Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

Feuilles de journal
La Bastide Vieille, 12/02/2018

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Lamartine

 

Plus de cent fois, j’ai affirmé : « Oui ! Les objets inanimés ont une âme ! Et elle est vicieuse ! »

Même qu’un jour, ma patronne de l’époque, Sophie M., après une telle affirmation, m’a demandé : « Adrian, êtes-vous sûr que ce n’est pas votre âme qui est vicieuse ? »

Je n’en sais rien, pour ce qui est de la mienne, mais pour « les objets inanimés » j’en suis de plus en plus convaincu, jour après jour ! 

Tout un chacun connaît la « La « loi de l’emmerdement maximum » (LEM) ou « loi de l’emmerdement universel » (qui) est une extrapolation de la loi de Murphy ». Et l’exemple le plus souvent mentionné est celui de la tartine qui tombe TOUJOURS avec la face beurrée vers le sol, quel que soit son centre de gravité !

Mais celui-ci est un cas simple, voir simpliste.

Il y a des cas bien plus sophistiqués ! 

En voici un, qui me concerne directement : 

Depuis toujours, je suis un grand amateur, sinon un fanatique, …des pendules. 

Comme enfant, à Bucarest, nous avions une pendule de cheminée en marbre noir, surmontée de la statue d’un poète romain assis, portant fièrement sur  la tête une couronne de lauriers,  qui écrivait, le style à la main, sur une tablette du même métal dans lequel il avait été tourné. Je l’ai admirée, pendant des années, et un jour, j’ai décidé de l’appeler « Ovide » ! Continue reading

C’est mon passé que l’on jette à la poubelle !

Boulogne, 27/02/2019

 

«Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes 
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre…
 

Il cria: “Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous transportez là, c’est mon passé à moi”…

C’était déjà trop tard, pour sa voix suppliante ! » 

D’après Barbara : « Drouot – La salle des ventes »

En 1967, quand nous avons quitté la Roumanie, nous avions le droit d’emporter seulement 50 Kg par personne. Bien sûr, rien en or ou en argent, pas d’objets fabriqués en Occident, même pour les vêtements il y avait une liste mentionnant le nombre de chemises, costumes, ceintures ou cravates…

Pour ce qui est des alliances, seulement les personnes mariées avaient le droit de les emporter, et seulement dans la limite de 10 g par personne. Ceux qui possédaient des alliances plus lourdes ont été obligés d’enlever ce qui dépassait cette limite !

En ce qui concerne notre famille, mes parents et moi, nous avions donc droit à 150 kg. En pratique, nous n’avons pas atteint cette limite et de loin ! Continue reading

L’heure exacte !

La Bastide Vieille, 20/02/2019

 

L’histoire raconte qu’un type, qui venait d’aménager dans un nouvel appartement, a invité un ami, pour lui présenter sa nouvelle installation.

Une fois le tour du salon, des chambres, de la cuisine, que sais-je !, fini, l’ami lui a fait plein de compliments sur l’agencement, la disposition des lieux, les équipements de la maison… 

Toutefois, un peu étonné, il lui a dit :

« Tout est parfait dans ta maison, mais, j’ai remarqué qu’il n’y a pas de pendule, ni de montre et je sais que tu ne porte pas de montre bracelet et que tu refuse le téléphone portable. Alors, comment fais-tu pour savoir l’heure qu’il est ? » 

« C’est très simple ! Quand je veux connaître l’heure, j’ouvre la fenêtre et je regarde l’horloge sur la tour de l’église d’en face ! »

« D’accord ! Mais, la nuit ? »

« Pour la nuit, j’ai une trompette ! »

« Ça va pas ? Que fais-tu la nuit, avec la trompette ? »

« J’ouvre de nouveau la fenêtre et je joue un petit air. Il y a toujours quelqu’un pour crier : « Tu es fou ? A 3 heures et demi du matin, tu joues de la trompette ? »

                                               *   *   *  Continue reading

Un siciliano a Bucarest

Questo testo è stato pubblicato, in  lingua romena, sulla rivista “Siamo di nuovo insieme” nel numero 81 – 82, di luglio-ottobre 2018 

Bucarest, 02/06/2018

Negli ultimi anni, ogni volta che arrivo a Bucarest, soggiorno nel quartiere in cui sono cresciuto.

