curtis – şi al Annei Clemente -, odată ce tatăl său s-a căsătorit, la începutul anilor ’20, cu mama lui şi şi-a recunoscut fiul, Totò a luat numele de familie al părintelui său. 

Câţiva ani mai târziu, în 1933, Antonio De Curtis este adoptat de marchizul Francesco Maria Gagliardi Focas, şi iată că astfel, un « bambino » nevoiaş din Napoli, devine : Antonio Griffo Focas Flavio Angelo Ducas Comneno Porfirogenito Gagliardi De Curtis di Bisanzio, principe, comte palatin, duc de Macédoine, exarque de Ravenne, chevalier du Saint-Empire. Nimica toată ! Continue reading

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage!

Feuilles de journal 
En mer, entre Abu-Dhabi et Mascate, le 13/03/2019

 

Georges Brassens, Henri Colpi, Georges Delerue                   

Heureux, qui, comme Ulysse,
A fait un beau voyage ;
Heureux, qui, comme Ulysse,
A vu cent paysages ;
Et puis a retrouvé,
Après maintes traversées,
Le pays des vertes années.

 

Pendant les 15 dernières années de ma vie professionnelle, j’avais mis au point un programme de « réjouissances » annuelles que j’ai suivi avec le plus grand sérieux.

L’année débutait avec un mois sans voyages, pour se reposer après les fêtes et leurs agapes.

Dès le mois de février, je partais pour 4 ou 5 jours aux États-Unis, afin de participer au Congrès de l’Association des Ingénieurs américains travaillant dans le domaine des explosifs.

Cette association, dont je faisais partie, organisait tous les ans son congrès dans une des villes du « sunny belt », aux États-Unis. Ainsi, revenaient, à tour de rôle, Nashville et Orlando, Las Vegas et la Nouvelle -Orléans, Los Angeles et Austin …

Malheureusement, San Diego, que je rêve encore de connaître, est sortie du chapeau l’année avant mon arrivée dans ce job et l’année après mon départ à la retraite. Pas de chance !

A ces quelques jours passés aux U. S., je faisais un tour dans un pays d’Amérique Centrale, d’habitude mon préféré, le Guatemala, mais, quelques fois, le Costa Rica ou le Panama.

Puis, en mars, c’était la première grande tournée sud-américaine: Argentine, Uruguay, Chili, Pérou. J’ajoutais, chaque fois, un ou deux « petits pays » (en terme de chiffre d’affaires!): la Bolivie, le Brésil, un pays d’Amérique Centrale…

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Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 12/02/2018

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Lamartine

 

Plus de cent fois, j’ai affirmé : « Oui ! Les objets inanimés ont une âme ! Et elle est vicieuse ! »

Même qu’un jour, ma patronne de l’époque, Sophie M., après une telle affirmation, m’a demandé : « Adrian, êtes-vous sûr que ce n’est pas votre âme qui est vicieuse ? »

Je n’en sais rien, pour ce qui est de la mienne, mais pour « les objets inanimés » j’en suis de plus en plus convaincu, jour après jour ! 

Tout un chacun connaît la « La « loi de l’emmerdement maximum » (LEM) ou « loi de l’emmerdement universel » (qui) est une extrapolation de la loi de Murphy ». Et l’exemple le plus souvent mentionné est celui de la tartine qui tombe TOUJOURS avec la face beurrée vers le sol, quel que soit son centre de gravité !

Mais celui-ci est un cas simple, voir simpliste.

Il y a des cas bien plus sophistiqués ! 

En voici un, qui me concerne directement : 

Depuis toujours, je suis un grand amateur, sinon un fanatique, …des pendules. 

Comme enfant, à Bucarest, nous avions une pendule de cheminée en marbre noir, surmontée de la statue d’un poète romain assis, portant fièrement sur  la tête une couronne de lauriers,  qui écrivait, le style à la main, sur une tablette du même métal dans lequel il avait été tourné. Je l’ai admirée, pendant des années, et un jour, j’ai décidé de l’appeler « Ovide » ! Continue reading

C’est mon passé que l’on jette à la poubelle !

Boulogne, 27/02/2019

 

«Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes 
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre…
 

Il cria: “Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous transportez là, c’est mon passé à moi”…

C’était déjà trop tard, pour sa voix suppliante ! » 

D’après Barbara : « Drouot – La salle des ventes »

En 1967, quand nous avons quitté la Roumanie, nous avions le droit d’emporter seulement 50 Kg par personne. Bien sûr, rien en or ou en argent, pas d’objets fabriqués en Occident, même pour les vêtements il y avait une liste mentionnant le nombre de chemises, costumes, ceintures ou cravates…

Pour ce qui est des alliances, seulement les personnes mariées avaient le droit de les emporter, et seulement dans la limite de 10 g par personne. Ceux qui possédaient des alliances plus lourdes ont été obligés d’enlever ce qui dépassait cette limite !

En ce qui concerne notre famille, mes parents et moi, nous avions donc droit à 150 kg. En pratique, nous n’avons pas atteint cette limite et de loin ! Continue reading

L’heure exacte !

La Bastide Vieille, 20/02/2019

 

L’histoire raconte qu’un type, qui venait d’aménager dans un nouvel appartement, a invité un ami, pour lui présenter sa nouvelle installation.

Une fois le tour du salon, des chambres, de la cuisine, que sais-je !, fini, l’ami lui a fait plein de compliments sur l’agencement, la disposition des lieux, les équipements de la maison… 

Toutefois, un peu étonné, il lui a dit :

« Tout est parfait dans ta maison, mais, j’ai remarqué qu’il n’y a pas de pendule, ni de montre et je sais que tu ne porte pas de montre bracelet et que tu refuse le téléphone portable. Alors, comment fais-tu pour savoir l’heure qu’il est ? » 

« C’est très simple ! Quand je veux connaître l’heure, j’ouvre la fenêtre et je regarde l’horloge sur la tour de l’église d’en face ! »

« D’accord ! Mais, la nuit ? »

« Pour la nuit, j’ai une trompette ! »

« Ça va pas ? Que fais-tu la nuit, avec la trompette ? »

« J’ouvre de nouveau la fenêtre et je joue un petit air. Il y a toujours quelqu’un pour crier : « Tu es fou ? A 3 heures et demi du matin, tu joues de la trompette ? »

                                               *   *   *  Continue reading