Lì, ho scoperto un albergo aperto di recente, all’interno di un edificio costruito nel 1900, nello stile dell’epoca. L’albergo, gestito da alcuni italiani, ha anche un ristorante con menù specifico latino. Così, succede che buona parte della clientela provenga dal paese di Dante.

Nel mese di maggio di quest’anno, nella hall dell’albergo, ho notato un personaggio pittoresco: di bassa statura, muscoloso, abbronzato, tutto il tempo in giro in canottiera, con i capelli bianchi e gli occhiali da sole. Piuttosto agitato, cercava di spiegarsi in italiano con l’addetta alla reception dell’albergo, che non capiva sempre cosa l’uomo volesse. Sono intervenuto per aiutarlo e ho scoperto che… voleva comprare una chitarra!

Gli ho spiegato come raggiungere un negozio specializzato in articoli del genere e poi… sono andato per la mia strada.

Il giorno dopo, l’italiano era di nuovo alla reception dell’albergo. Poiché avevo del tempo libero, gli ho chiesto se avesse risolto il problema. Così ho conosciuto Eligio!

Lui aveva comprato davvero una chitarra ma ora aveva bisogno di altri accessori musicali. Piuttosto stupito nello scoprire le sue preoccupazioni, ho iniziato a fargli… qualche domanda supplementare! Così, ho scoperto che Eligio Faldini è un “cantautore” siciliano, che accompagna i suoi testi con la chitarra e che vive non lontano da Palermo, in una piccola città chiamata Marineo. Continue reading

Daţi un RON pentru Ateneu!

Boulogne, 27/01/2019

Pe Dl. Ion Mirică l-am cunoscut la Buenos Aires, în anul 2003.

M-am dus atunci, la fel ca şi în celelalte ambasade ale României din America de sud, şi  am cerut să vorbesc cu Dl. Ambasador ; i-am pus aceeaşi întrebare ca şi omologilor săi din ţările vecine : « Ce personaje sau personalităţi marcante, legate de « spaţiul mioritic », se găsesc în ţara unde sunteţi în misiune ? »

In majoritatea cazurilor, ambasadorul mi-a recomandat o persoană, fie din oraş, fie din cadrul personalului ambasadei, care cunoştea bine acest subiect. 

La Buenos Aires, a fost Dl. Mirică ! 

Discutând cu el vreo jumătate de oră, am descoperit o mină inepuizabilă de informaţii, nu numai despre personalităţi din lumea argentiniană, ci şi din celelalte ţări vecine : Uruguay, Chile, Brazilia etc.

Cu ocazia vizitelor care au urmat, Dl. Mirică m-a îndemnat să vad cutare sau cutare loc, persoană, edificiu…legat de interesele mele. Şi, foarte repede, am descoperit că erau…interesele noastre comune !

Merită să menţionez, în special, pasiunea lui pentru tangoul argentinian, ca şi pentru muzica simfonică, în general. 

Aşa se face că, după ce am părăsit amândoi America Latină, am continuat să ne vedem la Bucureşti. Am profitat, de câteva ori de legăturile strânse pe care Dl. Mirică le-a păstrat cu ambasada argentiniană de la Bucureşti şi astfel am participat la sărbătorirea Zilei lor naţionale.

Dar, cel mai des, am asistat împreună la concerte de tango din oraş sau la serile muzicale de la Ateneul român. 

Acum câteva zile, Dl. Mirică mi-a trimis un mesaj ilustrat, foarte interesant, despre : « Ateneul român – Marea Frescă a Neamului ».

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Faune, fais-moi peur !

Ce texte a été publié dans la revue « 3 R », éditée par l’association « Memorie şi speranţă » en Roumanie, dans le no. 7-12, daté juillet – décembre 2018.

Les remparts de la Cité de Carcassonne

La Tour et le portail du Domaine Cazaban, près de Carcassonne

Lodève, 5/10/2018

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Quand j’avais 10 ou 12 ans, à Bucarest, je rendais visite, plusieurs fois par semaine, à mon cousin, Costin Cazaban, le fils du grand acteur, professeur et directeur de théâtre, Jules Cazaban.

Costin habitait en plein centre ville, à deux pas du Palais Royal, devenu depuis une dizaine d’années le « Palais de la République ». En partant de sa maison, nous allions régulièrement nous promener en ville, à la découverte d’un quartier, d’un musée, d’un jardin, d’un monument ou d’une église. 

Mais, tout d’abord, nous faisions un crochet par le parc qui se trouvait derrière le Palais royal. Là-bas, descendant en pente douce, on pouvait rencontrer cinq ou six bassins, formant une fontaine, dont l’eau tombait en cascades. Sur les deux cotés, une dizaine de jets d’eau alimentaient les bassins avec leur eau. Comme ceux-ci étaient branchés sur un même tuyau, il suffisait de boucher une sortie pour que les jets des autres deviennent plus puissants et arrosent beaucoup plus loin. Nous les appelions « vases communicants » et on prenait grand plaisir à boucher les jets, à tour de rôle, pour les faire cracher… le plus loin possible !  Continue reading

A cheval sur deux mondes !

La Bastide vieille, 19/01/2019

Feuilles de journal

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage… 

C’est bon de voyager ! Le plus loin et le plus souvent possible. A condition de ne pas transporter son monde sur les talons de ses souliers ! 

Depuis toujours, j’essaye, dès que j’ai tourné la clef dans la serrure de mon appartement, d’oublier le monde que je viens de quitter et de plonger, autant que puisse se faire, dans celui où je me trouve.

Au revoir les « gilets jaunes », oubliés le R.I.C. et les impôts à la source, bye-bye les fantaisies de la Maire de Paris… ! 

Je me passionne pour la fête de la Saint Martin, le 11 novembre… en Sicile, les manifs de rue à Bucarest, la visite du président chinois, au Panama, ou les soucis du transport public à New York !

Bien sûr, cela suppose que l’on puisse  lire les journaux locaux et que l’on garde, un tant soit peu, le contact avec ces mondes disparates tout au long de l’année, pour comprendre, sans trop d’explications, ce qui s’y passe. 

C’est d’autant plus valable pour la vie culturelle. 

Malheureusement, courir le monde  ne signifie pas que vous découvrez à chaque étape un autre sujet artistique. Le peu de fantaisie des organisateurs des « événements culturels » fait que l’on vous propose, en même temps, une exposition « Escher », à Naples et à New-York, une rétrospective Caravage, à Rome et à Paris, quand il ne s’agit pas des « Chefs d’œuvres du musée Jaquemart-André » …à Catane ! 

J’avoue que l’idée de voir une exposition « Hiroshige » à Rome ou « Les impressionnistes dans les collections du Musée d’Orsay » à New-York, ne me tente pas beaucoup ! Mais, je comprends bien que ceux qui n’ont pas la chance de parcourir le monde comme moi, doivent attendre avec impatience l’arrivée de telle ou telle exposition, venue de l’autre bout du monde.  Continue reading

Un sicilian la Bucureşti

Acest text a fost publicat în revista « Siamo di nuovo insieme », no. 81 – 82, datat iulie – septembrie 2018

 

Bucureşti, 6/06/2018

 

In ultimii ani, de fiecare dată când vin la Bucureşti, locuiesc în cartierul în care am copilărit.

Am descoperit acolo un hotel, deschis nu demult, într-un edificiu construit pe la 1900, în stilul epocii. Hotelul, ţinut de nişte italieni, are chiar şi un restaurant cu specific latin.

Aşa se face că mare parte din clientelă provine din ţara lui Dante. 

In luna mai a acestui an, am remarcat, în hall-ul hotelului, un personaj pitoresc : mic de statură, musculos, bronzat, plimbându-se mai toată vremea  în maiou, cu părul alb şi ochelari de soare. Destul de agitat, el încerca să se descurce în italiană cu recepţionista hotelului, care nu înţelegea totdeauna ce doreşte. 

Am intervenit, ca să-l ajut, şi am descoperit că… voia să cumpere o chitară !

I-am explicat cum se ajunge la un magazin specializat în astfel de produse şi… am plecat la treburile mele ! 

A doua zi, italianul era iar la recepţia hotelului. Cum aveam ceva mai mult timp, l-am întrebat dacă a rezolvat problema.

Aşa am făcut cunoştinţă cu Eligio ! 

Intr-adevăr, el cumpărase chitara, dar acum dorea să achiziţioneze alte accesorii muzicale. Continue reading

La covorul zburător !

New York, 12/12/2018

 

Deşi « Jewish museum » din New York există încă din 1904, mărturisesc că nu-l cunoşteam, în ciuda zecilor de vizite în acest oraş, timp de aproape jumătate de secol.

Şi poate că nici de această dată nu l-aş fi vizitat, dacă un amic ce locuieşte în oraş nu mi-ar fi propus să vedem o expoziţie legată de « Avangarda rusă din Vitebsk: Chagall, Lissitzki, Malevitch (1918 -1922) ». 

Cu această ocazie, am vizitat şi colecţia permanentă a muzeului.

Astfel am descoperit, chiar la intrarea în etajul superior, un obiect oarecum neaşteptat şi cam « desperecheat » faţă de exponatele colecţiei : un covor !

El mi-a atras imediat atenţia, pentru că desenul său era neobişnuit.

Plăcuţa explicativă alăturată e foarte clară, chiar dacă un pic stranie : 

« Utilizat pentru acoperirea mesei pe care e citită Tora în timpul slujbei, acest covor conţine multe elemente comune cu covoarele musulmane de rugăciune după care a fost probabil adaptat. Portalul central simbolizează poarta de intrare în Paradis în amândouă religiile. Lampa de pe covoarele de rugăciune întruchipează probabil lumina lui Allah, în timp ce într-un context evreiesc ea reprezintă probabil lumina eternă suspendată în sinagogă sub bolta Torei. Texte rabinice din Spania secolului XIV menţionează că anumite congregaţii atârnau covoare de rugăciune musulmane în sinagogi, în ciuda interzicerii lor. »    Continue reading

O poveste cu Fram, ursul polar

La Bastide Vieille, 10/01/2019

 

Schimbul de mesaje care urmează merită o explicaţie, pentru a fi înţeles pe deplin.

Amicul meu, Ion Mureşanu, arhitect, sculptor şi pasionat etnolog, trăind astăzi la Rio de Janeiro, a părăsit România în 1948.

Ion Mureşanu, la Rio de Janeiro

Intr-un interviu, publicat acum vreo 15 ani, sub titlul Viața începe la 70 de ani! se putea citi:

Ion Mureşanu : Se pare că Cezar Petrescu a scris o carte pentru copii numită “Fram, ursul polar”. Nu ştiu ce-i adevăr şi ce-i fantezie în istoria asta. Pentru că eu aveam un urs pe moşia bunicului meu. Când aveam numai vreo doi ani, mă lăsau să merg în pădure numai dacă plecam cu ursul! Asta e absolut veridic! Acolo erau lupi, vulpi, tot felul de animale. Ursul acesta fusese luat de mititel; un pădurar îi omorâse mama şi rămăseseră doi ursuleţi. Pe urmă, unul a murit, dar celălalt a supravieţuit şi era al meu. Nu’mi aduc aminte cum se numea, dar era teribil de blând. Până când, odată, a omorât un miel şi s’a terminat rău, săracu’… Cezar a luat această istorie şi a transformat-o în “Fram, ursul polar”.

A.I.R.: Există o primă ediţie a cărţii “Fram, ursul polar” cu coperta şi ilustraţiile făcute de Nicolae Tonitza, în numai trei culori, roşu, alb şi negru, care a fost reeditată la Bucureşti, după 1990.  

Iată urmarea : 

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